C. Dans les reptiles
Leur nerf olfactif diffère peu de celui des oiseaux dans sa naissance et dans son trajet; il en diffère encore moins dans sa distribution, puisqu’il se partage aussi, selon Scarpa, au septum et au cornet supérieur, sans aller au delà.
[En effet, celui de la tortue franche se distribue dans la membrane des deux cavités supérieures des narines, mais ne peut être suivi jusque dans la cavité inférieure.
(i) Voy. ci-dessus, la note de la page 629.
SECTION Ire. — ARTICLE SEPTIÈME. - DES CARTILAGES DU NEZ.
Dans les crocodiles , le nerf se renfle visiblement avant de se distribuer dans les deux cellules postérieures. Les filets s’en détachent successivement par la face inférieure, et forment un trousseau assez épais avant de pénétrer dans la membrane pituitaire.
Dans les autres reptiles, le nerf est volumineux comparativement à l’étendue de la cavité et des cornets olfactifs. ]
D. Dans les poissons.
Lorsque leur nerf olfactif est arrivé derrière la membrane plissée qui forme la narine, il se dilate pour s’appliquer à toute sa face interne ou convexe, et pour l’envelopper. Quelquefois, avant de se dilater, il se renfle en un vrai ganglion : c’est ce qu'on voit dans la carpe. D’autres fois, son expansion se fait sans renflement ; elle est mince, et pourrait être comparée à la rétine; mais on y voit plus distinctement les fibres nerveuses dont elle est composée. Dans les raies et les squales, il y a un tronc sous le repli principal de la membrane pituitaire et des branches dans les replis latéraux. Ces branches produisent de petits filets qui pénètrent dans toute l’épaisseur de la membrane, et s’y répandent uniformément.