‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 148 sur 367 · ANIMAUX RAYONNÉS · texte numérisé non relu

ANIMAUX RAYONNÉS

arrondis. Sur chacun de ses côtés s’appuie une plaque des séries latérales garnie à son bord postérieur d’épines mobiles; enfin une plaque supérieure, plus large et simplement dentée h son bord postérieur, complète l’entourage du disque central. Les rayons ne sont donc pas creux comme dans les astéries ; ils sont seulement percés de canaux aux endroits où les plaques externes ne touchent point à la colonne cenlrale : la bouche est entourée de pièces particulières garnies de dents qui paraissent correspondre aux plaques latérales externes des rayons.

Dans les eurynles (i’ euryale dichotome , Lam.) les quatre plaques sont autrement disposées. L’ambulacre est formé de deux plaques tuberculées à leur bord externe dans le commencement des rayons, puis garnies d’épines dans les petites bifurcations. Les deux autres plaques forment, en se réunissant sur la ligne médiane, les côlés et le dos du rayon; elles ne sont point dentées ni garnies d’épines.

Dans les oursins ; le corps plus ou moins orbicuïaire est enveloppé d’une croule calcaire qui se divise le plus ordinairement en cinq valves, lesquelles sont elles-mêmes composées de plaques polygones intimement unies par leurs bonis, et formant une espèce de pavé régulier. Les unes, plus petites, sont percées de plusieurs rangées de trous par où passent les pieds, et qui constituent l’arabulacre ; les autres sont armées d’épines articulées sur de petits tubercules. Ces épines varient singulièrement selon les espèces, pour la forme, la grandeur et la disposition ; et souvent aussi les tubercules qui portent les épines, et ces épines elles-mêmes présentent des contours si purement arrêtes et des facettes si nettes, qu’ils semblent plutôt être l’œuvre d’un habile tourneur qu’une production naturelle. Une charpente osseuse trèscompliquée, et qui fait partie de l’appareil de la mastication, se meut sur des apophyses situées à la face interne des plaques qui entourent la bouche.

Les uns ont le test sphéroïdal régulier, et les ambuîacres peuvent y être comparés à des méridiens tracés sur un globe dont la bouche et l’anus seraient les pôles. Dans d’autres espèces aplaties, l’anus est près du bord; les ambuîacres lorment. sur le dos une rosace, et l’on trouve souvent dans l’intérieur ( les spatangues) des piliers de matière calcaire destinés à soutenir la voûte surbaissée qui forme le dos, et à maintenir l’écartement des deux lames.]

trente pour chaque rayon, ces animaux seraient des vertébrés par excellence, puisqu’ils n’auraient pas moins de cinq colonues vertébrales de cent treute vertèbres chacune. ]

SIXIÈME LEÇON. — MOUVEMENT’DES ANIMAUX SANS VERTÈBRES

B. Dans les autres classes de zoophytcs.

[ Les vers intestinaux n’ont point de parties solides, et parmi les acalèphes on ne trouve que dans les genres porpytes et vclclles un cartilage qui soutient la substance gélatineuse de leur corps. Ce cartilage est un simple disque circulaire dans le premier; dans le second, c’est un disque ovale qui porte une crête verticale posée obliquement, assez élevée, et qui sert de voile à l’animal.

Dans les polypes, les parties dures, qu’elles soient externes ou internes, ne peuvent plus être considérées comme faisant partie de l’appareil du mouvement. Dans le premier cas, ce n’est plus qu’une enveloppe commune à un grand nombre d’individus, dans laquelfe ils se retirent plus ou moins complètement ; celte enveloppe, tantôt cornée, tantôt calcaire, est composée, soit de tubes ouverts au sommet ou sur les côtés, pour laisser passer les animaux, soit de tiges ou masses centrales creusées de petites cellules. La zoologie projarement dite rend suffisamment compte des formes variées de cette classe d’animaux.

Enfin, on considère les éponges comme les parties solides d’animaux dans lesquels on a cru remarquer une sorte de frémissement quand on les touche; mais où l’on n’a point encore observé de polypes, ni d’autres parties mobiles.]

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