‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 35 sur 367 · TABLEAU DU NOMBRE DES VERTÈBRES DANS LES OISEAUX · texte numérisé non relu

TABLEAU DU NOMBRE DES VERTÈBRES DANS LES OISEAUX

ESPÈCES

VERTÈBRES

du cou.

VERTÈb,RF.S

du dos.

VERTÈBRES

du sacrum.

VERTÈBRES

de la queue.

TOTAL

Vautour fauve

Cat haute aoura

ï-œmmerjreyer

hobereau.

Gerfault

balbusard.

Uaracara ordinaire

Autour ordinaire

TROISIÈME LEÇON. — DES OS ET DES MUSCLES DU TRONC

espèces.

VERTEBRES du COU.

VERTEBRES du dos.

VERTEBRES

du sacrum.

VERTEBRES de la queue.

Épervier commun.

Milan commun.

Buse commune.

Soubuse. . .

Messager. . . .

Effraye commune. .

Chat-huant. . . .

Grand-Duc. , . .

Chevêche commune.

Scops. ....

Piegrièehe commune.

Cassican (des îles Waigiou).' Gobe-mouche gris.

Tangara jacapa. ....

Merle commun.

Grive ’

Cincle

Martin triste

Loriot d’Europe

Rossignol. ......

Bergeronnette du printemps Eurylaime d’Horsfield. . .

Martinel

Hirondelle de fenêtre. .

Engoulevent d’Europe. . .

Alouette des champs. . .

Mésange à tête bleue. . . .

Proyer. .......

Moineau domestique, . . .

Bec croisé, . . .

Cassique noir (Or, cristalus).

Etourneau

Corneille.

Geai.

Rollier commun. . .

Paradis émeraude.

Grimpereau d’Europe. .

Oiseau mouche. . . .

Huppe commune. . . .

Promerops du Cap. . .

Guêpier commun. . .

Martin pêcheur à collier.

Calao monoccros. . . .

Moyen épeiche. . . .

Coucou d’Europe. . . .

Couroucou à ventre jaune.

Ani

Ramphastos aracari. . .

Ara rouge

Hocco mitou. .

Paon domestique. , Lophophore Cuvier.

Dindon

Pintade

Coq

Faisan commun. . .

Grand coq de bruyère.

Ganga

Perdrix rouge. . . .

Pigeon

ARTICLE DEUXIÈME. — DES OS DE L’ÉPINE

ESPÈCES

VERTÈBRES

VERTÈBRES

'ERTÈBRES

VERTÈBRES

du cou.

du dos.

du sacrum.

le la queue.

TOTAL

Autruche de l’ancien continent. • • •

Nandou. .

Casoar de la Nouvelle-Hollande. * .

Grande outarde.

lô

OEdicnème ordinaire. •*%«.*,

Aù

■ Vanneau d'Europe. » • * * * » .

Oiseau trompette.

1 Grue couronnée. *•*♦.*«.

1 Grue commune. • . . * % .

Héron

Cigogne blanche. .

Ombrette. . . ,

Spatule. . . ,

Ibis du Bengale .

Bécasse

Alouette de mer. ........

Chevalier aux pieds verts. .....

Écliasse. ...........

Avocette. .

Jacana. .......

Mégapode

Râle d’eau. ....

Poule d’eau

Perdrix de mer

Elammant

Grèbe cornu

Grand plongeon

Grand guillemot

Pingouin commun

Gorfou sauteur. ........

Pét rel damier

Albatros

Goéland à manteau noir

Stercoraire

Grande hirondelle de mer. ....

Bec en ciseau

Pélican

Cormoran

Frégate

Fou de Bassan

Paille en queue

Cigne à bec noir

Oie commune

Bernache

Macreuse

Souchet

Tadorne

Canard

Harle

Bes animaux réunis dans la classe des reptiles, parce que, bien que respirant par des poumons, leur circulation n’est pas double, et qu’ils ont le sang froid, sc conviennent en effet par un grand

nombre de rapports dans leurs organes sensitifs, nutritifs et génitaux. Mais leurs organes de mouvement, et par conséquent leur squelette, sont soumis à des diversités plus grandes que celles que l’on observe dans aucune autre classe du regue animal; puisque quant au tronc seulement,

TROISIÈME LEÇON. — DES OS ET DES MUSCLES DU TRONC

les uns l’ont presque inflexible, comme les tor- que les plaques ont en dessous des lames pour tues, et que d’autres l’ont excessivement prolongé former la partie annulaire. Il y a des espèces où et flexueux, comme les serpens; puisque le nom- les corps sont éloignés des plaques et n’y tiennent bre de leurs vertèbres varie de dix à plusieurs que par des apophyses goat ]es intervalles sont centaines; puisqu’ils peuvent avoir des centaines membraneux; le corps même a alors un tuyau de côtes ou en manquer tout-à-fait, etc.; mais au pour la moelle épinière; cela s’observe surtout milieu de toutes ces variations, on retrouve ce- dans les lorlues terrestres très bombées, la grecpendant encore quelques caraclères communs, que, le couï, etc.; mais dans les émides mêmes, où entre aulres, celui que la partie annulaire des le corps tient à la plaque, il est toujours creusé vertèbres demeure distincte du corps pendant au moins d’un demi-canal. U y a toujours deux, toute la vie. quelquefois trois vertèbres sacrées qui ont l’os

Dans les lorlues on compte huit vertèbres au des lies suspendu à leurs apophyses transverses, cou, qui, excepté la première et la dernière, sont 0u si l’on veut à leurs petites côtes, c’est à elles longues à proportion et très mobiles; car c’est en qu’appartiennent les dernières plaques de la série repliant sou cou enZ que cet animal peut faire ren- longitudinale nui excèdent celles des vertèbres

trer sa tête dans sa carapace. La première ou l’atlas a trois pièces; deux supérieures qui couvrent le canal, donnent en arrière les apophyses articulaires pour l’axis, et concourent avec la troisième, fort petite, à former la fossette où s’articule le condylc de l’occiput; fossette percée dans sou fond, qui est occupé par un quatrième os analogue de l’odontoïde de l’axis, maisqui,daus la matamata, par exemple, se soude à l’atlas; les cervicales suivantes, l’axis compris, sont, alongées prismatiques, échancrées en dessus pourseprèler à la courbure dont nous venons de parler. La facette articulaire unit son corps à celui de la vertèbre qui suit, par une facette convexe qui entre dans une cavité glénoîde, et il en est de même des aulres; la seconde vertèbre et celles qui viennent ensuite sont carénées en dessous et leur partie annulaire a une crête légère. 11 n’y a point d’apophyse épineuse, excepté à la seconde, où elle se dirige en avant, et quelquefois à la troisième, où elle n’est qu’un simple tubercule; la dernière s’articule de manière à former un angle droitavec la face inférieure de la carapace.

La première vertèbre dorsale , quoique fixée comme les suivantes, n’a que deux petites côtes qui vont se joindre à celles de la seconde paire. Dons les vertèbres dorsales, il faut distinguer : 1» les parties annulaires, qui sont des plaques engrenées par suture avec les côtes, et dont la série forme l’axe du bouclier supérieur que l’on nomme carapace; 2° les corps placés à la face inférieure de ce même bouclier; mais ce qui est remarquable, les plaques alternent avec les corps et répondent à leurs jointures, circonstance que nous retrouverons dans les chondroptérygiens : les côtes ou lames latérales répondent, de chaque côté, aux plaques et par conséquent aux intervalles des corps, à la jonction desquels elles tiennent en dessous par un pédicule qui se détache de leur face inférieure et qui est leur tète.

Il y a dans la série longitudinale de dix à quinze plaques Selon les sous-genres; mais il n’y a que neuf ou dix corps, et ce n’cst que pour les corps

dorsales; la connexion cependanln’a lieu que pour la première sacrée.

Le nombre des ver lebr es caudales et la grandeur de leurs apophyses varient selon les espèces et n’ont rien de bien important.

Le crocodile a environ soixante vertèbres, dont sept cervicales, douze ou treize dorsales, cinq lombaires, deux sacrées, et quarante et quelques caudales, qui toutes, à compter de l’axis, ont la face postérieure du corps convexe, et l’antérieure concave; celles du cou qui toutes portent de petites côtes, ou si l’on veut des apophyses transverses distinguées par des sutures à l’allas et à l’axis; ce sont des lames longues et plates. Aux cinq autres, ce sont des chevrons tenant au corps de la vertèbre par deux pédicules, et dont les angles comprimés horizontalement s’engrènent les uns avec les aulres de manière à réduire beaucoup la flexibilité du cou.

L’atlas a d’ailleurs quatre pièces, une inférieure, deux latérales, une supérieure; l’axis, trois, le corps, l’annulaire et l’odoriloule; les suivantes deux, le corps et l’annulaire; mais probablement celle-ci se divise dans les très jeunes embryons. Les cinq dernières cervicales et les quatre premières dorsales, ont une épine inférieure et deux apophyses pour l’articulation de la côte, la première à la partie annulaire, est l’apophyse Iransvcrse, la seconde tient au corps et représente la branche inférieure de cette apophyse dans les mammifères : dans les quatre suivantes, celte seconde disparaît, l’apophyse transverse s’alonge, s’élargit et fournit à Ja côte une facette à son extrémité et une à son bord antérieur : ensuite il n’y a plus d’attache qu’à l’extrémité. Les apophyses épineuses sont courtes et coupées carrément. Alaqueue, qui est comprimée, elles alougent pendant que les transverses se raccourcissent et s’effacent même sur les deux tiers postérieurs. Il n’y en a que deux auxquelles s’attachent l’os des ites; eu dessous il y a sous chaque articulation un os eu V, ou mieux en Y, dont l’apophyse prend un développement proportionne à celui de l’apophyse épineuse supérieure.

ARTICLE DEUXIÈME. — DES OS DE L’ÉFINE

Dans les sauriens ordinaires, l’atlas et l’axis ne paraissent point avoir de côtes; je n’en vois pas mêmeaux deux vertèbres suivantes; ensuite il y en a jusqu’au bassin, mais qui ne vont pas également au sternum comme nous le dirons bientôt. Ioutes ces vertèbres ont la lace postérieure du corps transversalement oblongue, convexe, 1 antérieure concave. Celles du cou, et les premières du dos ont des crêtes en dessous. Leurs apophyses épineuses varient beaucoup pour la hauteur; elles s’élèvent davantage dans les iguanes, dans les galéotes, qui ont des épines sur le dos, et dans le caméléon, dont le dos est tranchant. Celles de la queue s’alongent encore davantage dans les basilics et les istiures, où elles soutiennent une crête.

Il y a toujours des os en Y sous les articulations de celles de la queue, dont les apophyses transverses sont aussi en rapport avec la grosseur de cette partie.

Dans les vrais serpents, les vertèbres forment à elles seules presque tout le squelette; elles ont, à peu de chose près, la même figure depuis la tête jusqu'à la queue; on y distingue très bien un corps, des apophyses articulaires épineuses et transverses. Les corps s’unissent entre eux par une articulation en genou demi-sphérique, concave en avant et convexe en arrière ; le plan de la circonférence de la surface articulaire est oblique d’avant en arrière. [ Les apophyses épineuses généralement longues et aplaties s’unissent en arrière à l’apophyse articulaire par une crête qui la couvre en partie. Les apophyses articulaires sont doubles; les unes, extérieures, représentent les apophyses articulaires ordinaires à facettes horizontales, les secondes intérieures sont situées à la base de l’apopliyse épineuse. Ces apophyses sont agencées de manière qu’il résulte, comme pour les vertèbres lombaires de certains édentés, que deux vertèbres sont articulées entre elles par un double tenon entrant dans une double mortaise. La seule différence, c’est que les facettes du tenon et delà mortaise supérieure sont continues et forment entre elles un angle aigu. Ces facettes, sans comprendre celles du corps, sont également au nombre de douze pour chaque vertèbre; cet arrangement rend très difficile les mouvements verticaux de l’épine, tandis qu’il permet au contraire très bien les mouvements horizontaux.

Les véritables apophyses transverses sontgénérâlement très-courtes et ne se manifestent guère que par un t ubercule qui offre deux facettes à l’articulation de la côte. Mais l’apophyse articulaire externe antérieure se prolonge en une pointe assez longue qui en tient lieu. Ces apophyses transverses sont très longues et généralement inclinées vers le bas aux vertèbres caudales; elles sont même t oubles dans les quatre ou cinq premières.

resque tous les serpents montrent à la face

inférieure du corps de la vertèbre une ligne saillante qui devient quelquefois une crête, et qui se termine fort souvent en arrière par une épine très saillante, plus ou moins inclinée vers la queue. Dans quelques genres, les crotales, par exemple, celte épine est meme plus longue que l’apophyse épineuse supérieure; et lorsqu’elle existe à la queue, elle est presque toujours double.

La disposition des apophyses articulaires décrites ci-dessus, n’a pas lieu pour les anguis, ni pour les céeilies ; chez ces animaux, elle est semblable à celle des lézards. Dans quelques genres, les amphisbèues, les cryx et les rouleaux, il n y a presque point de trace d’apophyses épineuses ni supérieures ni inférieures; mais dans les hydres, les unes et les autres sont extrêmement longues.

Les batraciens offrent entre eux de bien grandes différences relativement au nombre de leurs Vertèbres.

Ceux qui n'ont point de queue, c’est-à-dire les grenouilles, ont généralement neuf vertèbres à corps concave en avant etconvexe eu arrière dans l’état adulte, toutes pourvues, excepté l’atlas, qui offre en avant deux facettes pour les deux condyles occipitaux, d’apophyses transverses très longues, surtout les troisième, quatrième et neuvième; c’est à celte dernière, dont la forme est assez semblable à un fer de hache, et qui est un véritable sacrum, que se suspendent les os des îles. A la suite de celte vertèbre, il n’y a qu’un os long et comprimé qui s’articule par deux facettes avec elle, et qu’on peut considérer comme une seconde vertèbre sacrée, puisqu’il ne dépasse point le bassin ; ou comme un coccyx, si l’on veut absolument que des vertèbres sacrées ne puissent pas être mobiles les unes sur les autres. Cet os est surmonté d’une crête cartilagineuse dans la base de laquelle le canal vertébral se termine. Ces vertèbres intermédiaires ont des apophyses épineuses, courtes, et des articulaires presque horizontales.

Dans le pipa et le dactylètre, la seconde et la troisième vertèbre ont des apophyses transverses si longues qu’elles ressemblent à des côtes, et le sacrum si large et si évase que son bord externe a une longueur presque double de la distance de ce bord au corps de l’os.

Ces animaux ne portent point de côtes, et le corps de la vertèbre ne présente ni crête ni épine inférieure.

Dans les batraciens à queue, les uns, comme les salamandres, ont quatre extrémités et de petites côtes qui se prolongent même au-delà du bassin; lesaulres, comme les sirènes, n’ont que deux extrémités antérieures et très peu de côtes.

Les salamandres n’ont pour toute apophyse épineuse qu’un petit tubercule en arrière, entre les apophyses articulaires. Celles-ci sontlargcs, écar-

TROISIÈME LEÇON. - DES OS ET DES MUSCLES DU TRONC

tées l’ane de l’autre; le corps, cylindrique, rétréci dans son milieu, a, dans le jeune âge, ses deux faces articulaires creuses comme les poissons; la cavilé qui résulte de ces creux est remplie d’une substance plus ou moins solide, qui s’ossifie dans quelques salamandres terrestres, mais de manière à ne se souder qu’à la partie antérieure du corps, en sorte qu’au contraire des autres reptiles, c’est cette partie antérieure qui porte un tubercule saillant, et la postérieure une concavité.

Les apophyses transvcrscs sont dirigées en arrière et divisées par un sillon à chacune de leurs faces, en sorte que leur extrémité a comme deux tubercules pour porter ceux dans lesquels se divise la base de la petite côte. Cette disposition se remarque surtout dans le menobranchu* laleralis. Ce qu’il y a de remarquable, c'est que la vertèbre sacrée porte une côte plus forte que les autres à laquelle s’articule le bassin. Les trois ou quatre vertèbres qui suivent, portent encore des côtes qui diminuent de plus en plus. Bientôt les apophyses transverses disparaissent aussi. Dans le reste de la queue, qui en forme les deux tiers, les vertèbres portent une apophyse épineuse supérieure assez longue, dirigée en arrière, et une apophyse épineuse inférieure qui offre la même direction, et qui, de plus, est percée à sa base pour le passage de l’artère. Dans les espèces aquatiques, ces apophyses sont plus longues et la vertèbre est singulièrement aplatie dans le sens vertical. Les apophyses articulaires de ces vertèbres plates ne sont plus qu’une proéminence antérieure de l’an-

neau qui va s’articuler à un tubercule de l’arête postérieure de l’apophyse épineuse supérieure.

La sirènes des vertèbres distinctes de toutes celles que nous avons vues jusqu’ici ; toutes ses apophyses se prolongent en crête, de sorte qu’elles semblent en être hérissées. Les corps ont également les faces antérieures et postérieures creuses, leur crête épineuse se bifurque à moitié de la longueur, et scs branches vont se terminer sur l’apophyse articulaire postérieure. Ces apophyses antérieures et postérieures sont elles-mêmes réunies par une crête horizontale. .

Les apophyses transverses se composent de deux crêtes, qui viennent se réunir postérieurement, l’une supérieure oblique naît au-dessous de l’apophyse autérieure, l’autre inférieure horizontale naît des côLés du corps, en sorte que l’arête formée pur toutes ces crêtes présente à peu près cette figure ^ .

Une crête règne également à la face inférieure du corps île la vertèbre. Les huit premières vertèbres portent seules de courtes côtes; les autres en sont absolument dépourvues. Les vertèbres de la queue, extrêmement aplaties dans le sens vertical, n’offrent plus que des vestiges de toutes les apophyses.

Dans Vamphiunia means les vertèbres sont presque en tout semblables à celles de la sirène ; l’apophyse épineuse se divise seulement un peu plus tard en deux crêtes ; il y a encore moins de côtes; je n’en vois que jusqu’à la sixième vertèbre. ]

Page 1