ARTICLE CINQUIÈME. - NEUF FACIAL
nerf trifacial [auquel il s’accole pendant un trajet assez court, et duquel il se sépare ensuite pour se rendre au ganglion sous-maxillaire.
ie facial, avant de sortir du crâne, s'anastomose avec le ganglion de la huitième paire, et avec le glosso-pharyngien].
Sorti de la base du crâne, le tronc du nerf facial se divise en plusieurs rameaux dont le nombre varie, mais s’élève souvent à celui de quatorze ou de quinze.
Le plus postérieur a été nommé occipital ou auriculaire postérieur. Il se porte derrière l’apophyse mastoïde, s’unit à un rameau d’une paire cervicale supérieure, et se divise ensuite en deux ratnuscules, dont l’un se perd dans les muscles de l’oreille, et l’autre dans le muscle occipital.
Le facial fournit ensuite, 1- le rameau stylohyoïdien, qui communique d’abord par un ou deux filets avec la partie supérieure du ganglion cervical du nerf grand sympathique; il se termine dans le muscle stylo-hyoïdien.
2» Le rameau digastrique ou sous-mastoïdien, qui se porte dans le muscle digastrique [où il se distribue en partie; l’autre partie traverse ce muscle, et s’anastomose par un filet avec le glossopharyngien, et par un autre avecle rameaularyngé supérieur du pneumo gastrique.]
Le tronc du nerf facial se glisse ensuite dans la glande parotide, qu’il traverse [et se divise en branches tomporo-faciale et cervico-faciale.
La première et la plus forte se porte vers le col du condylc de la mâchoire, où elle s’anastomose avec le tempovalsuperficiel du maxillaire supérieur, puis fournit: 1» les rameaux temporaux, qui, après avoir traversé l’arcade zygomatique, se rendent aux muscles auriculaires antérieur et supérieur, et au muscle occipilo-frontal; 2» les rameaux malaires ou fronto-orhitaires. qui, après avoir croisé obliquement l’os de la pommette, se dirigent vers la région orbitaire, et se distribuent à la partie inférieure du muscle frontal et au muscle orbiculaire des paupières ; 3" les rameaux nasaux on sousorbitaires, qui, dirigés presque horizontalement, fournissent des filets aux muscles zygomatiques ou muscle canin et aux muscles de l’aile du nez- 4° les rameaux buccaux, qui passent surlemasséler’ et donnent desfiletsaux muscles buccinateur,orbi- «ulaire des lèvres, et releveur de la lèvre supérieure; ils s anastomosent avec la branche cervicoaciale et avec le rameau buccal du maxillaire inférieur.
La seconde branche du facial, ou la cervicofaciale, descend dans l’épaisseur de la glande Parotide, et, arrivée à l’angle de la mâchoire
inférieure, elle se divise, 1» en rameaux cervicaux , qui se terminent dans le peaucier en s’anastomosant avec le cutané moyen du cou fourni par le troisième cervical : quelques filets se dirigent en avant vers les muscles du menton ; 2° en rameaux moutonniers, qui, au nombre de deux, longent la branche horizontale de la mâchoire inférieure, et donnent des filets aux muscles de l’angle de la bouche : ils forment avecle rameau mentonnier du maxillaire inférieur une sorte de plexus; 3° en rameaux buccaux, qui s’avancent vers le menton, s’anastomosent avec des rameaux de la branche temporo-faciale, et se dispersent dans le muscle buccinateur et dans les muscles abaisseurs delà lèvre inférieure (1).]
Il résulte de celle distribution du nerf facial qu’il recouvre tout le visage, les tempes, les oreilles et une portion de l’occiput et du col, et qu’il communique avec un grand nombre de nerfs; ce qui lui a fait donner le nom de petit sympathique par Winslow.
B. Dans les mammifères.
On retrouve presque toutes ces branches dans les mammifères : les différences tiennent seulement aux formes diverses des parties auxquelles elles se rendent et à l’éicnduc des muscles. Dans les animaux dont la conque de l’oreille est trèslongue, par exemple, le rameau qui s’unit à la première paire cervicale ou l’auriculaire postérieur est beaucoup plus gros et peut être suivi fort aisément sut- la surface des cartilages, où il accompagne les vaisseaux sanguins; de même dans les carnassiers, les rameaux qui se portent sur le muscle crotaphile sont beaucoup plus gros. On peut remarquer en général que les filets qui forment le réseau facial sont très-flexueux.
Comme nous avons fait des recherches parliculièressur ce nerf, dans I eveau, nous croyons utile d’en présenter ici une espèce de monographie succincte.
Il soi du crâne par la scissure pratiquée à la base de l’apophyse mastoïde; il traverse la glande parotide, dans l’épaisseur de laquelle il donne beaucoup de filels; il s’en détache surtout une branche Irès-rcmarqtiable, laquelle s’unit à une aulrc do maxillaire inférieur, comme nous l’avons indiqué plus haut. A sa sortie de la glande parotide, le nerf facial se partage en quatre rameaux : deux remontent an-devant de l’oreille, et se portent dans les parties supérieures, latérales et poslérieures de la face ; les deux autres se portent sur ses parties antérieures. Le plus inférieur de ces rameaux se divise, se subdivise et s’anastomose en
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I que sa description par rameaux isoles fât meaux a celle de la première édition.