DES OS DE L’ÉPINE
se laisse compter que par les apophyses transverses devenues maintenant des cloisons transversales, qui divisent de chaque côté de ce cône, la voûte des os des îles en autant de cavités qu’il y avait d’intervalles de vertèbres. On en trouve ainsi jusqu’à vingt et au-delà dans les espèces où le bassin est alongé. Vers l’arrière, une partie de ces cellules a dans le fond un trou qui communique avec la face supérieure. Dans le nandou (autruche d’Amérique), les dernières de ces vertèbres sacrées sont longues, mais d’une minceur extrême et lout-à-fait semblables à celles du dos des tortues terrestres.
Les vertèbres de la queue sont plus nombreuses dans les espèces qui la meuvent avec plus de torce, comme lapée, l’ hirondelle . Elles ont des apophyses épineuses en dessous comme en dessus, et des apophyses transverses fort longues. La dernière de toutes, à laquelle les pennes sont attachées, est plus grande et a la forme d’un soc de charrue, ou d’un disque comprimé. Mais ce n’est que dans l’âge adulte que cette vertèbre prend cette forme : dans le jeune âge, elle est évidemment composée de plusieurs vertèbres.
Le casoar, qui n’a point de queue visible, a ce dernier os conique : dans le paon, au contraire, il a la figure d'une plaque ovale, située horizontalement.
Une remarque générale à faire sur les vertèbres des oiseaux, c’est la rapidité avec laquelle leurs deux demi-anueaux s’unissent entre eux et avec leurs corps. Cette soudure est déjà faiLe dans le cou au moment de sortir de l’œuf; les stylets ou petites côtes cervicales demeurent seuls alors des os séparés, il faut même remonter beaucoup plus haut pour voir la séparation des deux demi-anneaux du côté dorsal.