‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 216 sur 367 · IV. Du nerf de la cinquième paire dans les oiseaux · texte numérisé non relu

IV. Du nerf de la cinquième paire dans les oiseaux

La cinquième paire des oiseaux présente à peu près la même distribution que dans les mammifères.

Le nerf ophthalmique sort du crâne par un trou particulier de l’orbite en dehors du nerf optique.

11 rampe quelque temps dans l’épaisseur de l’os, avant de parvenir au dehors. Il est gros et décrit une courbe qui suit la voûte de l’orbite. Il ne commence à se diviser qu’au delà de la fosse; il pénètre ordiqairemept dans l’épaisseur des os de la face au-dessus des sinuosités nasales. 11 se divise en trois branches : la supérieure est la plus petite, elle va sp perdre dans la membrane pituitaire; la seconde branche est la plus grosse dps trois et la plus longue, elle est reçue dans un canal osseux, passe au-dessus des narines et vient se terminer à l’extrémité du bec en un grand nombre de divisions ; la troisième branche paraît se perdre entièrement dans la peau qui enveloppe le pourtour de l’ouverture des narines.

[M. Schlemm décrit un filet récurrent qui ngit, dans le dindon , de l’ophlhalmique, au moment où ce nerf va quitter l’orbite, et qui se porte en arrière à la rencontre du nerf facial avec lequel il s’anastomose. Ce nerf est considéré par cet anatomiste comme le nerf vidien.

Le ganglion ophthalmique des oiseaux est situé, comme dans les mammifères, au côté externe du nerf optique, il résulte également de l’union du nerf de la troisième paire et du perf nasal (1).

Nous n’avons rencontré dans les oiseaux ni le ganglion otique (2) ni le ganglion sphéno-palatin.]

(2) M. Arnold, à qui on doit la connaissance de ce ganglion, assure, en effet, qu’il 11’existe pas dans les oiseaux.

DIXIÈME LEÇON. — NERFS DANS LES ANIMAUX VERTÉBRÉS

Le nerf maxillaire supérieur sort par le même trou que l’inférieur, précisément au-dessus de l’os carré. II se porte de derrière en devant à la partie inférieure de l’orbite; il donne dans ce trajet deux filets, l’un qui s’unit à des ramifications du nerf ophlhalmique, l’autre qui remonte vers le côte interne dans la membrane muqueuse de la bouche. Il pénètre dans l’épaisseur des os maxillaires pour se perdre sur les parties latérales du bec. Dans les canards , la distribution en est très-remarquable. Chacun des crans dont est marqué le bec paraît recevoir quatre ou cinq filets.

Le nerf maxillaire inférieur se sépare du supérieur, et se dirige obliquement en en-bas ; il donne d’abord des rameaux aux muscles ptérygoïdiens et au muscle nommé quadrangulaire , que nous ferons connaître en traitant de la mastication. Le tronc descend ensuite en dehors; et arrivé à la mâchoire inférieure, il se divise en deux branches : une interne, et une externe. L’interne, qui est la continuation du tronc, pénètre dans le canal maxillaire, et se rend ainsi jusqu’à l’extrémité antérieure de cette mandibule. Dans les oiseaux qui ont des dentelures, comme les canards, chaque dent reçoit des filets de ce nerf. La branchcexterne se détache de la précédente en perçant l’os de la mandibule, et se répand en dehors sous la peau ou la substance cornée qui revêt le bec jusqu’à son extrémité.

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