ANIMAUX RAYONNÉS
ARTICLE TROISIÈME
Les vers intestinaux , chez lesquels on a Pu server des muscles, nous présentent toujours, comme dans les siponcles et les holothuries, ( es muscles longitudinaux et des muscles transver saux.]
On ne reconnaît plus [ que très-difficilement ] les organes qui produisent le mouvement ( ans es autres ordres de zoophytes; ils échappent la à nos recherches par leur transparence, n gran nombre ont la bouche garnie de tentacules mobiles au gré de l’animal, à l’aide desquels il saisit sa proie. Les méduses nagent en déplaçant l’eau par des mouvements alternatifs qui rendent leur corps tantôt plat , tantôt convexe. Les actinies ont, dans la peau coriace qui les recouvre, une telle faculté contractile , qu’elles prennent à volonté les formes les plus dissemblables : tantôt aplaties en disque , tantôt élevées en cône, tantôt allongées en cylindre, etc., etc. Dans les hydres on ne retrouve plus que des tentacules mobiles.
[ Mais dans ces animaux ou ne décrit pas en général de fibres musculaires distinctes. Cependant, si on les examine avec attention , peut-être s'erat-on conduit à y reconnaître un appareil particulier destiné aux mouvements. Ainsi , dans la géryonie hexaphylle( mecl, proboscidalis , t'orsk. ), dont l’ombrelle est une calotte demi -sphérique, nous avons pu nous assurer que les contractions sont dues à une membrane annulaire blanchâtre à fibres concentriques et à fibres rayonnantes qui s’ouvre et se ferme comme une bourse ou comme un sphincter. Une membrane semblable se voit dans les rhixostomes, dans le béroé de la Méditerranée, dans les dyphies , dans les porpites, dans les pièces vésiculeuses des rhisophyzes , dans celles des hippopodes. Dans les racèimdes, chaque vésicule, parfaitement globuleuse , niais à demi engagée dans une masse gélatineuse ovoïde, est munie dans sa portion libre d’une nageoire qui embrasse sa lignL équatoriale. Lorsque la vésicule est séparée de la masse , elle ne peut plus que tourner sur elle-même ; maisjes pièces vé-
faisait par petites secousses successives. Il était dû a l’extension simultanée de tous les tentacules d’un ambulacre qui , déplaçant le centre de gravite, transportait lej poids du corps sur d’autres épines , et occasionnait ainsi un petit mouvement auquel en succédait bientôt un second.]
siculeuses des rhizophyzes et des hippopodes , séparées , nagent parfaitement comme une géryonie.
Quelques espèces d'actinies paraissent avoir deux couches de muscles , une externe à fibres longitudinales , et une interne à fibres trausverses *.
Le béroé globuleux, different en cela de celui de la Méditerranée, parait nager à l’aide des nombreux filaments ciliaires qui garnissent ses huit côtes : ces filamcnls sont en effet dans un mouvement presque continuel. Mais dans le cesle de Vénus , dont lamasse est plus considérable , les cils, quoique nombreux et continuellement en mouvement , ne suffiraient pas , ce nous semble , pour faire mouvoir l’animal avec la vitesse qu’on lui connaît.
Des recherches toutes récentes sur les eschares, genre de polypes à cellules , ont fait reconnaître dans ces animaux l’existence de deux paires de muscles. L’une sert à faire rentrer les tentacules dans la cellule : ce sont les muscles rétracteurs de la gaine tentaculaire ; l’aulre sert à appliquer, contre l’ouverture de la cellule , l’opercule dont elle est munie : ce sont les muscles abaisseurs de l’opercule **. ]
Dans les vorticelles et les rotifères on aperçoit, à l’aide des instruments, des cils de figures diverses tournant sur leur axe avec une rapidité étonnante.
Nous devons terminer ici l’étude anatomique des organes du mouvement, puisque nous ne pouvons plus qu’en reconnaître les formes extérieures que les naturalistes ont décrites , et que notre but est seulement d’en faire reconnaître la structure intérieure.
[La description des faisceaux musculaires distincts et destinés à des appareils particuliers que l’on voit dans certains zoophyles, tels que les muscles de la mâchoire des oursins, ceux de la trompe des échinorhynques, appartient à d’autres parties de cet ouvrage.]
* [Meckel, Traité général d’anatomie camp., t. IV, p. iS.
*» Milne Edwards, Recherches anatom., physiol. et zootog. sur les eschares. Annales des sciences naturelles, t. 6, p. 5. i836.]
sa?*: È2Æ3 LSOOÏT.