DD NERF HYPOGLOSSE, 00 DE LA DOUZIEME PAIRE
Ces nerfs sortent, comme nous l’avons vu, par le trou condylien antérieur. Parvenus hors du crâne, ils sont cylindriques et communiquent aussitôt par quelques filets avec les branches du nerf vague, avec celles des deux premières paires cervicales, et principalement avec le ganglion cervical supérieur du nerf grand sympathique. Après quoi, ils se portent en devant et un peu en dehors jusque derrière les muscles sterno-mastoïdiens. Il s’en détache là une forte branche qui suit la veine jugulaire jusqu’à peu près au milieu du col, où elle forme un arc qui remonte au-devant du col, où il se termine en s’unissant à quelques filets qui viennent des premières paires cervicales.
De la convexité de cet are partent quelques ramuscules qui se terminent dans les muscles de la partie antérieure du cou.
A deux travers de doigt de celte première branche, les nerfs hypoglosses en donnent une autre qui se distribue tout entière dans le muscle thyrohy oïdien .
Enfin, les troncs s’engagent entre les muscles hyoglosses et mylo-hyoïdiens, en recevant quelques filets du rameau lingual de la branche maxi. laire inférieure; ils s’enfoncent enfin dans l’épaisseur des muscles de la langue en se distribuant dans leur substance.
Dans les mammifères, ce nerf présente la même disposition que dans l’homme. Dans le veau , sa couleur est bleuâtre, et il pourrait être pris facilement pour une veine; il reste ainsi coloré jusqu’à ce qu’il soit arrivéprès et en dedans de la branche de la mâchoire inférieure; il se distribue dans les muscles et dans l’épaisseur même de la langue vers sa partie moyenne.
[Son volume est d’autant plus considérable que la langue est plus mobile ou plus extensible. Ainsi ce nerf est plus gros dans les carnassiers que dans les rongeurs et les ruminants. Dans la girafe, où la langue a des mouvements très-étendus, les rameaux du nerf sont très-Ûexueux. ]
Dans les oiseaux, le nerf hypoglosse sort aussi du crâne par le trou condylien en arrière de la paire vague. Il est très-grêle à son origine; il se porte au-devant de la paire vague qu’il croise en sautoir, et avec laquelle il s’unit en partie; il s’en détache là un petit filet qui se porte vers la poitrine eu suivant la veine jugulaire. En continuant
(i) M. Bischoff a représenté ce nerf dans la cigogne, deux nerfs seraient fournis par le vague et l’accesoire l’oie, la buse, le scops , le ramier et la poule. (Mèm. réunis; mais dans l’iguane ils seraient de nouveau dis cil.). Selon cet auteur, le glosso-pharyngien n’existerait tincts. pas dans les crocodiles, non plus que l’hypoglosse. Ces