BES CÔTES
On donne proprement ce nom à ce que l’on nomme vraies côtes, c’est-à-dire à ces arcs osseux qui enceignent chaque côté du thorax, s’attachant d’une part à l’épine, de l'autre au sternum; mais on a dû l’étendre aux fausses côtes, qui, situées cil arrière des autres, 11e s’attachent au sternum que par l’intermédiaire de celles qui les précèdent; aux arcs incomplets qui, dans quelques animaux, sont en avant des vraies, et s’attachent à des vertèbres cervicales, comme dans le crocodile, ou à des dorsales, comme dans les oiseaux, mais sans atteindre le sternum; ou a dû le laisser aussi à des arceaux qui se joignent de part et d’autre en dessous, sans qu’il y ait de sternum entre eux, soit qu’ils viennent des vertèbres, comme dans les caméléons , les anolis, ou qu’ils ne remontent pas jusque-là, comme les côtes ventrales du crocodile, et enfin à des arceaux plus ou moins complets qui ne se joignent aucunement en dessous et 11e s’attachent qu’aux vertèbres, comme les côtes des serpents et les vesligos de côtes des batraciens à queue. Tous ces animaux ayant des poumons, leurs côtes concourent aux mouvements respiratoires. Celles des tortues réunies ensemble et aux vertèbres par sutures, ne peuvent pas y contribuer
** Ossem./oss., Ve vol., 2e part., pl. 24, fig. 33 et 34,