V. Du nerf de la cinquième paire dans les reptiles
Les reptiles ont les trois branches de la cinquième paire. Dans les tortues de mer, l’ophlhalmique glisse quelque temps dans l’épaisseur de la dure-mèreavantde pénétrer dans l’orbite. 11 donne des filets à la fosse nasale, et surtout aux deux glandes lacrymales. La branche maxillaire supérieure est la plus grosse des trois : elle est unie à l’inférieure dans son origine; mais, parvenue dans l’intérieur de l’orbite, elle s’en sépare pour prendre une autre direction; elle se glisse sur le plancher de l’orbite en décrivant une courbe trèsmarquée, dont la convexité est extérieure. De la concavité de la courbe, ou du côté interne, partent une infinité de ramuscules qui vont se perdre dans la glande lacrymale. Le tronc se divise ensuite en deux rameaux : un interne , qui répond au nerf sphéno-palatin et au sous-orbitaire. 11 fournit des filets au palais, aux narines; et, arrivé à la partie antérieure de l’orbite , il se porte en dehors et vient s’épanouir sur la face. L’autre rameau du tronc principal est extérieur; il glisse aussi sur le plancher de l’orbite, aux os duquel il donne plu-
( 0 Jacobsou, De quinto nervorum pari animalium. Regiomonti, i8t8,in-4o.
sieurs filets ; il vient enfin s’épanouir sur la face à la partie inférieure de l’orbite, et s’anastomoser avec les autres nerfs faciaux.
La branche maxillaire inférieure se porte presque verticalement en en-bas à la partie postérieure de l’orbite, au-devant de l’apophyse pierreuse et articulaire du temporal. Elle donne, dans son trajet jusqu’à la mâchoire inférieure, plusieurs filaments qui se perdent dans les muscles temporaux et ptérygoïdiens, entre lesquels elle se glisse. Parvenue à la mâchoire inférieure au-devant de la facette articulaire, elle pénètre dans l’ouverture oblongue qui y est tracée, et se divise dans l’intérieur de l’os. Elle fournit en dedans de la mâchoire plusieurs filets qui se perdent dans les muscles de la langue, et en dehors quelques autres qui se ramifient sons la peau.
[Le ganglion ophlhalmique existe dans les tortues, et nous croyons l’avoir aussi aperçu dans le crocodile.
On assure que le nerf ophlhalmique des sauriens, des ophidiens et des batraciens ne donne point de rameaux ciliaires (1), et que dans la grenouille les deux maxillaires ne se séparent que vers le milieu de l’orbite ; l’inférieur donne des ramuscules aux muscles masseter et ptérygoïdiens.
Dans les batraciens sans queue, une portion du facial semble fournie par la cinquième paire, sous la forme d’une quatrième branche sortant du ganglion semi-lunaire (2).]