‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 167 sur 367 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

longue suture ovale entre les pariétaux. ] La suture entre l’inter -pariétal et l’occipital est en avant de la crête occipitale. Les côtés inférieurs de cette crête appartiennent aux rochers. La facette glénoïde est plus large que longue, son bord externe seulement appartient au jugal ; son bord postérieur est toutàfait libre; elle est plus concave qu’à la marmotte. La caisse est tout entière formée par l’os tympanique ; entre les deux caisses, la région basilaire est creusée tellement que l’os y est en partie membraneux, même dans des sujets assez âgés.

Il y a deux tubercules raastoïdes voisins l’un de l’autre, et appartenant l’un au rocher, l’autre à l’occipital. Le rocher s’unit de très-bonne heure à la caisse; une apophyse pointue du temporal s’insinue entre eux derrière le méat auditif externe.

Le sphénoïde postérieur touche un peu dans la tempe au frontal. Le sphénoïde antérieur y remonte aussi très-haut ; et dans lesadult.es, lorsque les mâclielières sont descendues, et que les maxillaires ne sont plus boursouflés, il a en dessous une partie comprimée par laquelle il s’unit aux maxillaires et aux palatins, et qui forme entre le fond des deux orbites une cloison simple, percée même de plusieurs trous.

Dans les orijetères , les sutures supérieures du crâne sont à peu près comme au castor ; seulement dans la grande espèce les temporaux sont plus larges en avant, et y entament le frontal en avant du pariétal. [ L’inter-pariétal est de forme ovale.] Il y a au temporal, derrière l'arcade, une forte échancrure qui n’est pas fermée par le rocher. [ Mais cet os remplit, au contraire, une autre échancrure profonde qui se trouve au bord externe de l’occipital. L’apophyse para-mastoïde est élargie en une lame saillante.]

Le sphénoïde antérieur qui paraît peu dans l’orbite forme aussi en dessous une lame simple, mais qui n’est pas percée. [Le sphénoïde postérieur ne remonte pas dans la tempe, mais un grand prolongement du frontal descend s’unir à lui au niveau du bord de la facette glénoïde. 11 envoie aussi une apophyse s’articuler à la fois au palatin et au maxillaire.]

Dans l 'ondatra et les rats d’eau, les pariétaux sont comme enclavés en forme de disque au milieu des temporaux. Le temporal a même une partie saillante que l’on prendrait pour l’apophyse postorbitaire du frontal : cette dernière, eu ellet, n’existe pas. [ Les frontaux soudés entre eux bien avant les pariétaux sont fort réduits par l’extension du temporal et l’étroitesse de l’espace inter-orbitaire.] L’inter-pariétal reste longtemps distinct ; il est fort grand [et est engagé entre les deux pariétaux, les deux temporaux et l’occipital. ]

Le sphénoïde postérieur s’unit dans la tempe, où il remonte bien plus que dans l’oryctère, au

temporal et au frontal. Le pariétal est bien loin de l’atteindre. [ La caisse est saillante et s’appuie en arrière sur une apophyse para-mastoïde bien marquée. Sa suture avec le rocher reste longtemps visible. La partie occipitale du rocher ne forme point de tubercule, mais elle échancre profondément l’occipital.

Dans les rats proprement dits, les frontaux, qui restent plus longtemps séparés, se distinguent des pariétaux par une ligne droite transversale. Leur inter-pariétal est un rectangle transverse [qui n’atteint pas aux temporaux. Le sphénoïde postérieur ne monte pas dans la tempe plus haut que l’antérieur; il s’y unit au frontal, mais reste fort loin du pariétal.

Dans les ijerbilles , la suture fronlo- pariétale est en arc de cercle. L’inter-pariétal est grand transversalement; sa suture avec les pariétaux est presque droite, et il est embrassé en arrière et sur les côtés par l’occipital. Le temporal sur les côtés du crâne est très-réduit; en avant, il touche au frontal au bout de la suture fronlo-pariétale ; en arrière, il continue la suture qui, descendant de l’angle de l’inler-pariélal, marque l’union du pariétal avec l’occipital. Celui-ci, fortement écliancré par le rocher devenu vésiculeux, sépare ce dernier os de l’iuler-pariétal par une sorte de languette quadrilatère. Dans l’orbite, les connexions des os sont comme aux rats. Les caisses sont extrêmement vésiculeuses et proéminentes ; elles bornent en arrière la facette glénoïde qui est en sillon enfoncé. De petites apophyses paramastoïJcs s’appliquent contre elles.]

Dans les hamsters, l’inter-pariélal n’est qu’un petit triangle. [Le temporal s’agrandit aux dépens du pariétal ; il s’étend en arrière jusqu’à l’occipital. Les ailes orbitaire et temporale des sphénoïdes se comportent dans l’orbite comme dans les rats : ils n’ont point en dehors des condyles d’apophyse para-mastoïde.

On peut en dire autant des loirs et lérots. Mais leur inter-pariétal est allongé transversalement, et à son angle externe viennent aboutir et se toucher l’occipital, le pariétal et le temporal; de plus, le sphénoïde postérieur ne vient toucher au maxillaire que par sa pointe. Une petite languette du palatin les sépare eu bas.] Ces animaux ont l’arcade moins abaissée et plus large que les hamsters. Leurs caisses sont beaucoup plus grandes, bien arrondies, et touchées par les apophyses plérygoïdes internes.

Dans le spalax, l’occipital est flanqué par les rochers et les temporaux pour former la face occipitale, mais la suture occipitale est comme à l’ordinaire en avant de la crête, ce qui rapetisse beaucoup les pariétaux. Cette disposition est corrélative à la force des muscles releveurs de la tête. Les pariétaux échanerent eu pointe le fron-

tal. Les crêtes temporales se rapprochent tout de suite en une seule crête sagittale, et les arcades sont fort saillantes en dehors, ce qui se rapporte à la grosseur des crotaphytes. Il n’y a point d’inter-pariétal. Les caisses sont médiocrement bombées.

[Dans le rhizomys de Sumatra, c’est au contraire le frontal qui s’avance en pointe entre les pariétaux, et de plus les temporaux remontant très-haut sur le crâne viennent s’appliquer contre le frontal, en avant, de la pointe des pariétaux : ou n’y voit pas d’inter-pariétal. Le rocher paraît à la face occipitale. Une apophyse du temporal, qui contribue à la crête occipitale, est engagée entre ce roeber et le tube auditif externe. La caisse est haute et bien arrondie, et séparée du rocher en arrière par une branche de l’occipital, terminée en un tubercule para-mastoïdien.]

Dans les gerboises et dans l 'alactaga, les lignes de séparation des frontaux et des pariétaux forment une croix parfaite. L’inter-pariétal est grand et rhomboïdal. [Dans le second genre, cet os est séparé du temporal par une languette assez large de l’occipital , qui vient s’unir au pariétal comme dans la gerbille. Le rocher occupe un grand espace à l’occiput. Mais dans les gerboises , le grand développement de l’oreille a apporté dans cette partie postérieure du crâne des changements importants. Toute la partie postérieure du temporal est réduite à un filet osseux, mince, appliqué sur la grande vésicule de la caisse et du rocher, et qui contourne le trou auditif. Une autre languette étroite se détache du sommet de l’occipital et vient à angle droit s’unir à ce’lîlet du temporal} il en résulte un petit espace triangulaire entre le pariétal, l’occipital et le temporal , où paraît , à la partie supérieure tlu crâne, celte grande masse vésiculeuse qui en occupe déjà une partie de la base et de la face postérieure. L’apophyse para-mastoïde est un petit tubercule appuyé contre la caisse; laquelle borne la facette glénoïdc en arrière.

Dans les hélantys ou gerboises du Cap, on trouve dans la région de l’oreille une disposition analogue à celle du gerboa .] Les rochers remontent à la face supérieure du crâne et y occupent un grand espace entre les temporaux et l’inter-pariétal, en sorte que les temporaux n’envoient en arrière qu’une languette étroite, qui n’atteint pas l’occipital [et 11e se contourne pas comme dans la gerboise. L’absence de toute languette de l’occipital fait aussi que cette portion supérieure du rocher n’est pas partagée en deux comme dans la gerboise. La caisse d’ailleurs est bieh moins développée ; auprès d’elle se trouve une apophyse para-mastoïde bien marquée. L’inter-pariétal, qui est triangulaire, touche aux pariétaux, aux rochers et à l’occipila). Les lignes de séparation des frontaux et des pariétaux forment une croix. Les premiers sont de

beaucoup plus grands que les seconds. Le sphénoïde antérieur est percé au fond de l’orbite. L’aile temporale ne remonte pas plus haut que l’orbi I aire, et reste bien loin du pariétal.]

Dans les échimys, la ligne qui sépare les frontaux des pariétaux est droite. L’inter-pariétal se soude de bonne heure. Une chose très-particulière aux échimys , c’est que l’occipital, en descendant latéralement vers l’oreille, se bifurque de manière à enclaver la partie montante de la caisse et du rocher, et à former à lui seul les deux tubercules masloïdes dont le postérieur lui appartient seul ordinairement.

[Le sphénoïde antérieur donne une aile orbitaire assez allongée ; mais le postérieur est presque exclu de la tempe et de l’orbite, par la longueur de la suture temporo- frontale dans cette région. On ne le voit guère qu’à la base du crâne.] La facette glénoïde est en sillon tout à fait libre en arrière.

[Dans le capromys, la bifurcation de l’occipital a également lieu , mais ses deux branches se rejoignent plus bas, de manière qu’il ne reste qu’un trou médiocre où se voit le rocher. L’aile orbitaire du sphénoïde est aussi moins apparente.]

Dans le porc-épic commun, les frontaux sont fort élargis en avant entre les lacrymaux. Les jeunes sujets ont un grand inter-pariétal demiovale; mais cet os, les pariétaux et les frontaux s’unissent promptement en une seule pièce; ils s unissent meme assez vite avec les deux os du nez, de sorte que ces sept os n’en font qu’un , et s’unissent même aux temporaux et à l’oecipital, bien avant que les os de la lace se soudent. Le rocher ne se montre presque point en arrière; il forme seulement un petit tubercule enchâssé entre deux pointes de l’occipital, [dont l’inférieure est, comme nous l’avons déjà dit , l’analogue de l’apophyse mastoïde du temporal, et forme en dehors des condyles une large apophyse para-mastoïde.] Le sphénoïde postérieur 11c monte pas dans l’orbite et ne dépasse pas la hauteur de l’antérieur; celui-ci paraît aussi fort peu.

Dans l 'tenon, les frontaux, les pariétaux, l’intcrpariétal qui est très-grand et divisé en deux dans les jeunes sujets, les temporaux, l’occipital et le sphénoïde, sont réunis en une seule pièce, que les rochers et les caisses, et les autres os de la face sont encore distincts. [Le rocher échancre un peu l’occipital, mais sans que celui-ci se bifurque- il ne donne qu’une apophyse para-mastoïde médiocre.

Dans le coendou, les pariétaux s’avancent par une pointe arrondie entre les frontaux; leursuture entre eux, et avec l’inter-pariétal et l’occipital, est effacée. La caisse est tres-rcnflée. Le rocher paraît à peine à l’occiput.

Dans le couia, les .sutures, entre les pariétaux

ARTICLE DEUXIÈME

et les frontaux, forment une croix parfaite. L’intrr-pariétal s’unit de bonne heure; mais dans les jeunes, il est très-grand et composé de deux pièces. I.es pariétaux y ont aussi de fortes bosses pariétales. Dans l’adulte, les apophyses zygomatiques du temporal se redressent à leur point, en un fort crochet que contourne en dessous le jugal. Le sphénoïde postérieur ne paraît pas dans 1 orbite. Le rocher se voit à l’occiput, entre les apophyses mastoïdes qu’il sépare et qui sont toutes deux de l’occipital, mais de longueur bien inégale; la plus externe est pointue; l’inférieure et interne est beaucoup plus considérable, dirigée en bas et en dehors, comprimée, pointue et recourbée.]

Dans l 'agouti, les frontaux et. nasaux restent distincts, que déjà les pariétaux et l’inter-pariétal sont unis en une seule pièce. Cet inter-pariétal est grand et demi-circulaire dans les jeunes sujets. [L’aile orbitaire du sphénoïde paraît largement dans l’orbite, où elle s’articule en arrière avec le temporal. Dans les genres précédents, c’était au contraire l’union du sphénoïde postérieur avec le frontal qui s’interposait entre le temporal et l’aile orbitaire.] Les caisses sont régulièrementbombées. Le rocher ne paraît point à l’occiput, mais seulement un peu derrière la caisse, au-dessus de l’apophyse para-mastoïde qui est médiocre. L’occipital avance en dessus, au-devant de la crête du même nom, laquelle, par conséquent, lui appartient tout entière.

Dans le paca, [les frontaux sont très-allongés. La suture avec les pariétaux est transversale.] Le temporal se porte en arrière jusqu’à la crête occipitale, et descend derrière la caisse sur la base de l’apophyse mastoïde dont la pointe appartient à l’occipital. [Les connexions des sphénoïdes dans l’orbite sont comme dans l’agouti] ; mais les caisses sont moins saillantes, et les crochets des ailes ptérygoïdes n’y touchent pas. Dans les foetus et les très-jeunes sujets, il y a deux pariétaux et deux inter-pariétaux; mais ces quatre os s’unissent de bonne heure en une seule pièce. Les caisses, plus bombées et plus grandes à proportion, sont encore touchées par les crochets ptérygoïdes.

Dans les cochons d’Inde, les pariétaux et l’inter-pariétal , qui est grand et demi-ovale, s’unissent de lionne heure en une seule pièce. L’occipital dépasse la crête dans toute sa partie supérieure ; mais les côtés sont au temporal. Le rocher, qui s’unit de très-bonne heure à la caisse, parait dans l’occiput par une languette étroite. Les caisses sont très- bombées; mais les apophyses ptérygoïdes n’y louchent pas, parce que l’espace déchiié antérieur, qui est très-grand, les en sépare. Le maxillaire s’articule en arrière, avec le sphénoïc e postérieur, par-dessus le palatin, qui ne péuètie point dans la tempe ni dans l’orbite. Le temporal vient, de sa pointe, loucher presque à cefte arti-

TÉTE DES MAMMIFÈRES

culation, [de manière qu’on ne voit en dehors qu’une sorte de rondelle du sphénoïde entre le temporal et le maxillaire. ] 11 arrive aussi de là que le sphénoïde postérieur n’a point d’aile temporale, et n’atteint ni au frontal, ni aifpariétal ; [ce que nous avons déjà remarqué dans plusieurs genres précédents.

Dans les kérodons, les frontaux restent séparés quand les pariétaux et l’inter-pariétal sont unis. La suture fronto-pariétale est transversc. Le bord supérieur de l’occipital se reploie à angle droit en avant comme dans les lièvres, et s articule sur le côté du crâne avec le temporal; il se termine latéralement par une longue apophyse para-mastoïde grêle et verticale. Le temporal donne en arrière une lame ou apophyse qui descend plus ou moins, selon les espèces, entre la caisse et le rocher. Celui-ci ne paraît pas à l’occiput , mais sur le côté de la tête, au-dessus et en arrière du trou auditif. Les connexions des os dans l’orbite ne sont pas moins remarquables que dans le cochon d’Inde. Le temporal s’est également développé aux dépens du sphénoïde postérieur; mais c’est lui qui vient toucher de sa pointe l’extrémité de l’os maxillaire, et le sphénoïde, qui marche parallèlement au temporal en dedans, s’approche seulement du maxillaire dont il est séparé par l’interposition d’une languette du palatin. Le temporal s’unit d’ailleurs dans l’orbite comme dans les précédents, à l’aile orbitaire. Mais de plus on voit icireparaitreunepetite portion de l’ctbmoïde entre cette aile orbitaire, le froutal , le lacrymal et le maxillaire. ]

Dans le cabiai, [la partie postérieure du crâne et de l’os occipital, et la région inférieure de la tempe , ont de la ressemblance avec celle du kérodon de Patagonie.] L’apophyse para-mastoïde est excessivement longue. Les caisses sont peu volumineuses. Le rocher ne paraît nullement dans l’ociput. Les pariétaux s’unissent de bonne heure en une seule pièce avec l’inter-pariélal ; [ils partagent, par une pointe plus aiguë qu’en aucun des genres précédents , la portion crânienne du temporal en deux branches.] Les frontaux s’unissent aussi d’assez bonne heure entre eux.

[Dans la v iscache , la portion écailleuse du temporal est aussi fort cchancrée par une pointe du pariétal. La branche postérieure de cette bifurcation, étroite à son origine, va en s’élargissant jusqu’à la crête occipitale. L’iuler- pariétal et les pariétaux sont unis en une seule pièce. Les frontaux sont distincts, et la suture coronaleest transverse. L’apophyse zygomatique du temporal se dirige presque horizontalement en dehors, et cet os demeure fort éloigné du maxillaire ; mais c’est le sphénoïde postérieur qui vient loucher à ce dernier os, en dehors du palatin, comme dans le cochon d’Inde , avec cette différence , toutefois ,

que le temporal le laisse libre en dehors. Le rocher occupe une grande partie de la face occipitale, mais par une surface aplatie; il donne aussi un tubercule mastoïdien à la base de l’apophyse para-mastôïde, qui a de la ressemblance avec celle du couia, cl qui, se dirigeant d'abord fortement en dehors et en arrière, se recourbe ensuite brusquement en dedans et. en avant.

Dans les chinchilla, les connexions des frontaux et des pariétaux, celles du sphénoïde avec le maxillaire et avec le temporal , sont les mêmes que dans la viscache; mais le grand développement de l’oreille amène des différences à la région postérieure de la tel e. D’abord l’apophyse paramastoïde, qui est bien marquée, est appliquée contre les caisses et ne fait pas de saillie en bas. Le rocher n’est point plat à la face occipitale, mais extrêmement renflé ; et ce renflement vient en outre percer la paroi supérieure du crâne sous la forme de deux grandes vésicules, bornées en avant par les pariétaux, en dedans par une lame commune h ceux-ci et à l’occipital, en arrière par une languette transverse de l’occipital, longue et. étroite, appliquée contre le rocher, et en dehors par une autre languette mince et pointue qui termine le temporal en arrière, et vient, au-dessus du trou auditif, s’unir à celle de l’occipital. Nous avons déjà vu dans le gerboa une disposition analogue. ]

e. Edentés.

Dans l'unau, les frontaux s’unissent promptement; ils contiennent, de grands sinus dans les adultes. Les pariétaux s’unissent également de bonne heure, et la suture qui 1rs sépare des frontaux est transversale; ils contiennent aussi des sinus. L’os occipital s’avance par un angle saillant obtus, en avant de la crêle qui est fort émoussée, et il n’y a point d’in ter- pariétal (1); mais un jeune individu a un os wormien entre les frontaux et les pariétaux. Les frontaux et les pariétaux occupent à peti près la même étendue. Le corps des sphénoïdes antérieur et postérieur se voient, bien à la base du crâne. Ces deux os occupent peu de place dans le fond de l'orbite. L’aile orbitaire de l’antérieur s'y voit à peine, et l’aile temporale du posléricur u’at teint pas au pariétal; le frontal s’unit au-dessus d’eux au temporal. Ce dernier est assez grand, et contient dans la base de l’apopliyse zygomatique une celiule qui communique avec la caisse; celle-ci est longtemps téduile à un simple anneau ou cadre du tympan, [ta lacelle glénoïde est descendue dans un plan inférieur à

(*) [N. Cuvier, Rech. sur les oss.foss., t. V, première partie, p. 87.]

la caisse, et elle est par conséquent sans arête en arrière. Elle est d ailleurs en arc de cercle, à concavité antérieure.] On voit une partie du rocher de chaque côté entre la caisse et le basilaire. [L’occipital donne en arrière du tympan un tubercule mastoïdien irrégulier plutôt qu’une apophyse.] Tous ces os sc soudent complètement avec l’âge, au point que l’on ne voit presque plus de suture, même à la face.

Dans l’a*', l’apophyse post-orbitaire du frontal est très-peu marquée. [La portion de l’occipital, qui s’engage en avant entre les pariétaux, est beaucoup plus large et moins pointue ; elle ne forme pas non plus d’inter-pariétal. ] Il y a des cellules dans le temporal , et de très-bonne heure. La caisse est aussi de bonne heure ossifiée dans toute sa convexité, mais elle laisse toujours une partie du rocher entre elle et le basilaire. Sa saillie limite en arrière la facette glénoïde qui est allongée d’arrière en avant. Il n’y point , ou à peu près point d’apophyse mastoïde. Les sinus frontaux sont grands, mais le sphénoïdal est moindre que dans l’unau. [Le sphénoïde s’unit, dans la tempe à une longue pointe descendante du pariétal.] Les os se soudent aussi très-complètement avec l’âge.

Dans l’a* à collier, il n’y a point d’apophyse post-orbitaîrc. Entre les frontaux et les pariétaux, se voit dans mon échantillon un os wormien rhomhoïdal assez considérable. [La portion de l’occipital, qui s’engage en avant de la crête entre les pariétaux , est triangulaire comme dans l’unau , mais elle est plus large.] Le sphénoïde postérieur occupe dans le fond de l’orbite et dans la tempe un espace beaucoup plus considérable que dans les autres espèces. Le temporal est peu élevé sur le côté du crâne. La caisse s’ossifie de très-bonne heure.

Dans les talons en général, les frontaux forment un angle en avant, pour joindre les os du nez; les côlés de cet angle s'articulent sur un grand espace avec les maxillaires. La sutureposlérieuredes frontaux est Iransverse et presque rectiligne. Celle des pariétaux avec l’occipital lui est. parallèle, et à peu près contiguë à la crête occipitale. [Les pariétaux sont presque carrés.] Je ne trouve pas d inter -pariétal. Le temporal et- les deux sphénoïdes touchent au frontal dans la tempe et l’orbite. La suture lemporo-frontale est surtout considérable, et tient le pariétal très-éloio-né du sphénoïde.

Dans l 'encoubert, les caisses s’ossifient de bonne heure, et s’unissent promptement au reste du temporal. Le rocher occupe assez de place de chaque côté de l’occiput, qui est plus large que haut. C’est au rocher qu appai tient l’apophvse mastoïde qui est fort petite.

Dans le cabassou , les frontaux sont bombés

encore plus qu’à l’encoubert, [mais ils nedescendent

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

pas en pointe entre les os du nez comme dans ce dernier.]

Dans les tatous caclncames (1), le rocher ne dépasse pas la crête de l’occipital, et celui-ci estplus haut que large. L’ossification de leur caisse se réduit presque pendant toute leur vie à la partie annulaire.

Dans le tatou géant, l’apophyse post-orbitaire du frontal se réduit à une légère convexité irrégulière. Le temporal forme, avec le rocher en arrière de l’articulation de la mâchoire, une forte tubérosité que l’on prendrait pour l’apophyse mastoïde, et l’occipital donne aussi en dehors de son condylc une petite apophyse para-mastoïdienne.

[La facette glénoïde est fort variée. Dans le tatou à sept bandes, elle est plate et sans arête cl’aucune part; elle est plus limitée en dedans et en arrière dans le cabassou; dans le tatou géant , elle est en forme de sillon longitudinal , enfoncé , et fermé en arrière par la grande saillie de l’apopliyse mastoïde ; dans Yencoubert elle est plus aplatie , et s’enfonce fortement entre l’origine de l’apophyse zygomatique du temporal et le conduit auditif.]

Dans Yoryclirope, le frontal donne une apophyse post-orbitaire assez pointue. La suture des frontaux avec les os du nez fait un angle en arrière. Celle avec les pariétaux est légèrement festonnée. Les pariétaux s’unissent promptement ensemble, et je ne sais s’il y a un inter-pariétal. L’occipital s’avance un peu en avant de la crête. [Les deux sphénoïdes montent, aussi haut l’un que l’autre dans la tempe et l’orbite. Le postérieur touche, de sa pointe seulement, au frontal, et par un espèce médiocre au pariétal; en dessous, il se soude de bonne heure au basilaire. Le temporal donne une longue apophyse zygomatique grêle et droite.] La facette glénoïde est légèrement concave et oblique; elle n’est pas plus longue que large, [et seulement limitée en dedans par une arête que forment le temporal et le sphénoïde.] La caisse osseuse n’est qu un anneau interrompu vers le haut.. Sa concavité s étend dans une cellule du temporal ; le sphénoïde y contribue aussi un peu. Le rocher se montre en arrière dans le bas delà crête occipitale. L’apophyse paramastoïde est très-petite, et le trou occipital trèslarge. On ne voit rien del’etlimoïde dansl’orbite.

Dansles pangolins, [les frontaux sont profondément échancrés par les os du nez.] La suture fronto-pariétale est à peine anguleuse en arrière, mais l’occipitale forme un angle en avant très-sensible entre les bords postérieurs des pariétaux. Je n’ai pas vu d’inter-pariétal. Le sphénoïde anlé-

(1) [V. Cuvier, Règne animal, t. I, p. 227.]

(2) [M. Cuvier dit, dans ses Ossements fossiles, t. V, première partie, p. 99, que le sphénoïde contribue eu

rieur, dans la tempe, est loin d’atteindre le pariétal. Le frontal s’articule avec lui et le temporal. Le sphénoïde postérieur n’atteint pas même au frontal; il se termine vis-à-vis la naissance de l’apophyse zygomatique du temporal (2). [La facette glénoïde, pelite et ovale, est isolée de toute part, séparée par un enfoncement et de la caisse en arrière, et de l’aile ptérygoïde en dedans, et elle occupe l’angle postérieur de l’apophyse zygomatique du temporal.] La caisse ne doit s’ossifier que fort tard ; je ne l’ai jamais vue qu’en anneau vésiculeux. O11 voit beaucoup du rocher eu arrière d’elle, mais à la face inférieure de la lete seulement. Au-dessus de cette partie, le temporal est gonllé, et contient une grande cellule qui communique avec la caisse, percé au-dessus des osselets. Ce que la tête du phatagin offre de très-singulier, c’est qu’à la place où devrait être l’os lacrymal, il y a une grande pièce ovale, mais sans aucun trou, que je crois appartenir à l’ethmoïde. 11 n’y a nulle part de trou lacrymal.

Dans le tamandua, les deux pièces du frontal se soudent de bonne heure. La suture fronto-pariétale et l’occipitale ou lambdoïde forment l’une et l’aulre un angle obtus : la première en arrière, l’autre en avant; celle-ci est forte en avant de la crête. 11 n’y a point d’inter-pariétal. L’aile temporale du sphénoïde postérieur, quoiqu’elle remonte très-peu dans la tempe et l’orbite, s’articule largement avec le pariétal, parce que ce dernierdescend fort bas en avant du temporal. Le sphénoïde antérieur s’articule avec le frontal et se montre peu dans l’orbite. La caisse est médiocrementbombée et se soude de bonne heure avec le reste du temporal. [Celui-ci n’a, pour toute apophyse zygomatique, qu’une pelite pointe à peine saillante. Il n’y a pas d’apophyse ni mastoïde, ni para-mastoïde.]

Dans le tamanoir, les frontaux qui s'unissent de bonne heure donnent en avant une pointe entre les os du nez. Les maxillaires s’unissent ensuite à eux jusqu’aux lacrymaux. Les pariétaux s’unissent aussi de bonne heure ensemble et ne font qu’un os. La suture occipitale forme un angle en avant, et est bien en avant de la crête du même nom qui appartient eu entier à l’os occipital , et ne forme point de lame saillante jusqu’au tubercule para-niastoïde. 11 se montre à peine en cet endroit quelque chose du rocher derrière la caisse. Le temporal est peu étendu et surtout peu haut. Son apophyse zygomatique n’est qu’un tubercule. La facette glénoïde esttoul à fait plane. Les deux sphénoïdes présentent peu de différences.

Dans 1 e fourmilier didactyle, la largeur du crâne

cet endroit à la facette glénoïde qui est enfoncée audevant delà caisse; mais son échantillon était sans doute mutilé.]

tient principalement aux pariétaux. [Les frontaux ont, des arcades sourcilières liien marquées.] Les connexions des os sont assez semblables aux précédents. Le sphénoïde antérieur étend beaucoup plus ses ailes orbitaires [qui touchent au pariétal, ainsi que les ailes temporales du sphénoïde postérieur.]

f. Pachydermes.

Dans l'éléphant, la face antérieure de la tête au-dessus du nez, est formée parles frontaux et les pariétaux ; elle est concave dans l 'éléphant des Indes, convexe et plus courte dans l'éléphant d’Afrique. Les frontaux s’élèvent peu, en sorte qu’ils forment un bandeau transversal étroit, en forme d’arc de cercle, descendant des deux côtés du nez jusqu’aux lacrymaux. La suture qui dans l’orbite sépare les frontaux des lacrymaux et des maxillaires est presque horizontale. Elle remonte ensuite dans la tempe pour les séparer du temporal, et, reprenant transversalement sous le pariétal, elle leur donne ainsi, sous le côté de la tète, une partie bien plus large que celle qu’ils ont en avant. Le temporal s’élève fort haut, et forme presque toute la partie latérale de la crête occipitale. 11 prend de chaque côté environ un sixième de la face du même nom. Il donne en dessous de la base de l’arcade, en dehors des ailes ptérygoïdes, une facette glénoïde transversale, convexe d’arrière en avant, courbée en arc concave dans sa dimension transverse, et qui se trouve répondre presque au milieu de la hauteur de la tête. La caisse est plate et située presque verticalement.

L’occipilal supérieur s’avance au-dessus de la crête, en sorte qu’il paraît à la face antérieure du crâne; c’est à lui qu’appartient le grand enfoncement dont nous avons parlé. Cet occipital supérieur, les pariétaux, les frontaux et la partie supérieure des temporaux, s’unissent de très-bonne heure pour former une seule calotte recouvrant tout le dessus de la tête. Cette soudure se fait avant même que les occipitaux latéraux soient unis à l’occipital supérieur. Je n’ai point vu d’inter-pariétal. Le basilaire va en montant, La suture qui sépare les deux occipitaux latéraux du supérieur, et qui demeure longtemps visible, est horizontale; celle qui les sépare du basilaire s’efface bien plus tôt. L’apophyse para-masloïde est presque nulle, placée à l’arrière de la tête, à la hauteur du trou auditif et du condyle occipital, mais plus près du condyle. Ce qui parait du sphénoïde antérieur entre les deux palatins est fort petit, et une très-petite portion de cet os, ou l’aile orbitaire, est cachée* dans l'orbite, derrière la crête sphéno-frontale. [Quant au sphénoïde postérieur, il donne une longue lame repliée en demi-cornet, qui enveloppe l’extrémité postérieure du maxil-

laire et s’unit dans l’orbite à une crête du frontal; cette lame, qui tient lieu d’aile ptérygoïde externe et d’aile temporale, sera décrite avec les os de la face.]

Dans l'hippopotame, les sutures des frontaux et des pariétaux forment une croix dans les jeunes sujets. L’occipital supérieur avance en angle obtus entre les pariétaux. 11 n’y a point d’inter-pariétal.

Le sphénoïde postérieur monte dans l’orbite à peu près autant que le palatin et vient toucher à une pointe du pariétal. L’antérieur y occupe une place au-dessus. Tous deux sont en partie cachés par une crête descendante, qui continue sur le pariétal et sur le temporal dans la tempe celle que le frontal a donnée sur l’orbite.

Ce qu’on voit de l’os tympanique en dessous est une boursouflure irrégulièrement anguleuse, et contient une cellule qui communique par un petit, trou avec la véritable caisse, laquelle est fort, petite. La suture de l’apophyse zygomatique du temporal avec le jugal est presque rectiligne. Le temporal lui-même s’étend un peu dans l’occiput; mais l’apophyse analogue de la mastoïde, qui est courte et aigue, et un tubercule mousse qui est au-dessus d’elle, appartiennent à l’occipital.

Dans le fœtus, on voit un peu du rocher entre le temporal et l’occipital latéral.

Dans le cochon, les frontaux descendent au-devant de l’orbite de plus du quart de la longueur du museau avant de rencontrer les naseaux. [Ils touchent ainsi un peu aux maxillaires.] Us s’unissent de bonne heure ensemble; les deux pariétaux encore beaucoup plus. Il n’y a pas d’interpariétal.

L’apophyse zygomatique du temporal, [après avoir touché à celle du maxillaire, à la face interne de l’arcade], remonte un peu et s’élève en pointe en arrière au-dessus du méat auditif. Le temporal lui-même s’élève assez haut dans la tempe, où sa suture pariétale est courbe vers le bas. Il prend une partie de l’occiput de chaque côté, et. sa suture vient au-devant de la base de l’apophyse para-masloïde, qui est très-longue et très-pointue. La caisse est un tubercule très-saillant, pointu même, au-devant de cèltc apophyse; [dans quelques-uns, comme le bahiroussa , c’est un long ovoïde comprimé.] Elle reçoit un méat auditif très-long -et très-étroit , qui commence très-haut , derrière la base postérieure de l’arcade. Sa cavité est fort petite, et son volume apparent n’est qu’une substance osseuse celluleuse. La caisse est ossifiée de bonne heure dans sa partie convexe; elle me paraît appartenir au temporal : elle ne s’en sépare pas même dans le fœtus, mais le rocher s’en distingue longtemps. Celui-ci ne paraît point en dehors.

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

Dans la tempe, le sphénoïde postérieur est presque réduit à la face antérieure des apophyses pterygoïdes externes. Il s’y articule avec le temporal, ne touche le frontal que de sa pointe, et n’atteint point le pariétal. L’antérieur y occupe plus d’espace, et cependant il permet au frontal de descendre au-devant de lui jusqu’au palatin, de se recourber même pour entrer dans la voûte du canal sous-orbitaire, entre le maxillaire et le palatin.

Le pécari a les caisses arrondies et celluleuses, médiocrement saillantes ; ses apophyses paramastoïdes très-courtes et dirigées en arrière ; sa facette glénoïde est très -différente de celle du cochon, et cernée en avaut et eu arrière comme dans certains carnassiers. [Elle est aussi dans un plan inférieur à celui des caisses , tandis que les autres ont la facette glénoïde bien au-dessus du plan de terminaison des caisses.

Dans les phacochœres , les caisses sont petites, terminées en pointe quelquefois très-aiguë , mais leurs apophyses para-mastoïdes sont au moins aussi longues, qu’aux cochons proprement dits. La forme étrange de leur crâne fait que l’apophyse post-orbitaire du frontal est plus rapprochée de la pointe que donne le temporal à la base de l’arcade, que de l’apophyse post-orbitaire du

jusal- ]

Le frontal n’a presque point de saillie post-orbitaire dans le rhinocéros unicorne dos Indes et dans celui de Java; mais dans le bicorne du Cap et dans celui de Sumatra, il en a une immédiatement derrière le lacrymal. La jonction des frontaux avec les pariétaux se fait par une suture transverse : cct endroit est le plus enfoncé dans le bicorne; mais, dans l’unieorne, la partie plus enfoncée est sur le devant des frontaux. La suture occipitale est en avant de la crête du même nom , et je trouve dans mon bicorne du Cap un petit inter-pariétal triangulaire. La suture écailleuse ou la limite du pariétal et du temporal est parallèle à la direction de la face antérieure de la pyramide du crâne. La partie moyenne ou le corps du sphénoïde est étroite et se porte beaucoup plus en arrière que ses ailes plérygoïdcs. [ L’aile orbitaire occupe dans l’orbite un assez grand espace horizontal, la temporale ne remonte pas jusqu’au pariétal. ] La faccLle glénoïde est transverse, un peu convexe , point limitée en arrière , si ce n’est du côté interne par une grande et grosse apophyse du temporal placée au-dessous du trou auditif, et qui est beaucoup plus saillante que le tubercule placé derrière ce trou, et même que l’apophyse, para-mastoïde. Plus de la moitié de 1 arcade zygomatique en arrière appartient au temporal, [ lequel s’avance sur le bord supérieur et interne du jugal jusqu'au maxillaire avec lequel il s articule. ] Le rocher est enfoncé , petit et très-

irrégulier; il est surmonté en dehors par deux énormes apophyses , l’une qui limite en arrière la facette glénoïde à laquelle elle contribue , l’autre qui est l’apophyse para-mastoïde, et qui adhère à la précédente par une grosse tubérosité située à sa base dans les deux unicornes , mais qui en demeure séparée dans les deux bicornes; entre ces deux apophyses , mais un peu plus en dedans, est une autre apophyse courte , dont le bout est creux et reçoit l’os slyloïde.

Le daman a deux frontaux et deux pariétaux. La suture fronto-pariétale forme un angle obtus saillant en arrière [dans le daman de Syrie, mais dans le daman du Cap celte suture est en arc concave en avant. Dans tous les deux ], l’apophyse post-orbitaire supérieure, qui est lort marquée, n’appartient pas au frontal , mais au pariétal. Les sutures temporo-pariétalcs sont presque rectilignes, et montent obliquement en arrière, où elles rencontrent un inter-pariétal assez grand et en demi-cercle dans les jeunes sujets , et qui diminue avec l’âge et devient triangulaire. L’occipital s’élève dans son milieu au-dessus de la crête, u’alleignant que l’inter-pariétal et presque pas les pariétaux. Les temporaux donnent les côtés de la erêle occipitale, [mais ils abandonnent l’occipital au moment où celui-ci forme l’apophyse para-mastoïde, qui est forte et saillante derrière les caisses. Ils donnent en avant du conduit auditif une tubérosité assez saillante. ] La facette glénoïde est plane, étroite, transversale ; un bon tiers en appartient an jugal. On ne voit rien du rocher en dehors. L’aile temporale du sphénoïde postérieur, sans s’élever beaucoup dans la tempe , y touche largement au pariétal ; l’antérieur y touche aussi, [ainsi qu’au frontal et au palatin.] Le basilaire et le sphénoïde sont carénés en dessous.

Dans les tapirs, les frontaux se réunissent de bonne heure en un seul os; ils descendent largement dans l’orbite et dans la tempe, s’y articulent avec le lacrymal, le palatin, les deux sphénoïdes et le temporal. [En avant, ils s’avancent en pointe entre les os du nez, et en descendant sur les côtés au-dessus des orbites ils forment la partie la plus externe du sillon pour les muscles de la trompe.] Les pariétaux s’unissent aussi de très-bonne heure en un seul os; ils sont carrés, fort grands, occupent une grande partie de la crête sagittale. La sulure paricto- temporale est basse et presque rectiligne. [Dans le tapir d'Amérique, elle remonte beaucoup plus obliquement que dans celui de<¥umatra. Le temporal donne en arrière une longue apophyse masloïde, qui s’unit à celle de l’occipital sans descendre autant que cette derrière. A ht racine de l’arcade, il donne une lame très-saillante en arrière de la facette glénoïde. Sou apophyse zygomatique est très-longue, etdépasse, à la face

interne de l’arcade , la pointe de l’apophyse malaire du maxillaire, sans toutefois y toucher, dans le tapir d’Amérique, mais en s’y articulant dans les deux autres espèces.] L’occipital supérieur, qui reste longtemps distinct des deux latéraux, avance fort au delà de la crête occipitale, et celle-ci y forme de chaque côté une pointe. Le rocher parait un peu en avant de la crête, entre le temporal et l’occipital qui s’unissent au-dessus et au-dessous de lui. [L’os de la caisse ne paraît jamais bien se souder avec les os voisins, et tombe aisément. L’aile orbitaire est assez grande. La temporale est médiocre. ] Ni l’une ni l’autre ne va jusqu’au pariétal.

[Dans le checal, les frontaux restent distincts plus longtemps que les pariétaux ; ils sont lort larges entre les orbites, et s’avancent en pointe entre les pariétaux. Ceux-ci donnent sur les côtés du crâne une pointe qui éehancre très-profondément la portion écailleuse du temporal. L’apophyse zygomatique de ces os a, à sa hase, une partie saillante en dessus et en arrière, comme dans le cochon. Elle constitue l’arcade tout entière, en s’articulant avec l’apophyse post-orbitaire du frontal qui est très-longue; elle va même sous l’orbite au cercle duquel elle contribue, et s’y prolonge derrière le jugal de manière à s’articuler avec le maxillaire, comme dans le cochon et deux espèces de tapirs.] La suture occipitale est fort en avant de la crête du même nom. Néanmoins, il y a encore en avant d’elle un inter-pariétal de figure quadrangulaire que certains hypotomistes ont appelé ou carré, et qui se soude de bonne heure en une seule pièce avec les deux pariétaux. Cet inter-pariétal est assez souvent luimême divisé en deux pièces dans le poulain naissant; il est beaucoup trop étroit pour atteindre les temporaux.

Le sphénoïdeantérieur parait fort peu dans l’orbite. Le postérieur y monte presque aussi haut que le temporal, sans toucher toutefois au pariétal. En dessous, il se prolonge carrément assez en arrière de la région ptérygoïdienne. La facette glénoïde est sous le milieu de l’arcade, convexe, et elle a un tubercule derrière son extrémité interne, mais moindre qu’au rhinocéros. Le méat audilifest derrière ce tubercule et au même niveau. Il reste encore distinct du temporal, lorsqu il est déjà entièrement soudé à la caisse et au rocher. La caisse est peu saillante et très-irrégulière. Le rocher parait sur le côté de l’occiput en avant de la base de l’apophyse para-mastoïde qui est longue et pointue, quoique moins qu’au cochon.

g. Ruminants.

Dans le lama, [la suture fronto-pariétale remonte beaucoup entre les pariétaux. Les frontaux,

longtemps distincts, touchent aux maxillaires par une apophyse carrée qui descend entre l’os du nez et le lacrymal.] Les pariétaux s’unissent de bonne heure en un seul os bien plus long que large, et dont la suture postérieure reste cependant au-devant de la crête occipitale ; [ils descendent très-bas dans la tempe , à la rencontre du sphénoïde. L’occipital offre en arrière une arête très-saillante. Le rocher l’éehancre un peu sur les côtés; il fournit une apophyse para-mastoïde falciforme , large à sa base , et qui intercepte avec le condyle une sorte de fosse profonde. L’aile orbitaire du sphénoïde occupe un assezgrand espace dans l’orbite ; elle éehancre en haut le frontal, mais ne touche qu’à celui-ci , au palatin et au sphénoïde postérieur. L’aile temporale a une proéminence descendante; elle est fort petite , et touche de sa pointe au pariétal et au frontal. La suture écailleuse du temporal est arrondie et remonte sur les côtés du crâne; son apophyse zygomatique est longue, et s’avance en pointe jusqu’au-dessous de l’union du frontal avec le jugal. Elle forme presque à elle seule toute l’arcade. ] Les caisses sont comprimées , mais très-saillantes.

Les chameaux proprement dits ont la crête occipitale encore plus marquée que les lamas , et la suture occipito-temporale fort en avant de cette crête. [Le pariétal descend bien dans la tempe jusqu’eà l’aile temporale , mais le frontal en reste tïès-éloigné ; et il s’unit au maxillaire par une suture transversale bien plus étendue que dans le lama. La tubérosité résultant de l’union de la caisse et de l’apophyse para-mastoïde forme en arrière et en dedans de la facette glénoïde , en s’unissant encore à l’apophyse post-glénoïde du temporal, une haute paroi qui la limite et l’enveloppe pour ainsi dire.]

Dans les checrotains , [ le frontal touche au maxillaire par une apophyse comme dans le lama.] Le disque pariétal est aussi large en avant qu’il est long. [La suture écailleuse est droite et horizontale. L’apophyse zygomatique du temporal est fort longue, et descend derrière le jugal pour venir s’articuler avec l’apophyse malaire du maxillaire.] Le sphénoïde antérieur est très - considérable; et ce qui est très-remarquable, la partie audessus du palatin est simple et ne forme qu’une seule cloison verticale entre les deux orbites dans le milieu de laquelle il y a même un espace non ossifié. Il résulte aussi de là qu’on voit au travers des deux trous optiques, lesquels ne sont séparés que par cette lame. Ce sphénoïde antérieurforme presque toute la cloison postérieure de l’orbite , tant il entame sur le frontal dans cette partie. [De plus, entre ce sphénoïde , le frontal et le palatin, on voit une petite lame carrée qui parait appartenir à l’ethmoïde. Le sphénoïde postérieur touche à la pointe du pariétal. Les caisses

ARTICLE DEUXIÈME. - TÊTE DES MAMMIFÈRES

sont très-bombées et celluleuses. En dehors et à la racine de celle-ci est une facette glénoit e plane, et sans lame descendante du temporal en arrière

Dans la girafe, les frontaux sont déjà soudes entre eux et avec les pariétaux, que les trois noj aux osseux de cette région, qui constituent la py ramie e et les cornes, forment encore des os distinc s qui s’appliquent sur le frontal. Celui de la ligne médiane a cela de particulier , que non-seulement .1 offre l’exemple unique d’un os impa.r à cheval sur une suture (1), mais que de plus il s’avance de son extrémité antérieure jusque sur le sommet des os du nez. L’union du frontal avec le maxillaire est assez peu étendue comme dans le chcvrotain. Le pariétal envoie une longue pointe dans la tempe. La suture écailleuse du temporal est droite et oblique. Son apophyse zygomatique diffère de celle des lamas , en ce que la lame horizontale qui la forme à son origine se relève en se repliant, et vient s’unir au jugal par une suture oblique et assez courte. La facette glénoïde plate et a peu près ovale est bornée en arrière et en dedans par les parois que lui forment le rocher et l’apophyse para-mastoïde. Le rocher, qui donnela plus grande partie de la crête occipitale latérale , paraît à l’occiput. Les caisses sont peu saillantes et teiminées en pointe en avant. Le sphénoïde anterieur est uni au frontal dans l’orbite de très-bonne heure. L’aile temporale touche au pariétal et peutêtre au frontal , mais les limites de l’aile orbitaire ne sont plus distinctes.

Dans les cerfs, il est digne de remarque que toutes les sutures qui avoisinent la base des bois, telles que la seconde moitié de la suture frontale, la suture fronto- pariétale, l’occipito- pariétale ,

forment des engrenures excessivement multipliées,

parce que le poids de ces organes , ou les chocs auxquels ces parties sont exposées , exigeaient que les os y fussent plus solidement unis. Les h on taux sont très-grands. Les pariétaux, un, s entre eux, peu étendus d’avant en anière, savancen entre les noyaux des bois , et surtout les contournent en dehors par une languette qui vient dans la tempe s’unir aux deux sphénoïdes. La suture occipitale est en avant de la crête. Cet os donne en arrière des caisses une apophyse para-mastoïde fort saillante et un peu recourbée en dedans. Le temporal a une portion écailleuse assez étendue et une apophyse zygomatique élargie en lame a sa base, et. donne une petite crête descendante derrière la facette glénoïde. Le rocher forme une partie de la crête occipitale et paraît un peu à l’occiput. Le sphénoïde postérieur, uni au asi laire bien avant de l’être à l’antérieur, a une ai c

(i) [Cuvier, Anal, des travaux de V Acad, des sciences , ann. 1827.]

temporale extrêmement courte, et qui louche cependant à la pointe du pariétal. L’aile orbitaire du sphénoïde s’étend dans l’orbite par deux longues branches : l’une, qui remonte en échancrant le frontal et touchant dans ce trajet à la pointe du pariétal; l’autre, étroite, qui s’avance horizontalement entre le frontal et le palatin, et vient jusqu’au bord supérieur du trou analogue du sphéno- palatin toucher de sa pointe l’aile du vomer qui , dans les cerfs , vient jusqu’à ce bord , et que nous verrons , dans le mouton , s’étendre

même un peu dans l’orbite.

Les nacelles di ffèrent des cerfs en ce que la su ture fronto-pariétale est transverse et en arriéré des noyaux osseux. La caisse, volumineuse, demeure

assez longtemps distincte du rocher et celui-ci du

temporal; le vomer paraît un peu davantage audessus du trou sphéno-palatin.]

Dans le mouton, [les sutures du crâne donnent lieu à la même remarque que dans les cerls.] Les frontaux s’élargissent de chaque côté pour donner une voûte à l’orbite dont le rebord est circulaire et saillant. Le pariétal forme une large ceinture qui traverse sur le crâne, et se porte obliquement eu avant dans la tempe, jusqu’à l’orbite. Dans les très-jeunes sujets, il est divisé en deux et lortemeul échancré en arrière par un inter-pariétal demi-circulaire, qui est lui-mème d abord pai tagé en deux longitudinalement; les quatre osn’en font promptement qu’un seul.

La suture occipitale est en avant de la crête; celle-ci se continue sur tes temporaux , et ce qui paraît du rocher est toutà fait à la face occipitale. L’apophyse para-mastoïde est longue et pointue. En avant d’elle est la caisse, bombée, comprimée, et terminée en avant par une pointe aiguë et saillante. Entre elle, l’apophyse et le condyle, est un enfoncement. Il y en a un autre entre le méat et la facette glénoïde. Celle-ci est large et plane; elle a en arrière un petit rebord saillant.

Le sphénoïde antérieur paraît beaucoup dans l’orbite, s’étendant en dessus dans une échancrure du frontal, après avoir largement louché au pariétal, et se portant en avant au-dessus du palatin jusqu’à celte portion de vomer que nous avons indiquée et qui est ici parfaitement distincte. Le sphénoïde postérieur s’élève dans la tempe jusqu a toucher un peu au pariétal. En arrière, il se soude de très-bonne heure avec le basilaire, beaucoup plus tôt qu’avec le sphénoïde antérieur.

Dans la chèvre et le chamois, le pariétal forme une ceinture plus large à proportion que dans le mouton, parce que le bord postérieur du frontal recule moins. Dans la première, les deux interpariétaux s’unissent chacun au pariétal de son coté de très-bonne heure, et bien avant que les deux pariétaux se soudent ensemble. Une chose remarquable encore, c’est que 1 os plcrygoïdien, à l’en-

droit où il bouche dans le fond de l’orbite l’intervalle qui resterait sans lui entre le sphénoïde postérieur et le palatin , se soude avec le sphénoïde antérieur plus tôt qu’avec les autres os. Le sphénoïde antérieur lui-même se soude avec le frontal plus tôt qu’avec le sphénoïde postérieur.

[Dans quelques antilopes [Vaut . scoparia, l’ant. mergens , Vaut, sylvalica , l’ont, grisea ) , entre la facette glénoïde et le méat auditif, la racine de l’apophyse zygomatique du temporal est percée d’un trou, et sa portion écailleuse reste longtemps divisée en deux par une tissure qui part dece trou et monte s’unir avec la suture temporo-parictale.]

Dans les bœufs, l’occipital supérieur et les pariétaux s’unissent si vite en un seul os que le veau presque naissant les a déjà en cet état ; mais dans des fœtus peu avancés, on retrouve les deux pariétaux et les deux inter-pariétaux. La suture occipitale reste fort au-dessous de la crête du même nom, ce qui est le contraire des autres ruminants. Le frontal va même jusqu’à cette crête, ce qui forme le principal caractère de la physionomie du bœuf. [Le pariétal s’avance en une languette étroite et plus horizontale que dans le cerf, audessous du noyau de la corne, jusqu’auprès de 1 aile temporale, mais sans y toucher, non plusqu’à l’aile orbitaire.] On aperçoit au bord supérieur du trou analogue au sphéno-palatin une parcelle seulement du vomer [à laquelle touche également le sphénoïde antérieur.] Les caisses se terminent en longues pointes aiguës, et entre clics l’os basilaire a, de moitié avec le corps du sphénoïde, deux fortes proéminences qui se voient aussi dans les chcvrotains. L’aile temporale du sphénoïde postérieur, qui dans les genres précédents n’avait qu'une crête un peu saillante, a ici une proéminence forte et aiguë. [La facette glénoïde est plate et transverse, et de la large tubérosité que forment derrière elle le roehef et le temporal se détache une apophyse para-mastoido qui y était appliquée, et qui est large, contourqée à sa base, et dirigée en dedans et en arrière.]

h. Cétacés.

Dans le lamantin, les frontaux envoient chacun une branche qui marche au côté de l’ouverture nasale, s’y unissant obliquement à l’inter-maxillaire, et donnant en dehors une apophyse postorbitairc obtuse. L’apophyse zygomatique du temporal est énormément épaisse et haute; le reste de l’os est médiocre. Il contribue à former les côtés de la crête occipitale, et laisse entre lui et les occipitaux supérieur et latéral un vide où parait le rocher. Il n’y a dans l’adulte qu’un seul pariétal impair [fortement échaneré en avant par la pointe des frontaux], et qui entre largement dans la tempe. Dans le fœtus, il y en a deux complète-

ment séparés par un double inter-pariétal; mais ces quatre os se soudent promptement, non-seulement entre eux, mais, ce qui est plus singulier, avec l’occipital supérieur, avant même que les trois autres parties de l’occipital soient unies. Il n’y a qu’un vestige d’apophyse para-mastoïde.

Les ailes temporales du sphénoïde restent longtemps distinctes; [elles s’unissent dans la tempe à la fois au frontal et au pariétal.] be sphénoïde antérieur ne s’y montre que par une languette étroite, bien plus courte que celle du palatin. II n’atteint pas au pariétal, [ mais son aile orbitaire est séparée de l’aile temporale par une large pointe du frontal.] Entre le temporal, l’occipital latéial , le basilaire et le sphénoïde antérieur, est un énorme espace rond dans lequel l’oreille osseuse est enchâssée, et non pas simplement suspendue. Les corps du basilaire et des deux sphénoïdes se soudent cuire eux et avec la lame cribleuse de l’ethmoïde bien avant que le basilaire ne s’unisse aux occipitaux latéraux.

Dans le dugong, tout le crâne, et particulièrement les os du front, se trouvent plus courts à proportion que dans le lamatin, à cause de l’énorme développement des inter-maxillaires. [Us ne s’avancent pas en pointe dans le pariétal. ] Leurs branches, qui viennent former le dessus de l’orbite, sont plus minces et plus rugueuses. L’apophyse zygomaUque du temporal est plus mince et plus comprimée. Les connexions des os du crâne sont les mêmes. On observe cette même union prématurée des quatre parties du pariétal avec l’occipital supérieur ; mais à la face inférieure le basilaire s’unit avec les occipitaux latéraux plus tôt qu’avec le sphénoïde postérieur. Le cadre du tympan est aussi plus étroit et plus mince, mais l’os de l’oreille est disposé à peu près de même et enchâsse entre les mêmes os. >*.

Dans les cétacés souffleurs, en général, les sutures qui subsistent après la première jeunesse sont toutes écailleuses.

Dans les dauphins, toute la portion postérieure du crâne, si grande et si bombée, est formée par 1 occipital, par l’inter-pari étal et par les pariétaux, qui s’unissent tous de très-bonne heure en une seule pièce; les pariétaux descendent de chaque côté dans la tempe, entre le temporal et le frontal, et ils y atteignent au sphénoïde postérieur. En avant et en dessus, ces pariétaux se terminent derrière la crête occipitale, et les maxil laires s’en rapprochant beaucoup de leur côté ce

qui parait du frontal à l’extérieur ne représente

qu’un bandeau fort étroit, qui traverse sur la tête de droite à gauche, et paraît se dilater à chaque extrémité pour former le plafond de chaque orbite; mais quand on a enlevé ce maxillaire qui double en dessus ce plafond et presque toute la face antérieure du crâne, on voitque le frontal est

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

en réalité beaucoup plus large qu’il ne parait a l’extérieur. [ Un clés os clu crâne , dont depuis l’homme et les singes nous n’avons plus retrouvé la trace en dehors que dans quelques cas exceptionnels, l’olhmoïde, reparaît, ici, non plus dans l’orbite, mais à la paroi postérieure des fosses nasales, qui sont, comme nous l’avons dit, fort rapprochées du crâne; sa lame cribleuse, mais qui n a guère que trois ou quatre trous, en forme la face postérieure et verticale, surmontée par les os du nez, qui sont réduits à deux tubercules.]

L’apophyse zygomatique du temporal s’unit à l’apophyse post-orbitaire du frontal, pour limiter l’orbite en arrière ; cl’où iiarrive que toute l’arcade zygomatique proprement dite appartient au temporal. Ce dernier os est un peu étendu dans la tempe, et setermineàla crête temporale, en sorte qu’il ne parait point dans l’occiput. [En dessous, il donne en dedans de la facette glénoïde une lame transverse, mince, plus ou moins isolée, selon les espèces, cl qui complète en avant la voûte où est enchâssé l’os de l’oreille. Souvent, et notamment dans le dauphin du Gange , la racine de l’apophyse zygomatique, en arrière de la facette glénoïde, est creusée d’un sinus profond.] En dessous du crâne l’occipital latéral et le basilaire produisent des lames saillantes qui, s’unissant à la continuation de l’aile ptérygoïdienne et à une lame du temporal, composent une sorte de voûte sous laquelle sont suspendus, par des ligaments, le rocher et la caisse, qui se soudent ou s’engrènent promptement en une seule pièce. C’est le bord postérieur de celte espèce de voûte qui tient lieu de louteapophyse mastoïde. Le pariétal, après avoir passé derrière le temporal, vient prendre part à cette voûte. Le temporal lui-même se trouve donc presque étranger à la composition du crâne, ne servant qu’à boucher quelques petits trous restés au pariétal. C’est un commencement de la séparation qu’il éprouve dons les classes inférieures. Les eondytes occipitaux sont grands, mais peu saillants. Le trou, dirigé tout à fait dans l’alignement de la tête, est presque circulaire. Dans le fond de l’orbite, on voit les deux sphénoïdes placés comme à l’ordinaire, le postérieur touchant au temporal, au pariétal et au frontal [par une aile qui est presque entièrement horizontale] ; le sphénoïde antérieur touche au postérieur, au frontal et au ptérygoïdicn ;le sphénoïde postérieur se soude au basilaire beaucoup plus tôt qu’au sphénoïde antérieur : je l’y trouve même soudé dans certains fœtus avant tous les autres os.

Dans le dauphin du Gange, la suture de l’occiput avec les temporaux et avec les pariétaux suit la crête occipilo-temporale. L’occipital s’avance dans l’espace rectangulaire que forment sur le sommet du crâne les crêtes temporales, pour

s’articuler en avant avec le frontal. Une autre particularité de cette tète , c’est la grandeur de son apophyse zygomatique du temporal, qui est proportionnée à la grandeur de la tempe. Les crêtes du basilaire et des occipitaux latéraux qui bordent au côté interne la voûte sous laquelle est l’oreille sont très-épaisses et hérissées de petites pointes osseuses. Le rocher n’est pas simplement suspendu, il est enchâssé à demeure entre le temporal et les parties voisines de l’occipital.

[Le delphinorhynque microptère offre ceci de tout particulier qu’outre les différents os que nous Venons de décrire dans les dauphins, on rencontre à la base du crâne, enchâssé entre les crêtes de l’oecipitaLet du temporal, un os particulier, arrondi, et qui forme l’extrémité de la tubérosité mastoïdienne. On ne peut guère considérer cet os que comme uu démembrement du temporal, et comme l’analogue de l’os mastoïdien.]

Les connexions des os sont dans le narval comme dans les dauphins.

Dans Yhypéroodon, les connexions des os du crâne sont à peu près les mêmes que dans les dauphins. L’apophyse zygomatique du temporal est épaisse. Les pariétaux ne se montrent que trèspeu dans la fosse temporale, qui elle-même est peu étendue en hauteur.

Dans le cachalot, le frontal, après avoir montré entre les maxillaires une partie irrégulière et assez considérable, marche derrière eux, et, se portant de côté, vient former, comme dans les dauphins, la partie principale du plafond de l’orbite; son apophyse post-orbitaire 11e joint pas tout à fait l’apophyse zygomatique du temporal, en sorte que le bord de l’orbite est ouvert à cet endroit. Le" pariétal parait un peu dans la fosse temporale, entre le temporal et le frontal. La partie écailleuse du temporal est peu étendue. Sa partie zygomatique est en forme de cône gros et court, et forme seule l’arcade, comme dans les dauphins. L’occipital est vertical et forme toute la face postérieure de la muraille demi-circulaire qui cerne la Icte en arrière. Le trou occipital esta peu près au tiers inférieur de sa hauteur. Le bord inférieur de l’occipital se divise de chaque côté par une échancrure cri deux lobes, dont l’externe représente l’apophyse mastoïde.

La région en arriére des narines, dans le dessous de la tète, csL fort raccourcie en comparaison de celle qui leur est anlérieure, et dont l'énorme museau fait la plus grande partie. 11 résulte de là que le basilaire et le sphénoïde postérieur sont fort courts ; que le sphénoïde antérieur, comme dans les dauphins à museau large, ne sc montre en dessous que dans une échancrure du vomer , et parait fort peu vers la tempe, entre le palatin, le ptérygoïdien et l’aile temporale du sphénoïde postérieur.[Celle-ci occupe un assez grand espace en

dehors du ptérygoïdien, entre cet os et le temporal qui double le sphénoïde en dessus.]

Dans les rorquals, le maxillaire ne recouvre le frontal que par une apophyse étroite des deux côtés des os du nez. Toute la partie de l’os qui s’écarte pour former le dessus de l’orbite se voit à nu, mais les pariétaux viennent la recouvrir dans le haut de la fosse temporale, [ne laissant entre eux et l’apophyse du maxillaire qu’une étroite languette du frontal.] Tout à fait en dehors, le frontal touche d’une part au maxillaire, de l’autre au temporal par ses apophyses antéet post- orbitaires, et forme à lui seul le plafond de l’orbite. [Dans les baleines proprement dites , cette portion transverse et externe du frontal est plus étroite; et les apophyses du maxillaire et du pariétal, ne se dépassant pas mutuellement, ne la recouvrent pas dans une aussi grande étendue, et laissent voir plus largement la continuité de l’os.] L’occipital s’avance entre les pariétaux, formant une surlace plane et même un peu concave, et il recouvre le milieu du frontal jusque près des os du nez, de sorte qu’à la base du nez le frontal ne se montre presque pas à l’extérieur.

Cet occipital est plus convexe de toute sa partie supérieure dans les baleines propres, moins oblique et de forme demi-ovale. Sur son milieu, dans les rorquals, est une arête longitudinale légèrement saillante. Dans ceux-ci, toute l’arcade zygomatique proprement dite, qui est fort grosse, appartient au temporal : sa facette glénoïde est presque verticale et regarde en avant. Dans les haleines le temporal demeure transverse, et sa partie zygomatique ne se recourbe pas en avant. La facette glénoïde est aussi beaucoup moins verticale que dans le rorqual.

Lesos de l’oreille situés au fond d’un grand sinus sont fort petits à proportion, et de forme ovale et également convexe dans leur face inférieure. [ Le rocher s’engage par une pointe étroite et longue que l’on distingue à l’extérieur, entre le temporal et l’occipital.] La région basilaire est courte et creusée en canal : en avant du basilaire et entre les ptérygoïdiens, on voit le corps du sphénoïde postérieur.

i. Monotrèmes,

[Dans les êchidnès, les deux frontaux paraissent sous la forme d’un bandeau assez étroit entre les os du nez et le pariétal. Ils descendent sur le côté des os du nez pour former ensuite la plus grande partie de la paroi de l’orbite. Le pariétal, qui est unique, semble à l’extérieur constituer presque toute la calotte du crâne; il recouvre en avant une bonne partie des frontaux par une longue suture écailleuse, de sorte que le frontal contribue à la boîte du crâne beaucoup plus qu’il ne le paraît â

OSTÉOLOGIE DE LA TÊTE

l’extérieur : dans l’orbite, le frontal est séparé du maxillaire par une longue pointe du palatin. On voit bien les quatre parties de l’occipital. Il n’y a point de vestige d’inter-pariélal, et la place que cet os occupe d’ordinaire est ici la portion la plus solidement ossifiée de toute la paroi du crâne. Le bord supérieur du trou occipital oflTre une petite échancrure arrondie. Latéralement, en dedans de cette large portion de l’os que nous regardons comme le jugal et qui s’épanouit sur le côté de la tête, le frontal vient s’uuir à un os considérable, qui occupe tout le côté du crâne, entre le pariétal en haut et les trois divisions de l’occipital en bas et en arrière. Vu par l’intérieur du crâne, il y donne le rocher, qui est grand, et dont il n’est séparé par aucune suture : cet os nous parait être le véritable temporal, qui n’aurait pour toute apophyse zygomatique qu’un très-petit tubercule près de la facette glénoïde. Le corps du sphénoïde est recouvert par le plancher des narines. L’aile temporale reste longtemps en grande partie membraneuse : l’aile orbitaire parait être située comme à l’ordinaire dans l’orbite, derrière l’union du frontal et du palatin, mais il est difficile de tracer ses limites dans notre échantillon, et de décider s’il n’y aurait pas au-dessus de cet os, entre lui et le frontal, une partie du hord de cette espèce de gâteau que forme l’ethmoïde dans le crâne, et qui viendrait se montrer à l’extérieur.]

Les apophyses ptérygoïdes contribuent à former la cavité de la caisse. Les os tympaniques étaient tombés dans mes échantillons. Cependant on voit derrière les ptérygoïdiens un demi-canal dirigé transversalement, qui paraît être la trompe d’Eustache.

Dans V ornithorynque, les cavités des caisses sont très-petites, et comme cachées sous une apophyse masloïde en forme de petite crête. [D’ailleurs nos têtes ne laissent voir aucune des sutures des os du crâne. ]

§ 5. Des os de la face et de leurs connexions.

A . Dans l’homme.

Nous avons déjà vu que la face est toute cette partie de la tête située sous la partie antérieure du crâne ; sa forme est principalement déterminée par les os de la mâchoire supérieure ou maxillaires ( sus-maxillaires), et c’est par eux que nous allons en commencer la description.

Lorsque les os maxillaires sont réunis, leur base commune représente une parabole. Une suture , qui va d’avant en arrière, divise cette base en deux demi-paraboles. Le corps des os s’élève d’abord sur cette base, en gardant la même courbure; mais il ne tarde pas à s’élargir sur les côtés et ii s’aplatir par devant. Sa partie supérieure.

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

dont une portion sert de plancher à l’orbite, est plane, presque triangulaire et inclinée en devant et en dehors. Les bords internes des faces supérieures des deux os ne se touchent pas comme ceux de leur base; ils sont au contraire tres-ecartés l’un de l’autre par la fosse nasale. L’angle externe de la face supérieure de chaque os maxillaire est encore plus incliné eu dehors que le reste : ce qui donne à l’élargissement latéral de ces os une forme pointue. C’est sur cette proéminence externe, appelée apophyse malaire, qu’est articulé l’os de la pommette (os’ jugal), l’un de ceux par lesquels la face se joint au crâne.

De l’angle interne et antérieur de cette même face orbitaire de l’os maxillaire, ainsi que du bord antérieur du corps de l’os, s’élève une autre apophyse, appelée montante ou nasale, qui forme le bord interne de l’orbite, et va s’articuler avec une apophyse correspondante de l’os frontal. Entre les apophyses nasales des deux os maxillaires sont placés les deux os du nez, os carrés ou nasaux, qui forment une espèce de chapiteau au-dessus de l’entrée des fosses nasales : voilà l’un des points par lesquels la face s’attache au crâne.

Entre ces planchers des orbites fournis par les os maxillaires est situé l’os ethmoïde. Nous avons déjà vu, à l’article du crâne, que sa lame criblée ferme le frontal entre les deux voûtes des orbites. De chaque bord latéral de celte lame en descend une autre, mince, plane et presque verticale, qui va joindre le bord interne de la face supérieure de l’os maxillaire du même côté, et forme ainsi ta paroi interne de l’orbite. On a autrefois donné à cette lame le nom d’os planum. Entre elle et l'apophyse nasale du maxillaire reste un petit espace fermé par un os mince, appelé unguis ou lacrymal (1).

Par ce que nous venons de dire de l’elhmoïde, on voit qu’il forme le plafond de la fosse nasale. Ce plafond est très-irrégulier. Nous traiterons de ses différentes lames et sinus en parlant de l’odorat. Remarquons seulement ici une lame verticale qui règne longitudinalement le long de sa partie moyenne, et qui, se continuant avec l’os va mer, au moyen d’un cartilage, partage en deux portions presque égales la cavité des narines.

Le sphénoïde contribue à terminer en arrière la cavité des narines, par le moyen de deux apophyses qui descendent presque verticalement de chaque côté de son corps entre les trous ovale et rond : on les appelle apophyses plérygoïdes ; elles

(i) [Le lacrymal ne forme pas toujours un os unique. Dans un assez grand nombre de cas, M. Rousseau l’a trouvé partagé eu deux parties inégales, même chez des sujets déjà vieux. La plus grande contribue à former la paroi interne de l’orbite; la seconde, beaucoup plus petite, est située en lias et en dehors de la prccé-

sont divisées en arrière par une fosse en deux lames nommées ailes internes et externes, et qui servent à donner attache à quelques muscles.

Entre le bord antérieur de cette apophyse et le bord postérieur de l’os maxillaire supérieur, du même côté, est situé l’os du palais ou palatin, petit os composé de deux lames ou parties principales: une inférieure horizontale, qui se continue avec la voûte du palais et en fait le bord postérieur; l’autre qui monte contre la paroi interne de la fosse nasale, en doublant l’os maxillaire jusqu’à venir s’articuler dans le fond de l’orbite au corps du sphénoïde et à l’os ethmoïde.

On voit à présent comment se fait la jonction moyenne de la face avec le crâne par le frontal, l’ethmoïde et le sphénoïde. Il nous reste à voir comment se fait sa jonction latérale. Pour cet effet, nous n’avons qu’à décrire l’os de la pommette ou Vos jugal.

Il est attaché, comme nous l’avons vu, sur l’apophyse malaire. Sa face externe présente quatre bords. Premièrement, celui par lequel il s’attache à cette apophyse, et qui forme une suture oblique sur le devant de la lace et. sous l’œil; secondement , celui par lequel il achève avec le frontal et le maxillaire de compléter le cadre antérieur de l’orbite. Il se jointdans celte partie au frontal par une apophyse montante, qui correspond à l’apophyse orbitaire interne de ce dernier os. Derrière cette apophyse est une lame qui se porte un peu en dedans et en arrière pour s’unir à une autre que l’os temporal envoie en avant, et forme avec elle une espèee d’anse de chaque côté de la tête , appelée sygoma, arcade zygomatique ou jugale.

[Au bord inférieur du jugal, nous avons trouvé sur deux sujets un os particulier, allongé et aplati, étendu tout le long du bord inférieur du jugal, et s’articulant en avant avec l’extrémité très-saillante de l’apophyse malairc du maxillaire, et en arrière avec l’apophyse zygomatique du temporal, laquelle se trouve ainsi présenter deux sutures, l’une verticale avec le jugal proprement dit, l’autre horizontale avec ce second jugal, et faisant un angle presque droit avec la précédente. Dans les sujets où nous l’avons rencontré, la forme de ce nouvel os , ses connexions avec les os voisins, su proportion avec l’os malaire proprement dit, étaient les mêmes ; et comme nous avons trouvé , ainsi que nous le dirons plus loin , dans certaines espèces de singes une subdivision

dente, sur le plancher de l’orbite; sa face apparente n’a pas plus de deux millimètres d’étendue, mais elle s’enfonce sous l’arête verticale de la première portion, et contribue à former le canal lacrymal. {V . Description d’un nouvel os de la face chez l’homme, par M. E. Rousseau, Ann. des sc. tint., i 829.) ]

parfaitement semblable, nous sommes portés à la considérer autrement que comme une disposition purement accidentelle (1).]

L’apophyse zygomatique de l’os temporal forme à elle seule près des deux tiers de l’arcade jugale. C’est sous sa base qu’est creusée la fossette glénoïde qui sert à l’articulation de la mâchoire inférieure.

Nous n’allons dire qu’un mot de celle-ci pour compléter la description des os qui composent la face, nous réservant de la décrire plus en détail en traitant de la mastication. Sa courbure est à peu près la même que celle du boxai alvéolaire de l’os sus-maxillaire. Sa surface se continue dans les hommes blancs avec celle de la mâchoire supél’ieure ; mais, dans les nègres, ces deux surfaces font par devant un angle de 70. Ses parties latérales se prolongent plus en arrière et s’élèvent vers l'arcade zygomatique. Cette branche montante est à peu près carrée; son bord supérieur est fortement échancré : l’angle postérieur est le condyle qui sert à l’articulation; l’antérieur, aplati et pointu, nommé apophyse coronûïde , donne attache aux muscles qui servent à la mastication.

Les os de la face ne se subdivisent pas dans le fœtus autrement que daixs l’adulte, si ce n’est la mâchoire inférieureAjui est partagée dans son milieu. Mais lemaxillaire supérieur, qui est toujoux's divisé en deux dans les animaux , ne l’est point dans le fœtus humain. On n’y voit, comme dans l’adulte, qu’une légère fissure partant de chaque côté de l’os incisif, mais ne s’étendant pas jusqu’au bord du palais; une autre fissure, qui disparaît dans l’adulte, se rend du bord inférieur et antérieur du canal lacrymal au trou sous-orbitaire, et encore une autre au trou sous-orbitaire supérieur; mais aucune ne divise l’os.

B. Vans les Mammifères.

a. Quadrumanes.

C’est principalement de la forme et de l’étendue des os maxillaires que dépendent celles de la face.

La face des singes ne diffère pas au reste de celle de l’homme par la manière dont elle est

(i) [Nous notons avec soin ces subdivisions de certains os de la tète de l’homme, parce que plusieurs travaux modernes sur l’ostcologie comparée de la tète leur donnent de l'importance, et qu’elles permettent de rechercher quelques analogies nouvelles avec la disposition des os des mêmes régions dans certaines classes d’animaux. Par exemple, cette division du jugal en deux parties, l’uue que l’on pourrait appeler jugal supérieur ou orbital, l’antre jugal inférieur ou jugal proprement

attachée au crâne, ni par les os dont elle es! composée. La grande différence de sa forme provient de ce que les os du palais et les os maxillaires sont plus allongés, à proportion de leur hauteur, et de ce que leur partie antérieure, au lieu d’être presque verticale, est plus ou moins inclinée en avant.

Ce qui est le plus remarquable dans le détail des os de Vorang , c’est la séparation de l’os maxillaire et de l’inter-maxillaire par une suture qui prend an trou incisif du palais, passe entre l’incisive externe et la canine , et remonte jusqu’assez près de l’os du nez. Celle suture, dont on ne voit même dansle fœtus humain que le commencement inférieur, mais qui est presque générale dans les quadrupèdes , est encore complète dans mon individu. L’os nasal est unique et fort petit ; il ne fait point de saillie , et reste sur le même plan avec la partie voisine des maxillaires.

Dans Vorang-oulmg donné par M. Wallich, la suture transverse du palais n’est pas droite, mais fait une pointe en ayant.

Si la suture inter-maxillaire a existé dans notre chimpansé, elle disparait très-promptement , car mon individu ne l’a plus, quoiqu’il n’ait pas achevé de changer de dents. 11 n’a, comme l’orang-oulang, qu’un os du nez. [Un autre individu plus jeune en a deux, mais il n’a pas non plus de suture inter-maxillaire visible à l’extérieur; à la face palatine on en voit encore des traces.]

Dans les gibbons , la suture inter-maxillaire ne monte que jusqu’au quart supérieur tic l’ouverture nasale, et non pas, comme dans les autres singes, jusqu’au milieu des os du nez. Ceux-ci sont aussi distincts et aussi forts à proportion que dans l’homme.

Toutes les espèces de guenons , les macaques, conservent longtemps la suture inter-maxillaire, et elle monte constamment jusqu’au milieu de la hauteur des os du nez; mais celle qui sépare les os du nez eux-mêmes disparaît promptement ; la suture palatine est toujours à peu près rectiligne.

Il est, des macaques, comme le maimon (S. nemestrina ), où l’os propre du nez ne remonte pas plus haut que les sutures inter-maxillaires , et où les deux maxillaires marchent au-dessus, l’un à côté de l’autre, jusqu’au frontal. [Dans d’autres cas, les deux branches montantes des maxillaires

dit, cette division, disons-nous, expliquerait dans les mammifères autres que l’homme et les singes l’absence de paroi orbitaire externe avec la présence du jugal - il semble que dans ce cas e’est le jugal inférieur qui persiste, et le supérieur ou l'orlutal qui disparait. D’un autre côté, quand on examine la tète de plusieurs reptiles, ou est frappé d’une certaine analogie entre ces deux parties de l’os jugal et les deux os que M. Cuvier a nommés dans les reptilcsjwÿel et frontal postérieur.}

ARTICLE DEUXIÈME

TÊTE DES MAMMIFÈRES

se rapprochent de même, mais l’os du nez dépasse de beaucoup la suture inter-maxillaire.

Nous avons retrouvé dans une tète de callitriche la même division du jugal que nous avons décrite dans l’homme. Les rapports de ses deux parties entre elles et avec les os voisins sont les mêmes; seulement la pièce intérieure s’étend beaucoup plus obliquement en arrière, au-dessous de l’apophyse zygomatique du temporal , et prend plus de ressemblance avec le jugal des carnassiers.]

Les maxillaires supérieurs des cynocéphales sont très-développés ; leurs joues lorment une éminence longitudinale de chaque côté du nez. [L’os propre du nez est fort allongé.]

Parmi les semnopithèques , le nasique , malgré l’énorme proéminence des cartilages de son nez , a, dans l’état adulte, le nasal simple et plat; mais 1 esimiamaura a les nasaux doubles et très-courts, en sorte que l’ouverture nasale remonte assez avant entre les orbites ; la suture inter-maxillaire va toucher au frontal. [Les autres espèces de semnopithèques ont aussi le plus souvent les os du nez séparés. On voit fréquemment dans ce genre, et surtout dans le donc , une petite parcelle du cornet inférieur, qui.se montre dans l’orbite entre le lacrymal et le maxillaire, et qui paraît aussi dans le canal nasal.]

Dans les singes du nouveau continent, les os du nez restent toujours distincts; ils sont larges dans les alouattes. La suture inter-maxillaire remonte, comme dans les guenons, jusqu’au côté des nasaux, dans les sapajous, dans le Ui'jothrix, dans les alouattes : au contraire , dans les alèles , le lagolhrix excepté, et dans le suïmiri, cette suture ne remonte que jusqu’au côté de la fosse nasale. [ La suture palatine est le plus souvent parabolique. Dans ces divers genres , les apophyses pterygoïdes ne se portent pas plus loin en arrière que dans l’homme, mais certaines espèces ont les internes fort réduites. Dans les alouattes eu particulier, les apophyses ptérygoïdes interne et externe sont extrêmement rapprochées l’une de l’autre , ce qui produit l’étroitesse de leur fosse ptérygoïde : l’externe est dirigée en bas et en dehors, l’interne en arrière.

Deux têtes A' alouattes adultes, et une autre plus jeune , nous ont moutré de chaque côté cette même division du jugal, en tout semblable à ce que nous avons déjà décrit dans l’homme et dans le callitriche.]

Les ouistitis ont les os du nez distincts, et touchant les inter-maxillaires.

Dans les lémuriens , le jugal n’a point, comme nous l’avons dit, celte aile qui dans tous les sintîes précédents s’unit à une crête de la grande aile du sphénoïde.

i ',ails le loris grêle , le museau forme sous les deux énormes orbites un petit cône, dont les

1 ntei -maxillan es , placés dans un plan vertical font la pointe avec le bout des os du nez, qui sont au contraire presque horizontaux et allongés. Le museau saille en avant des incisives, derrière lesquelles les trous incisifs sont immédiatement, en sorte que les inter-maxillaires n’entrent presque point dans la composition du palais.

[Le loris paresseux, les galagos, présentent les mêmes dispositions , seulement le bout du museau est sur le plan des incisives. ]

Dans tous ces genres , les palatins avancent par une suture parabolique jusqu’au tiers postérieur du palais. Les lacrymaux s’avancent un peu sur la joue.

Dans les makis proprement dits, la suture intermaxillaire parallèle au bord des narines n’atteint pas le quart inférieur du nasal : elle ne prend pas un septième de la longueur du dessous du palais, mais la suture palatine, qui est parabolique, en prend un tiers. Les os lacrymaux sortent eu partie de l’orbite, et couvrent un peu du haut de la joue. Les apophyses ptérygoïdes externes donnent de leur bord postérieur une production qui va s’unir à la caisse en laissant un trou voisin de l’issue du trou ovale, ce qui a lieu dans les guenons et non dans les sapajous.

Dans le tarsier, le museau est plus court qu’aux loris, parce qu’il n’avance pas plus que les incisives. [L’ouverture des narines est échancrée audessous des nasaux, et les inter-maxillaires sont proportionnellement plus grands, à cause du volume des incisives. Une partie du lacrymal occupe la joue.] Les apophyses pterygoïdes externes se joignent au côté externe des caisses.

b. Carnassiers.

La face des carnassiers se distingue de celle des précédents, à l’exception des lumériens , et surtout des makis : premièrement, parce que les apophyses montantes des os maxillaires sont beaucoup plus larges, ce qui repousse les orbites sur les côtés; secondement, parce que leur face orbitaire ne forme point le plancher de l’orbite , mais sa paroi antérieure; troisièmement, parce que l’orbite n’est fermé ni par derrière ni par dessous, et qu’il communique librement avec la fosse temporale : quatrièmement , parce que les os palatins sont très-allongés, et forment une partie considérable de la paroi interne de l’orbite à laquelle l’os ethmoïde ne contribue pas. Le museau varie aussi par ses degrés d’allongement.

Dans les chauves-souris proprement dites, les os in ter-maxillaires varient encore plus que les formes des museaux, Dans les phyUoslamcs, les glossophages , les noctilions, les molosses, les nyctinomcs, le rhinopomes, ils sont entiers, entourent les côtés de la fosse nasale, et interceptent comme à l’or-

— OSTÉOLOGIE DE LA. TÈTE

dinaire deux trous incisifs. Dans les rhinolophas et les nyctères , ils forment deux petites lames oblongues , échancrées en arrière pour les Irous incisifs , et suspendues par leur branche postérieure interne à l’os maxillaire, vers le palais.

Dans les tespertilions , ils forment de chaque côté un appendice de l’os maxillaire, qui ne rejoint pas son correspondant à la ligue médiane, en sorte que le museau est éehancré par le devant du palais comme à l'ouverture nasale, ou que les narines et le trou incisif ne font qu’une seule et même ouverturedans le squelette. Les mégadermes n’ayant aucunes incisives n’ont rien d’ossifié, et toute leur région inter-maxillaire est cartilagineuse. Il n’y a jamais de chaque côté qu’une seule crête ptérygoïde qui se termine entre les apophyses glénoïdes. [Dans le plus grand nombre des chauves-souris, ces crêtes restent éloignées de la caisse ; dans la noclnle , le vesp. murinus, elles en sont très-rapprochées. La forme du palatin varie avec celle de la région postérieure du palais que nous avons décrite au § 2. ]

Dans les roussettes, il y a deux nasaux, deux inter-maxillaires, dont le bord externe est parallèle à l’ouverture des narines, et qui prennent peu d’espaee ou palais. Le palatin, au contraire, y en prend deux cinquièmes, et s’étend bien au delà de la dernière molaire : il forme tout le côté inférieur de l’orbile au-dessous du frontal. Le lacrymal s’étend sur la joue, et c’cst dans cette partie qu’il est percé de son canal, comme dans les makis. Le maxillaire a une longue apophyse malaire qui va presque toucher l’apophyse zygomatique du temporal; c’est sous ces deux apophyses qu’adhère un jugal étroit, comme dans le hérisson. Les apophyses ptérygoïdes internes, qui forment longtemps des os distincts, sont peu saillantes, et se portent jusque vers la caisse sans y atteindre. Les externes sont beaucoup plus courtes et dirigées un peu en dehors, ce qui est l’inverse des singes et des makis, et annonce leur disparition dans les carnassiers.

Dans le galéopithique , l’os jugal fait plus du quart du cercle de l’orbite vers le bas, et le lacrymal en fait un cinquième en avant. Cet os occupe un assez grand espace sur la joue et un plus grand dans l’orbite, où se trouve son canal. II reste une petite parcelle à peine perceptible d’os planum dans l’orbite, au point de rencontre du frontal, du maxillaire et du lacrymal. Les os incisifs sont très -larges et remontent jusqu’au milieu des os du nez; mais en dessous ils sont étroits et ne prennent pas un sixième de la longueur du palais, Les palatins le sont encore plus et n’en prennent pas unhuitième. Les crêtes ptérygoïdes sont fourchues seulement à leur pointe, et se raccourcissent ensuite beaucoup pour atteindre la pointe de la caisse.

Dans le hérisson , les os du nez sont longs et

étroits; une pointe des frontaux descend jusqu’au tiers de leur bord externe; les inter-maxillaires montent jusqu'au milieu, [et leur pointe va quelquefois toucherla pointe des frontaux.] Eudessous, leur suture serre de près les incisives; les lacrymaux s’unissent de si bonne heure aux maxillaires, qu’il est difficile d’en marquer les limites. Les maxillaires ont une grande apophyse zygomatique, ainsi que les temporaux, qui se joignent à eux en dedans, et le jugal n’occupe qu’un tiers de l’arcade en dehors. Les palatins s’avancent dans le palais, jusque vis-à-vis l’auté-pénultième molaire, et chacun d’eux a dans cette partie un long espace membraneux, puis une arête transverse en avant du bord postérieur des narines : ils ne montent presque pas dans l’orbite, mais ils forment en arrière deux crêtes ptérygoïdes bien marquées, que le sphénoïdeposLérieurprolonge l’une etl’autre pour compléter la fosse ptérygoïdienne. Ce dernier a son apophyse ptérygoïde interne terminée parun crochet aigu, qui se soude de très-bonne heure au corps de l’os.

Dans les lenrccs adultes, il n’y a qu’un os nasal, où l’on voit seulement vers le bas uneéchancrure cl. un commencement de suture. Les inter-maxillaires atteignent presque de leurs pointes celles que les frontaux envoient des deux côtesdu nasal. Le lacrymal est oblong, avancé sur la joue, et inséré dans une échancrure du maxillaire. L’apophyse zygomatique de celui-ci est une lame courte recourbée en dehors, et je ne trouve aucun os jugal; je n’en ai pas même trouvé de vestige dans des individus disséqués pour le chercher, en sorte qu’il n’y a point d’arcades, ce qui est d’autant plus singulier que le masséter de ces animaux est énorme. Il s’insère par un seul tendon à ce tubercule zygomatique du maxillaire. Les palatins s’élèvent peu dans la tempe. En dessous ils s’étendent par une pointe jusque vers la seconde molaire. [Ils contribuent à former les longues ailes ptérygoïdes.

Dans le desinan, la suture inter-maxillaire suit le bord des narines; l’os est trapézoïde et prend le quart du museau. Les os du nez se soudent de bonne heure.

Les cladobates ont les inter-maxillaires grands; leur suture descend verticalement presque au milieu de l’espace, entre les narines et l’orbite : les os du nez s’élargissent dans le haut, où ils forment avec les frontaux une suture convexe; le lacrymal est allongé de haut en bas, et en partie sur la joue; le jugal s’avance sur l’apophyse du maxillaire pour joindre le lacrymal; il a une apophyse post-orbitaire grêle, et de longueur à peu près égale à celle du frontal à laquelle elle s’unit. Du rendement que forment en avant de la caisse le temporal et le sphénoïde se détachent les ailes ptérygoïdes, comme deux petites lamelles sail-

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

lautes; aussi la fosseptérygoïde est-cllcplus large que profonde.

Les musaraignes manquent de jugal comme le tenrec, mais l’apophyse zygomatique du maxillaire est moins saillante. Du reste, les os de la face sont tous réunis de si bonne heure dans les musaraignes , les taupes et les genres suivants, qu’on ne peut en tracer les limites; la plupart ont au bout du museau, au bord de 1 ouverture des narines, un petit renflement; dans le scatope même, il y a une petite saillie échancrée au-dessus de l’ouverture des narines; et dans la chrgsochlorc, c’est de chaque côté de cette ouverture que l’inter-maxillaire s’écarte et fait saillie en dehors pour présenter une base plus large à l'attache des cartilages du nez.]

Dans le chien , les deux os du nez, bien distincts, remontent jusque entre les orbites, où ils échancrent les frontaux par une pointe aiguë. Les intermaxillaires prennent à peu près au milieu de la longueur des nasaux ; leur suture marche presque parallèle au bord des narines, passe en avant de la canine, et traverse le palais vis-à-vis le milieu de celle dent. La suture fronto-maxillairc commence au côté de la pointe des nasaux, va en demicercle jusque vers le tiers antérieur du bord de l’orbite, où elle rencontre le lacrymal , qui est presque entièrement dans l’orbite. La face malaire du maxillaire n’est pas saillante, en sorte que l’apophyse zygomatique commence avec le jugal. [Cet os, qui s’articule avec le maxillaire et le lacrymal en avant, ne forme guère qu’une tige étroite, comprimée, plus ou moins recourbée, et s’unit en arrière au temporal par une surface longue, plate, et taillée en biseau.] En dessous le palatin s’étend paraboliquement dans le palais sur un peu plus du tiers de sa longueur ; il prend moitié de la crête ptérygoïde, eL occupe un grand espace dans l’orbite, s’articulant avec les sphénoïdes antérieur et postérieur, le frontal et le lacrymal, et faisant disparaître l’os planum, qui est entièrement caché par le palatin et par le frontal. L’autre moitié de la crête ptérygoïde est formée à la face interne et en partie à l’externe, par un os particulier qui représente l’apophyse plérygoïde interne de l’homme. L’apophyse externe est réduite à un léger tubercule terminant une lame du sphénoïde postérieur qui embrasse ou double en cet endroit l’os ptérygoïdien. Les apophyses pterygoïdes sont simples, hautes et un peu crochues à leur extrémité, et ne s’étendent pas jusqu’à la caisse. La lame horizontale des os palatins se prolonge en arrière, de façon que la portion du tube nasal située derrière les dents fait plus du quart de tout le palais dans les adultes.

Hans l'ours, les inter-maxillaires montent jusqu’au frontal : le lacrymal est plus petit; [la suture

jugo - temporale moins longue. ] Le tubercule ptérygoïdien externe est plus en avant que dans le chien, tout près de la suture avec le palatin , laquelle quelquefois même passe par son milieu.

[Dans les ratons , les benturongs , les coatis, les inter-maxillaires viennent de leur pointe toucher la pointe des frontaux , de façon que le nasal ne touche pas au maxillaire, ou n’y touche que par un Irès-petit point. Les sutures inter-maxillaires se réunissent à l’angle postérieur des trous incisifs. L’apophyse malairc des maxillaires est bien marquée , et elle supporte un os jugal , qui vient tout le long de son bord supérieur rejoindre le lacrymal, et concourt meme, dans le raton, à former le trou sous-orbitaire. Dans celui-ci également, le maxillaire s’articule avec le frontal, en arrière du lacrymal, qu’il sépare ainsi du palatin. L’espace que le palatin occupe dans l’orbite est moins considérable qu’au chien et à l’ours, mais le tube qu’il fournit aux arrière -narines est plus long qu’à ce dernier. Le coati a sur le rebord de l’orbite un tubercule ou crochet dépendant du lacrymal. Dans ces divers genres, le ptérygoïdien, qui s’unit de bonne heure au sphénoïde , termine la crêle ptérygoïdienne par un crochet.

Dans le kinkajou, les pointes du frontal sont courtes , mais l’inter-maxillaire remonte jusqu’à lui, et sépare totalement le nasal du maxillaire. Le jugal contribue aussi au trou sous-orbitaire, comme dans le raton.]

Dans les civettes et zibeths , dans les geneltcs et le paradoxure , la rencontre du lacrymal avec le maxillaire et le palatin est plus reculée que dans les précédents, et il y a en cet endroit un espace membraneux assez petit. [Les inler-maxillaires et les frontaux se rapprochent par des pointes aiguës; le palatin se prolonge peu en tube en arrière des dents; dans \e 2>aracloxure, son aile ptérygoïde se bifurque pour contribuer à la fosse ptérygoïde. ]

Dans les mangoustes , les apophyses post-orbitaires du frontal et du jugal sont longues et pointues; [il n’y a pas d’espace membraneux au lacrymal. Cet os a aussi un crochet au bord de l’orbite; crochet qui existe également dans la genette .]

Dans les blaireaux , les grisons, les martes , les inter-maxillaires montent peu et sont loin d’atteindre les frontaux. Us ont , comme l’ours et le raton, le plafond du palais trcs-prolongé en arrière des dents. [ Le blaireau a un fort tubercule au lacrymal, lequel s’articule, comme dans le chien , avec le frontal , le maxillaire , le palatin et le jugal, tandis que dans le glouton, le taira et le ratel, il ne s’articule qu’avec les trois premiers; le jugal ne s’avance pas jusqu’à lui. Dans 1 e putois, au contraire, il touche au frontal, au maxillaire et au jugal , et non au palatin, parce

que le frontal et le maxillaire s’unissent derrière lui , comme dans le raton et dans l’hyène. Sous ce rapport, et pour l’ensemble des os de la face, les loutres ressemblent au putois : mais leur palais se prolonge moins en tube en arrière. ] Dans tous ces animaux on trouve l’apophyse ptérygoïde interne soudée dès la première jeunesse.

Dans les chats , le jugal est large , comprimé, et surmonté d’une forte apophyse post-orbitaire. Les sutures inter-maxillaires ne vont, comme dans les chiens, qu’à moitié des os du nez. L’os lacrymal a un petit crochet au bord de l’orbite ; tou t le reste de l’os, qui est grand à proportiou, est en dedans, et le trou y est percé. [ Cependant le même chat de Java, dont l’orbite est complètement fermé, a le lacrymal petit, et le trou y est intercepté entre cot os, le maxillaire et le frontal. J On voit dans l’orbite une parcelle d’os planum au point de jonction du frontal, du lacrymal et du palatin, comme dans le galéopithèque. Quelquefois elle ne touche pas le palatin. [ D’autres fois il y en a deux parcelles; l’une en avant, entre le lacrymal et le frontal; l’autre plus en arrière, entre le frontal et le palatin; c’est ce que nous observons dans un cougouar, et peut-être dans le guépard; d’autres tois enfin il n’y a pas d’os planum du tout, comme dans le tigre, et dans le chat de Java .] Les ailes ptérygoïdes sont à peu près les mêmes que dans le chien ; toutefois l’apophyse interne se soude tle suite après la naissance.

Dans l’ hyène , l’apophyse post- orbitaire du ju~ gal saille plus que dans le chien, moins que clans le chat; [mais la suture de l’os avec le temporal est bien plus courte que dans l’un et l’autre. ] L’inter-maxillaire atteint le frontal vers le milieu de la longueur des nasaux. Le maxillaire s’avance entre le lacrymal et le palatin , de manière à toucher au frontal eu cet endroit. Près de là, sur sa jonction au lacrymal, reste un très-petit espace membraneux. Ce lacrymal est tout entier dans l’orbite, ainsi que son trou. Il touche un peu en dehors au jugal. Les apophyses ptérygoïdes internes se soudent dès le premier âge ; les externes se réduisent à un petit tubercule.

Dans le phoque commun, et dans le phoca leplonyx, les inter-maxillaires finissent près des os du nez sans même les atteindre. En dessous, leur suture traverse vis-à-vis les canines. [Dans le phoque à crête , ces os demeurent plus éloignés des nasaux, tandis que dans le jihoca hispitla ils les touchent par un petit espace, et dans le phoque à ventre blanc par un espace plus grand , ce qui rapproche celui-ci des otaries. Mais dans le phoque à trompe les inter-maxillaires n’ont pas de branche moulante, et, ce qui est surtout remarquable, on y voit à l’extrémité antérieure des os du nez, d’ailleurs très-courts , la lame verticale de l’ethmoïde qui vient se montrer à l’extérieur et

s’épanouir en une petite surface rhomboïdale. C’est le seul exemple que nous en trouvions dans les mammifères ; mais on rencontrera celte disposition fréquemment dans les poissons. Dans tous ces sous-genres de phoques , les os du nez s’enfoncent entre les frontaux par une pointe aiguë. Les maxillaires ont au-dessous du trou sous-orbitaire , à la base de leur apophyse zygomatique, une fosse ovale et profonde. Celte fosse manque dans le phoque à ventre blanc et dans Je Le p t onyx, nouveau caractère qu’ils ont de commun avec les otaries. Le maxillaire a aussi dans plusieurs un tubercule saillant sur le bord de l’orbite. Le jugal s’unit au maxillaire par une suture longue et oblique, et qui est un peu en S dans le phoque moine. Dans le leplonyx , la branche qu’il envoie au-dessous de l'apophyse du temporal est notablement droite et longue.]

Dans le phoque commun, les palatins ne dépassent pas en avant la dernière molaire; leur suture y est carrée. [Dans le phoque à crête, la suture palatine est un peu en arrière de la dernière molaire; elle l’est plus encore dans le phoque à trompe et dans le phoque moine; mais dans le leplonyx comme dans les otaries elle s’avance jusqu’à la pénultième molaire.] La partie du palatin dans l’orbilo est médiocre. Je n’ai pu découvrir ni os ni trou lacrymal. L’espace membraneux , à la jonction du maxillaire, du palatin et du frontal, est. grand et situé fort en arrière. C’est peutêtre là que devrait se trouver le lacrymal. Les apophyses ptérygoïdes du palatin sont aussi fort en arrière, se glissant sur celles du sphénoïde, qui se soudent très-vite au corps de l’os. Elles ont un tubercule à leur bord antérieur, à l’endroit où elles touchent le bord des narines postérieures. [Dans le phoque à trompe , l’apophyse ptérygoïde interne termine la crête par une apophyse recourbée et très-longue qui n’existe pas dans le leplonyx.

Dans les otaries, les inter-maxillaires remontent jusqu’au milieu des os du nez, et ceux-ci, au lieu de pénétrer entre les frontaux, s’écartent, au contraire , pour loger une poinle de ces os. Les maxillaires n’ont pas de fosse à la base de leur apophyse jugale; mais on y voit le tubercule du bord de l’orbite. Le jugal se bifurque en avant pour loger l’apophyse zygomatique du maxillaire. La suture palato-maxillaire est parabolique, et s’avance jusqu’à la pénultième molaire. Ce qui en parait dans l’orbite est très-diminué par l’espace membraneux de cette partie , qui dans ce genre est bien plus considérable que dans les autres phoques. L’apophyse ,-ptérygoïde interne se termine par un long crochet. Dans 1 otarie à crinière , ou trouve même une apophyse ptérygoïde externe.

Dans le morse fies inter-maxillaires saisis entre les doux renflements des maxillaires m’ont paru

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

dans de jeunes individus divisés en deux parties, l’une entourant les bords des narines , l’autre forruant les alvéoles. Ceux-ci contiennent deux incisives, dont les intermédiaires très-petites, et les externes placées à la base interne des alvéoles des canines. La suture incisive dans le palais est d ailleurs comme h l’ordinaire. Les deux os du nez forment, ensemble un carré presque parfait. Il ne se trouve aucun os ni trou lacrymal; le frontal et le maxillaire forment ensemble une proéminence à l’endroit où il devrait être. Le palatin tient peu de place dans l’orbite. Il ne commence au palais que beaucoup en arrière de la derniere molaire, en sortequele bord postérieurdesnarines internes est très-reculé. L’aile ptérygoïde est en forme de crochet et se sépare du sphénoïde.

c. Marsupiaux.

Dans les sarigues , les os du nez s’élargissent dans le haut , de manière à atteindre de chaque côté les lacrymaux ; puis ils forment une pointe entre les frontaux. Les inter-maxillaires ne montent à guère plus du tiers de la longueur des nasaux ; en dessous, leur suture traverse entre les canines. Le lacrymal est assez considérable dans l’orbite, et s’étend un peu sur la joue. L’os maxillaire forme une apophyse obtuse sousla base de l’arcade, mais peu considérable. [U ne s’articule dans l’orbite qu’avec le palatin et le lacrymal.] L’os jugal s’étend dans l’arcade jusqu’à la facette glcnoïtle, dont il fait le bord externe et antérieur; [il donne un petit tubercule post-orbitaire fort avant de s’unir avec l’apophyse zygomatique du temporal, qu’il embrasse par deux branches, et en avant il joint le lacrymal. Le palatin est fort irrégulier dans la grande tosse orbito-temporale. 11 y est enchâssé entre l’os plérygoïdien et le sphénoïde postérieur; il louche par un petit point le sphénoïde antérieur, puis le frontal, le lacrymal et le maxillaire.] En dessous, les deux palatins s’avancent jusque vis-à-vis l antépénultième molaire , cl ont deux grands espaces qui restent longtemps membraneux. L antérieur, qui est le plus long, s’étend dans la partie palatine du maxillaire. De chaque côté en arrière des molaires , ils forment avec le maxillaire une crête qui est percée d’un trou commun aux deux os. Les ailes ptérygoïdes sont, simples, formées par le palatin et le sphénoïde, et doublées d'une pièce ptérygoïdienne interne, distincte, en forme de Z, terminée en crochet très-mince , mais plus étendue que celle du chien.

Dans le Ihylacine, les os du nez s’élargissent moins dans le haut, et restent éloignés des lacrymaux. Le jugal s’étend, comme dans les sarigues, jusqu’à la facette glénoïde; mais il donne, comme dans le chien, son apophyse post-orbitaire à son

point d’union avec l’apophyse zygomatique du temporal. [En avant, il touche au lacrymal, et contribue à former le trou sous-orbitaire, ce dont nous avons déjà vu des exemples dans le raton et le kinkajou. Les palatins occupent dans l’orbile un grand espace quadrilatère, et font la plus grande partie de l’aile ptérygoïde. Le ptérygoïde reste distinct.

Dans les péramèles, les os du riez sont longs, droits, et fort peu élargis en haut, où ils s’engagent en angle aigu entre les frontaux; ils demeurent très en avant des lacrymaux, dont les sépare une longue suture fronlo-maxillaire. Les intermaxillaires remontent jusqu’à plus de moitié de leur longueur et occupent d’ailleurs un assez grand espace dans le museau. Le lacrymal est en partie sur la joue ; lu jugal, semblable pour sa partie postérieure à ce qu’il est dans le thylacine, se partage en avant en deux branches qui embrassent l’apophyse jugale du maxillaire. La branche supérieure toucheau lacrymal. Cetteapophyse du maxillaire présente une dépression ovoïde, au-

dessus de laquelle la joue est sensiblement renflée et arrondie. Le palatin paraît assez semblable à ce qu’il est dans le sarigue.

Dans les dasyures, les os du nez s’élargissent dans le haut, mais moins qu’aux sarigues, et restent éloignés des lacrymaux; la suture intermaxillaire atteint à plus de moitip de leur longueur: le reste des formes et des connexions des os est semblable à ce qu’offre le Ihylacine, excepté toutefois que le jugal ne contribue en rien au trou sous-orbitaire.

Dans le dasyure oursin, les os du nez sont également éloignés des lacrymaux : ces derniers os sont grands, occupent un grand espace dans l’orbite et s'avancent sur la joue; sur le bord de l’orbile, au-dessus des trous lacrymaux, ils donnent un tubercule mousse. Le palatin, largement échançré dans le palais par un espace membraneux, s’étend horizontalement dans l’orbile en s’unissantsuceessiveinentet d’avant en arrière au lacrymal, au frontal, à l’aile orbitaire du sphénoïde et à son aile temporale. L’apophyse ptérygoïde interne, soudée avec le corps de l’os, forme une arête peu saillante. Il n’y a pas d’apophyse externe.]

Dans les phalangers, la suture inter-maxillaire monte presque verticalement un peu au-dessus du milieu des nasaux. En dessous, elle traverse entre les deux canines; les os du nez s’élargissent dans le haut et louchent les lacrymaux; ceux-ci avancent peu sur la joue. [Le maxillaire occupe dans l’orbite un espace plus grand que dans le dasyure, et surtout que dans les péramèles, ce qui y diminue la porlion palatine; les connexions de celle-ci y sont toutefois les mêmes. Le jugal est comme au dasyure; seulement sa partie orbitaire est. un peu

plus concave, et forme en bas , avec l’apophyse malaire du maxillaire, une petite apophyse pointue séparée par une voûte de l’arcade dentaire. ] Les apophyses ptérygoïdes internes sont plus larges qu’aux sarigues , et se touchent l’une l’autre sous le corps du sphénoïde antérieur, que l'on ne voit pas à la face inférieure. Il commence à se montrer un vestige d’apophyse ptérygoïde externe eu forme de crête.

Dans le phalanijer volant , le lacrymal descend davantage dans l’orbite et avance un peu plus sur la joue, sans cependant loucher au nasal; [et il n’y a pas d’apophyse jugo-maxillairc à la racine antérieure de l’arcade zygomatique. ] Les apophyses ptérygoïdes internes ne se touchent pas toujours.

Dans le potoroo, l'inter-maxillaire tient autant de place sur la joue que le maxillaire; le lacrymal s’y avance aussi, sans cependant que le nasal l’y atteigne. [Le maxillaire donne un petit tubercule à la base de l’arcade. Le jugal s’articule largement avec le bord antérieur du lacrymal, s’avançant ainsi sur la joue plus que ce dernier os. Au bas de l’orbite, les connexions des os sont différentes de ce que nous venons de les voir. Le palatin, après avoir complété, comme dans l’homme, mais par un point très-petit, le fond de la fosse ptérygoïde, disparaît sur les côtés de l’aile ptérygoïdienne, où l’on voit le maxillaire s’unir directement au sphénoïde postérieur ; puis le palatin reparaît plus au fond de l’orbite, entre le maxillaire, le frontal et le sphénoïde antérieur, séparé du lacrymal par l’union des deux premiers. Nous retrouverons dans beaucoup de rongeurs cette uniondu sphénoïde postérieuravec le maxillaire.] Les apophyses ptérygoïdes internes ne se touchent pas, et les externes sont très-marquées.

Dans le kanguroo géant, il y a une longue apophyse du maxillaire à la base de l’arcade. Les suturesinter-maxillairesrcmontentau tiers inférieur des os du nez : en dessous, quoique fort eu arrière des incisives, elles ne prennent pas le quart de la longueur du palais. Les nasaux s’élargissent dans le haut, mais beaucoup moins qu’aux sarigues et aux phalangers, et les lacrymaux, qui sont d’ailleurs beaucoup plus petits, n’y louchent point : ils ne louchent pas non plus aux palatins , et les maxillaires s’avancent entre eux pour s’unir aux frontaux dans l’orbite. [Le jugal touche en bas au lacrymal, mais ne remonte pas au-devant de lui.] Les palatins en dessous s’avancent jusqu’audevant de la pénultième molaire, où ils se terminent carrément, et ils se comportent au fond de l’orbite comme nous venons de le décrire dans le potoroo. En arrière, ils pénètrent, comme dans l’homme , entre l’apophyse ptérygoïde interne et l’externe , qui reparaît , bien plus développée que dans lephalanger et dans le kanguroo rat. L’in-

terne reste distincte aussi longtemps que dans le chien. Toutes deux sont plus hautes que longues, comme dans l’homme, et l’extrémité palatine de l’interne se bifurque en deux angles.

[Le koala a les os du nez très-larges, surtout en arrière ; leur largeur réunie est au moins égale à leur longueur ; cependant ils ne touchent pas aux lacrymaux. Leur suture avec le frontal est un peu dentelée à son milieu : ]a suture intermaxillaire monte obliquement jusqu’au frontal , de façon qu’il y a là un point commun d’où rayonnent les quatre sutures qui séparent entre eux l’os du nez, le frontal, l’inter -maxillaire et le maxillaire : celui-ci donne une forle apophyse jugale. Le lacrymal s’étend un peu sur la joue, et le jugal, dont nous n’avons que la racine antérieure, s unit . à lui. Le palatin remonte obliquement en avant dans l’orbite, sans arriver jusqu’au lacrymal, et en séparant dans tout ce trajet les sphénoïdes du maxillaire. L’os ptérygoïdien double en dedans l’arête ptérygoïdienne du sphénoïde. Il est très-mince, s’unit à celui du côté opposé sur la ligne médiane et sur le corps du sphénoïde antérieur, et il paraît un peu au bas de la fosse orbilo-temporale, dans un intervalle que laissent entre eux le sphénoïde postérieur, l’antérieur et le palatin, ]

Dans le phascolotne , la suture inter-maxillaire remonte presque jusqu’au frontal. Eu dessous, elle ne prend qu’un quart de la longueur du palais! Les os du nez s’élargissent dans le haut, de manière à toucher presque les lacrymaux. Le jugal, évidé en dessus pour l’orbite, donne son apophyse post -orbitaire un peu avant de rencontrer le temporal ; il se prolonge en dessous , et contribue à la formation de l’énorme facette glénoïde dont nous avons parlé. La suture jugale avance sur la joue, de sorte que le maxillaire ne se glisse que parun prolongementétroil jusqu’au frontal, entre l’inler-maxillaire, le jugal et le lacrymal. Celui-ci est médiocre, pointu en arrière, et pourvu d’un tubercule très-saillant. Le palatin avance dans le palais jusqu’en avant de la pénultième molaire. Dans la tempe et dans l’orbite, ni s’étend comme un ruban étroit et irrégulier qui va toucher à la pointe du lacrymal. Les apophyses ptérygoïdes internes sont grandes et séparées du sphénoïde ; elles ne se louchent point en dessous. Les externes

sont des arêtes courtes, quiinterceptentcependant

une fosse bien marquée,

d. Rongeurs.

Les os inter-maxillaires des rongeurs, qui sont immenses , à cause de la grandeur de leurs dents incisives , repoussent leurs os maxillaires fort en arrière ; ces derniers foi ment une grande partie de la paroi interne de l’orbite, dans laquelle les

os du palais n’occupent qu’un petit espace. [Quelquefois même ils n’y paraissent pas du tout. ] La paroi antérieure est formée par une apophyse de l’os maxillaire qui s’avance pour contribuer à la formation de l’areade zygomatique; en sorte que l’os de la pommette se trouve suspendu dans le milieu de l’arcade entre l’apopbysc du maxillaire «t celle du temporal (1). 11 ne se joint point au frontal ni au sphénoïde. L’allongement des os du nez fait aussi que l’ouverture en est placée tout à fait à l’extrémité du museau.

Dans Vnye-ayc, les os du nez sont courts et larges. Les inter-maxillaires remontent, le long de leurs côtés [par une large branche qui occupe une partie du museau , comme dans les autres rongeurs,] et ils s’articulent au frontal par une espace assez large; ils touchent aussi au lacrymal qui avance sur la joue, et dont le canal, ouvert entre lui, le maxillaire et le jugal, est hors de l’orbite. [L apophyse jugale du maxillaire naît vis-à-vis de la deuxième molaire,] et le jugal rommenee dès la base antérieure de l’arcade. Il s’articule avec le lacrymal en dedans et en dehors de l’orbite, est fort large, et donne une très-grande apophyse post-orbitaire qui s’unit à celle du frontal. Le palatin avance peu dans le palais. 11 finit entre les dernières dents par une ligne transverse. La partie palatine des ailes ptérygoïdes est simple. Leur partie sphénoïdale se divise en deux lames, dont l’externe se prolonge jusqu’à la caisse à laquelle elle s’articule, ainsi qu’au bord interne de la facette glénoïde. Dans la tempe, le palatin reste derrière le bord postérieur du maxillaire entre lui et les deux sphénoïdes , ne louchant au frontal que par sa pointe.

Dans les liïcres, [l’iiiter-maxillairc a, outre sa portion palatine qui est grande, une longue apophyse montante qui s’engage d’abord entre le maxillaire et les os du nez, puis entre ceux-ci et une apophyse du frontal, pour toucher à ce dernier.] Toute la partie du maxillaire qui forme la Joue est criblée dans l’adulte de trous qui la font ressembler à une sorte de dentelle. Le lacrymal est assez grand dans l’orbite. En dehors, il fait saillir un crochet obi us sous lequel est le trou lacrymal, dans le bord même de l’orbite. Lu partie zygomatique du maxillaire est courte. Son bord inférieur forme une crête un peu saillante en dehors, [et présente une surface aplatie, où vient s insérer l’une des portions du muscle masséter. b est celte même partie que nous allons voir dans f autres rongeurs s’arrondir en une voûte plus ou moins oblique, et dans d’aulressc transformer eu un vaste anneau.] L’union du maxillaire avec le jugal s'efface si vile, qu’à moins d’examiner de

(0 [Les détails qui suivent montreront que le rôle jugal nest paa toujours aussi simple.}

du

tres-jeunes sujets on serait, tente de croire qu’il n’y a pas de jugal. Cet. os est, arqué vers le bas et dépasse par une apophyse la partie zygomatique du temporal. Outre le plancher dont il couvre les racines des dents, le maxillaire a une lame étroite, qui remonte dans l’orbite jusqu’au frontal, entre le lacrymal qui en est cependant séparé par un espace membraneux, et le sphénoïde antérieur. Le vomer paraît à la partie postérieure de la cloison qui sépare les trous incisifs. Le palatin occupe sous le sphénoïde antérieur dans l’orbite un espace beaucoup plus grand que dans les autres rongeurs. En dessous, il s’étend jusqu’à la troisième molaire, et est profondément échancré jusqu’à la quatrième. Ses ailes ptérygoïdes s’unissent bien à la partie impaire ou au corps du sphénoïde anterieur, mais elles sont séparées de celui du postérieur par un espace membraneux de chaque côté. Ce sphénoïde postérieur a de chaque côté deux ailes ptérygoïdes, conliguijs l’une et. l’autre à celles du palatin. Les internes se terminent en pointegréle ou par un stylet. Jeu’ai pu les voir séparées du reste de l’os.

Dans les lagomys, la base de l’arcade donne une apophyse dirigée vers le bas, et le jugal, après avoir dépassé l’apophyse zygomatique du temporal, se prolonge directement en arrière en une Irès-Iongue pointe.

Dans la marmotte, les deux nasaux font le milieu de la voûte supérieure du museau. A leurs côtés, les apophyses montantes des inter-maxillaires, plus larges qu’aux lièvres, vont s’articuler avec le frontal, dont la limite en avaut est transversale et seulement un peu festonnée. La face externe du maxillaire est concave sous une crête qui continue en avant celle de l’arcade jusqu’à la suture inter-maxillaire. A partir de cet endroit , cette suture descend verticalement pour embrasser le palais ; elle en prend un peu moins du tiers. L’os jugal prend dès la’ hase antérieure de l’arcade, où il s’articule avec le lacrymal aussi bien qu’avec le maxillaire , et se joint à l’apophyse zygomatique du temporal par une suture horizontale qui occupe la seconde moitié de l’arcade , en sorte qu’il va jusqu’à la facette glénoïde et lui sert de bord externe. Le lacrymal est médiocrement étendu dans l’orbite , et presque pas au dehors. [Le petit crochet de eet endroit lui appartient, du moins dans Varetomys vinnax ; le jugal donne au même endroit un tubercule plus marqué dans la marmotte ordinaire.] Outre son canal, qui est tout à lait dans l’orbite, il y a lin petit espace non ossifié entre lui et le maxillaire, trèsprès de l’ouverture postérieure du canal sous-orbitaire. [Le grand espace qu’occupe le maxillaire dans l’orbile lient le lacrymal très-éloigné du palatin, avec lequel il s’articule si largement dans les carnassier».] Le palatin occupe un cin-

quième du palais en arrière. Après avoir fait la racine des ailes ptérygoïdes, il se prolonge entre elles deux jusqu’à peu près moitié de leur longueur; de côté il remonte dans la tempe jusque sous le trou optique, et s’y élargit en arrière jusque dans le trou sphéno-orbitaire; en avant, jusqu’au trou analogue du sphéno-palatin. Celte limite répond au-dessus de la dernière molaire, mais est tout à fait en arrière de la largeur de l’orbite; en sorte que le palatin s’étend beaucoup moins dans l’orbite qu’aux carnassiers. L’apophyse ptérygoïde interne ne se détache pas du sphénoïde, et se termine en arrière par un long crochet. L’externe est très-visible, quoique peu saillante; elle couvre le canal vidien, et vient loucher de sa pointe l’extrémité du maxillaire.

Dans l 'écureuil, le crochet lacrymal appartient à l’os de ce nom ; [mais il est doublé par un crochet semblable du jugal.] 11 n’y a pas d’espace membraneux entre ce lacrymal et le maxillaire. Les productions du palatin dans les ailes ptérygoïdes sont plus courtes. [I)u reste les rapports des os sont fort semblables à ceux de la marmotte.]

Dans le castor , l’apophyse post-orbitaire du jugal est grande et obtuse, et toute cette partie de l’os très-large. Il occupe la plus grande partie de l’arcade. Les deux nasaux sont plus larges dans leur milieu : les inter-maxillaires et les maxillaires viennent toucher les frontaux. Les lacrymaux sont petits, surtout par leur partie hors de l’orbite, à laquelle viennent toucher les jugaux. [La partie voûtée du maxillaire est fort étendue, et bien circonscrite dans les adultes, en dehors par la crête qui continue lebord inférieur de l’arcade, et en dedans par une autre crête qui naît près du trou sous-orbitaire et remonte sur la joue à la rencontre de la première.] Le palatin prend dans le palais un espace triangulaire jusque vis-à-vis la seconde molaire. Il se termine en arrière entre les deux ailes plérygoïdcs. L’apophyse ptérygoïde externe est médiocre en longueur, presque rectangulaire, et est percée à sa base du canal vidien. Elle s’articule largement avec la partie postérieure du maxillaire, de manière à exclure le palatin de l’orbite et de la tempe. L’apophyse ptérygoïde interne est en forme de crochet, dont la pointe vient toucher celle de la caisse.

Dans les oryctéres , le jugal commence au quart seulement de l’arcade, et demeure par conséquent très-éloigné du lacrymal. Les os du nez ne font guère que moitié de la largeur du museau. Le maxillaire y occupe bien moins d’espace; [c’est l’inter-maxillaire qui le forme presque en entier. Ceux-ci remontent sur le front plus haut que les os du nez, ce qui est le contraire du castor. La concavité du maxillaire sous la base de l’arcade est réduite à une petite dépression ovale: mais son

apophyse zygomatique est très-longue. C’est cet os et le frontal auquel il s’unit par une longue suture qui constituent à peu près seuls les parois osseuses de l’orbite. ] ,!e ne puis voir de suture lacrymale, quoique le canal de ce nom soit trèsvisible. [Les palatins qui naissent par une pointe aiguë entre les arcades dentaires s’élargissent en arrière decellcs-ci; leurarticulationavec le maxillaire y est interrompue ‘en un point, par celle de l’aile ptérygoïde du sphénoïde avec le même os, mais il n’est pas recouvert entièrement par celleci en dehors, comme dans le castor. ] L’apophyse ptérygoïde externe n’a ni crête ni angle saillant. L’interne est comme au caslor.

Dans l 'ondatra et les rats d’eau, [les os du nez, pointus à leur sommet, s’élargissent en une sorte de ventre à leur extrémité. Les întrer- maxillaires prennent moins du museau que les précédents: la voûte oblique à la racine de l’arcade existe, mais elle est isolée de la joue en haut par le prolongement vertical du trou sous-orbitaire. L’apophyse malaire du maxillaire se prolonge au-dessous du jugal, presque jusqu’à celle du temporal, de sorte que ce jugal n’est libre à son bord inférieur que dans un espace fort petit. ] II est loin de remonter jusqu’au lacrymal. Celui-ci ne parait point hors de l’orlnte ; il est caché dans le canal sous-orbitaire. [Le palatin pénètre dans le palais jusqu’à la première molaire. ] 11 ne parait pas dans l’orbite ni dans la tempe; le maxillaire s’y unit aux deux sphénoïdes et au frontal jusqu’au lacrymal. Les deux ailes plérygoïdes sont très-prononcées et égales; les internes vont s’articuler aux caisses. Les externes y atteignent aussi, [et par leur bord antérieur elles s’unissent avec le maxillaire. Cette union est peut-être plus étendue encore que dans le castor, et ne laisse rien voir du palatin en dehors.

Dans les rats proprement dits , les os du nez vont aussi en s’élargissant ou en se renflant par le bout, suivant les espèces ; les inter-maxillaires s’unissent au frontal par une suture à dentelures extrêmement fines et nombreuses ; ils ne forment guère que la moitié du museau, en y comprenant la voûte de la racine de l’arcade, qui est ici dirigée beaucoup plus en dehors, et séparée du reste de la joue par un profond sillon. En avant de ce sillon, le maxillaire est creusé en forme de poche. Son apophyse zygomatique est très-longue; l’os jugal court et grêle; le lacrymal est tout entier dans l’orbite : on ne voit de lui, au point de réunion du frontal et du maxillaire sur le bord de l’orbite, qu’un crochet saillant en dedans de ce bord. Le palatin fait la moitié de l’espace entre les trous incisifs et le bord postérieur du palais, et ses ailes plérygoïdes se prolongent aussi beaucoup entre celles du sphénoïde; mais l’aile ptérygoïde externe de ce dernier le recouvre entière-

ment en dehors, pour yenir rejoindre le maxillaire comme dans l’ondatra. Cependant il se montre au plancher de l’orbite dans une échancrure du niaxillaire. ] Les pointes dos apophyses ptérygoïdes internes n’arrivent pas jusqu’aux caisses. II y a entre les deux ailes plérygoïdcs un espace membraneux.

[Dans les gerbilles , les os du nez et les intermaxillaires se prolongent en avant un peu au delà des incisives : la suture de l’inler-maxillairc avec le frontal est aussi en dentelures rayonnées : le niaxillaire s’élargit eu une lame très-mince sur le bord antérieur de l’orbite : et cette lame se continue avec celle que donne en ce point le lacrymal ; le jugal est très-grêle. Le palatin s’avance dans le palais jusqu’au milieu de la première molaire, en arrière il ne parait pas dans l’orbite, l’articulation de 1 aile ptérygoïde externe du sphénoïde avec le maxillaire le recouvrant en dehors comme dans les précédents. L’apophyse ptérygoïde interne touche à la caisse.

Dans les hamsters, les os de la face sont fort semblables à ceux des rats proprement dits.

Les loirs et les lérots ont de même que les gerbilles le bout du museau saillant au delà des incisives. L’inter-maxillaire prend une grande partie du museau d’on résulte une branche montante courte : la surface élargie de la racine de l’arcade est dirigée plus en avant. Dans le lérot, le maxillaire donne au bas du trou sous-orbitaire un petit tubercule saillant qu’on ne voit pas dans le loir. Tous les deux ont un espace membraneux dans chacun de leurs palatins; mais surtout cet os reprend sa place entre le maxillaire et le sphénoïde sur le côté externe de l’aile ptérygoïde; de sorte que le dernier ne touche au maxillaire que par sa pointe à peu près comme dans l’oryctère.]

Dans le spalax, les os du nez se soudent de bonne heure l’un à l’autre sur une partie de leur longueur. Ils s’élargissent par en bas, et sont au total plus larges qu’aux oryctères. La branche du maxillaire qui entoure le trou sous-orbitaire est large et mince, [et la suture de cet os avec le frontal sur le front fait unângle presque droit, ayeclaligne 'l’union du frontal et del’intcr-maxillaire.Le jugal est très-grêle, et ne concourt en rien au cadre de 1 anneau sous-orbitaire. ] Les apophyses ptérygoï- 'les externes couvrent presque le trou ovale.

Dans le rhizontys de Sumatra, la suture froritowaxdlaire continue la ligne d’union du frontal avec les autres os de la face, et elle est bien plus uourte que dans le précédent. Les os du nez sont encore distincts, et les frontaux déjà soudés : ces os du nez sont en triangle. Le lacrymal est tout entier dans l’orbite ; le jugal, large, occupe le '“dieu de l’arcade; le palatin est petit, triangu- .ure dans le palais; on ne le voit pas dansj’or- " e a cause de l’union de l’aile du sphénoïde avec

le maxillaire, aussi étendue que dans l’ondatra. L’apophyse ptérygoïde interne se prolonge en un long crochet.

Dans les gerboises proprement dites et dans Valactaga, le jugal remonte à angle droit le long du bord postérieur du grand anneau pré-orbitaire jusqu’au lacrymal auquel il s’unit. Dans le gerboa, celte partie est élargie en lame; c’est une simple lige dans Valactaga. Le maxillaire prend, au-dessus du trou sous-orbitaire, la forme d’un grand anneau que l’on pourrait prendre pour un orbite. Le lacrymal forme, au sommet de cet anneau, un cochet dilaté. Les os du nez couvrent tout le museau en dessus et se replient un peu chacun en tube à leur extrémité. La branche montante des inter-maxillaires est fort rétrécie à sou origine entre le nasal et le maxillaire, puis elle s’épanouit à sa terminaison près du frontal , avec lequel elle s’unit à la hauteur des os du nez par une suture finement dentelée.

Dans le pœphagomys , le jugal est large; il donne une apophyse post-orbitaire et ne remonte pas le long de l’anneau pré-orbitaire. La face de cet animal offre une singularité remarquable. Un tube cylindrique, courbé en arc, et qui loge l’incisive, traverse le grand anneau, et vient s’appliquerau bas de l’orbite contre l’arcade dentaire. Dans ce genre, comme dans les précédents, le maxillaire touche au sphénoïde.

Dans F hélamys, le jugal, plus large, remonte à un peu plus de moitié de l’anneau. Le reste est complélé par le lacrymal et même par le frontal.] Le lacrymal ne fait point de crochet. Après s’être montré eu dehors sur l’anneau , il occupe un assez grand espace dans l’orbite; mais l’entrée du canal est cachée dans la voûte de l’arc sous-orbitaire. Les os du nez sont singulièrement robustes. [La branche montante de l’iulcr-maxillaire est, au contraire, très-étroite, même à son uuionavec le frontal. L’anneau pré-orbitaire est très-grand, et l’apophyse malaire du maxillaire naît tout proche de la suture inter-maxillaire, à quelques lignes en arrière des incisives. Le palatin s’interpose, dans l’aile ptérygoïde , sous la forme d’une véritable rondelle, entre le sphénoïde et le maxillaire. ]

Dans les échimtjs , le jugal est très-long et assez large. Le lacrymal est petit et a un pelit crochet. [Le maxillaire donne en dessous, en avant des malaires , une petite fossette et une apophyse malaire à bord large et aplati. L’are osseux de l’anneau pré-orbitaire est simple , et non doublé en arrière par une apophyse montante du jugal, comme dans les gerboises, ou par cette apophyse montante et le lacrymal, comme dans l’hélamys et la viscache. Le palatin est fort échancré en arrière ; mais il remonte dans l’orbite , et paraît dans l’aile ptérygoïde entre le sphénoïde et le

OSTÉOLOGIE DE LA. TÈTE

maxillaire.] Les ailes ptérygoïdes externes ne traversent pas sous le trou ovale.

[Le capramys ressemble beaucoup au precedent; mais il a le jugal plus large et presque rhomboïdal, et le sphénoïde postérieur vient toucher le maxillaire au-dessus de l’union de cet os avec la portion ptérygoïdienue du palatin.

Dans 1 K porc-épic commun, les os du nez sont grands et larges, et leur suture avec le frontal remonte beaucoup plus haut que celle des intermaxillaires. Ceux-ci ont une branche montante bien moins étroite que les précédents. Le maxillaire offre un anneau pré-orbitaire plus large que haut, et dont l'are inférieur et horizontal est beaucoup plus grêle que le vertical ou postérieur. ] Les lacrymaux ont une petite portion en dehors de l’orbite avec un petit crochet, et une autre portion en dedans assez petite aussi. Le jugal est médiocre, plus large en avant qu’en arrière. Le palatin estfort échancré, etn’avance dans l’orbite que par une languette pointue; [ mais il sépare complètement le sphénoïde du maxillaire.] Les apophyses ptérygoïdes internes se terminent en forme de crochet , dont la pointe vient s’articuler avec celle de la caisse. Les externes ne forment qu’une barre transverse dans la composition de laquelle le palatin entre pour quelque chose.

Dans le coendou, les os du nez sont courts et aplatis à leur partie antérieure, [l’emarquablement larges et remontant très-haut. L’anneau pré-orbitaire est plus haut que large. L’apophyse ptérygoïde interne touche à la caisse.

Dans Vurson , l’anneau est plus grand que dans les précédents ; ses deux arcs sont d’égale force; les os du nez courts, d’un tiers moins larges que ceux du coendou, et plats. Dans les deux genres, le lacrymal paraît uni de fort bonne heure avec le maxillaire et le fronlal. La suture inter-maxillaire est droite et presque verticale.

Dans le couia, les os du nez sont larges, allongés ; ils ne remontent pas plus haut que les intermaxillaires. La suture de ceux-ci, avec les maxillaires, est en arc très-arrondi, concave en arrière. Le maxillaire a le bord inférieur de son apophyse malaire très-aplati. L’anneau pré-orbitaire est grand. Le palatin louche bien au maxillaire en arrière; mais au-dessus de lui le sphénoïde vient aussi s’y joindre, comme dans l’oryctcrc et d’autres genres. ]

Dans l'agouti, le lacrymal, qui est plus grand que dans les genres voisins, contribue à entourer le trou sous-orbitaire dans le haut, en sorte que l’anneau formé autour de ce trou parle maxillaire n’est pas complet; [nous en trouverons encore quelques exemples plus loin. Ce lacrymal descend fort près du jugal sans le loucher. Ce dernier os est assez petit. X, 'anneau pré-orbilairc est plus

large que haut; et il y a en dedans de lui, sur la joue, au-dessus de la naissance de l’apophyse malaire, un long sinus ovale où aboutit en avant et en arrière un canal arrondi, ] En dessous , le palatin s’avance en pointe jusque vis-à-vis la première molaire. [ Il pénètre dans l’orbite par une languette qui sépare le sphénoïde du maxillaire.] Les ailes ptérygoïdes internes touchent aux caisses par un large crochet. Les externes forment une lame à laquelle le palatin contribue. Il y a un espace membraneux de chaque côté , sur la base de la jonction du palatin et de l’aile ptérygoïde interne.

Dans le paca, la partie maxillaire de l’arcade recèle en dessous un énorme sinus, qui est beaucoup moins profond dans les très-jeunes sujets que dans les adultes. [Ce renflement , qui remplit une partie de l’anneau pré-orbitaire, donne à celui-ci une forme très-allongée transversalement; et c’est vers l’angle interne qu’est creusé un assez long sillon ou demi-canal , qui est véritablement sous-orbitaire. Le lacrymal n’entre que dans le bord postérieur de sa voûte. Le jugal est beaucoup plus haut que large.] Le palatin avance en dessous jusqu’à la première molaire. Dans l’orbite, il est presque caché par la saillie du maxillaire, [mais il s’interpose entre celui-ci et le sphénoïde, au bord postérieur de l'arcade dentaire. ]

Dans les cochons d’Inde, le lacrymal est grand, mais il ne forme pas tout à fait la racine supérieure de l’anneau pré-orbitaire, et le maxillaire ne s’y interrompt point, Cet anneau est de beaucoup plus large que haut. On y remorque à la fois et le sillon du paca et la fosse de l’agouti ; mais celle-ci est située plus haut, et comme dans les rats. [La branche montante du maxillaire est longue et étroite. Les os du nez sont plus larges en avant qu’en arrière. ] Le jugal commence seulement vers le milieu de l’arcade. Le palatin, qui en haut ne pénètre ni dans l’orbite ni dans la tempe , ne va en dessous que jusqu’à l’intervalle de la sccondeet delà troisième molaire. [Le sphénoïde toucheau-dessus de lui au maxillaire, mais seulement par son extrême pointe, le temporal arrivant très-près de cette articulation, comme nous t’avons dit aux os du crâne.

Dans les kerodons, une peliLe pointe du frontal s’engage en haut entre les os du nez et les intermaxillaires, dont la branche montante est trèslongue, et, de plus, fort étroite à son origine dans l’espèce du Brésil. Dans ce dernier, l’anneau pré-orbitaire est en ovale allongé transversalement, mais entièrement dans le maxillaire, comme au cochon d’Inde; tandis que dans le kirodon de Patagonie le lacrymal forme presque à lui seul tout l’arc vertical de cet anneau. Aussi cet os estil fort grand. En arrière, le maxillaire vient toucher de sa pointe une longue pointe du temporal

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE 1IES MAMMIFÈRES

en dehors du palatin ; mais celui-ci s’engage entre le sphénoïde et le maxillaire , et remonte dans le fond de l’orbite, d’abord entre le maxillaire eL l’aile orbitaire du sphénoïde , puis entre le frontal et le maxillaire, et vient enfin s'articuler avec le lacrymal. Dans le palais il est très-profondément échancré.]

Dans le cabiai , le. jugal est encore plus court qu’au cochon d’Inde. [Le lacrymal se montre largement à la racine de l’are vertical de l’anneau pré-orbitaire, mais il ne contribue pas à former celui-ci. Lesos du nez sont très-grands, rectangulaires. La branche montante de l’inter -maxillaire, au contraire, est extrêmement étroite, et ne touche que par sa pointe à une pointe du frontal. L’arc inferieur horizontal de l’anneau est large et aplati, avec une petite fossette à sa base. De même que dans les kérodons , le maxillaire s’articule en arrière avec le temporal , près de la facette glénoïde et en dehors du palatin; mais ce qui distingue le cabiai de ceux-ci , c’est que cette articulation est bien plus étendue, et qu’on ne voit pas en dedans la longue apophyse ptérygoïde et la portion du palatin que nous avons décrite. ] L’aile ptérygoïde externe se trouve effacée. Les apophyses ptérygoïdes internes se terminent par une lame arrondie , qui est bien éloignée de pouvoir toucher aux caisses. [Le palatin avance dans le palais jusqu’à la troisième molaire, et s’interpose en arrière entre le maxillaire et le sphénoïde.

Dans la viscachc et le chinchilla , les os du nez sont ovalaires, allongés; les branches montantes des inter-maxillaires, très-étroites à leur origine, s’élargissent près du frontal comme dans les gerboises. Le maxillaire forme en entier dans tous lts deux l’anneau pré-orbitaire, mais dans la viscache l’arc vertical est doublé en arrière comme dans Thélamys, par une branche montante du jugal, parle lacrymal et par une pointe du frontal. On voit aussi en dedans et en bas de l’anneau un profond sillon presque complètement séparé de celui-ci par une lame verticale comme dans l’alactaga. Dans le chinchilla, le jugal ne remonte pas jusqu’au lacrymal, et on ne voit en dedans de l’anneau qu’un sillon très-superficiel , et sans lame verticale de séparation. Dans les deux espèces, le palalin est très-profondément cchanerc ; >1 s’articule avec le maxillaire , excepté en dehors °ù une pointe du sphénoïde postérieur vient tonner ce dernier; puis, à cause de l’absence de toute la paroi externe de la fosse ptérygoïde , on

(r) [M. Meckel, après l’avoir observé au Muséum de Paris, l’a trouvé également sur les tètes de sa collection, et il le regax'de comme représentant la branche montante de l’os inter-maxillaire; mais il y a plusieurs raisons de douter de cette détermination. Plusieurs animaux

voit le palatin occuper dans le fond de l’orhite un espace assez grand, entre l’aile orbitaire et le maxillaire; mais cependant il ne remonte pas, comme dans le kérodon, entre celui-ci et le frontal pour aller joindre le lacrymal. L’apophyse ptérygoïde interne s’unit largement à la caisse.]

e. Edentés.

La face des paresseux est très-courte supérieurement à proportion du crâne; les os maxillaires s’étendent à la face interne des Orbites.

Dans l'unau, les os propres du nez forment une surface presque aussi large que longue, [mais de plus il y a entre eux à leur extrémité antérieure un petit os en losange, libre par deux de ses côtés, et pour lequel ils offrent chacun une échancrure. Cet os que l’on pourrait appeler un internasal demeure longtemps distinct. Il existe dans le plus grand nombre de nos têtes. Dans celles où la suture a disparu en dessus , on en voit encore les traces en dessous (1) ]. Les maxillaires sont renflés en avant pour l’alvéole de la canine. De petits inter -maxillaires sans dents n’ont que les (deux branches horizontales, et ne remontent point sur les côtés du nez ; ils se soudent promptement aux maxillaires. Le lacrymal est petit , sur le bord même de l’orbite. Le jugal y louche par le haut de sa base. [Il touche aussi par un tout petit point au frontal en cet endroit, ce que nous n’avions point encore vu, et après s’être courbé pour former le rebord inférieur de l’orbite, il se continue en bas en une large apophyse triangulaire. Il se termine en haut et en arrière par une autre apophyse plus mince, et pointue, qui n’atteint pas jusqu’au temporal.] Les palatins ne s’avancent guère qu’entre les doux dents pénultièmes. Ils occupent peu de place dans le fond de l’orbite, ils forment à peu près un tiers de l’aile ptérygoïde, [où ils sout creusés d’un grand sinus, qui communique par un large trou avec les sinus sphénoïdaux.] Le reste de l’aile est formé d’une apophyse arliculée longtemps sur le sphénoïde, et qui va presque atteindre la caisse. Cette apophyse, ou ce ptérygoïdien, est renflée, et contient intérieurement des cellules qui communiquentavec lessinus sphénoïdaux, et pareux avec les arrière-narines.

Dans l’aï, les os du nez sont encore plus courts à proportion de leur largeur ; les maxillaires ne se renflent pas , attendu que les canines demeurent toujours plus petites que les molaires : les

mauqueut de la branche montante, et n’ont pas cet internasal i et surtout lorsque cette branche montante existe, ce n’est jamais entre les os du nez qu’elle va se placer, mais en dehors de ceux-ci, entre le nasal et le maxillaire.]

inter-maxillaires ont leur branche antérieure plus petite , et ne se soucient pas même quand tous les autres os le sont : ils tombent aisément dans les squelettes. [L’os lacrymal est petit et fortement embrassé en bas par le jugal, c[ui s’articule ensuite avec le frontal derrière lui.] Le jugal se porte en arrière plus loin qu’il ne faudrait pour atteindre à l’apophyse zygomatique du temporal; mais il se dirige plus bas qu’elle et ne la touche pas. Les apophyses ptérygoïdes sont plus saillantes, plus minces que dans l’unau, et ne contiennent point de cellules.

Dans l’a» à collier, les os du nez remontent en pointe entre les frontaux. Le palatin n’occupe qu’une languette étroite dans le fond de l’orbite, et ne contribue que très-peu aux ailes plérygoïdes. Les apophyses ptérygoïdes, ou les os ptérygoïdes, contiennent des cellules qui communiquent avec la région intermédiaire par un large trou , d’où un large sillon marche le long de leur face interne pour aller gagner un trou du palatin qui aboutit lui-même dans le sinus du sphénoïde antérieur.

Dans les édentés à long museau, la face est de forme conique ; les os maxillaires ne s’étendent point jusqu aux orbites. L’os lacrymal, étant trèsgrand , les en sépare, et l’os palatin, qui est trèslong, forme seul le bas de la paroi interne de cette fosse.

Dans les tatous, eu général , il y a dans les cartilages des narines deux petits arcs osseux qui occupent le bord externe de ces cavités et aident à soutenir le boutoir, lorsque l’animal creuse, comme les os en forme de tubercule qui sont dans les phacochærcs. Les os du nez avancent au delà du bord des inter-maxillaires , de sorte que ceuxci montent plus ou mois obliquement en avant. Le jugal s’uuit au temporal ; le palatin n’atteint pas le frontal. En dessous, les palatins prolongent la voûte du palais plus ou moins en arrière. Les apophyses ptérygoïdes internes , les seules qui existent, sont minces, et distinctes du corps du sphénoïde.

Dans Vencoubert, l’inter-maxillaire , prenant plus d’espace sur les côtés du museau que dans les autres espèces, s’unit au maxillaire par une suture verticale. [Celui-ci donne une très-longue apophyse malaire. Le jugal est court et presque droit.] Le palatin a son bord postérieur celiancré. 11 monte dans l’orbite jusqu’au sphénoïde antérieur j le maxillaire s’y étend aussi jusqu’au frontal. Le lacrymal est petit, placé sur la base antérieure de l’arcade , entre le frontal et le maxillaire (1), et se soude si vite au frontal que sa suture disparaît bien avant toutes les autres. Les

apophyses ptérygoïdes sont verticales et terminées en crochet.

Dans le cabassou, la suture inter-maxillaire est oblique et l’inter-maxillaire peu étendu, comme dans le reste du genre. Loin qu’une pointe du frontal avance entre les bases des os du nez, ceux-ci échancrent le frontal en demi-cercle. Le palatin n’est point échancré, il occupe p|us d’espace en arrière [et moins dans l’orbite. L’apophyse 'malaire du maxillaire est très -courte, et le jugal s’unit au lacrymal, qui est grand.] L’apophyse ptérygoïde est très-petite, en forme de crochet, et promptement soudée avec le corps du sphénoïde.

Les tatous cachicames ont un lacrymal encore plus grand que le précédent, qui occupe sur la joue un espace triangulaire et auquel vient toucher un jugal comprimé et élevé qui se joint à 1 apophyse du temporal par* une suture presque verticale. Leurs palatins s’engagent par leur bord postérieur entre les deux os ptérygoïdes; et par une de ces exceptions qui viennent toujours détruire les règles en apparence les mieux constatées, leur os maxillaire finit en arrière après avoir donné la base de l’arcade, et l’ethmoïde occupe dans le fond de l’orbite un grand espace qui est ordinairement occupé par le palatin. Les apophyses ptérygoïdes sont pliées de manière que la partie contiguë aux palatins est dans le même plan que ceux-ci, et que le corps de l’apophyse est aplati contre le sphénoïde.

Dans le tatou géant, le lacrymal est fort grand, aussi longtemps distinct que les autres os, et descend assez bas dans l’orbite. [11 s’articule avec le jugal qui est en arc de cercle, et qui s’unit à l’apophyse du temporal par une suture horizontale.] Le palatin occupe dans le palais un espace égal à celui du maxillaire, il est coupé carrément en arrière. Les apophyses ptérygoïdes sont verticales et en crochets.

Dans l 'oryctérope, les inter-maxillaires, quoique sans dents, sont assez grands : ils montent par une suture verticale au cinquième inférieur des os du nez; ceux-ci avancent bien moins que le bord des inter-maxillaires, et sont éehancrés dans le as. Ils s’élargissent beaucoup dans le haut, mais sans atteindre les lacrymaux, parce que les frontaux descendent fort en avant des orbites. Le lacrymal occupe assez de place sur la joue; le jugal est large à sa base, où il termine la joue et s’articule largement avec le lacrymal. Son union avec l’apophyse du temporal se fait au milieu de l’arcade. Les palatins occupent en arrière un espace carré, qui fait à peu près le quart de la voûte palatine, et va jusque vis-à-vis l’an té-pénultième rno-

(i) [C est par erreur que dans les Ossements fossiles , place entre le frontal, le maxillaire et le jugal. La figure

i. V, première partie, p. îft'i, il est dit que cet os est montre combien le jugal eu est éloigné.]

ARTICLE DEUXIÈME. — TÈTE DES MAMMIFÈRES

laire. Le bord postérieur du palais est voisin des dernières molaires, et renflé en bourrelet comme dans le sarigue. Le palatin forme encore longtemps une simple crête verticale avant de joindre l’apophyse ptérygoïde, qui elle-même est aussi en crête verticale et a sa pointe en crochet. Elle reste longtemps un os distinct. Dans l’orbite, le palatin va atteindre le lacrymal au bord du canal sous-orbitaire. Sa suture avec le frontal, qui est très-longue, et; avec les deux sphénoïdes, descend ensuite obliquement. [L’os ptérygoïdien se montre un peu au bas de la fosse orbito-lemporalc entre le palatin et les ailes des deux sphénoïdes.]

Dans les pangolins, les os du nez sont échancrés à leur bord inférieur, et entrent par le haut, dans une échancrure commune des os du front. L’articulation de ceux-ci avec les maxillaires descend obliquement jusqu’à l’orbite, et se continue dans la même direction avec le palatin. L’os maxillaire n’entre pas dans l’orbite; il finit au moment où il donne son apophyse zygomatique qui est courte et pointue; le palatin garnit même un peu la base de cette apophyse. 11 n’y pas d’os jugal, et les deux apophyses zygomatiques ne se joignent que par un ligament. 11 n’y a pas non plus d’os lacrymal, ou s’il y en a un, il est extrêmement petit et caché dans le trou de ce nom. Les inter-maxillaires sont assez étroits, et montent obliquement jusqu’à moitié de la hauteur des os du nez. 11 u’y a pas de dents, mais le maxillaire et le palatin sont renflés le long de leurs côtés, en sorte que le milieu du palais forme un long demi-canal. Les palatins finissent obliquement vis-à-vis la facette glénoïde, et sont continués de là par une aile ptérygoïde du sphénoïde, terminée en un long crochet en dedans du côté interne de la caisse. Il n’y a point d’apophyse ptérygoïde externe; l’interne ne se sépare pas du sphénoïde.

Dans le tamandua, les os inter-maxillaires sont très-minces; leur suture est verticale, et à une ligne du bout du museau. Les os propres du nez sont fort étroits; le frontal s’avance un peu pour les atteindre entre les maxillaires. Ceux-ci finissent à la base de l’arcade, à laquelle ils ne donnent qu’une très-courte apophyse zygomatique qui porte un os jugal, mais trop court pour qu’il atteigne l’apophyse zygomatique du temporal. L’angle de l’orbite est occupé par un grand os lacrymal anguleux, percé de deux trous. Ce que cette tète a de plus extraordinaire, c’est que les palatins se rejoignent l'un à l’autre en dessous sur toute leur longueur, et que leur bord postérieur s’unit en arrière aux apophyses pterygoïdes internes, lesquelles s’unissent aussi l’une à l’autre en dessous, et continuent ainsi le tube osseux des narines, comme nous l’avons dit. Le palatin s’articule dans la tempe et l’orbite avec le lacrymal et le frontal, par une longue suture hori-

zonfale, et avec les deux sphénoïdes. La partie des apophyses ptérygoïdes qui est contiguë à la caisse est renflée, et contient une cellule arrondie et fort grande qui communique avec la caisse par une grande ouverture. En avant de cette cellule, il y en a de chaque côte une autre très grande, commune à l’aile ptérygoïde et au palatin, où elle s’étend jusqu’à son rétrécissement, et qui communique avec le tube des narines par un trou percé au bord antérieur de 1 aile.

La prolongation presque monstrueuse du museau du tamanoir est due aux os du nez et aux maxillaires qui forment ensemble un long tube presque cylindrique; les inter-maxillaires sont fort petits. Le lacrymal de chaque côté est grand, et du double plus long que haut, ce qui n’est pas dans le tamandua. Le maxillaire finit sous le devant de ce lacrymal, et est percé à cet endroit, près de son boni, d’un canal sous-orbitaire court. Un petit os jugal s’unit près de ce canal au maxillaire et au lacrymal. Le palatin occupe dans le palais environ Je quart de la longueur du museau. Il se prolonge ensuite en arrière des lacrymaux en continuant le tube des narines, qui est terminé ensuite, comme dans le tamandua, par desapophyses ptérygoïdes qui se rejoignent en dessous. Elles contiennent aussi chacune une cellule globuleuse eu communication avec la caisse, mais elles n’ont pas celle qui est au-devant dans le tamandua.

Dans le fourmilier didaclyle , l’étroitesse et la brièveté du museau rapprochent les lacrymaux des os du nez. Il y a un petit jugal. Les palatins ne se referment en dessous que sur deux tiers de leur longueur, et là finit le tube osseux des lia rines. Les apophyses ptérygoïdes lie se renferment pas en dessous , et ne se montrent même que comme deux longues arêtes parallèles et peu saillantes.

f. Pachydermes.

La face de l'éléphant a les plus grands rapports avec celle des rongeurs. La grandeur des os intermaxillaires, la position des maxillaires, celle de l’os de la pommette et ses connexions sont les mêmes. Seulement, la hauteur des alvéoles des défenses a repoussé le nez vers le haut, et en a raccourci les os; ce qui change tout a fait la physionomie de celle tête. Les deux énormes alvéoles des défenses restent séparées par un espace enfoncé; les os dtrnez, plus larges que longs, forment en commun, au-dessus île l’ouverture des narines, une protubérance mamillaire. Une voûte arrondie sépare les alvéoles des défenses de ceux des molaires. Les os inter-maxillaires remontent de chaque côté du nez jusqu’au côté de la racine du nasal, et ayant eux-mêmes en dehors la partie descendante des frontaux qui vient border l’orbite en

avant. Le maxillaire s’élève en pointe de manière à toucher aussi un peu cette partie du frontal. La suture qui sépare l’inter-maxillairc du maxillaire descend obliquement le Ion;; du côté externe de l’alvéole, tourne ensuite son bord postérieur, et remonte dans l’épaisseur du Irou incisif, en sorte que ce trou appartient aux deux os, et que l’on ne voit que du maxillaire à la face postérieure de l’alvéole de la défense, et dans toute cette voûte qui le sépare des molaires. Cependant la défense même est tout entière dans l’intex-maxillaire. Le lacrymal est plus bas que les narines, petit, long et étroit; dirigé horizontalement entre le frontal et le maxillaire, au bord interne de l’orbite, et il ne touche pas à l’inter-maxillaire ni au jugal. Celui-ci ne commence que vers le bord externe de l'orbite. Il s’unit ensuite par une longue suture presque horizontale sous l’apophyse zygomatique du temporal, allant aussi en arrière qu’elle, en sorte qu’il règne jusque sous l’oreille. Le palatin avance jusqu’au milieu île l’espace occupé par les molaires; l’échancrure palatine eu prend un cinquième. Les ailes ptérygoïdes au lieu de s’étendre en longueur montent presque verticalement, de sorte qu’immédiatement derrière les molaires le palatin est comme enveloppé parla partie ptérygoidienne du sphénoïde qui se. contourne en surface conique de manière à embrasser une partie du maxillaire. Elle remonte ainsi obliquement en avant pour se continuer avec la crête du frontal qui sépare l’orbite de la tempe. Il arrive de là que le palatin no peut, se montrer ni dans la tempe, ni dans l’orbite , et qu’il reste excessivement éloigné du lacrymal. Dans les arrière-narines, il monte comme à l'ordinaire, mais par une languette fort étroite. La pointe de celle portion de cône renversé qui tient lieu d’aile sphénoïdale est occupée par une lame qui reste longtemps séparée, et qui est l’apophyse ptérygoïde interne. La partie supérieure ou la base de ce cône est complétée en arrière , au côté interne de la facette glénoïde, par la caisse.

Dans T hippopotame, les os du nez sont droits, très-allongés , d’abord élroits ; ils s’élargissent beaucoup à leur extrémilé supérieure, et sont embrassés au-dessous de cet élargissement par les lacrymaux. Les inter-maxillaires remontent obliquement jusqu’au quart de la longueur des nasaux. En dessous, leur suture rentre en angle aigu entre les canines jusqu’au quart de la longueur du palais : ils ne se touchent pas jusqu’au bord des narines, mais il y a là une forte échancrure entre eux. [Ils se renflent en avant en une énorme tubérosité d’où sortent deux incisives; et le maxillaire de son côlé se prolonge en avant et en dehors en une longue et forte apophyse qui contient la canine. [11 11e forme point de plancher sous l’orbite. Le lacrymal est singulier; sur la joue il

forme une languette oblique plus large vers lé bas; la partie étroite contourne le bord de l’orbite, où elle a une échancrure, elle forme en dedans de cette cavité une autre languette qui se continue fort avant en passant sur t’ouverlure postérieure du canal sous-orbitaire, où elle se termine par un sinus renflé et à cloisons minces. [Le rétrécissement du lacrymal sur le bord de l’orbite est quelquefois porté si lùin que le jugal se rapproche en ce point du frontal presque île manière à le toucher.] Le jugal avance beaucoup sur la joue, plus bas même que le lacrymal au côté duquel il s’articule. Le palais et les mâchelières sc continuent jusque vis-à-vis le milieu de l'arcade zygomatique. Le palatin y entre par un angle aigu, qui occupe le quart de la longueur jusque vis-à-vis Tanté-pénuUièmc molaire. Ses prolongements ptérygoïdes font la plus grande partie de 1 aile de ce nom, dont la base seulementest formée par le sphénoïde, et dont la pointe est prolongée par une petite apophyse iuterne distincte du corps de l’os. Le palatin sépare le sphénoïde du maxillaire, remonte dans l’orbite et s’y porte en avant par une petite languette jusqu’au lacrymal.

Dans les cochons, les nasaux occupent le dessus du museau; ils sont, droits, leur base. est un peu élargie ; l’autre cxtrémiLé s’avance en pointe au-dessus de l’ouverture nasale. Les inter-maxillaires remontent un peu obliquement jusqu’au tiers supérieur île la longueur des nasaux. Dans le labiroussa, ils vont, jusqu’aux trois quarts. Le lacrymal occupe sur la joue un assez grand espace rhomboïdal. Dans l’orbite même, il descend jusqu’au bord supérieur de la voûte du canal sousorbitaire. Il y a au bas de la face orbitaire de cet os un creux profond et sans issue dont j’ignore l’usage. Le jugal s’articule à tou te la largeur du lacrymal ; il est élevé, et après avoir donné l’apophvse post -orbitaire, sa suture avec le temporal descend d’abord et devient ensuite horizontale; [en dedans, une partie de sa surface est recouverte par l’union de l’apophyse zygomatique du temporal avec celle du maxillaire.] Le palais se prolonge un peu derrière la naissance des arcades ; le palatin ne s’y avance que jusqu’au devant de la dernière molaire. Il se prolonge un peu de chaque côlé où il se termine en tonne de tubercule entre les deux ailes ptérygoïdes. Il remonte dans l’orbite, n’y montrant qu’une languette peu large, qui s’enfonce en avant dans la paroi interne du canal sous-orbitaire. Les apophyses ptérygoïdes internés sonL distinctes du corps de l’os, hautes et étroites, et terminées en crochet. Les externes les égalent au moins, font comme toujours corps avec l’os, et se terminent aussi en cochet.

Dans le sanglier à masque, il y a une grosse apophyse élevée au-dessus de l’alvéole de la canine, et remontant obliquement de manière à laisser uu

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

canal entre elle et le maxillaire. Elle se termine par un gros tubercule raboteux, et l’os du nez a vis-à-vis un tubercule semblable. C’est à ces deux proéminences qu’adhère le gros mamelon qui donne à cet animal une figure si hideuse. [ Cette apophyse est déjà assez prononcée dans le sanglier commun.

Dans le babiroussa, les alvéoles des canines se recourbent et viennent s’appliquer aux colés du museau, dont elles sont séparées par un sillon, de manière que ces dents sont dirigées directement en haut.

Dans le pécari, le bord inférieur de l’arcade se continue en une cretc qui vient au-dessus et audevant du trou sous-orbitaire aboutir aux côtés du museau. L’alvéole delà canine forme une saillie médiocre , mais elle offre en avant une sorte de petite fossette verticale où vient s’appuyer la canine inférieure. L’apophyse plérygoïde n’est point terminée en crochet. ]

Les alvéoles des énormes canines des phacochœrcs forment, une saillie conique de chaque côté du museau , lequel est terminé par deux petits os particuliers qui unissent les extrémités des nasaux à celles des inter-maxillaires. [Les lacrymaux, très-allongés, occupent le grand espace qu’il y a entre l’orbite et le sommet des os du nez. Audessous d’eux sont des jugaux très- élevés, trèsobliques en dehors, auxquels est dû l’élargissement de la tête en arrière, et qui ne donnent sous l’apophyse zygomatique dulemporal qu’une branche très-courte. ]

Dans les rhinocéros , les os maxillaires se continuent en avant en une apophyse saillante parallèle aux os du nez et forment au-dessous de ceux-ci leplancherdcs narines. Ils s’avancent sous l’orbite et y donnent un long plancher; [mais leur continuité avec la joue est interrompue par une languette du jugal, qui vient toucher le lacrymal en formant le rebord même de l’orbite. ] Les inter-maxillaires sont très-petits, portés à l’extrémité de l’apophyse antérieure des maxil-

laires; ils n’ont ni apophyse montante, ni apophyse palatine. Dans Vunicorne des Indes, à leur bord supérieur, est une petite apophyse en lame carrée qui s’élève vers le plafond formé par les os du nez. Ceux-ci sont d’une grosseur et d’une épaisseur dont il n’y a nul exemple dans les autres mammifères; ils forment, une voûte qui surplombe sur les os incisifs et qui porte la corne. Lorsqu’il y a deux cornes, celle de derrière est supportée par l’os frontal. Leur face supérieure est grenue dans les adultes , et surtout dans 1 unicorne des Indes et le bicorne du Cap. Us s’unissent aux frontaux par une sulure transverse qui va d un lacrymal à l'autre. Leur suture avec le maxillaire part du même point où la précédente rencontre le lacrymal; elle s’efface de bonne heure. Le la-

crymal avance plus sur la joue dans l'orbite ; il a au bord de cette cavité un crochet, derrière lequel est le trou. Le jugal prend sur les joues où il s’articule avec le lacrymal; il ne va pas jusqu’à moitié de l’arcade. Le palatin s’avance dans le palais jusque vis-à-vis la quatrième molaire, [par une sulure qui est enpoinle dans le licorne du Cap et carrée dans les autres ; il remonte dans la fosse temporo-orbilairc par une languette fort étroite qui sépare le sphénoïde du maxillaire , et se porte ensuite en avant jusqu’au lacrymal.] Les apophyses ptérygoïdes sont courtes dans le sens longitudinal, mais très-hautes dans le vertical , simples et seulement un peu fourchues. Le crochet interne est formé par une petite apophyse plérygoïde distincte de l’os. Le vomer n’est ossifié que dans sa partie la plus reculée; il n’en reste rien dans les quatre cinquièmes de sa longueur, même dans le rhinocéros parfaitement adulte; cette remarque est essentielle pour la comparaison des rhinocéros vivants avec les fossiles.

Dans le daman, les os du nez sont larges, surtout à leur hase, et transversalement convexes; ils se terminent vis-à-vis l’augle des orbites , où ils touchent aux lacrymaux par un point. Les inter-maxillaires, presque carrés sur le côté, remontent au milieu de la longueur des os du nez seulement. Leur suture ne prend pas beaucoup du palais, [mais elle se prolonge en angle aigu en arrière des trous incisifs. L’os maxillaire passe sous l'orbite, de manière à en former le plancher.] Le lacrymal est petit, placé dans l'angle même de l’orbite où il donne une pointe saillante; il s’étend peu au dedans de cette cavité. Le jugal commence près du lacrymal sans le toucher, et semble extérieurement constituer presque toute l'arcade. Son apophyse post-orbitaire est fort marquée. Les palatins vont presque vis-à-vis de la quatrième molaire, prenant environ le tiers du palais. Leur échancrure , en arrière , s’avance jusque vis-à-vis de la pénultième molaire. Audessus de l’aile plérygoïde, le maxillaire, en touchant au sphénoïde, cache le palatin qui reparaît dans l’orbite , et s’y avance horizontalement en une languette peu large, mais très-longue, entre l’aile orbitaire, le frontal et le maxillaire, jusque près du canal sous-orbitaire. [Les apophyses ptérygoïdes du sphénoïde sont complétées en bas par les palatins ; elles forment une lame verticale et placée transversalement, qui vient au-dessus du palatin s’appliquer contre l’extrémité postérieure du maxillaire, mais sans s’y unir par une suture.] Les ailes externes , qui appartiennent au palatin, sont épaisses et courtes, et terminées par un gros crochet; les internes demeurent très-longtemps des os distincts, larges et minces, et terminés aussi en crochets.

Dans le tapir , les os du nez sont courts, poin-

tus, larges à leur base par où ils s’articulent aux frontaux, s'articulant aussi aux maxillaires par une apophyse descendante, mais libres et saillants au-dessus de l’ouverture des narines, [et produisant assez exactement par leur réunion la figure d’un as lie cœur ou de pique. Dans le tapir d’Amérique, les cillés en sont plus droits; dans celui des Andes, la pointe en est beaucoup plus allongée et les ailes plus petites ; dans celui de Sumatra, la pointe est au contraire plus courte, et les ailes plus ouvertes et plus arrondies.] Les intermaxillaires sont soudés de très-bonne heure en un seul os. Ce n’est que dans un tapir naissant, et encore sans aucune dent sortie, que nous avons trouvé la suture qui sépare les inter-maxillaires l’un de l’autre. Leur suture, en dessous, est transverse et en avant des canines: [celle avec les maxillaires est courte et oblique.] Les maxillaires forment un plancher sous l’orbite, [et cette partie de l’os est séparée de celle de la joue, comme dans le rhinocéros, par l’union du jugal avec le lacrymal. Ces os ont aussi une longue apophyse montante qui contribue à former, entre le frontal et le nasal, te fond du sillon au-dessus de l’orbite.] Le lacrymal avance peu sur la joue et médiocrement dans l’orbite ; [il donne un fort crochet sur le bord de eèttc cavité,] Le jugal touche au lacrymal et n’avance pas plus que lui sur la joue. Sa suture avec le temporal est oblique, mais courte. Les palatins pénèLrent jusque derrière la troisième molaire, où ils sont coupés carrément. Dans l’orbite, ils forment une longue et étroite languette horizontale , qui se porte en avant le long du bord postérieur du maxillaire jusque dans le canal sous-orbitaire, au-dessous du frontal et du lacrymal. Leur prolongement plérygoïde est peu considérable. [ L’apophyse plérygoïde externe du sphénoïde est appliquée en dehors du prolongement plérygoïde du palatin, très-près du maxillaire dont la sépare une étroite languette de ce palatin.] L’apophyse interne, qui est assez longtemps un os détaché, est collée sur la face interne des deux prolongements dont je viens de parler, et ferme un large trou qui resterait sans elle entre leurs bases. [Il en résulte que l’os ptérygoïdieu parait au bas de l’orbite , dans un espace triangulaire, entre l'aile plérygoïde externe, l’aile orbitaire , le maxillaire et le palatin. Nous avons trouvé des rongeurs dans lesquels on voyait aussi dans l’orbite le ptérygoïdicn. Cela tenait chez eux à l’absence de paroi externe de la fosse ptérygoïde; chez le tapir, cela tient à ce que cette fosse n existe pas. De plus, les deux os ptérygoïdiens s’unissent l’un à l’autre sur la ligne médiane, en arrière du yomer, dans le tapir de Sumatra, du moins.]

Dans le cheval , les apophyses montantes des inter-maxillaires sont fort obliqups, et vont re-

joindre les nasaux au tiers environ de leur longueur. En dessous, ils font rentrer leurs apophyses palatines entre les maxillaires jusque vis-à-vis la première molaire, et ne laissent cependant que deux trous ou plutôt deux fentes incisives moitié moins longues que ces apophyses. Les extrémités pointues des os du nez ne s’avancent pas jusqu’audessus du milieu des inter-maxillaires. Dans le haut, les os du nez s’élargissent presque jusqu’aux angles des orbites; ils y rencontrent le haut des lacrymaux qui descendent beaucoup sur la joue et entrent à peu près autant dans l’orbite. Le jugal avance sur la joue autant que le lacrymal et se termine sous le milieu de l’orbite, en sorte qu’il ne va pasjusqu’à l’arcade promprement dite. [Il forme sur le côté de la joue, par son union avec le maxillaire , une grosse arête carrée qui se continue avec le bord inférieur de l’arcade. ] Le palatin, profondément échancré, est fort étroit et ne dépasse pas la pénultième molaire; [il ne forme guère qu’une sorte de bordure autour de la fosse raéso-ptérygoïdienne], mais il compose plus des deux tiers des ailes ptérygoïdes. Dans le bas de l’orbite, il monte entre le maxillaire d’une part et les deux sphénoïdesde l’autre, jusqu’au frontal; il ne louche pas au lacrymal. L’apophyse ptérygoïde externe du sphénoïde double le palatin en dehors et le dépasse; mais l’apophyse ptérygoïde interne est non-seulement distincte du sphcnoïdeflle forme une languette longue et étroite qui’ après avoir couvert la suture latérale du sphénoïde antérieur et du postérieur, s’étend obliquement sur le milieu de la partie ptérygoïde du palatin, et va former un crochet sur le côté de la grande échancrure palatine.

g. Humiliants.

La face des ruminants a beaucoup de rapport avec celle du cochon. Les os inter-maxillaires sont plus prolongés en avant; ils ne portent de dents que dans le chameau. Les os maxillaires forment sous l’orbite un plancher peu étendu. L’os lacrymal s’étend fort avant sur la joue, où il est percé de différentes manières, surtout dans les cerfs.

L apophyse post-orbitaire de l’os de la pommette s unit par une suture à une apophyse pareille du frontal, et complète ainsi le cadre de l’orbite- mais comme elle ne touche point au sphénoïde, il’ reste par derrière une vaste communication entre l’orbite et la fosse temporale.

Dans le lama, [les inter-maxillaires obliques, allongés, forment deux lames verticales qui s’aplatissent à leur extrémité en forme de bec de canard.] Les os du nez sont courts; leur bout est échancré; leur base s’élargit beaucoup. Le lacrymal avance peu sur la joue; il laisse entre sou angle antérieur et l’angle supérieur externe de la

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

base du nasal un espace vide; il est assez considérable et s’arrête au-dessus du trou sous-orbitaire interne. [Le jugal, qui s’articule avec lui, forme sur la joue avec le maxillaire une suture qui suit exactement la courbure du bord libre de l’orbite; >1 s’articule par une apophyse courte et lai-ge à l’apophyse post-orbitaire du frontal, et en envoie une plus longue et plus grêle, sous l’apophyse zygomatique du temporal, formant avec celui-ci une suture courbe en sens inverse de la précédente. Le maxillaire est libre en arrière, où il déborde le palatin, pour former l’échancrure latérale du palais dont nous avons parlé. Il ne donne à l’orbite qu’un plancher peu étendu. Les palatins s’avancent en angle dans le palais jusqu’au milieu de l’anté-pénultieme molaire. Ils forment, presque en entier l’aile ptérygoïde, occupent au bas de l’orbite une large surface carrée, s’y avancent horizontalement entre l’aile orbitaire, le frontal et le maxillaire, et viennent toucher au lacrymal en dedans du trou sous-orbitaire interne. L’apophyse ptérygoïde interne demeure distincte ; elle est immédiatement appliquée contre l’externe, à la ligne d’union de cette dernière avec le palatin, et parait un peu au bas de l’orbite au-dessous du trou optique, bouchant en cet endroit un intervalle qu’y laisse l’écartement des deux os.]

Dans les chameaux proprement dits, les os du nez sont beaucoup moins larges à leur base, et il y a un très-grand espace par où le frontal touche au maxillaire, entre le petit endroit membraneux qui est à leur angle, et l’os lacrymal qui est extrêmement petit sur la joue. Dans l’orbite, il ne va pas même jusqu’au bord du trou sous-orbitaire interne. Il y a, comme dans le lama, un petit espace membraneux entre le lacrymal, le frontal et le palatin, qui avance jusque-là par une petite languette. [Le jugal avance aussi beaucoup moins sur la joue que dans le lama. Du reste, les détails sont les mêmes que dans ce dernier. Mais, audessus du trou analogue du sphéno-palatin, le palatin et le frontal laissent entre eux un petit espace triangulaire qui est rempli par le vomer, lequel parait ainsi au fond del’orbitc.] L’apophyse ptérygoïde interne n’existe que vers la pointe de i’aile; elle ne remonte pas jusqu’au corps du sphénoïde; et il n’y a point de vide entre l’aile ptérygoïde externe de celui-ci et celle du palatin.

[Dans la piVa/è, les inter-maxillaires sont trèsallongés; ils s’aplatissent au bout du museau, où ils laissent entre eux un petit espace libre ; leurs deux apophyses horizontales s’unissent, forment les bords internes de deux grandes lentes incisives, et enfin s’engagent par une pointe aigue entre les maxillaires, jusqu’à une petite distance des molaires. les os du nez sont longs, ils s’avancent un peu en pointe au-dessus de l’ouverture nasale, s'elargi5seu^ entre les orbites et remontentensuile

sur le front ; leur pointe s’engage au - dessous du noyau osseux de la pyramide médiane. Le lacrymal occupe une large surface sur la joue , sans toucher au nasal , et sans laisser d’espace libre en cet endroit; il donne un tubercule pointu sur le bord de l’orbite , puis il s’enfonce dans cette cavité , entre le frontal et le jugal, en lui fournissant un large plancher, eten prenant dans eetlerégion une forme et des dimensions dont nous n’avons pas encore d’exemple. En effet , il s’y renfle en une énorme vésicule à parois lisses et minces, couverte en dehors par le jugal et le maxillaire, mais libre en dedans, et qui s’engage comme un coin entre le maxillaire et le palatin. Elle est reçue à sa partie inférieure dans une espèce de coque que lui fournil le maxillaire , et elle contribue avec celuici à former une grosse tubérosité sur-molaire. Le jugal, qui est fort étendu sur la joue, et donne à l’orbite un rebord très-large, n’envoie en arrière qu’une apophyse coiirlc et grêle pour celle du temporal. Les maxillaires donnent en avant deux longues pointesqui s’engagent entre les branches des inter-maxillaires. Les palatins s’avancent par uncsulurc à peu près carrée, jusqu’au milieu de l’anté-pénultième molaire; ils ne recouvrent pas le maxillaire en arrière, et remontent à la face interne de la vésicule du lacrymal; leur porlion ptérygoïdienne est grande et carrée , mais le développement du lacrymal fait qu’ils ne paraissent pas dans l’orbite proprement dit, quoiqu’ils fassent une bonne partie de la fosse sphéno-temporalc. Par la même raison, on ne voit pas dans l’orbite la porlion du vomer au-dessus du trou analogue du sphéno-palatin ; toutes ces parties ne peuvent être aperçues que par le dessous de la tête. L’apophyse ptérygoïde externe descend trèspeu et vient s’unir à l’extrémité de l’aile ptérygoïdienue du palatin , en laissant entre elle et ce dernier un espace vide. Il en résulte que l’os plérygoïdien, qui est très -allongé , non -seulement parait au bas de l’orbite dans cet intervalle vide , mais se montre dans presque toute la longueur de la lace externe de l’aile ptérygoïde dont il forme tout le bord libre; il se termine par un crochet long et grêle. Les apophyses ptérygoïdes, en s’unissant avec le vomer au-dessous du corps du sphénoïde, enveloppent celui-ci comme d’une gaine qui ne le touche pas et y interceptent une sorte de canal large et déprimé.]

Dans les chevrotains, [la branche de l’inter maxillaire s’élargit beaucoup à mesure qu’elle monte, de sorte que son bord antérieur se trouve tout à fait vertical.] Le lacrymal est fort grand sur la joue ; il ne touche cependant pas aux nasaux, et il n’y a pas d’espace membraneux à côté de ceux-ci. La suture des os du nez avec le frontal est plus ou moins dentelée. Dans l’orbite , le lacrymal ne couvre point le maxillaire , mais il entoure une

partie du trou sous-orbitaire interne. [Le jugal, longuement articulé avec le maxillaire, donne une grande apophyse post-orbitaire et une apophyse plus petite pour l’arcade. Les maxillaires contribuent au plancher de l’orbite, et forment à eux seuls la proéminence sur-molaire. Le palatin occupe un grand espace dans l’orbite, où il touche en avant au maxillaire, au lacrymal, au frontal et au sphénoïde antérieur.] Il n’y a au-dessus du trou sphéno- palatin qu’une petite parcelle du vomer. L’apophyse ptérygoïde interne se montre dans l’orbite , comme au lama.

Dans les cerfs , l’espace membraneux de la joue est fort grand , et empêche l’union du frontal avec le maxillaire. Le lacrymal est très -concave pour le larmier, [et très-allongé sur la joue, mais ne touche point au nasal, séparé qu’il en est par l’espace membraneux. Dans l’orbite, il acquiert un volume considérable, y forme le plancher, s’y renfle en vésicule, et y descend entre le maxillaire et le palatin , comme dans la girafe , mais sans y prendre les mêmes dimensions. Le palatin occupe également un grand espace carré dans l’orbite, au-dessous du sphénoïde.] L’apophyse ptérygoïde externe du sphénoïde est petite et horizontale , et laisse au-dessus de son union avec le palatin un intervalle assez grand, bouché par l’os plérygoïdien qui est distinct. L 'élan diffère des autres cerfs, principalement par l’excessive brièveté des os du nez et la longueur des intermaxillaires.

Dans le mouton , les inter-maxillaires sont trèsobliques : les maxillaires se rétrécissent un peu en avant des premières dents, comme dans tous les genres précédents. La suture inter-maxillaire atteint le tiers des os du nez; les lacrymaux descendent sur la joue par unelanguette longue et étroite de chaque côté du frontal, et jusqu’au quart supérieur du nasal; ils présentent une légère dépression. Les jugaux ne descendent pas tout à fait si bas, et occupent un espace beaucoup plus grand sur la joue, où ils se distinguent des maxillaires par une suture anguleuse. En arrière, le maxillaire se porte sous le jugal, de manière à laisser un grand enfoncement entre l’alvéole de la dernière molaire et la partie voisine du palatin. Le lacrymal descend sur cette partie du maxillaire, et la couvre comme d’une voûte qui devient ainsi le plancher d’une partie de l’orbite, [mais il ne prend pas ici le développement que nous lui avons vu dans la girafe et môme dans les cerfs. ] Le palatin remonte à la face interne de l’enfoncement dont nous avons parlé, jusqu’à celte portion ordinaire du lacrymal avec laquelle il s’arlicule. Le reste de la portion orbitaire du palalin est carré, et séparé en partie de cette portion antérieure montante par un grand trou analogue du sphénopalatm, et au-dessus de ce trou par une petite

partie appartenant aux ailes latérales du vomer, qui fait le bord supérieur de ce trou. La partie du palatin qui entre dans la composition du palais prend à peine un sixième de la surface. Les parties ptérygoïdes du palatin sont assez considérables; elles sont complétées en arrière par celles du sphénoïde, qui laisseraient entre les bases des unes des autres un vide assez grand s’il n’était bouché par l’os plérygoïdien.

Dans la chèvre, les pointes des os du nez sont moins saillantes, les inter-maxillaires plus obliques; la partie des lacrymaux qui entre sur la joue est plus large, moins longue, sans dépression, et laisse un espace non ossifié entre elle, le nasal et le frontal. Dans l’orbite, on ne voit au-dessus du trou analogue au sphéno -palatin qu’une petite parcelle du vomer.

[Quand la dépression du lacrymal existe dans les antilopes, elle peut cire ou superficielle, comme dans le mouton, ou aussi profonde que dans les cerfs; et de meme l’intervalle membraneux de cette région, quand il existe, peut ressembler à celui des cerfs ou à celui de la chèvre; il peut aussi etre très-petit. Du reste, les antilopes présentent sous ce rapport trois lormes principales : ou bien il y a à la fois, comme dans les cerfs, intervalle et dépressoin (tels sont le slembock du Cap, le gi isbock, les gazelles) ; ou bien, comme dans les moutons, il n'y a pas d’intervalle et il y a une dépression (tels sont le ichicarra , le cauma, le bubale, le koba, le cambing-ontan, l 'antilope des Indes, le gnou) ; ou bien enfin, comme dans les chèvres, il y a un intervalle et pas de dépression (tels sont le canna, le nil-gau, le reobock, Valga zel, le chamois. )

[Dans les bœufs, les os du nez font aussi saillie au-dessus dei’ouverture des fosses nasales. Le jugal, comme dans tous les autres genres, s’articule largement sur fa joue au lacrymal. Ce dernier touche par une assez grande étendue au nasal et ne laisse point d’espace vide entre cet os et lui; dans l’orbite il est également très-renflé au-dessus du maxillaire qu’il recouvre et dans lequel il semble pour ainsi dire s’enfoncer. Ce grand développement du lacrymal, joint à la brièveté de l’apophyse du jugal, fait que l’extrémité île l’apophyse zygomatique du temporul sc trouve très-rapprochée du premier de ces os. Le palatin, le ptérygoïdien et le vomer se comportent d’ailleurs comme dans le mouton, mais la grande saillie delà proéminence sur-molaire fait qu’on n’aperçoit guère (a parcene de ce dernier que par le dessous du crâne ]

h. Cétacés.

Dans le lamantin, il n’y a que de très-petits os propres du nez, séparés l’un de l’autre et enchâssés de chaque côté dans uneéchancrure du frontal.

ARTICLE DEUXIÈME

Les os inter-maxillaires ne portent point île dents dans l’adulte, et n’en ont que dans les premiers jours de la vie; cependant ils sont très-étendus en longueur; ils remonlent le long du bord des narines jusqu’au-dessus de la région de l’œil. En dessous ils prennent à peu près le quart du palais, et entourent un large trou incisif qui est unique, parce qu’ils n’ont pas d’apopliyse interne. La saillie de l’orbite fait que la distance entre le bord inférieur externe de la partie zygomatique de l’os maxillaire et les dents est plus grande que la largeur du palais. Le jugal s’étend dans toute la moitié inférieure de l’orbite, sur l’apophyse orbitaire du maxillaire, et borde ainsi tout le plancher de l’orbite en avant. Un très-petit lacrymal sans aucun trou est enchâssé dans l’angle antérieur, entre le frontal, le jugal, le maxillaire, et même l’inter-maxillaire. La parLie dentaire du maxillaire se trouve plus, en dedans que l’orbite, en sorte que la partie intérieure du plancher de cette cavité est lormée par une avance plane du maxillaire qui n’a pas d’autre objet. Le corps des ailes ptérygoïdes est presque en entier sphénoïdal, etne se sépare pas du sphénoïde postérieur même dans le loetus. Les palatins s’avancent en pointe étroite et obtuse jusque vis-à-vis la troisième molaire, et prennent ainsi à peu près le quart du palais. Ils contribuent à la formation des deux grosses ailes ptérygoïdes et se montrent dans la tempe par une languette étroite entre le maxillaire d’une part, le sphénoïde antérieur et le frontal de l’autre; mais leur continuité est en partie cachée par la portion dentaire du maxillaire qui se porte en arrière jusqu’à l’aile du sphénoïde à laquelle elle touche sans s’y articuler. [Dans un lamantin d’Amérique plus jeune que celui du Sénégal, et dans la tête d’un loetus, le palatin nous offre une suture qui part age l’os vers la racine de sa portion ptérygoïdienne en deux parties bien distinctes : l’une palatine et orbitaire, l’autre ptérygoïdienne. Celle-ci complète, comme dans l’homme, l’aile ptérygoïde vers sa pointe, en s’engageant entre les deux apophyses du sphénoïde. La tête d’un jeune dugong nous a offert une disposition tout à lait semblable. C’est la première fois que nous trouvons dans les mammifères une telle division palatin (1), et toutefois on ne saurait la méconnaître, car on retrouve en totalité cl les relations Jusqu’à la forme de cet os dans ungrandnombre ‘1 autres mammifères. Ce démembrement du paatin ne peut être regardé comme l’analogue du fdm-ygoïdien, car dans aucun cas on 11e voit le ptérygoïclien s’unir au palatin en demeurant disu«ct du sphénoïde, ce qui aurait lieu dans le cas actuel : quand le ptérygoïdien cesse de former un

j, ^ [Celte observation acquerrait de l’importance, si pouvait retrouver dans cette partie ptérygoïdienne

TÈTE DES MAMMIFÈRES. 533

os a part, c est en se soudant au corps du sphénoïde, mais même alors il reste séparé du palatin.]

Dans le dugong, les os inter-maxillaires ont pris un développement énorme ; ils sont renflés et allongés pour loger les défenses; la portion du maxillaire qui sert de plancher à l’orbile est plus étroite que dans le lamantin. Il y a un os lacrymal dans l’angle antérieur, plus considérable, mais également sans hou [et qui- forme comme un demi -anneau autour de la branche nasale des inter-maxillaires.] L’os jugal, en se contournant pour former le bord antérieur et inférieur de l’orbite, est plus comprimé et descend davantage. [Le maxillaire ne s’enfonce pas, comme dans le lamatiu, sous une sorte de voûte que lui fournit l’aile ptérygoïde, mais il s’unit à cette aile par l’intermédiaire du palatin, dont la continuité est partout visible à l’extérieur. Dans un jeune fœtus de dugong , nous avons trouvé, comme nous venons de le dire , le palatin partagé en deux portions distinctes par une suture.]

Dans les cétacés souffleurs, les os maxillaires et inter-maxillaires sont prolongés en une espèce de bee qu’ils divisent en quatre bandes parallèles, dontles os inter-maxillaires forment les deux moyennes, et les maxillaires les deux externes. Ceux-ei seulement portent des dents dans les espèces qui en ont.

Dans les dauphins en général, les os du nez sont deux tubercules arrondis, enchâssés dans deux fosses du milieu du frontal, et au-devaiil desquels les narines s’enfoncent verticalement. Les maxillaires, après avoir formé le long museau, arrivés au voisinage des orbites, s’élargissent, couvrent d’une lame dilatée le plafond que le frontal donne à ces cavités et toute la face antérieure du frontal, excepté ce petit bandeau qu’ils laissent paraître le long de la crête occipitale. Ils viennent ainsi toucher aux os du nez. [Les deux iu ter-maxillaires, dans quelques espèces, comme le roslratus, touchent également aux os du nez, et même produisent en avant de ceux-ci deux grosses tubérosiLés qui surmontent Tes narines, comme dans le delphinorhynque ; ] ils forment le bord externe et antérieur de l'ouverture nasale, et descendent sur et entre les deux maxillaires, jusqu’à ta pointe du museau, où ils se remontrent même en dessous; mais les maxillaires s’y montrent un peu entre eux, dans le haut, près des narines. Cependant, ce n’esl pas le frontal qui forme en entier la face inférieure du plafond de l’orbite. Outre le maxillaire qui complète le fond ou Le bord interne de ce plafond, la partie antérieure en est faite par un os plat et irrégulier, recouvert eu dessus comme le frontal par le maxillaire. Cet

du palatin l’analogue de cet os particulier, que M. Cuvier a nommé dans les reptiles l’or transverse.]

os, qui est le jugal, donne de son angle antérieur une apophyse grêle et longue, qui se dirige en arrière et va s’articuler à l’apophyse zygomatique du temporal. Je ne trouve ni os ni trou lacrymal; [on n’en voit pas même sur îles fœtus. Mais dans le delphinorhynque mycroptère, cet os plat qu’on voit à la partie anterieure de l’orbite est partagé en deux parties par une suture transversale; Tune antérieure, plus petite, donne la longue apophyse qui limite l’orbite en bas, c’est le jugal; l’autre portion postérieure est, selon toute apparence, le lacrymal, dont elle occupe la place ordinaire, entre le frontal, le maxillaire et le jugal.]

La forme et la composition des bords des arrièrenarines est très-particulière. Les parois souvent doubles qui eu entourent l’ouverture sont composées des palatins et des apophyses ptérygoïdes internes. [Celles-ci, qui restent toujours distinctes, ont pris un développement considérable, puisqu’elles remontent jusqu’au plafond de l’orbite, s’unissent avec le maxillaire, eu même temps qu’elles touchent en arrière aux crêtes du basilaire, cl tonnent la plus grande partie de l’entonnoir des arrière-narines. Ces apophyses ptérygoïdes, rcployées sur elles-mêmes après avoir formé par une de leurs courbures une partie de ta paroi inférieure et externe, dont le reste appartient au palatin, forment en totalité la paroi interne; elles se continuent ensuite sur le sphénoïde antérieur, pour s’articuler au vomer et compléter ainsi ect entourage de l’arrière-narine, d’où il résulte que le bord tout entier de l’arrière- narine, sauf le vomer, appartient, comme dans les fourmiliers, au ptérygoïdicn. Ce que le dauphin a de particulier, c’est le grand sinus intercepté entre les deux parois de ce bord. Dans le delphinorhynque, comme nous l’avons dit, la paroi externe de ce sinus manque entièrement. Elle est plus ou moins incomplète dans d’autres espèces, comme le D. delphis, et le dnbius. Le vomer se montre dans le palais dans la plupart des espèces : ou l’y voit à deux endroits dans le tursin ; on ne i’y trouve pas dans le grisous, le grumpus on (paulard, le gloliceps 7 le béluga, le dauphin du Gange.

Dans ce dernier dauphin, la forme et les connexions des os sont assez particulières. ] Son museau est très-long et très-comprimé par les côtés. Les inter- maxillaires en occupent lu partie supérieure, et les maxillaires l’inférieure. Les premiers remontent jusqu’aux côtés, et même jusqu’au-dessus des narines qui, dans celte espèce, sont plus longues que larges. Les maxillaires , après avoir recouvert comme dans les autres dauphins les frontaux jusqu'aux crêtes temporales, produisent chacun une grande paroi osseuse, qui so redresse et forme une grande voûte sur le dessus de l’appareil éjaculatcur des narines. A cet effet, l’une do ces productions osseuses sc rapproche de l’au-

tre , et paraît même la toucher sur les deux tiers antérieurs; mais en arrière, elles s’écartent pour laisser passage à l’évent. En dessous , ces parois osseuses offrent plusieurs cavités , ou une espèce de réseau formé par des branches osseuses trèsmultipliées. Bans l’animal frais, la plus grande partie de l’espace qu elles couvrent est remplie d'une substance fibreuse. L’orbite étant très-petit, la tige de l’os jugal qui le borne en dessous est beaucoup plus courte que dans les autres dauphins; elle est large et comprimée. En dessous, les palatins, sous la forme d’une lame mince, occupent en longueur un beaucoup plus grand espace, et vont jusqu’à s’articuler en arrière avec les temporaux. [Ils semblent aussi recouvrir les ptérygoïdiens et former en totalité la paroi externe du sinus, dont le ptérygoïdicn ne formerait ici que la paroi interne, tandis que dans beaucoup d autres espèces cet os sc reploie de dedans en dehors pour former une bonne part de cette paroi externe. Le sinus du bord des arrière-narines est d’ailleurs fort étroit, et de plus, les palatins ne se touchant pas sur la ligne médiane, il reste en ce point entre eux et les maxillaires d’autres sinus étroits, allongés, coupés de brides osseuses, et qui communiquent avec le réseau osseux de la face inférieure des crêtes des maxillaires.]

Bans le narval , la partie du museau , et surtout des inter-maxillaires , est plus élargie que dans les dauphins; les inter -maxillaires remontent jusque tout près des os t|u nez. L’échancrure qui sépare cette partie élargie du museau est petite, et le dessus de l’orbite peu saillant. Les os du nez sont fort pelits , et la narine gauche plus petite que l’autre. Comme dans le béluga , les ptérygoïdiens forment des pointes au bord postérieur des arrière-narines.

Bans Vhypéroodon , les maxillaires, pointus en avant, élargis vers la base du museau, élèvent de chacun de leurs bords latéraux une grande crête verticale, arrondie dans le haut, descendant obliquement en avant et plus rapidement en arrière, où elle retombe à peu près au-dessus de l’apophyse post-orbitaire. Plus en arrière encore, ce maxillaire, continuant de couvrir le frontal, remonte verticalement avec lui et avec l’occipital, pour former sur le derrière de la tête une crête occipitale transverse très-élevée et très épaisse, d’où résultent sur la tête de cet animal les trois grandes crêtes dont nous avons parlé. Les intermaxillaires, placés comme a 1 ordinaire entre les maxillaires, remontentavcceuxjusqu’aux narines, et, passant à côté d’elles, s’élèvent au-dessus, en sorte qu’ils prennent aussi part à la formation de la crête postérieure élevée sur l’occiput. Les rleux os du nez fort inégaux , ainsi que les narines, sont placés à la face antérieure de cette crête occipitale et s’élèvent jusqu’à son sommet. Le vomer

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

se montre à deux endroits de la face inférieure du museau, entre les ptérygoïdiens et les palatins, et entre les maxillaires et les inter-maxillaires. Les ptérygoïdiens occupent une très-grande longueur aux arrière-narines, et diminuent beaucoup la part qu’y prennent en avant d’eux les palatins.

L’immense museau du cachalot, malgré sa prodigieuse étendue, n’est formé, comme celui du dauphin, que des maxillaires sur les côtés , des inter-maxillaires vers la ligne mitoyenne et du vomer sur cette ligne. Les inter maxillaires dépassent les autres os pour former la pointe antérieure; ils remontent des deux côtés des narines et des os du nez, et se redressent pour prendre quelque part à la composition de cette espèce de mur qui s élève perpendiculairement et circulairement sur le derrière de la tête; mais celui du côté droit s’y porte bien plus haut que celui du côté gauche. Le vomer se montre entre eux sur une assez grande largeur, surtout dans le haut; il y est creusé sur toute la longueur d’un demi-canal. Les os du nez sont fort inégaux; tous deux remontent entre les inter-maxillaires, contre le pied du mur demi-circulaire de la tête; mais ils n’y remontent qu’au niveau de l’interrnaxillaire gauche. Le nasal du côté droit est nonseulement plus large que l’autre, il descend aussi plus bas entre les deux narines, s’articulant sur la racine du vomer, et donnant de cette partie une crête irrégulière qui se couche un peu obliquement sur la narine gauche. Les maxillaires ne se joignent pas l’un à l’autre au-devant du mur demi-circulaire, cl ils y laissent voir une partie irrégulière et assez considérable du frontal. Le maxillaire forme l’angle antérieur de l’orbite, audevant duquel le bord de ce maxillaire a une échancrure profonde. Le bord inférieur de l’orbite est formé par un jugal gros et cylindrique, dont la partie antérieure sc dilate en une lame oblongue qui ferme en partie l’orbite en avant, tapisse en dessous une grande portion de sa voûte, «l va toucher en arrière les pointes des deux sphénoïdes. [Il n’y a pas de lacrymal.] Les pté- Tgoïdiens s’étendent presque jusqu’au bord postérieur du basilaire.

Dans les rorquals, les os du nez courts, mais •“chancres ou festonnés en avant, et non pas en orme de tubercules, forment le bord supérieur de 1 ouverlure des narines. Les immenses maxillai- 1 es sont disposés en dessous en forme d’une carène aux deux côtés de laquelle s’attachent les fanons. Le vomer se montre en dessous entre eux dans presque toute la ligne moyenne de la carène. En < essus, les deux inter-maxillaires, placés parale ement entre les deux maxillaires, laissent entre eux un espace vide qui sc continue dans le haut u p utot eu arrière avec l’ouverture des narines.

Les maxillaires ne recouvrent point le frontal si ce n’est par une apophyse étroite des deux côtés des os du nez; [puis ils donnent une lame latérale Iransverse qui borde en avant la portion sus-orbitaire du frontal et se porte ensuite au-dessous de lui, se trouvant ainsi, par rapport au frontal, dans une position inverse de celle qu’elle observait dans les dauphins.] A l’angle antérieur de l’orbite, le maxillaire s’articule avec l’extrémité antérieure et élargie du jugal. Mais ce qui est très-remarquable, c’est qu’il se trouve ù cet endroit, entre le frontal et le maxillaire, et pour ainsi dire dans leur articulation même, un os particulier en forme de lame, occupant à peu près la moitié de la longueur de celle sutuj-e , et qui ne peut être que l’analogue du lacrymal. Le jugal est courbé en portion de cercle, et forme le bord inférieur de l’orbite crise rendant de l’apophyse zygomatique du maxillaire qui aboutit à l’angle antérieur de l’orbite, jusqu’à celle du temporal qui aboutit à l’angle postérieur; il ne se dilate point de son extrémité antérieure. Les palatins prolongent en dessous la carène des maxillaires.

Il résulte de la compression latérale du museau, dans les baleines proprement diles, que les intermaxillaires ne sont pas horizontalement entre , mais verticalement sur les maxillaires; le plan supérieur de ces derniers est lui-même presque vertical, si ce n’est dans la branche latérale qui borde en avant le frontal poursc rendre avec lui sut* l’orbite. Us ont une profonde échancrure à leur bord inférieur et postérieur près des palatins. Les os du nez sont rbomboïdaux et non pas triangulaires comme aux rorquals. Les os ptérygoïdiens forment à chaque angle des narines postérieures une tubérosité ; ils ont pou d’étendue en longueur, restent fort éloignés l’un de l’autre, et n’entourent les narines que par le côté externe et un peu en dessus et en dessous, mais sans y former un double rebord comme dans les dauphins; [ils forment avec des crêtes du temporal et du basilaire une grande anfractuosité qui règne en avant et autour de l’os de l’oreille. ]

i. Monofrèmcs,

Dans les cchidnés, chacun des os inter- maxillaires a en dessous une longue branche grêle , qui s'insère dans une fissure correspondante du maxillaire. Ils se louchent par leur bord antérieur à l’extrémité du museau, laissant entre eux un trèsgrand trou incisif. En dessus, ils sont beaucoup plus larges, entourent l’ouverture des narines, qui n’est ainsi enveloppée que par ces deux os seulement, et se touchent au-dessus pendant un assez long espace , jusqu’à ce qu’ils rencontrent les os du nez, lesquels recouvrent le museau jusqu’entre les orbites. Les eôlés de ce même museau et sa

face inférieure sont formés par les maxillaires, lesquels donnent une apophyse zygomatique grêle , qui occupe le dessous de l’arcade jusque sous la tempe. Latéralement ils finissent à l’orbite. En dessous ils se prolongent de chaque côté en pointe jusqu'à l’extrémité postérieure de l’orbite. Les palatins pénètrent entre eux dans le palais jusque vis-à-vis la naissance des arcades. Une échancrure aiguë sépare les palatins en arrière. [Ceux-ci rampent dans le bas de l’orbite entre le maxillaire et le frontal , jusqu’à un trou qui occupe la place du lacrymal. 11 n’y a pas de vestige de cet os. ] Le plan des palatins est continué en dessous par une apophyse plérygoïde aplatie , qui ici est horizontale; cette apophyse contribue à former la cavité de la caisse. [ Sur les côtés du crâne est un os qui s’y épanouit en lame pour s’appliquer contre le frontal et le temporal en recouvrant les attaches du crotaphyte. Cet os se prolonge en avant en une tige grêle et pointue qui s’unit à une tige semblable du maxillaire; il donne en arrière une petite surface plane qui sert de facette glénoide , cl il s’y articule avec un petit tubercule de la portion mastoïdienne du temporal (1), ]

Dans 1 ornilhorhynque , sous la base antérieure des arcades , le maxillaire forme un aplatissement presque horizontal auquel adhèrent les molaires. Je ne vois dans mes échantillons que deux sutures nettes : celle qui distingue les os en crochets, et celle qui sépare les maxillaires du palatin. La position des dents et le trajet du canal sous orbitaire donnent bien le maxillaire ; les os en crochets qui s’y enchâssent en avant semblent les os inter-maxillaires ; il y a entre eux, suspendu dans le milieu des cartilages du bec supérieur, un petit os, quia un plan supérieur divisé en deux par un sillon , un plan intérieur échancré de chaque côté comme un violon , et un plan vertical réunissant les deux autres. C’est dans son voisinage que sont percées les narines ; on peut croire qu’il représente les nasaux et la partie palatine des intermaxillaires. '

§ 6. Des trous et des fentes du crâne et de la face.

A. Dans l’homme.

Il ne nous reste qu’à faire une revue des trous et des fentes, soit du crâne, soit de la face. Considérons-les d’abord par l’intérieur du crâne.

De chaque côté du grand trou occipital, au-

(i) [M, Cuvier, qui n’a décrit que des têtes d’adultes, et qui n’avait pu voir que cette lame osseuse forme un os séparé, la considérait comme produite par le temporal, et il indiquait, comme représentant le jugul, un très-petit filet, entre les deux apophyses qui forment 1 arcade (0«. foss., t. V, première partie, p. i45) ; mais

OSTÉOLOGIE DE LA TÈTE

dessus de chaque condyle , est un petit canal se portant de dedans en dehors et un peu en avant; c’est le trou condyhen antérieur qui donne passage au nerf grand hypoglosse ou de la 9e paire.

Un peu plus en dehors et en arrière, on voit dans le crâne un autre petit trou qui laisse passer une veine ; c’est le trou comhjUen postérieur.

Plus en dehors est un grand trou intercepté entre le bord postérieur du rocher et l’occipital ; c’est le trou jugulaire ou déchiré postérieur , par lequel sort presque tout le sang de l’intérieur du crâne , se rendant des différents sinus dans les veines jugulaires.

A la face postérieure du rocher, un peu au-dessus du trou déchiré , est un enfoncement conique appelé trou auditif interne , dirigé en dehors, qui pénètre dans l’intérieur du rocher, et s’y termine par deux trous, dont l’inférieur transmet le nerf acoustique dans le labyrinthe, et l’autre sert d’entrée à un canal qui se termine entre les apophyses mastoïde et styloïde par un petit trou dit stylo-mastoïdien. Ce canal loge le nerf facial. Il y a encore dans la fosse cérébelleuse deux petits trous pour des vaisseaux sanguins : l’un, le mastoïdien, part de la gouttière du sinus latéral, et va obliquement en arrière s’ouvrir dans la suture occipitale, près de È a po pli y. se mastoïde; l’autre, dit aqueduc de Cotunni, est placé vers la crête du rocher, au-dessus et en dehors du conduit auditif interne. Il laisse passer quelques petits rameaux veineux.

Dans la fosse moyenne, on remarque d’abord le trou déchiré antérieur, situé entre la pointe antérieure du rocher et l’angle postérieur delà selle, et dont les bords sont interceptés par le temporal, le sphénoïde el l’occipital. Il est fermé, dans l’état frais, par une substance cartilagineuse ; mais à son côté externe est un autre trou par lequel l’artère carotide entre dans le crâne, et qui n’est que l’issue supérieure d’un canal tortueux dont l’entrée est à la face inférieure du rocher, immédiatement on avant du trou déchiré postérieur. Ce canal se nomme carotidien, et transmet, outre l’artère, le nerf grand sympathique. A cette même face inférieure du rocher, en avant de l’entrée du canal carotidien, se voit l’issue d’un autre canal qui communique avec la caisse de l’oreille, et qui fait la partie osseuse de la trompe d’Eustàche on conduit guttural du l’oreille.

Dans l’os sphénoïde, un peu en avant du rocher, est un grand trou appelé orale, qui a e„ effet cette

nous ne trouvons pas oeillet sur notre jeune tête, et nous serions portés à regarder cet os plat eomme u’n jugal> s’il ne se montrait à l’intérieur du crâne, entre le frontal, la partie du temporal d’où naît le rocher, et la grande aile; cette circonstance pourrait en effet le faire considorer comme une des portions du temporal.]

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

figure ; il répotitl au dehors à la base de l’apophyse ptérygoïde interne, et transmet la 5e branche de la 5e paire de nerfs appelée maxillaire inférieur.

Un peu en arrière et en dessous de ce trou ovale, est un petit trou nommé épineux, parce qu’il répond au dehors près de l’épine de la grande aile du sphénoïde. Il donne passage à une artere.

En avant du trou ovale, au pied du côté de la selle, est le trou rond qui se dirige en avant, et répond en dehors à l’intervalle qui sépare les extrémités postérieures de la l'ente spliéno-orbi taire, de la fente sphéno-maxillaire etdela fente sphénopalatine ; il transmet la seconde branche de la 5° paire ou le maxillaire supérieur.

Sous le rebord aigu qui sépare la fosse antérieure de la fosse moyenne, est une fente large qui part de l’angle antérieur de la selle, et se porte obliquement en dehors et en avant entre l’aile orbitaire du sphénoïde et sa grande aile; elle donne dans le fond de l’orbite entre son plafond et sa cloison latérale, et y transmet la première branche de la 5' paire ou ophl halmique de Willis, et les 5°, 4° et 6a paires entières. On la nomme fente orbitaire supérieure ou sphéno-orbilaire.

Le trou optique s’ouvre dans le crâne, un peu audessus du bord antérieur de la selle et en dedans des apophyses clinoïdes antérieures. 11 se porte obliquement en dehors dans l’orbite, où il arrive un peu en dedans et en dessus de l’extrémité postérieure de la fente sphéno-nrbi taire pour y transmettre le nerf optique et l’artère centrale de la rétine.

Les trous nombreux de la lame criblée de l’ethmoïde (il y en a environ 40) occupent le creux du milieu de la face antérieure, et donnent issue au nerf olfactif pour se rendre dans le nez. Au-devant de la crête ethmoïdale, dans son union avec l’os frontal, on voit un petit trou qui donne passage à une petite veine. On l’a nommé le trou aveugle ou fronto-ethmoidal.

Nous venons de voir que la fosse orbitaire communique avec l’intérieur du crâne par le trou optique et par la fente sphéno-orbilaire. Au-dessous de celle-ci, au bas de la cloison latérale de l'orbite, est la fente sphéno-maxillaire par laquelle il communique avec la fosse temporale; elle est interceptée entre la face orbitaire de la grande aile du sphénoïde et la face orbitaire du maxillaire. L’est par cette fente que la deuxième branche des nerfs de la 5e paire, arrivée par le trou rond, descend dans la fosse temporale.

L’orbite communique avec la fosse nasale par un ou deux petits trous nommés orbitairessnternes, placés tantôt dans le frontal, tantôtdans la suture avec l’os planum, qui livrent passage au nerf nasal, rameau de la branche ophlhalmique de ]a '',0 Paire; et par le canal lacrymal creusé le • ong du bord ou de l’angle interne , partie dans

l’apophyse montante de l’os maxillaire, et partie dans l’os lacrymal. Il descend presque verticalement dans le nez.

En la considérant du côté de la fosse temporale, on voit que la fente sphéno-maxillaire se prolonge, en se recourbant vers le bas, entre le corps de l’os maxillaire et l’apophyse ptérygoïde du sphénoïde. Le fond de cette branche, occupé par une partie du palatin, lui a valu le nom de fent e sphéno ■ palatine. Dans le fond de l’angle qu’elle forme avec la fente sphéno-maxillaire, est le trou sphéno palatin , formé par une échancrure de la partie de l’os palatin qui s’articule avec le corps du sphénoïde ; ce trou donne dans le nez vers l’arrière du plafond de la narine.

Au fond de ce même angle, en arrière du trou sphéno-palatin et sous le trou rond , commence un petit canal creusé directement d’avant en arrière dans la hase de l’apophyse ptérygoïde du sphénoïde , et s’ouvrant en arrière tout près du trou déchiré antérieur et en dedans du trou ovale. C’est 1 e canal vidicn ou plérygoïdieu qui donne passage au nerf vidien, rameau du maxillaire supérieur.

Au bout inférieur de la fente sphéno -palatine, commence un autre petit conduit, le canal ptirygopalatin, creusé dans le palatin, et descendant verticalement pour s’ouvrir , vers l’angle postérieur du palais, par un trou nommé gustatif ou palatin postérieur , Il y en a deux ou trois autres plus petits.

La voûte du palais présente dans sa suture moyenne, immédiatement derrière les dents incisives, un trou impair nommé incisif, donnant naissance à deux canaux qui percent la voûte des narines. C’est l’orifice de l’organe de Jacobson et un passage pour des filets du maxillaire supérieur.

Sur le devant de la face, sous l’orbite, est le trou sous-orbitaire qui sert d’issue à un canal creusé dans l’os maxillaire sous le plancher de l’orbite , s’ouvrant en arrière et en dedans au milieu du bord inférieur de la fente sphéno-maxillaire. C’est parce canal que passent les derniers rameaux du maxillaire supérieur, se rendant à la joue et à la lèvre.

On remarque aussi un trou beaucoup plus petit au-dessus de l’orbite, qui n’est quelquefois qu’une échancrure, et qu’on nomme trou sourcilier, par lequel passe la branche frontale du nerf ophthal* mique.

B. Dans les mammifères,

a. Quadrumanes ,

Dans Vorang, le trou déchiré antérieur est fermé ; le trou épineux n’existe pas, ou se cache

dans le trou ovale. La fente sphéuo-maxillaire est plus petite que dans l’homme, mais le trou ovale encore entièrement dans le sphénoïde, bien que très-près du rocher. Le canal plérygo-palatin et le trou sphéno-palatin sont placés comme dans l’homme. On voit trois ou quatre trous sous-orbitaires et autant de jugaux. Le trou incisif est trèspetit cl simple.

Dans le chimpanzé , la fente sphéno-orbitaire est courte et large ; le trou déchiré antérieur et l’épineux manquent également, mais les trous sousorbitaires et jugaux sont comme dans l’homme. [Le canal sous-orbitaire ne forme qu’un sillon ouvert jusqu’à deux ligues du bord de l’orbite. Il n’y a pas de trou condyloïdien postérieur.

Dans les gibbons , les guenons, les macaques, les semnopiihèques et les cynocéphales , le trou sousorbitaire s’ouvre également dans l'orbite, trèsprès de son bord.] La fente sphéno-orbitaire est singulièrement courte. La fente sphéno-maxillairc est aussi très-courte, mais le trou sphéno-palatin est plus long que dans l’homme, et doit se nommer elhmo-pulalin , car c’est l’ethmoïde qui le forme en dessus. L’apophyse ptérygoïde est percée près du rocher d’un trou qui se trouve voisindu trou ovale. Il n’existe pas de canal ptérygoïdien ou vidien. Le canal plérygo-palatin est placé comme dans l’homme. Il y a toujours plusieurs trous sousorbitaires. Le trou incisif forme deux grandes ouvertures. Les fentes sphéno-orbilaires des cynocéphales se raccourcissent au point de n’etre plus que de simples trous. [Dans le mandrill adulte, la fente sphéno-maxillaire est étroite et allongée : les trous sous-orbitaires s’ouvrent sur les énormes saillies du maxillaire. Dans les semnopiihèques, la fente spliéno- maxillaire est fort large, et laisse voir le trou rond au foud de l’orbile. Le cimepayc, en particulier, nous offre un canal ptérygo-palatin énorme, et dont l’embouchure se voit en dedans de la fente sphéuo-maxillaire.]

Dans les sapajous, les fentes orbitaire et sphénoïdale sont larges et courtes, comme de simples trous. Je n’y trouve pas de canal vidien. Les trous ptérygo-palatin et analogue du sphéno-palalin sont comme dans les guenons. [La racine de l’arcade zygomatique est percée, derrière la facette glénoïde, d’un trou qu’on peut appeler trou glénoïdien.']

Dans les alcles , le lagolhrix , les a/ounlles , les trous sous-orbitaires sont petits, mais il yen a un très-grand dans le jugal. [On rencontre un assez grand nombre de tète iValoualles où les fentes sphéno-maxillaire et sphéno-palaline sont réduites à un ou deux petits trous qui forment la seule communication de l’orbile avec la fosse sphénotemporale. ] Les trous analogues du ptérygo-palatin et du sphéno-palatin sont entièrement dans le palatin, comme aux carnassiers.

Dans les sakis et le saïmiri, les trous sous-orbitaires et jugaux sont petits ou médiocres.

[Dans tous ces singes, le trou ovale est en entier dans le sphénoïde, et l’apophyse ptérygoïde ne s’étendant pas jusqu au rocher, on ne retrouve plus ici le trou qu’ont présenté en ce point quelques-uns des genres précédents.

Dans les ouistitis, le trou optique et la fente sphéno-orbitaire sont très-rapproehés , et la fente sphéno-maxillaire est très-allongée.]

Dans les makis proprement dits , deux trous sous-orbitaires se mollirent, l’un au-dessus de l’aulre, de chaque côté , vers le tiers du museau; [quelquefois ils se rapprochent et se confondent en un seul.] Le jugal a un grand trou à la hase de son apophyse post-orbitaire. Les trous orbitaires antérieurs sont percés dans le frontal. Le trou plérygo-palatin est assez grand; il est entre le palatin et le maxillaire, comme dans l’homme; mais un aulre trou de même fonction, un peu plus petit, et que l’on aperçoit en bas de l’orbite, eu avant de l’ouverture du précédent, est tout entier dans le palatin , aussi bien que l’analogue du trou sphéno-palatin, [qu’il faut chercher directement au-dessus du précédent, et qui est recouvert par une sorte de crête que lui fournit en ce point le palatin. ] Derrière la racine de l’arcade zygomatique, devant le bord du méat auditif, est un trou glénoïdien , comme dans les sapajous , mais plus grand. [L 'avala, les loris et le tarsier ont aussi ce trou. 11 est petit dans les premiers, grand dans le troisième.] La fente orbitaire est un simple trou, au-dessous duquel est. le trou rond ; le trou ovale est mince, étroit et très en arrière sur le flanc du rocher. [ Les apophyses ptérygoïdes sont percées d’un trou, comme dans les guenons, à l’endroit où elles touchent la caisse, et près du trou ovale.]

Dans le loris grêle , le loris paresseux , les galagos, le tarsier, le trou lacrymal est un peu sur la joue ; le trou sous-orbitaire est petit et sur le côté; [son canal s’ouvre dans l’orbite, en avant et en dehors du trou analogue du sphéno-palatin, qui est petit, et placé plus en dedans de l’orbite à égale distance de l’embouchure du canal sousorbitaire et du trou ptérygo-palatin. Celui-ci est petit.] Les trous jugaux sont à peine perceptibles; la fente orbitaire est un trou rond comme le trou optique. Le trou rond est fort en arrière sur la même ligne transverse et en dehors du trou ovale, qui est intercepté entre le sphénoïde et le rocher. [Dans Vatahi, le trou rond parait coufondu avec le sphéno-orbitaire. J

b. Carnassiers.

Dans les chauves-souris proprement dites, le trou rond se joint le plus souvent au trou sphé’no-

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

orbitaire pour former une seule ouverlure ronde; [mais clans plusieurs genres, les noctilions , les rhinolophes , les rhinopomes , les taphiens , le trou optique en est lui-même si rapproché, qu’il semble se confondre avec les précédents en une longue fente spbéno-orbitairc. Le trou ovale en est toujours dislinct. ] Le trou glénoïdien, derrière l'arcade zygomatique, est considérable, [et dans toutes les chauves souris il parait se continuer avec un long canal qui remonte verticalement dans les parois du crâne pour venir s’ouvrir par un ou plusieurs trous , sur le eôté , et plus ou moins près de la crête sagittale. ] Le trou lacrymal s’ouvre en dedans de l’orbite, Le trou sous-orbitaire est ordinairement près du bord de cette cavité, excepté dans le vampire et les gtossophages, où il est au milieu de la joue.

Dans les roussettes , il y a un grand trou surorbitaire à la racine de l’apophyse post-orbitaire du frontal. Le trou sous-orbitaire est près du bord antérieur de l’orbite, sous le lacrymal, et estgrand et court. Le trou rond se confond avec le trou ou fente sphéno-orbitaire en une seule ouverture ovale; mais le trou ovale est bien distinct et percé tout entier dans le sphénoïde. Je ne trouve pas de canal vidien. [Il y a un trou glénoïdien. 11 y a aussi plusieurs conduits pariétaux comme dans les chauves-souris.] Les trous palatins sont au bord antérieur de l’os, vers le milieu du palais. Les trous incisifs sont confondus, attendu que l'interm, axillaire n’a point son apophyse inférieure ossifiée.

Dans le galéopithèque,\e trou lacrymal est dans l’orbite. Le trou sur-orbitaire est grand à proportion, mais le sous-orbitaire est petit, quelquefois double, au-dessus de la deuxième molaire. Le trou ovale est intercepté entre le sphénoïde et le temporal. Il n’y a point de trou derrière l’arcade zygomatique, [ ni de canal dans les parois du crâne. L’analogue du sphéno-palatin paraît être une fente allongée et étroite, en bas et en dedans de l’orbite, entre le maxillaire et le palatin. ]

Dans le hérisson, les trous incisifs sont petits et ronds. Le trou sous-orbitaire est médiocre, simple, au-dessus de la quatrième molaire; son ouverture postérieure est assez grande. Le trou lacrymal est tout au bord de l’orbite, mais hors de la cavité, et protégé en avant par une petite crête :

y a trois trous assez grands répondant à l’orbitaire antérieur, percés tant dans le frontal qu’entre celui-ci et le sphénoïde. Le trou optique est très- Petit, élevé au-dessus du sphéno-orbitaire, qui ne se sépare du rond que par une très-mince traverse; l’ovale est assez grand, et en entier dans le sphénoïde. La petitesse #e l’espace occupé par le pala- ,US dans le fond de l’orbite, fait que le sphéno- P"latiu et le plérygo- palatin sont très-près du sphéno-orbitaire et du rond: ils semblent en

quelque sorte les continuer; les uns et. les autres sont cachés derrière des avances des os. [La base de l’arcade est percée d’un trou glénoïdien qui vient s’ouvrir sur lé côté du crâne et dans le temporal. ]

Dans le tenrec il n’y a pas au palais de fente membraneuse. Le trou sous-orbitaire est grand et son canal court; le lacrymal ouvert sur la joue. Le trou sphéno -palatin est percé dans le sphénoïde antérieur et est fort grand; une arête en part qui va en arrière contourner en remontant le trou rond et le trou sphéno-orbitaire, lesquels n’en font qu’un seul, [et cacher l’ouverture des trous optique et orbitaire antérieur.] Il y a un trou vidien bien marqué. Le trou optique est extrêmement petit; mais le trou orbilaire est trèsgrand. Le trou ovale est considérable, placé en arrière du vidien.

[Dans les cladehates, le jugal est percé, à la base de l’apophyse post-orbitaire, d’un large trou comme les makis. Le trou lacrymal est très-bas, sur le bord même de l’orbite; les trous optiques sont grands et très-rapproebés l’un de l’autre. La fente sphéno-orbitaire est distincte du trou rond; et le trou ovale, extrêmement étroit, est situé tout au-devant de la caisse. On ne voit pas de trou vidien.

Le desman a le trou sous-orbitaire très-grand, et ayant au-dessus de lui un petit trou lacrymal. Les trous sphéno-orbitaire, rond et pléry go-palatin sont sensiblement comme dans le hérisson. Il s, ainsi que les musaraignes, les condylures , les taupes, les scalopos, un trou vidien.

La taupe a des trous optiques distincts, percés comme toujours dans le sphénoïde antérieur et sur la crête qui sépare le crible ethmoïdal des fosses cérébrales moyennes; ils viennent s’ouvrir dans l’orbite, un peu au-dessus et en arrière du trou commun au sphéno-orbitaire et au rond; on y passe facilement un cheveu. Le trou ovale est considérable.

Dans le scalope, le trou ovale est ramené sur le côté , au bas de la fosse temporale, par le gonflement vésiculeux de l’apophyse ptérygoïde. Plus en avant et sur la même ligne, on voit successivement le trou rond, le sphéno-orbitaire, distiuct du précédent, l’optique, et en avant de celui-ci le trou orbitaire antérieur. A côté, et un peu en arrière du trou ovale , est le trou carotidien.

La chrgsochloro a le trou optique au-dessus des trous sphéno-orbitaire et rond réunis; et le trou ovale n’est séparé des précédents que par une lamelle osseuse qui se détache du tubercule vésiculeux de la tempe pour venir rejoindre le corps du sphénoïde.]

Dans le chien, les deux trous incisifs sont oblongs , assez grands et bien séparés. Le lacry-

mal est entièrement dans l'os de ce nom et dans l’orbite, mais près de son bord antérieur. Le sousorbitaire est une fente verticale courte et large, assez près du bord de la mâchoire, au-dessus de la molaire qui précède l’anté- pénultième ; il donne dans l’orbite par un canal qui s’ouvre dans un angle profond derrière la racine antérieure de l’arcade zygomatique, et aux bords duquel le lacrymal et le palatin contribuent. Dans ce bord même, du côté du palatin, est un trou particulier qui donne dans le nez, à peu près vis-à-vis le milieu des cornets supérieurs : c’est le reste d’un espace membraneux qu’on voit dans les jeunes , et il est toujours fermé ainsi. Le palatin a luimême, un peu en arrière de ce trou sous-orbitaire postérieur, deux trous rapprochés, dont le premier, analogue du trou sphéno-palatin , conduit dans le nez; le second , qui est l’analogue du canal ptérygo-paiatin , donne dans le palais par deux trous. Il y a de plus, derrière la dernière mâchelière , une échancrure commune au maxillaire et au palatin, qui tient en partie lieu de canal ptérygo-paiatin. Le trou optique, le trou sphéno-orbitaire qui n’est guère moius rond et seulement un peu plus grand , et le trou rond , sont à la suite et près l’un de l’autre dans le fond de l’orbite, sur une ligne montant obliquement en avant. Le trou ovale est plus en arrière, en dedans de la facette glénoïde; un canal vidien, eourt et gros , va du trou rond au bord interne du trou ovale; celui-ci, ainsi que le rond , est entièrement percé dans le sphénoïde postérieur; l’optique est dans l’antérieur ; le sphéno-orbitaire sur la ligue de séparation. L’orifice de la trompe d’Eustaclie est à la pointe du rocher; derrière le trou ovale et un peu plus eu dedans, à la même pointe, est le trou carotidien, dont le canal est beaucoup plus en avant , plus droit et plus court que dans l’homme; et de là commence un canal qui va en arrière rejoindre le trou décliiré postérieur; celui-ci est beaucoup plus en arrière des précédents que dans l’homme, à cause de la grandeur de la caisse vésiculeuse que les sépare : c’est une ouverture transverse. Le trou stylomastoïdien est derrière le méat auditif externe , en dehors de la caisse, avant l’apophyse para-mastoïde. Le trou condyloïdicn est au droit de cette apophyse et plus en avant que le condyle. En avant du méat auditif externe et à la racine de l’arcade zygomatique, est le trou glénoïdien , ouverture d’un canal veineux assez large, auquel ne répond dans l’homme qu’un très-petit, trou, et qui aboutit au sinus de la base de la tente.

[Dans lesours, comparés au précédent, les trous incisifs sont fort écartés en arrière, et entre eux existe un petit trou ovalaire que nous retrouverons plus ou moins marqué dans les genres suivants. Le trou sous-orbitaire est beaucoup moins

en avant sur la joue; le ptérygo-paiatin, compris entre le maxillaire et le palatin , est étroit, tandis que l’analogue du sphéno-palatin est gros et arrondi.] Le trou orbitaire antérieur, l’optique, le sphéno-orbitaire et le rond sont sur une ligne obliquement montante, protégée en dessus et en arrière par une crête de l’aile temporale du sphénoïde postérieur.

[Dans le coati , le trou sous-orbitaire est comme dans l’ours, et le trou ovalaire entre les incisifs est grand; il est au contraire assez petit dans le raton : dans celui-ci et dans le benhtrong, le trou sous-orbitaire est grand, arrondi, et percé sous le bord même de l’orbite. Dans ces trois genres les trous du fond de l’orbite sont plus rapprochés 1 un de 1 autre et sur une ligne bien moins oblique que dans 1 ours. Le bonlurong a un canal vidien; mais on n en voit pas au coati ni au raton. Le canal qui, dans le chien, part du même point que le carotidien, et vient aboutir en passant sous la caisse, au trou déchiré postérieur, vient s’ouvrir dans ces trois genres à la face postérieure et interne de la caisse, plus ou moins près du trou déchiré postérieur, dont il est distinct.

Dans le kinkajou, le trou lacrymal est très-bas dans l’orbite, et il n’y a pas de canal vidien.

Dans les civette.,, les sibeths, les g eu et le, et les paradoxures, le trou sous-orbitaire est près du bord de l’orbite, mais moins que dans le raton. Les trous optique, sphéno-orbitaire et rond sont comme dans les précédents; il y a un canal vidien très-grand, excepté dans la genetle. Le trou ovale est moins rapproché du carotidien dans le zibeth. Dans tous, le trou analogue du sphéno-palatin est beaucoup plus grand que l’analogue du ptérygopaiatin situé au-dessous de lui : cela est surtout notabledans lagenette. Le trou déchiré postérieur est réduit à un trou arrondi. Le trou glénoïdien est fort petit, s’il existe. Les mangoustes ont aussi un canal vidien. Dans la mangouste de Java le trou ovale est très-éloigné de celui-ci et touche presque à la caisse. Le trou condyloïdien antérieur, fort rapproché du trou déchiré, s’ouvre quelquefois dans celui-ci, comme dans le paradoxure. Le blaireau a un trou sous-orbitaire trèsgrand ; les grisons, les martes, Pont moindre, quelquefois double. Tous ces animaux manquent de canal vidien, comme le raton. Dans les mouf fettes, les putois, le petit canal percé sous la caisse laisse voir ses ouvertures antérieure et postérieure distinctes.]

Les loutres ont encore le trou sous-orbitaire plus large que dans le blaireau, et presque autant que dans certains rongeurs; le trou lacrymal est au-dessus du sous-orbitaire inférieur. Le trou rond se confond extérieurement avec le trou sphénoorbitaire, mais intérieurement il eu est séparé assez longtemps par une lame osseuse. Le canal

ARTICLE DEUXIÈME. — TÈTE DES MAMMIFÈRES

veineux, au lieu d’ètre un peu en dehors du trou auditif, comme dans le chien, est un peu en dedans, de même que dans les précédents.

Dans les chais, le trou sous-orbitaire est médiocre, il est tout près de l’os jugal, et conséquemment le canal sous-orbitaire est très-court. Les trous spliéno et pléry go-palatins sont dans le palatin; [le premier beaucoup plus IP'and que le second.] Les trous optique, sphéno- orbitaire, rond, ovale, sont comme dans le chien. Je ne trouve pas de canal vidien entre ces deux derniers. Le trou glénoïdien derrière l’arcade zygomatique ne se trouve pas. [Le trou coudyloïdien s’ouvre plus ou moins profondément dans le déchiré postérieur.]

Dans l'hyène, le trou lacrymal estdans l’orbite; le sous-orbitaire est comme dans le chien, mais moins avancé sur la joue; le sphéno et le plérygopalatin sont plus grands que dans le chien, mais comme dans celui-ci de grandeur à peu près égale. Le ptérygo-palalin est double. Le trou optique, le sphéno-orbitaire , le rond , le vidien et 1 ovale diffèrent peu du chien. J’ai un individu où il y a un canal vidien d’un côté et pas de l’autre. [Le trou condyloïdien s’ouvre dans le déchiré postérieur, de telle façon qu’on ne le voit pas à l’extérieur.] '

Dans le phoque commun, le trou sous-orbitaire est encore grand, quoique moindre que dans la loutre , eL son canal est très-court. L’analogue du sphéno-palatiu est très-grand, [ quelquefois double. Le ptérygo-palalin est plus petit et au-dessous, du précédent.] Le trou rond se confond avec la fente sphéno-orbitaire. Je ne vois de canal vidien qu’au trou en dedans du bord antérieur de l’apophyse ptérygoïde du sphénoïde. Le trou ovale est petit et tout près de la caisse. Le canal carotidien s’unit au trou jugulaire, et donne en dedans du crâne un canal recourbé, logé dans la paroi interne intérieure de la caisse, et qui s’ouvre d’une part à sa face interne et postérieure par un trou rond, et d’une autre part en avant, A la pointe de la caisse par une fente étroite qui occupe la place où est le trou carotidien dans le chien. Le trou jugulaire est très-grand , ainsi que le condyloïdien. Extérieurement , la caisse a un enfoncement au milieu duquel est percé le trou stylo-mastoïdien.

[Dans le, phoque à crête et dans lephoque à trompe, le trou ovale est rejeté plus en dehors par le développement des caisses. Dans le dernier, le trou carotidien ne se distingue pas du trou jugulaire; il faut en dire autant du phoeti leplonyx , où le trou déchiré postérieur est petit. Le trou analogue du vidien, dans le phoquecommun , ne se retrohve pas dans les autres genres, excepté dans 1 c phoque à ventre blanc , où ce n’est plus un trou , mais une grande ouverture qui fait communiquer le fond de 1 orbite avec la fosse méso-ptérygoïde.

Dans les otaries, le trou analogue du sphénopalatin paraît se confondre avec la grande ouverture membraneuse de l’orbite. Elles ont un véritable et grand trou vidien en avant du trou ovale. Le trou carotidien s’ouvre, comme dunsleschiens, à la pointe delà caisse, et le trou de la face postérieure et interne de la caisse débouche presque dans le trou déchiré postérieur.]

Dans le morse, le trou sous-orbitaire est grand et son canal très-court. Le palatin est percé dans l’orbite d’un énorme trou qui tient lieu de sphénopalatin. Le trou optique, le sphéno-orbitaire et le rond qui lui est uni , sont cachés dans un sillon profond du sphénoïde. L’orifice postérieur du canal vidien et le trou ovale sont percés dans un enfoncement entre la facette glénoïde , l’aile ptéry^oïiltî et la caisse.

c. Marsupiaux .

Dans les sarigues f le trou sous-orbitaire est audessus de la deuxième molaire, de grandeur médiocre , et donne naissance à un canal assez long. Il y a tantôt deux trous lacrymaux, tantôt un seul sur le bord de l’orbite. Dans la parlie orbitaire du palatin, est un trou analogue du sphéno-palatin. Le trou commun au maxillaire et au palatin, dans l’aile qu’ils forment ensemble, tient lieu du ptérygo palatin et de l’échancrure qui, dans le chien, remplit une partie de ses fonctions. Le trou optique est confondu dans le trou sphéno-orbitaire; mais le trou rond en est fort distinct , place plus en arrière, ainsi que le trou ovale qui est assez éloigné du rond et tout près de la hase antérieure de la caisse; [il parait même se confondre quelquefois avec le déchiré aulérieur.] Le trou carotidien est en dedans de l’ovale et plus petit; mais il y a de plus, en avant, deux trous particuliers dont le postérieur, ou plus petit, pénètre dans le crâne à côté cl e ta loge* de la glande pituitaire , et dont l’antérieur, qui est plus grand, donne dans un canal qui communique avec celui de l’autre côté, en perçant entre les deux lames de l’os. [U y a encore dans le temporal, derrière la racine de l’arcade zygomatique, deux trous glénoïdiens : l’un tout près de la base de l’apophyse post-glénoi Jienne , l’autre plus en dehors et en arrière; ils communiquent ensemble par un canal sous 1 arcade, et viennent tous deux s’ouvrir dans le crâne entre le temporal et le rocher.

Dans le thylacine, le trou sous-orbitaire est audessus de l’anlé-pénuilième molaire; ce qui rend, son canal très-court. Il y a un trou lacrymal sur la joue et un autre dans l’orbite. L’analogue du sphéno-palatin est grand, ovale, entre le palatin et le maxillaire. On ne voit, pour taire l’office du ptérygo-palatiu , qu’une lente en arrière des molaires et formée par une pointe saillante du pa-

latin. II y a un trou orbitaire interne assez grand. Te reste des trous est fort semblable à ce qui se voit dans les sarigues , et Ton peut en dire autant du dasyure oursin.

Dans les pâramèles , le trou sous-orbitaire est loin de l’arcade, au-dessus de la quatrième molaire. Le trou lacrymal est tout près de l’union de cet os avec le jugal. L’nnalogue du ptérygo-palatin est comme dans le sarigue, et le spbéno-palatin est immédiatement au-dessus et tout dans le palatin.

Il y a peu de différence dans les dasyurcs. Le trou ovale y est reporté tout à fait en dedans de la caisse à cause du grand développement de celleci, et il se trouve très-voisin d’une des paires de trous qu'on pourrait appeler sphénoïdiens ; car ici , comme dans les genres précédents , ils sont percés dans le sphénoïde.]

Dans les ph alan g ers et dans le phalanger volant le trou sous-orbitaire est plus reculé que dans les sarigues et les péramèles; son canal est plus court. Le trou analogue du sphéno-palatin se trouve surla suture du palatin et du maxillaire ; le ptérygopalatin également , mais plus en arrière et plus en bas. Les trous optiques, qui déjà dans le sarigue se confondaient l’un avec l’autre, dans le phalanger, où ils sont plus grands, ouvrent par leur réunion une communication entre les deux orbites, par-dessus le corps du sphénoïde et derrière sa partie qui répond aux petites ailes orbitaires. Le trou sphéno-orbitairc ne se distingue de l’optique que par une petite lame incomplète; mais le trou rond est fort distinct, ainsi que l’ovale qui en est plus éloigné à proportion que dans le sarigue. Les deux trous particuliers à cette famille, le long de la base postérieure de l’apophyse ptérygoïde interne, se retrouvent ici, mais fort petits. Le carotidien est en revanche fort grand, ainsi que le jugulaire. [Les deux trous glénoïdiens sont fort éloignés l’un de l’autre; l’un est au fond de la cavité gténoïde, et l’autre reporté très-haut au bout de la gouttière que forme le temporal sur le côté du crâne.

Dans le potoroo , les trous sorti à peu près comme dans les dasyurcs; mais le trou glénoïdien supérieur est remarquablement plus grand que dans les précédents. ]

De la hauteur des apophyses plérygoïdes interne et externe, et de la hauteur correspondante du palatin et du maxillaire, il résulte dans le kanguroo plusieurs rapporls avec l’homme; savoir : que le trou rond est caché dans un enfoncement où on ne l’aperçoit qu’avec peine dans un crâne entier, et que le trou ptérygo. palatin est un véritable canal assez long. Quant aux trous analogues au sphéno-palatin, il y en a trois, tous éloignés du rond, dont deux dans le palatin, et un entre lui et le maxillaire. Le sous-orbitaire est sur la

première molaire et médiocre; son canal s’ouvre dans l’orbite au-dessus de la quatrième. Il y a deux trous lacrymaux, un petit, supérieur, et un grand. Je ne vois pas de canal vidien. La trompe se trouve presque entièrement formée par le sphénoïde. Le carotidien et le jugulaire sont fort rapprochés , l’un en avant, l’autre en arrière d’une arête qui s unit à l’apophyse para-mastoïde. [Les trous sphénoïdiens existent également.

Le koala a le trou sous-orbitaire tout près du bord de l’orbite et très-haut sur la joue. Les trous analogues des sphéno et plérygo-jialalins sont très-cloigncs l’un de l’autre. Le premier est en avant, près de l’ouverture postérieure du canal sous-orbitaire; l’autre est réduit à une élroite fente entre le palatin et le maxillaire. Les trous optique, sphéuo-orbitaire et rond, sont tout près 1 un de 1 autre. Au-dessous du rond, on voit un ou plusieurs trous qui se prolongent en un long canal à travers la base de l’aile ptérygoïdienne et de la caisse, et viennent s’ouvrir non loin du trou jugulaire. Le trou ovale est en arrière du trou rond, au milieu de l’aile temporale du sphénoïde. Enfin, à l’endroit où cet os se renfle en une grande caisse, il y a deux trous Irès proches l’un de 1 autre , et qui nous semblent è!re les analogues des trous sphénoïdiens qui, ici, forment deux longs canaux, à cause de la hauteur de l’aile ptérygoïde. ]

Dans le phascolome ; le trou sous-orbitaire est au-dessus de la première molaire. Le lacrymal a deux fort petits trous l’un au-dessus de l’autre , en arrière de son crochet. On voit à peine les trous analogues au sphéno-palatin. Le ptérygo-palatin forme un petit canal court à l’angle postérieur externe du palais. Les optiques sont confondus et petits. Le rond se distingue par une barre complété du sphéno-orbitaire. L’ovale est presque entièrement dans le temporal. [Il y a quatre ou cinq trous percés dans le temporal sur les côtés du crâne, et un dans renfoncement qui est derrière la facette glénoïde. Les trous sphénoïdiens existent. La paire la plus antérieure est percée au tond de la fosse ptérygoïde.]

d. Rongeurs.

Dans Vaye-uye, le canal lacrymal est hors de l’orbite. Le trou sous-orbitaire est fort petit ; les trous incisifs sont ronds, médiocres , immédiatement derrière les incisives. Le trou orbitaire antérieur, qui est grand, est commun au sphéuoïde antérieur et au frontal. L’analogue du sphénopalatin est tout entier dans le palatin; le ptérygopalatin n est qu un trou en arrière de la dernière molaire , dans le palatin. Le trou optique est médiocre. Près de lui est le rond, qui se confond avec le sphéno-orbitaire. L’ovale est distinct [et

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

pius en arrière, près de la suture du sphénoïde avec le temporal. J Je ne vois pas de canal vidien. Le carolidien est petit , le jugulaire médiocre.

Dans les lièvres , les trous incisifs sont énormes en longueur. Le trou sous-orbitaire est fort petit, et donne du côté de l’orbite dans une fissure étendue en travers, et dont le lacrymal forme en partie la voûte supérieure. Les deux trous optiques sont réunis en un seul. Le trou rond se confond avec le sphéno -orbitaire. Le canal vidien n’est qu’un trou dans l’aile ptérygoïde externe, [ et cjue l’on distingue dans l’orbite tout près et en dehors des précédents.] Le trou ovale est commun entre le sphénoïde et le rocher. [Un petit trou, percé dans la caisse, sur les côtés de la surface basilaire, paraît seul représenter le trou jugulaire. ] Le méat auditif, dans l’adulte, est ossifié sur un long espace et saillant; [à la base et en arrière de ce méat se montre le trou stylo-mastoïdien.]

Dans la marmotte , les trous incisifs sont étroits et médiocrement longs. Le trou sous-orbitaire est petit, percé non loin du palais et de la suture intermaxillaire; son bord se réfléchit en une sorte de crête; [le trou lacrymal est dans l’orbite.] L’optique est. grand; le sphéno-orbitaire et le rond sont au-dessous et en arrière caches par une avance de l’aile temporale ; le premier , comme tou jours, est entre les deux sphénoïdes ; le second. Séparé de lui par une mince traverse. Le canal vidien est gros , percé dans la base de l’aile ptérygoïde externe, et son ouverture est divisée en deux par un filet osseux : c’est dans ce canal que s’ouvre le trou ovale qui est tout entier dans le sphénoïde. Le trou analogue du sphéno -palatin est percé entre le palatin et le maxillaire à leur point d’union avec le frontal. Le canal analogue du ptérygo-palatin postérieur est Un simple trou, et quelquefois une simple échancrure commune au palatin et au maxillaire; mais il y a un véritable canal antérieur percé dans le palatin et irès-ét roit, Les trous carotidiens et jugulaires soûl petits. On voit dans le temporal un trou au travers duquel parait le rocher, et qui jirendra de l’extension dans plusieurs genres suivants.

Dans les écureuils, [les trous sont, pour la plupart, assez semblables à ceux de la marmotte.] L analogue du sphéno -palatin est très-grand; le |iou rond se confond avec le sphéno-orbitaire;

ovale reste fort distinct. [Mais dans l’épaisseur Ce 1 aile ptérygoïde du sphénoïde, outre le gros canal vidien qui est à sa hase, existe un autre canal plus gu-oit qui semble eu être une branche, el qui s’ouvre en dehors du trou commun au sphéno-orbitaire et au rond. La même chose se V0)t dans la marmotte. De plus, les deux canaux

vidiens

embouchur

communiquent l’un avec l’autre à leur

c postérieure par un canal transversal

percé dans l’épaisseur du corps du sphénoïde.] Dans le castor, le trou sous-orbitaire est trèspetit et voisin de la suture inter-maxillaire; il a aussi une petite crête en dehors : les trous incisifs s’arrêtent à la suture inter-maxillaire. A la base del’apophyse ptérygoïde externe est percé un trèsgros canal vidien dans lequel doflhe un grand trou, qui me parait tenir lieu de l’ovale, du rond et du sphéno-orbitaire. Le trou analogue du sphéno -palatin est médiocre et près de la suture du maxillaire et du frontal, mais dans le premier. Deux trous représentent le ptérygo-palatin : l’un dans le maxillaire, sous le trou optique; il s’ouvre ou milieu du palais; l’autre, bien plus en arrière, sur la suture du maxillaire et du sphénoïde postérieur, dans ce gros canal que j’ai appelé vidien. Il s’ouvre au bout de l’arcade dentaire. [Le trou déchiré antérieur est grand, le postérieur médiocre. Le trou condyloïdien est grand; te méat auditif forme un tube bien plus long que dans le lièvre : le trou du temporal est assez petit, et n’est pas constant. ]

Dans les oryctères , le trou sous-orbitaire est petit, près du bord de l’orbite, et sou canal trèscourt. Les trous incisifs sont presque en entier dans le maxillaire. [Le trou optique est très-petit. Le canal vidien communique dans le crâne par une grande fente qui représente aussi le trou sphéno-orbitaire et le rond; mais le trou ovale est distinct, plus en dehors. L’aile ptérygoïde offre aussi les mêmes trous que dans l’écureuil et la marmotte.]

Dans l'ondatra et les rats d'eau, [nous voyons pour la première fois cette forme du trou sousorbitaire que nous avons comparée à une virgule.] Ce trou, assez grand, vertical, est. précédé d’une concavité particulière creusée daus la joue. Les trous incisifs entament les maxillaires jusque visà-vis ta première molaire. 11 y a un très-grand trou au temporal derrière l’arcade, lequel est en partie seulement fermé par le rocher. [Le reste à peu près comme dans l’oryctère. ]

Dans les rats proprement dits, le trou sous-orbitaire s’agrandit, et surtout s’élargit de sa partie supérieure. [Il est également précédé d’une poche creusée dans le maxillaire. ] Il n’y a pas de trou à leur temporal. Les trous optiques sont plus grands; les trous ou fentes sphéno-orbitaires sont énormes; mais le trou ovale est plus petit qu’aux rats d’eau. Le canal vidien est court et étroit. [Le canal de communication d’une fosse ptérygoïde à l’autre, à travers le corps du sphénoïde, est très-distinct.

Les gerbilles ont aussi le trou sous-orbitaire en virgule, mais peu large à son sommet : outre les trous incisifs qui sont grands, il y a deux fentes longitudinales dans le palais, qui s’ouvrent dans le fond de l’orbite où elles représentent le trou ptérygo-palatin. L’analogue du sphéno -palatin

est percé à l’extrémité antérieure de cette fente. Les trous sphéno-orbitaire et rond sont réunis, l’ovale est distinct. L’ctenduc de la caisse réduit à rien les trous déchirés.

Les hamsters ont les trous du crâne, à fort peu de chose près, comme dans les rats.]

Dans les tOfrs et lêrots, le trou sous-orbitaire est plus petit; leurs trous incisifs ne sont qu à moitié dans les maxillaires. Le trou ovale est distinct, et le plus en dehors : le déchiré antérieur est grand.

Dans le spalax, le trou sous-orbitaire est grand et arrondi, en sorte qu'on serait tenté de le prendre pour un petit orbite. L’optique est presque imperceptible.

[Dans le rhizomys de Sumatra, le trou sousorbitaire est médiocre et situé très-haut près du frontal.

Mais c’est surtout dans les gerboises que se présente, dans de grandes dimensions, cette ouverture que nous nommons Vanneau préorbitaire , et qui se confond clans beaucoup de genres avec le trou sous-orbitaire , mais qu’il taut cependant en distinguer, car dans le gerboa le trou sous-ortaire existe au-dessous de cet anneau , et dans Valaclaga il en est aussi presque entièrement séparé par une petite lame verticale. Le trou ovale paraît se confondre en partie avec le trou déchiré, ayant un peu au-devant de lui le canal vidien. Il y a dans Valaclaga un trou au temporal, au-dessus du méat auditif.

Dans les hélamys, le trou sous-orbitaire et l’anneau ne font qu’un. Les trous incisifs entament à peine les maxillaires; le trou lacrymal est percé sous la racine de l’arc vertical de l’anneau préorbitaire; le trou optique est grand. Audessous des sphéno-orbitaire et rond réunis , s’ouvre un trou qui vient aboutir clans le crâne sur le milieu du basilaire. Le trou ovale paraît se confondre avec le déchiré antérieur qui est très-grand.

Dans les ichymis, le trou avale est distinct; au-devant de lui , dans l’cpaisscur de faite plérygoïde externe, est un petit canal qui représente le vidien. A la base de l’ailé ptérygoïde interne en est un autre qui traverse obliquement le corps du sphénoïde. Le fond de la fosse ptérygoïde se confond avec le trou commun au sphéno-orbitaire et au rond. La même chose a lieu dans le capromysy excepté que le trou à la base de l’aile ptérygoïde interne n’existe pas , et que le trou déchiré antérieur est plus grand.]

Dans le porc-épic commun, les trous incisifs sont fort petits, et dans l’inter-maxillaire, le trou analogue du spliéno- palatin est fort gros et au milieu du maxillaire; de plus, cet os a un trou particulier à la racine inférieure interne de l’anneau sous-orbitaire. [Le trou optique est fort enfoncé;

le rond est confondu avec le sphéno-orbitaire , et l’ovale avec le déchiré antérieur : le déchiré postérieur est fort petit. Il y a dans l’aile ptérygoïde externe deux canaux, l’un inférieur, s’ouvrant en arrière à la racine de celte aile; un autre supérieur, et s’ouvrant près du temporal. C’est le premier qui parait être l’analogue du canal vidien.]

Dans Vu rsa a , la grandeur extrême du trou analogue an sphéno-palatin le rapproche de l’écureuil. [Il a, comme les précédents, le trou et le canal sous-orbitaire confondus avec l’anneau. Fort loin en arrière du trou optique, sont les trous sphéno-orbitaire et rond réunis, et qui ne sont séparés que par une mince languette osseuse, de l’ovale et clu déchiré antérieur aussi réunis.

Dans le coendou , les détails sont les mêmes : le trou déchiré antérieur est seulement plus petit.

Dans le coûta, les trous sont disposés comme dans l’urson ; seulement le trou lacrymal est plus grand. ]

Dans Vagouti, les trous incisifs sont deux petites fentes obliques entièrement dans l’os inter-maxillaire. Le trou particulier du maxillaire sur la racine inférieure de l’anneau sous-orbitaire est une fosse assez grande à laquelle le lacrymal contribue, et dont le fond antérieur donne naissance à un petit canal qui va dans le nez. Le canal lacrymal , tout entier dans f os de ce nom , donne dans cette fosse , et s’y ouvre dans son fond postérieur. Le trou optique est grand, ainsi que le sphénoorbitaire qui comprend le rond. L’ovale reste distinct du déchiré antérieur. Celui-ci es tassez grand, mais le postérieur est très-petit. [Le trou analogue du sphéno-palatin est petit, et dans le maxillaire, près du lacrymal.]

Dans le paca , les trous incisifs sont très-petits, dans l’inter-maxillaire , et cachés dans les côtés d’une fosse formée par les bords internes des sinus sous-maxillaires. [ Au bas de l’anneau préorbitairc est un long sillon qui représente le canal sous-orbitaire.] Il n’y a qu’un trou analogue au sphéno-palatin. Le trou ovale s’unit au déchiré antérieur, mais il laisse en avant un petit trou particulier, sans doute pour un des filets du nerf.

Dans les cochons d’Iiule , les trous incisifs sont médiocres, et communs aux inter-maxillaires et aux maxillaires. [Le canal demi- ouvert au bas de l’anneau pré-orbitaire existe comme au paca, et de plus il est borné en dehors par une petite arête verticale. La fosse sur la joue est très-profonde. Le trou analogue au sphéuo-palalin est commun au lacrymal, au tronlal et au maxillaire. Il est fort près, et en dedans du banal lacrymal. Celui-ci aboutit , comme dans l’agouti, dans la fosse du maxillaire. Le trou déchiré antérieur est énorme , et comprend l’ovale. Le postérieur est fort étroit.] Le temporal n’a point de trou ni d’échancrure pour montrer le rocher.

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

[ Dans las kfrodons , il n’y a pas de demi-canal distinct de l’anneau. Le Irou déchiré antérieur est petit; cependant il comprend aussi l’ovale. Les sphéno-orbitaîre et rond sont réunis.

Dans le cabiai , l’anneau pré-orliitaire est Irèsgrand et sans sillon ni canal. Le trou optique est proportionnellement très -petit. L’ovale se confond très-probablement, avec le déchiré antérieur,

qui est grand et arrondi. Le postérieur est au contraire très-allongé.

Dans la viscache, outre le grand anneau préorbitaire, il y a un canal sous-orbitaire, presque fermé par une forte lame verticale , comme dans l’alactaga. Il y a aussi une fossette dans le maxillaire, peu étendue mais profonde ; il y a une longue fente horizontale entre le frontal et le maxillaire, au fond de laquelle est sans doute le trou analogue au sphéno-palalin. Le ptérygo- palatin s’ouvre dans le palatin, tout près du maxillaire. Le trou optique est grand. Les trous sphéno-orbitaire et rond paraissent n’étre séparés que par une étroite languette du sphénoïde des trous ovale et déchiré antérieur. Le déchiré postérieur est allongé.

Dans le chinchilla, il n’y a pas de canal sousorbitaire distinct de l’anneau. ]

e. Edentés.

Dans l 'unau, les trous incisifs sont petits et ronds; le trou lacrymal est percé sur le bord de l’orbite. Sous la base du jugat est percé un trèscourt canal sous-orbitaire. Le trou optique, le sphéno-orbitaire et le rond sont distincts et trèsprès l’un de l’autre. Au-devant et un peu au-dessous d’eux, dans le palatin, est l’analogue du sphéno-palalin ; [et au-dessous de celui-ci l’analogue du ptérygo palatin.] L’ovale est à la base externe de l'apophyse plérygoïde. [11 n’y a pas de trou déchiré antérieur ; le postérieur est irrégulièrement circonscrit entre le basilaire et le rocher; à la base de l’arcade zygomatique du temporal est le trou qui conduit dans les cellules de cet os.

Les trous sont disposés de même dans les aïs, si ce n’est que le renflement de la caisse réduit à un simple trou arrondi le déchiré postérieur, et ne laisse pas voir le trou de communication dans les cellules du temporal. Nous avons parlé des deux Irous qui sont à la face interne de l’aile ptérygoïde.]

Hans les tatous en général, les trous incisifs sont petits, entièrement dans l’os du même nom. Les trous sous-orbitaires sont également peu lar- Rcs, et leur canal est de longueur médiocre. Le Irou lacrymal est sur le bord de l’orbite en dehors ; le trou optique, le sphéno-orbitaire, le rond et l’ovale sont tous distincts.

Dans l'cncouherl, le canal sous-orbitaire est

creusé dans la base même de l’arcade. Il y a dans le haut de l’orbite deux forts trous orbitaires supérieurs, et dans le bas, entre le palatin et le maxillaire, un gros trou tenant lieu du sphéno-palalin et du ptérygo-palalin.Le trou sphéno-orbitaire est près de l’optique; puis, plus en arrière, sont le rond et l’ovale très-rapprochés l’uif de l’autre. Le trou carotidien, petit, se voit à la pointe de la caisse, et en dehors entre cet os et le rocher, un trou stylo-mastoïdien considérable; le trou déchiré postérieur est réduit à une fente ovale. Il y a sur les côtés du crâne et à la face occipitale des trous nombreux destinés à des vaisseaux. ’

Dans le cabassou, les trous spheno et ptérygopalatins sont distincts et percés l’un dans le palatin , l’autre dans le maxillaire.

Dans les tatous cachicames, le canal sous-orbitaire est creusé plus bas que fa hase de l’arcade; le trou analogue au sphéno-palatin est creusé dans ce canal même entre l’ethmoïde et le maxillaire, et le trou analogue au ptérygo-palatin est un peu plus en arrière et au-dessous, aussi dans l’ethmoïde, et près de la fin du maxillaire. [Le trou rond est grand et très-près des trous optique et sphéno-orbitaire; l’ovale est médiocre et assez voisin du rond. Il y a de grands trous déchirés antérieur et postérieur qui se confondent en contournant le rocher.]

Dans le tatou géant, le trou sous-orbitaire est à peu près au milieu du maxillaire sur la joue, et le canal orbitaire assez long. [L’analogue du ptérygo-palalin est près de son embouchure dans l’orbite; le sphéno-palatin est plus en arrière, et termine un long sillon qui lui est commun avec le sphéno-orbitaire, lequel est de beaucoup plus grand que l’optique. Le rond est rejeté plus en arrière et près de l’ovale.

Dans Vorgctéropej les os maxillaires soritcreusés au palais d’un canal longitudinal large et peu profond, qui paraît loger quelque organe aboutissant aux trous incisifs. Ceux-ci sont assez grands et fort séparés. Le trou lacrymal est en avant du bord de l’orbite. Le sous-orbitaire est entre le lacrymal et l’anlé-pénultième molaire, de grandeur médiocre. Un grand trou, à chaque angle du bord postérieur du palatin, remplit l’ollice du canal ptérygo-pàlalin. Il y a au frontal, sous 1 apophyse post-orbitaire, un grand Irou qui pénètre dans les sinus frontaux. Le trou orbitaire antérieur est grand, et placé entre le Ironlal et le sphénoïde antérieur. I.e trou optique est médiocre. Le sphénoorbitaire, auquel le rond s’unit, est un peu plus grand que l’optique ; l’ovale est distinct et entièrement dans le sphénoïde.

Dans les pangolins, le Irou lacrymal est percé dans l’angle de l’orbite en dedans, entre le trontal et le palatin : il est aussi gros que le trou sousorbitaire est petit : le canal de ce dernier est

court. Il y a clans le palatin deux trous répondant au sphéno et au ptérygo-palatin. L’orbitaire antérieur est entre le frontal et le sphénoïde antérieur. Le trou optique est au-dessous et médiocre; le sphéno-orbitaire, rond et prend, embrasse aussi le rond; l’ovale est distinct, entièrement dans le sphénoïde. Le trou condyloïdien est grand, mais le déchiré postérieur et le carotidien sont petits. [Tout à fait à la base de l’arcade est un petit trou , qui conduit sans doute dans les cellules du temporal. ]

Le phalagin n’a point de trou lacrymal.

Dans le tamnndua , le canal sous-orbitaire est assez long, mais étroit. Dans le rétrécissement du palatin sont deux trous répondant au sphéno et au plcrygo-pnlatin. Entre le temporal et l’occipital est un grand trou jugulaire. Le condyloïdien, le slylo-mastoïdien, n’ont rien de particulier.

Dans le tamanoir, les divers trous présentent peu de différence, si ce n’est que le trou rond est distinct du sphéno-orbitaire.

Dans le fourmilier didactyle , le trou optique est plus grand que le sphéno-orbitaire. Le trou rond est distinct , -situé au-dessous du précédent, et extrêmement petit.

f. Pachydermes.

Dans Y éléphant , le trou incisif, fort large en bas et en arrière, se rétrécit en un long canal qui monte entre les inter- maxillaires et les maxillaires, jusqu’au plancher des narines. II n’y a point de trou lacrymal. Le trou sous-orbitaire est assez large et forme un canal très-court, dans la base antérieure de l’arcade. Le trou optique qui est petit, le trou sous-orbitaire qui comprend aussi le rond et est assez grand , sont aussi cachés dans l’enfoncement derrière la crête sphéno- frontale dont nous avons parlé. Il y a à la base de l’aile du sphénoïde un grand trou vidien. L’ovalese confond avec le carotidien. L’analogue du spheno-patalin est dans le large et court canal sous-orbitaire. Celui du ptérygo-palatin est caché auprès du sphénoorbitaire. La hauteur des molaires fait qu’il donne naissance à un très-long canal. Le condyloïdien me parait se confondre avec le jugulaire. Le trou auditif est au-dessus de la base postérieure de l’arcade.

Dans l 'hippopotame, le trou sous-orbitaire est de chaque côté à la partie la plus étroite du museau, au-dessus de la troisième molaire. H y a dans l’orbite deux trous orbitaires supérieurs : un trou analogue du sphéno et du ptérygo-palatin, un trou optique petit, un trou sphéno-orbitaire qui embrasse aussi le rond. Le trou ovale s’unit avec les déchirés antérieur et postérieur, de manière à entourer plus des deux tiers de l’os tympanique d’une cciiiture vide. Le trou condyloïdien est

assez proche. Le trou auditif externe est petit, près du bord supérieur de la racine postérieure de l’arcade. II donne naissance à un long méat caché dans l’épaisseur de l’os.

[Tous les animaux du genre cochon , les sangliers, les pécaris, les bahiro tissas, les phacochœres, ont un caractère commun : c’est l’existence, à la partie antérieure du front, entre les orbites, de deux trous qui se continuent en avant en deux sillons assez marqués. Ceux-ci se rapprochent à angle plus ou moins aigu , selon les espèces.] Il y a, excepté dans les pécaris , deux trous lacrymaux qui sont percés, le supérieur au bord même, l’autre un peu en avant du bord de l’orbite. Le trou sous-orbitaire est assez grand. Son canal s’ouvre largement dans l’orbite, à sa place ordinaire. A la voûte supérieure de l’orbite , est un trou surorbitaire qui conduit au trou percé sur le front. Le Irou orbitaire antérieur est près de la suture avec le sphénoïde antérieur. Les trous analogues au sphéno et. au ptérygo-palatin sont dans le canal sous-orbitaire. Le dernier donne dans le palais , vis-à-vis la pénultième molaire. Le trou optique et le trou sphéno-orbitaire, qui comprend aussi le rond , sont rapprochés comme à l’ordinaire et assez grands. L’ovale en est séparé par toute l’apophyse ptérygoïde externe. Il est commun au sphénoïde et au temporal , et n’est, séparé que par une petite arête osseuse d’un grand trou carotidien qui répond en partie au côté interne de la caisse. Sous la jonction du sphénoïde antérieur au postérieur est [dans le sanglier ordinaire et dans celui de Madagascar] un double canal qui donne dans l’épaisseur du vomer, [et qui n’existe ni dans le babiroussa, ni dans les pécaris, ni dans les phacochœres. Il n’y a pas de trou vidien.] Le trou déchiré postérieur, le stylo-mastoïdien et le condyloïdien, sont fort rapprochés près de l’apophyse mastoïde. [ Dans tous, excepté 1 c pécari, le dernier est assez éloigné du condyle.]

Dans les rhinocéros, le trou incisif est grand et* pour au moins moitié dans les maxillaires. [Le trou lacrymal s’ouvre en dedans ou sur le bord de l'orbite. Son ouverture est fréquemment partagée par une traverse osseuse, de sorte que ce Irou paraît double.] Le canal sous-orbitaire est Ion?* et étroit ; il s'ouvre en avant au-dessus de la première molaire, en arrière au-dessus de la cinquième. Le trou analogue du sphéno-palatin s’ouvre tout auprès dans le palatin ; [il est beaucoup plus grand dans les deux bicornes que dans les deux unicorncs. L’analogue du ptérygo-palatin est un peu plus en arrière [dans les unicornes , presque au-dessous dans les bicornes], sur l’union du palatin et du maxillaire. Le trou orbilaire antérieur est petit; l’optique l’est aussi beaucoup; mais le sphéno-orbitaire , qui comprend aussi le rond et qui est caché derrière une crête de l’os ,

ARTICLE DEUXIÈME. — TÊTE DES MAMMIFÈRES

est grand. Il y a un trou vidien à la base de l’aile. Le trou ovale se confond avec le déchiré antérieur. Le condyloïdien est petit. Le trou auditif s’enfonce horizontalement derrière la base postérieure de l’arcade.

Dans le tlaman , les trous incisifs , ronds et bien écartés, sont presque entièrement de 1 os intermaxillaire. Le trou lacrymal est en dedans, entre l’os de ce nom et le maxillaire. Le trou sous-orbitaire est médiocre, ainsi que son canal j mais ce canal se continue en arrière en un sillon profond creusé entre la paroi interne et le plancher de l’orbite, et se terminant en arrière par un trou oblong, intercepté entre le palatin, l’os plérygoïde , 1rs corps des deux sphénoïdes, et qui donne du fond de l’orbite dans les arrière-narines. Le trou optique et le sphéuo-orbitaire, qui comprend le rond, sont assez grands, presque égaux [et très-rapprochés l’un de l’autre.] Il y a un trou vidien percé d’arrière en avant dans la base de l’aile. Le trou ovale, dans l’adulte, est tout entier dans le sphénoïde. Le trou analogue au ptérygopalatin est dans un sillon, entre le maxillaire et le palatin, près du canal sous-orbitaire. Le trou déchiré antérieur est irrégulier et assez grand, comprenant aussi le carotidien. Le postérieur est petit. Le condyloïdien médiocre.

Dans le tapir, la plus grande partie des trous incisifs , qui sont considérables et réunis en un seul dans le squelette, est daus le maxillaire. Les trous lacrymaux sont sur le bord même de l’orbite, séparés par un crochet, [et le plus souvent doubles, comme dans les rhinocéros. Dans le tapir des Andes, le trou lacrymal est très-grand et dans l’orbite même.] Le trou sous-orbitaire est à peu de distance en avant de la suture du lacrymal avec le maxillaire. Sou canal est court , et le lacrymal forme une partie du bord supérieur de sou orifice orbitaire. [Dans une tête de tapir de Sumatra, il y a deux trous sous-orbitaires d’uncûlé et trois de l’autre.] Le trou analogue au sphéno-palalin est dans le milieu de la languette orbitaire du palatin; l’analogue du ptérygo-palatiu est audessous de lui , sur la suture du palatin avec le maxillaire. Le trou optique est petit, sur la suture du frontal et du sphénoïde. Fort en arrière de celui-ci , sont les trous sphéno-orbitairc et rond , séparés l’un de l’autre par une lame mince. Il y a un canal vidien assez large. Le trou ovale se confond avec les déchirés antérieur cl postérieur qui sont très-grands, en sorte qu’une grande partie du rocher est séparée du sphénoïde et du basilaire par un vide. [Il y a sur la crête occipitale, entre le temporalctle rocher, un trou qui remonte S’ouvrir daus le crâne.] Le trou condyloïdien est médiocre.

bans le cheval, le trou lacrymal est derrière le bord de l’orbile, qui a dans cet endroit une échan-

crure. Le trou sous-orbitaire est petit , voisin de l’os du nez et au-dessus de la troisième molaire. Son canal est fort long. Le trou analogue au sphénopalatin est percé dans sou ouverture postérieure et dans le palatin. Le trou analogue au ptérygopalatin y est aussi au-dessous du précédent, sur la suture du palatin et du maxillaire, et son canal s’ouvre dans le palais au droit de la pénultième molaire. Le trou orbitaire antérieur est sur la suture du frontal et du sphénoïde antérieur. Derrière lui, cachés par une crête du sphénoïde postérieur et fort rapprochés , sont l’optique et le sphéno-orbitairc, dont le rond n’est séparé cpie par une traverse mince. II y a un canal vidien eu dehors de la base de l’aile ptérygoïde. Le trou ovale se confond avec le déchiré antérieur, et le vide se conlinuc le loug du bord interne de la caisse jusqu’au déchiré postérieur. Le condyloïdien est médiocre. Il y a plusieurs trous pour des vaisseaux sur le crâne, vers les confins communs du pariélal, du temporal et de l’occipital. Le frontal est percé d’un trou et même de deux à la base de sou apophyse post-orbitaire.

g. Ruminants.

[ Daus les lamas et les chameaux proprement dits , les trous incisifs sont plus petits qu’aux autres ruminants. Le trou sous-orbitaire est audessus de la seconde molaire, au bas de la joue. L’ouverture orbitaire de ce canal est grande; elle a au-dessus d’elle un trou lacrymal intercepté entre l’os de ce noin et le maxillaire; au-dessus est un second trou, tout entier dans le lacrymal. 11 y a plusieurs trous sur le front : les deux principaux sont près de la ligne médiane dans le chameau; ces trous en sont éloignés, et disposés sur deux lignes régulières dans le lama. Le trou optique est médiocre. Le rond est réuni au sphénoorbitairc, et en arrière du précédent. L’ovale est pioche de la caisse. L’analogue du sphéuo-palatin est grand : au-dessous de lui est le ptérygo-palatin, plus petit, et qui s’ouvre au palais par plusieurs trous.

Le lamu a , dans l’angle rentrant que forment la caisse et l’apophyse para-mastoïde , un enfoncement assez grand pour le ligament de 1 os Styloïdicn ; plus en haut est le trou stylo-mastoïdien. A la racine de l’apophyse zygomatique du temporal et dans la gouttière qu’elle forme, est un trou qui communique d’une part avec le fond de la facette glénoïde, et d’autre part avec les sinus du temporal. Il y en a un autre à l’occiput, entre l’occipital et le rocher. Dans le chameau, le trou du temporal est sur le cûlé, tout près et eu avant du trou auditif.

Dans la <ji ’ra/'e, les trous incisifs sont très-grands et Irès-écartés l’un de l'autre. L'ouverture aulé*

rieure du canal sous-orbitaire est ovale, placée très-bas sur la joue, au-dessus et pour ainsi dire à la racine de la première molaire. Son ouverture postérieure est haute et étroite. Un peu au-dessus est l’analogue du ptérygo- palatin , qui est petit et s’ouvre au palais dans la suture palato-maxillaire ; le sphéno-palatin est au contraire très-grand , et caché par la grosse proéminence sur-molaire. Il y a deux trous lacrymaux, l’antérieur très-grand. Le trou optique est petit. Le sphéno-orbitaire comprend le rond ; l’ovale est grand. En avant du méat auditif est un trou qui conduit et dans les sinus temporaux, comme dans le chameau, et dans la gouttière de la racine de l’arcade , comme au lama. Le trou eondyloïdien est très-grand. Il y a plusieurs trous sur le front qui communiquent avec les trous sus-orbitaires.

Dans les chevrolains , le trou lacrymal est en dedans de l’orbite près du bord ; le sphéno-palatin est grand ; le ptérygo-palatin petit et s’ouvrant dans le palatin; l’optique est uni à celui du côté opposé; le sphéno-orbitaire , uni au rond, est grand : il y a un trou glénoïdien.

Dans les cerfs , le trou au-dessus de l’orbite est grand, et quelquefois double ou triple. Il y a deux trous lacrymaux sur le bord de l’orbite. Le trou sous-orbitaire est au-dessus de la première molaire, et le canal très-long. Au-dessus de son ouverture orbitaire est le trou sphéno-palatin, qui est très-grand, et au-dessous l’analogue du ptérygopalatin qui est beaucoup moindre. Le trou optique est médiocre ; le sphéno-orbitaire , uni au rond, est très-grand; le trou ovale est en dedans de la facette glénoïde. Le trou veineux ou glénoïdien prend quelquefois une grandeur considérable. Les trous déchirés sont étroits et enfoncés , et il y a quelquefois (comme dans le cerf commun , le daim ) deux trous condyloïdiens.

Les différences sont peu considérables dans le mouton; seulement, le trou lacrymal est grand et en dedans de l’orbite. Le trou carotidien est caché entre la caisse et le basilaire; le jugulaire est fort petit, mais le eondyloïdien est grand. 11 y a un grand trou sus-orbitaire au plafond de l’orbite, et un orbitaire antérieur petit vers le bas de la partie orbitaire du frontal. Quelquefois il y a deux trous sus-orbitaires, et qui communiquent plus ou moins directement avec ceux qui s’ouvrent de chaque côté sur le front.]

Dans les gazelles, il y a des différences assez marquées selon les espèces. Le guib a deux trous lacrymaux comme le cerf, et sur le bord même de l’orbite ; le gnou a deux trous lacrymaux, mais en dedans du bord ; le kevel, la gazelle commune, la Corinne, le koba, l 'orcas, le bubale, le enama, ont un trou lacrymal simple et en dedans du bord.

Dans les bœufs, [le trou lacrymal est sur le bord de l’orbite] ; le trou analogue au sphéno-palatin

est énorme, et caché dans l’enfoncement derrière la proéminence orbitaire ou sur-molaire de l’os maxillaire. [Les autres trous sont sensiblement comme dans le mouton, mais le trou sus-orbitaire est plus en arrière, et surtout s’ouvre surle front au niveau de la partie la plus reculée de l’orbite, et quelquefois même tout à fait au-dessus de cette partie.]

h. Cétacés.

Dans le lamantin et dans le dugong, le trou sousorbitaire est très-large, et, se trouvant plus reculé que le bord de l’orbite, il ne peut donner lieu à aucun canal. Le trou analogue au sphéno-palatiu est grand et tout entier dans le palatin. L’optique est petit et eu forme de canal. Le sphénoorbitaire, qui comprend aussi le rond, est assez grand et de forme ovale. Le trou ovale est une échancrure du bord du sphénoïde postérieur complétée par la caisse. Le eondyloïdien est très-petit et en forme d’échancrure de l’occipital latéral.

Dans les dauphins, le dérangement presque absolu de tous les os a beaucoup changé la direction des trous. Au lieu de trou incisif, il y a un long canal qui règne entre les deux maxillaires, depuis le bout du museau jusqu’aux narines, près desquelles il se bilurque. 11 faut chercher le trou sous-orbitaire au plafond de l’orbite, où il représente une cavité ouverte, en dessous de laquelle partent dans diverses directions des canaux qui vont s’ouvrir à la face supérieure des maxillaires et des inter- maxillaires , non pas au-dessous, mais en dessus et vis-à-vis de l’orbite. Tout à fait dans un creux, en arrière des précédents, en avant de l’orbite, entre le maxillaire, le frontal et une pointe du palatin, est un trou plus ou moins grand, selon les espèces, qui monte dans la narine, s’y ouvre dans son angle externe, et qui représente le sphéno-palatin. Je ne vois, pour répondre au ptérygo-palatin , qu’un petit trou sur la jonction du palatin au maxillaire, dans le palais, lequel donne dans le sinus placé de chaque côté des narines postérieures. Le trou optique est médiocre, et comme à l’ordinaire dans le sphénoïde antérieur. [Cet os le reçoit à sa sortie du crâne dans une sorte de sillon qu’il lui fournit au moyen d’une arête, et le conduit jusqu’au fond de l’orbite. A l’extrémité même de ce sillon, et sur une arête saillante que fournit là le frontal, est un petit trou orbitaire interne communiquant directement dans le crâne. ] Le trou sphéno-orbitaire, entre les deux sphénoïdes, fait aussi l’office du trou rond ; [il n’est séparé de l’optique que par uuc lame mince.] Il y a ensuite un trou ovale dans le sphénoïde postérieur, et quelquefois, plus intérieurement dans le même os, un trou pour un vaisseau. Une ouverture, entre le

ARTICLE TROISIEME

TÊTE «ES REPTILES

temporal, l’occipital latéral, le basilaire et le sphénoïde postérieur, laisse passer les neris de l’oreille pour se rendre au rocher. En avant d’elle et fort près, est le trou carotidien [percé au pied de la paroi qui ferme latéralement la base du crâne.] «ans le basilaire et au sommetd’une échancrure qu’offre en arrière le bord de celle voûte tle l’oreille dont nous avons parlé, s’ouvre le trou condyloïdien, fort petit.

«ans le cachalot, à la face supérieure du maxillaire et vis-à-vis l’échancrure de sou bord au-devant de l’orbite, est le grand trou qui tient lieu du sous-orbitaire, mais qu’ici l’on devrait appeler sur-orbitaire. [On trouve à sa place accoutumée le canal du nerf optique. L’état de notre tête ne permet pas de voir les trous sphéno-orbitairc et rond. Quant au trou ovale, c’est sans doute lui que l’on voit vers le milieu de la base de la paroi verticale plérygoïdienne, entre l’os pterygoïdien et l’aile temporale du sphénoïde.

«ans le rorqual, une grande ouverture du crâne est commune au thou optique, au spheno-orbilaire et au rond. Le premier se continue en un long canal ouvert en entonnoir au fond de l’orbite, tandis que les deux autres se présentent à l’extérieur sous la forme d’un trou assez petit, communiquant par une fente très-étroite avec le canal optique, et qui s’ouvre à la pointe antérieure du ptérygoïdicu. Le trou ovale est probablement celui que l’on voit à la pointe externe du ptérygoïdien, entre cet os et le temporal, et à la partie la plus saillante de ce grand sinus qui règne autour de l’oreille. Les trous déchirés antérieur et postérieur communiquent ensemble , en isolant le rocher par tout son bord interne. Le trou condyloïdien forme un demi-canal qui se confond aussi en partie avec le trou déchiré.]

i. Monotrèmes.

Dans Véchidnô , on voit au bord antérieur de l’orbite un trou lacrymal, et au-dessous un petit trou qui est l’orifice postérieur d'un long canal sous-orbitaire. En avant, ce canal est subdivisé en plusieurs très-petits trous, dont l’un ne s’ouvre que tout auprès de l’inter- maxillaire. Eu arrière de l’orbite, près du bord de l’arrière-palais, est le trou qui répond au sphéno-palatin et au ptérygopalatin; il communique en dessous avec un petit Irou du palatin dirigé en arrière. Un peu plus loin, séparés par une légère cloison osseuse, sont le trou optiqueet le sphéno-orbitairc qui compi end aussi le rond. Encore un peu plus loin est 1 ovale qui, ici, est très-allongé.

Vomithorhy tique a, dans l’angle antérieur de l’orbite, un très-petit trou lacrymal et un grand sous-orbitaire. Celui-ci donne naissance à un canal qui s’ouvre en avant du petit crochet que nous

avons indiqué sur le côté du museau; il y est divisé en deux par le cartilage latéral du bec. Il vient en outre de ce canal un trou qui s’ouvre dans le palais sous le précédent, et un autre qui, après avoir formé un long canal, s’ouvre au cille de l’os inter- maxillaire et par conséquent dans le bord du bec osseux. Entre le premier de ces trois trous sous-orbitaires antérieurs et 1 orbite, un peu plus vers le haut, est un trou qui communique avec ui: trou de l’orbite percé au-devant de l’optique, [et de là ces deux trous réunis s’ouvrent dans le crâne aucâté des trous du crible.] Le premier doit répondre au sus-orbitaire de l’homme, et je ciois le second l’analogue de l’orbitaire antérieur. Le trou unique, analogue au sphénoet au plérygo-palatin, est percé dans le bas de l’orbite, un peu en arrière du canal sous-orbitaire; il donne aussitôt dans le canal nasal et dans le palais près de la première molaire. Le trou optique est fort grand. Lesphéuoorbitaire , qui l’égale, embrasse aussi le rond. L’ovale est fort grand et distinct. Entre les deux trous ovales sont deux espaces membraneux. 11 y a en arrière deux très-grands trous à la place des coudyloïdtens ; mais je suppose qu’ils comprennent aussi les jugulaires. La base postérieure de l’arcade zygomatique, au-dessus delà facette glénoïde, est percée d’un trou qui communique de la tempe à l'occiput.

ARTICLE III

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