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ARTICLE NEUVIÈME. - CERVEAU DES QUATRE CLASSES

ARTICLE IX

résume df.s caractères propres aux cerveaux

DES QUATRE CLASSES d’ ANIMAUX VERTÈBRES (1).

De l’examen que nous venons de faire, il résulte :

1° Que le caractère qui distingue le cerveau des mammifères d’avec celui des autres animaux vertébrés consiste :

a. Dans l’existence du corps calleux, de la voûte, des cornes d’Ammon et du pont de Varole;

b. (2) Dans les lignes alternativement grises et blanches de l’intérieur des corps cannelés ;

c. Dans l’absence de tout ventricule aux tubercules quadrijumeaux;

d. [Dans l’existence de lobes latéraux au cervelet. ]

2° Le caractère propre du cerveau des oiseaux consiste :

a. Dans la cloison mince et rayonnante qui ferme chaque ventricule antérieur du côté interne;

b. [Dans la position des tubercules quadrijumeaux sous la base du cerveau ;

c. Dans la grande uniformité de sa structure dans les différents ordres.]

3« Le caractère propre du cerveau des reptiles consiste :

a, (3) Dans la position des tubercules quadrijumeaux de rrière les hémisphères;

A. [Dans la petitesse du cervelet.

4° Le caractère propre du cerveau des poissons cartilagineux consiste :

а. Dans la soudure de la première paire de lobes olfactifs ;

б. Dans l’absence de tubercules à l’intérieur des lobes creux.]

Ijn Le caractère propre du cerveau des poissons osseux consiste :

(i) Nous croyons devoir reproduire en notes les anciens paragraphes de cet article qui n’ont pu être conservés dans le texte, puisqu’ils étaient fondés sur des déterminations erronées. Ces paragraphes ont encore aujourd’hui une valeur historique, en faisant connaître l’état de la science à l’époque ou parut la première édition.

(a) Première édition, b. Dans la position des tubercules quadrijumeaux sur l’aqueduc de Sylvius.

c. Dans l’absence de tout 'Ventricule aux couches optiques, et dans la position de ces couches en dedans des hémisphères.

(3) Première édition, a. Dans la position des couches optiques derrière , etc.

(4) C’est cette dernière assimilation que nous adopterons pour la suite du résumé qui nous occupe.

(5) Cela n’est exact que dans l’hypothèse où l’on appelle hémisphères dans les poissons osseux les premiers lobes olfactifs. Dans l’antre hypothèse au con*

[Si l’on assimile les lobes creux aux tubercules quadrijumeaux :

a. Dans des hémisphères sans ventricule ;

b. Dans des tubercules quadrijumeaux d’une structure très-compliquée;

c. Dans la position de Vadilus ail infundibulum à l’intérieur de la cavité des tuberbules quadrijumeaux.

Si l’on assimile les lobes creux aux hémisphères (4) :

o. Dans la position delà glande pinéale, en avant des hémisphères;

b. Dans la position des tubercules quadrijumeaux à l’intérieur du ventricule commun des hémisphères.

Quelle que soit l’assimilation que l’on adopte, le cerveau des poissons se distinguera toujours :

a. Par la paire de lobes de la face inférieure ; ]

b. Par les nœuds du nerf olfactif et les tubercules situés en arrière du cervelet ;

c. [Par les grandes diversités de structure qu’il présente d'uue famille à l’autre.]

6» Les trois dernières classes ont en commun les caractères suivants, par lesquels elles se distinguent de la première :

a. Ni corps calleux (S), ni voûte, ni leurs dépendances ;

b. (6) Des ventricules dans les tubercules quadrijumeaux;

c. L’absence de tout pont de Varole.

7 o (7 j [Les oiseaux et les reptiles ont certains caractères communs :

a. La petitesse de leurs couches optiques ;

b. L’absence de protubérances mamillaires à la base du cerveau etdeloutorgancquiles remplace.]

8° Les poissons et les reptiles ont en commun, pour caractère qui les distingue des deux premières classes, l’absence de l’arbre de vie dans le cervelet (8).

traire les poissons ont leurs hémisphères unis sur la ligne médiane par une commissure comparable au corps calleux. Voy. ci-dessus, p. 456.

(6) Première édition, b. Des tubercules plus ou moins nombreux, situés entre les corps cannelés et les couches optiques.

d. L’absence de tout tubercule entre les couches optiques et le cervelet. Voy. ci-dessus, p. 45 r et 45a.

(7j Première édition. 6° Les poissons ont certains ca~ racières communs avec les oiseaux , qui ne se retrouvent point dans les deux autres classes. Ce sont :

a. La position des couches optiques sous la base du cerveau ;

b. Le nombre des tubercules placés en avant de ces couches ordinairement de quatre.

(8) Il est probable cependant que le cervelet du requin offrirait à l’état frais un arbre de vie bien marqué; mais c’est parmi les poissons une exception. Voy. plus haut, p. 46o.

NEUVIÈME LEÇON. — CERVEAU DES ANIMAUX VERTÉBRÉS

9» Tous les animaux vertébrés ont en commun les choses suivantes :

a. La division principale en hémisphères, couches optiques, tubercules quadrijumeaux, et cervelet;

b. Les deux ventricules antérieurs pairs, le troisième et le quatrième impairs, l’aqueduc de Sylvius, l’infiuidibidum , la communication ouverte entre toutes ces cavités ;

c. Les corps cannelés et leurs appendices en forme de voûte, nommes hémisphères;

cl. Les commissures antérieure et postérieure, et la valvule du cerveau ;

e. Lés corps nommés glande pinéale et pituitaire;

f L’union du grand tubercule impair, ou cervelet, par deux jambes transversales avec le reste du cerveau, qui liait des deux jambes longitudinales de la moelle allongée.

1(1° Il semble aussi y avoir certains rapports entre les facultés des animaux et les proportions de leurs parties communes.

Ainsi la perfection de leur intelligence parait d’autant plus grande que l'appendice du corps cannelé qui forme la voûte des hémisphères est plus volumineux.

L’homme a cette partie plus épaisse, plus étendue, et plus reployée que les autres espèces.

A mesure qu'on s’éloigne de l’homme, elle devient plus mince et plus lisse; à mesure qu’on s’éloigne de l’homme, les parties du cerveau se recouvrent moins les unes les autres; elles se développent et semblent s’étaler davantage en longueur.

11 parait même que certaines parties prennent dans toutes les classes un développement relatif à certaines qualités des animaux. Par exemple, les tubercules quadrijumeaux antérieurs des carpes, qui sont les plus faibles, les moins carnassiers des poissons, sont plus gros à proportion, comme ceux des quadrupèdes qui vivent d’herbes. On peut espérer, en suivant ces recherches, d’acquérir quelques notions sur les usages particuliers à chacune des parties du cerveau ou de l'encéphale.

ARTICLE X

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