‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 204 sur 367 · DISTRIBUTION DES PRINCIPAUX NERFS DANS LES ANIMAUX VERTÉBRÉS · texte numérisé non relu

DISTRIBUTION DES PRINCIPAUX NERFS DANS LES ANIMAUX VERTÉBRÉS

Après avoir vu, dans la dernière leçon, ce qui concerne la partie centrale du système nerveux, nous allons suivre aujourd’hui les branches de ce système dans leur distribution aux parties.

Ce queccttc distribution nous offre de plus remarquable, c’est la fidélité de la nature à suivre un plan général, dont elle ne s’écarte que le moins qu’elle peut dans les diverses espèces.

Nous avons eu déjà des preuves répétées de cette constance à l’égard du squelette et des muscles : elle est plus remarquable encore à l’égard des nerfs, parce que la conformité y est plus exacte, quoiqu’au premier coup d’œil elle paraisse moins nécessaire.

Les parties analogues reçoivent constamment leurs nerfs de la mémepaire dans tous les animaux, quelle que soit la position de ces parties, quels que soient les détours que cette paire est obligée de faire pour s’y rendre. Les nerfs analogues ont toujours une distribution semblable; ils se rendent toujours aux mêmes parties ; même les plus petites paires, celles dont la distribution est la plus bornée, ou qui pourraient être le plus aisément sup pléées par les paires voisines, comme la quatrième et la sixième, conservent leur existence et leur emploi.

Il semble assez naturel de conclure de là que les nerfs ne sont pas entièrement semblables entre eux, et ne conduisent pas partout un fluide absolument identique, comme le font, par exemple, les artères ; mais qu’il y a dans la structure de chacun d’eux, dans leur manière d’agir, dans leur action sécrétoire, quelque particularité relative aux fonctions et à la nature de l’organe qu’ils vont animer.

C’est surtout sous ce rapport que la comparaison détaillée des nerfs dans les diverses classes peut intéresser le physiologiste.

ARTICLE PREMIER

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