‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 225 sur 367 · DIXIÈME LEÇON. — NERFS DANS · texte numérisé non relu

DIXIÈME LEÇON. — NERFS DANS

Parvenu à labasedu crâne, le glosso-pharyngien reçoit des filets du nerf facial et du nerf vague; il se divise ensuite en plusieurs rameaux, dont l’un se distribue en partie aux muscles qui s’attachent à l’apophyse styloïde et va se terminer dans les muscles de la langue. Un autre rameau s unit au nerf grand hypoglosse ; d’autres, enfin, se distribuent aux muscles du pharynx avec quelques filets du nerf grand sympathique, et forment un plexus qui enveloppe les artères carotides; mais la principale destination donnée à ce nerf est pour la membrane muqueuse et pour les papilles de la base de la langue et du pharynx.

Telle est la distribution de ce nerf dans l’homme.

Les mammifères, les oiseaux et les reptiles ne nous ont présenté aucune différence remarquable à cet égard. Nous n’avons pas, à la vérité, poussé nos recherches aussi loin qu’on l’a fait dans l’homme; cependant lions avons reconnu que ce nerf se portait et se terminait dans la langue, après avoir fourni des filets aux muscles qui la meuvent. Dans la cigogne, par exemple, il sort de la base du cràue, par le trou situé au dessous de l’oreille, et qui correspond au déchiré postérieur.

Il naît là par deux filets qui se réunissent presque aussitôt, et forment un ganglion quadrangulaire allongé, qui envoie un petit filet interne au-devant des muscles du col ; une petite branche en arrière, qui s’unit à la huitième paire, et une grosse branche en bas au-devant du cou. Celle-ci est la continuation du nerf lui-même; elle descend le long de l’œsophage, et se divise en deux principales : l’une qui remonte au-devant du col, et qui se distribue aux muscles de l’os hyoïde qui l’embrassent en forme de cornets; l’autre qui descend sur les parois latérales de l’œsophage, et qui fournit une branche au nerf lingual avec lequel elle s’anastomose. Le reste du nerf continue de se porter sur l’œsophage. On voit par cet exemple, que la distribution du glosso-pliaryngien est à peu près la meme que dans l’homme, [et ce qui est dit ici du glosso-pharyngien de la cigogne se retrouve dans les autres oiseaux (1).]

Dans les poissons, le nerf qui tient lien du glossopharyngien est évidemment une division du nerf vague qui se sépare du premier rameaubranchial, de sorte qu’ici le glosso-pharyngien est la plus antérieure des branches du nerf vague. Il sc divise en un grand nombre de filets qui pénètrent les muscles de la langue, dans lesquels ils se subdivisent. Le tronc lui-méme vient se perdre sous la partie inférieure de la gorge au-devant et entre les branchies.

LES ANIMAUX VERTÉBRÉS

ARTICLE IX

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