‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 58 sur 367 · DES OS DE E’ÉPAÜLE · texte numérisé non relu

DES OS DE E’ÉPAÜLE

A. Dans l’homme.

L’épaule de l’homme est formée de deux os, qu’on nomme l 'omoplate et la clavicule.

L’omoplate ou scapulum a la figure d’un triangle presque rectangle, dont la situation dans l’état de repos est telle qu’un des côtés est parallèle à l’épine. Ce côté est le plus long; un autre côté, d’un tiers moindre, est vers la tête : on l’appelle cervical ou supérieur ; il fait avec le précédent un angle presque droit.

Le troisième côté regarde obliquement en dehors et en bas : on le nomme bord costal. L’angle supérieur, antérieur ou externe, que le bord costal fait avec le cervical, est tronqué par une facette articulaire, ovale, d’un tiers plus haute que large, sur laquelle sc meut la tête de l’os du bras ; ce qui l’a fait nommer huméral. Au-dessus de cette facette articulaire est une saillie du bord supérieur, qui se porte en devant et se recourbe un peu en bas, en forme de crochet obtus. C’est ce qu’on nomme l’apophyse coracoïde; sa longueur normale dans l’adulte égale la hauteur de la facette articulaire ; derrière elle, le bord cervical a une petite échancrure ronde.

La face convexe ou externe de l’omoplate porte, vers son tiers supérieur, une crête qui la coupe transversalement depuis le bord dorsal jusque près de l’articulation, et qu’on nomme l 'épine. Celle éminence va en s’élevant, et se prolonge en une portion libre, aplatie et élargie, qui se porte au-dessus de l’angle lmméral : c’est l’acromion. La partie de cette face externe, qui est audessus de l’cpine, sc nomme fosse sus-épineuse, et l’on appelle sous-epineuse celle qui est au-des-

DE MEMBRE PECTORAL

sous. La face opposée est un peu concave et s’applique aux côtes.

L’omoplate est un des os où l'ossification est assez précoce; mais elle demeure longtemps divisée en plusieurs pièces. Dans les jeunes sujets, l’apophyse coracoïde forme un noyau séparé, qui ne s’unit au corps de l’os que vers quinze ou seize ans.

Nous verrous que, dans d’autres classes, l’analogue de cet os coracoïdicn prend beaucoup de développement et une grande importance.

L’aeromion aussi demeure longtemps cartilagineux ; mais il s'ossifie vers quinze ou seize ans, et forme une épiphyse qui ne se confond avec l’os qu’à vingt-deux ou vingt-trois.

Il y a aussi une épiphyse moindre à l’angle postérieur inférieur, où le bord demeure plus longtemps cartilagineux que le reste de l’os.

La clavicule est un os long et fort , à double courbure, appuyant l’une de ses extrémilés contre le haut du sternum; et l’autre, celle qui est aplatie, contre la concavité de l’acromion. Cette dernière extrémité suit les mouvements de l’omoplate, qui glisse en tout sens sur la partie postérieure des côtes, auxquelles clic n’est point articulée, mais seulement attachée par des muscles; chacun de ses bords ou de ses angles, peut aussi s’en écarter, ou se presser contre elles. Cet os, l’un des plus précoces du corps pour l’ossification, a cependant vers l’âge de vingt ans, une petite épiphyse à son extrémité slcrnale.

L’épaule de l’lionime, et par conséquent toute son exlrémité supérieure, n’est, comme ou voit, articulée au reste du squelette que par le bout de la clavicule qui se joint au sternum.

Quelques ligaments unissent l’omoplate à la clavicule, et ce dernier os au sternum. Les premiers viennent de son apophyse coracoïde, et se fixent à l’exlrémitc acromienne de la clavicule. Les seconds sont : d’abord, l’inter-claviculaire, qui unit ensemble les deux extrémités des clavicules en arrière du sternum; ensuite d’autres fibres qui, de la face inférieure de la clavicule, se portent obliquement au cartilage de la première côte. Enfin, chacune des extrémités de la clavicule porte sa capsule articulaire, dont l’une s’attache au pourtour de la facette acromienne, et l’autre à celle du sternum.

B. Dans les mammifères.

Les épaules des mammifères diffèrent de celles de l’homme par l’absence ou les proportions de la clavicule, et par la conformation de l’omoplate.

La clavicule existe dans tous lcsquadrumanes,à peu près comme dans l’homme : elle manque entièrement dans tous les animaux à sabots; tels que les éléphants, les pachydermes, les ruminants, et

les solipèiles. Quant aux animaux onguiculés, il n’y a rien de général. En effet, parmi les carnassiers, les chéiroptères, les pedimanes et les insectivores, l’ont parfaite : le reste, c’est-à-dire les carnassiers, comme chiens, chats, belettes, ours, coatis, ratons, loutres, phoques, etc., n’ont que des os claviculaires suspendus dans les chairs, qui ne touchent ni le sternum ni l’acromion, et ne s’y al tachent que par des ligaments, et qui manquent meme entièrement dans quelques individus.

On a cru pouvoir concilier l’absence de clavicule avec la doctrine de l’unité de composition, parce que l’on a observé dans l’omoplate du poulain un petit grain osseux dans le haut de la facette glénoïde, en avant du tubercule analogue du coracoïdien; mais c’cst une erreur. Ce grain particulier se voit dans les jeunes sujets de plusieurs espèces qui ont une clavicule parfaite, notamment dans les singes; et, au contraire, il manque à d’autres espèces qui manquent aussi de clavicules, comme les ruminants.

La clavieule de la taupe est surtout remarquable par sa brièvelé et par sa grosseurqui l’emporte sur sa longueur, ce qui lui donne une forme très singulière et une connexion inusitée, carelle n’est liée à l’acromion que par un ligament, et ciles’articule avec l’humérus par une large facette; de l’aulrepart elle s’attache à la partie saillante en soc de charrue du sternum. Les condijlures et les scalopes l’ont semblable, mais dans la chrysochlore, elle est longue et grêle comme dans les autres insectivores. Celle des chauves-souris est très grande, robuste, arquée et souvent comprimée comme un sabre.

Parmi les rongeurs, la clavicule estparfaite dans les écureuils, les rats, les castors, les porcs-épics; elle manque aux eabiais. Les lièvres (ml la clavicule suspendue dans les chairs.

On retrouve cet os dans beaucoup d’édentés, tels que les tatous, les fourmiliers, les paresseux; mais la clavicule manque entièrement dans les pangolins.

Les cétacés n’ont aucun vestige de clavicule.

On voit, par cct exposé, que la clavicule existe dans tous les animaux qui portent souvent leurs bras eu avant, soit pour saisir, comme les singes, les rongeurs; soit pour voler, comme les chauvessouris, etc.; qu’elle manque tout à fait dans ceux qui ne se servent de leurs extrémités antérieures que pour marcher, et qu’il y en a des rudiments dans ceux qui tiennent le milieu entre ces deux classes opposées.

Sa forme, toute particulière dans la taupe, est en rapport avec la forme non moins extraordinaire de l’humérus et de tout le membre antérieur, calculé pour creuser la terre avec une grande puissance.

En effet, la clavicule Qst un puissant arc-boutant

ARTICLE DEUXIÈME. — DES OS DE L’ÉPAULE

qui empêche le bras de se porter trop en avant; aussi verrons-nous dans les oiseaux cet os prendre une force plus grande en se réunissant à celui du côté opposé, pour former ce qu’on appelle la fourchette.

La plupart desmammifères diffèrent del homme, en ce que le côté spinal de leur omoplate est plus court à proportion; il est même presque toujours le plus court des trois; cependant les chauvessouris, les paresseux, d’autres édentés, 1 éléphant et la plupart des cétacés, iont exception à cette règle.

Ce caractère est très sensible dans l’omoplate des singes, dont le côté spinal n’est pas plus long que le cervical ; en conséquence la fosse sousépineuse ne l’emporte pas autant sur l’autre en étendue. L’angle postérieur supérieur est aussi plus obtus, ou même tout à fait arrondi; leur apophyse coracoïde s’infléchit davantage vers le bas. On voit aisément la raison pour laquelle l’omoplate des chauves-souris a une conformation particulière et s’alonge beaucoup dans le sens spinal; c’était pour lui donner par ses muscles la fixité nécessaire aux mouvements du vol; en conséquence son bord spinal dans la roussette est presque triple de son bord cervical, son acromion est très grand et dirigé vers le haut pour donner une attache sulfisanlc à la grande clavicule, et son bec coracoïdien est plus long et plus courbé vers le bas que dans aucun animal, pour donner une plus forte attache au muscle biceps de l’humérus. On retrouve les mêmes circonstances sauf quelques proportions dans les autres sous-genres.

La taupe forme exception en sens contraire des chéiroptères, d’après la nature du mouvement que son bras doit exécuter. Son côté, dit cervical, se trouve parallèle à l’épine et est cinq fois plus long que le spinal; l’omoplate est donc très longue et très étroite, elle est même cylindrique vers son milieu. En avant son acromion se relève, mais faiblement, parce que la clavicule ne s’y joinl pas; en arrière son épine se relève aussi et se joint à l’angle postérieur inférieur et au bord inférieur, qui est renflé en cet endroit. Il n’y a rien de coracoïdieu. De ces proportions il résulte que l’omoplate peut aussi être très solidement Axée par les muscles. Il en est de même dans les condylures et les scalopes; mais dans le comlylure, l’acronnon est long et grêle, et son bord spinal a une épiphyse osseuse.

La chrysochlore a aussi une omoplate assez étroite, mais comme sa clavicule est très longue, son épine saille beaucoup en avant, se recourbe Vers le bas, et. outre la proéminence pour Farliculation claviculaire, elle donne deux apophyses de sou kord inférieur, dont l’antérieure très pointue.

Ouléopiihéque a le bord dorsal égal au cosct d’un tiers plus long que le cervical; son

acromion a une pointe recourbée en avant et en dedans pour la clavicule. Son coracoïdien en a deux; une en avant, et l’autre en arrière et fort longue.

Dans les autres insectivores, lenrecs, hérissons, musaraignes, l’omoplate a le bord spinal environ de deux tiers de sou axe ; les fosses presque égales, I’acromion grand, et outre sa proéminence claviculaire dirigeant une apophyse vers le bas, le coracoïdien réduit à un tubercule; ses bords antérieur et postérieur sont légèrement concaves dans le hérisson, un peu convexes dans le tenrcc, presque rectilignes dans la musaraigne. Ces deux derniers ont les angles arrondis, etc. Le bord spinal est oblique dans les hérissons et les musaraignes.

Les carnassiers ci clavicules rudimentaires ont l’acromion médiocrement saillant en avant, le coracoïdien réduit à un tubercule, le bord antérieur en courbe convexe, le postérieur droit ou un peu concave, l’angle supérieur antérieur effacé; mais malgré tous ces caractères communs, il n’en est pas un qui ne se laisse encore reconnaître à scs proportions et à ses courbures particulières.

Dans les chats , la convexité du bord antérieur est uniforme, le postérieur est peu concave, l’angle postérieur presque droit; la largeur est de trois quarts de la longueur.

Dans les chiens, la convexité encore uniforme est moindre, l’angle postérieur obtus, la largeur un peu plus de moitié de la longueur.

Dans les ours, la plus grande convexité est au tiers du bord antérieur le plus près de la facette; il y a un angle au bord spinal au bout de l’arête ; le bord postérieur concave est comme augmenté d’un lobe obtus sur sa moitié spinale, séparé par une arête de la fosse sous-épincuse, ce qui fait en quelque sorte une troisième fosse ; l’ensemble forme un trapèze à angles arrondis.

Les blaireaux, les ratons, ont la même conflguration, mais cette troisième fosse y est beaucoup plus petite ; leur épine fait du côté huméral un repli et une légère saillie en arrière.

L’omoplate du phoque commun a le bord antérieur si convexe, cl le postérieur si concave, qu’elle représente un croissant; l’épine la coupe obliquement en ligne droite et en deux fosses peu différentes; sa plus grande saillie est vers l’humcral, elle n’atteint pas la face glénoïde; son crochet acromial est très court. On voit dans les jeunes que le tubercule acromial concourt, à la facette.

Dans le phoque à trompa, l’omoplate est beaucoup plus large, aussi large que longue; son bord postérieur est cependant encore assez concave ; l’épine lui est parallèle, et la fosse post-épineuse quatre fois plus étroite que l’autre, qui elle-même est divisée en deux par une arcte. Le crochet acromial se recourbe de manière à ne laisser qu’un trou entre lui et le col.

QUATRIÈME LEÇON. — DU MEMBRE PECTORAL

ISO

L’omoplate (les pédimanes à en général le bord antérieur convexe, le postérieur droit, l’épine saillante, élargie vers le côté huméral, l’acromion avancé et dépassant la Caectte pour une forte clavicule. Le tubercule acromial prend part à la facette glénoïde par sa base; il a une pointe un peu recourbée dans la sarigue, davantage dans le phalanger; il est mousse dans le kanguroo et le phascolomc; ce dernier a l’omoplate plus étroite que les autres, mais son aeromion est le plus long de tous. Tous ces caractères annoncent des animaux qui font un grand usage de leurs mains.

On en retrouve la plupart dans les rongeurs à clavicules entières.

Us ont tous une épine dilatée du côté huméral, un aeromion long et avancé, un coracoïde à pointe un peu recourbée, prenant part par sa base à l'articulation.

Même dans les agoutis et les lièvres, qui n’ont que des clavicules imparfaites suspendues dans les chairs, l’acromion est long et dilaté en avant, où il produit, une apophyse récurrente assez longue dans les lièvres. Les plus grandes différences des rongeurs entre eux, tiennent au contour, à la convexité plus ou moins avancée de leur bord antérieur, à la largeur vers le dos, et à l’angle postérieur plus ou moins aigu.

Les paresseux, fourmiliers et pangolins, ont h leur omoplate le bord spinal autant et plus long que l’homme; cet os est aussi chez eux beaucoup plus large qu’à la plupart des quadrupèdes, l’éléphant excepté et le phoque éléphant ou à trompe; ce qui lient à la force qu’ils mettent à l’emploi île leurs énormes ongles. Le paresseux est celui qui a ce côtéle plus long, les autres l’ont plus arrondi. Dans les tatous et les oryctiropes, il est moindre; l’angle postérieur des tatous est remarquable par sa courbure et sa saillie aiguë. Tous ces animaux ont l’acromion considérable et propre è donner attache à une forte clavicule. Dans les paresseux, dans le tamanoir et le tanmndua, il y a, au bord cervical, derrière la protubérance coracoïdiennc, une forte échancrure qui se cerne avec l’âge et devient un trou rond; de plus, l’acromion s’alonge beaucoup, et dans les paresseux son extrémité va se souder à celle du coracoïdien, et c’cst au bas de leur union que s’attache la clavicule. Ces deux caractères singuliers du trou et de l’union de la clavicule avec le coracoïdien se sont retrouvés dans un animal fossile, le mégathérium. Le coracoïdien ne fait crochet que dans les tatous, où de plus l’acromion, très alongé, forme pendant longtemps un os séparé du reste de l’épine de l’omoplate.

Parmi les pachydermes , l’éléphant a quelque chose qui le rapproche un peu des rongeurs à clavicule imparfaite, des lièvres ; c’est l’apophyse pointue de son épine qui se dirige en arrière en se courbant un peu vers le bas, mais elle lient au mi-

lieu de l’épine et non pas à son extrémité humérale. D’ailleurs l’omoplate de l’éléphant ne ressemble à celle d’aucun autre animal, en ce que son bord spinal, égal en longueur au bord cervical, est presque double du costal, ce qui donne un triangle précisément inverse de l’omoplate humaine : d’ailleurs son aeromion est assez saillant, maiselle n’a qu’une petite proéminence coracoïdiennc.

Les autres pachydermes, rhinocéros, tapir, cochon

cl cheval, n’ont point, de vrai aeromion; leur épine s’efface au col, mais elle fait, à son tiers postérieur, un angle saillant tin peu recourbé en arrière; du reste, le cochon et lccâei'alont 1 omoplate en triangle presque isocèle, dont le côté spinal a moitié de la longueur des deux autres. Le rhinocéros l’a oblongue; le tapir, ovale et largement échancrée au col en avant. Leurs protubérances coracoïdiennes sont médiocres ou petites ; le cheval l’a un peu crochue.

L'hippopotame se rapproche un peu plus des ruminants, en ce que son omoplate triangulaire est de plus d’un tiers plus longue que large; que c’est à son extrémité humérale que l’epine saille le plus; mais la pointe acromiale s’y prolonge un peu plus cjuc le bord; de plus, le bord antérieur a vers son tiers huméral une courbure convexe; le coracoïde est fort saillant.

T. os rum inants ont une omoplate presque en triangle isocèle jusqu’au eol; le côté dorsal fait moitié de la longueur de l’os dont la surface est très inégalement divisée, la fosse sus-épineuse n’ayant pas moitié de la largeur de l’autre. L’arête va en s’élevant jusque sur le col où elle est tronquée subitement.

Dans les chameaux et les lamas, la pointe de l’acromion s’alonge plus que dans les ruminants ordinaires vers l’articulation, ce qui fait en ce point un passage à la forme île Vhippopotame.

Dans les cétacés , dont le mouvement progressif dépend essentiellement de l’extrémité antérieure, puisqu’ils n’en ont point de postérieur, l’omoplate reprend une grande largeur : son bord dorsal est presque double de sa hauteur; la fosse antépineuse est réduite à un léger sillon; l’épine esLtrès peu saillante, mais il en riait subitement une très grande production acromiale en forme de lame large, coupée obliquement, dirigée en avant; ce qui n’empêche pas le bord cervical d’avoir aussi, mais sur le bord même de la face glénoïde, une production coracoïdienne aussi en forme de lame et dirigée en avant, moindre cependant que l’acromiale.

Le dauphin du Gange n’a point de fosse antépincusc ni de production coracoïdienne.

L’omoplate des rorquals d’Europe diffère peu de celle du dauphin; elle est encore plus large.

Le rorqual du Cap l’a très large; mais aussi sans coracoïdien.

ARTICLE DEUXIÈME- — DES OS DE L’ÉPAULE, omial

Celle de la haleine est plus étroite; son acr est plus petit, et elle n’a pas de coracoïdien.

Dans le cachalot , l’omoplate est moins lai ,,e; elle est concave à sa face externe et convexe a sa face interne; son acromion cl son coracoïi <• sont

longs, mais pins étroits que dans les dauphins.

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ment. Nous avons vu que le premier os sternal est en forme de T. L’omoplate proprement dite a le bord antérieur droit, sauf une apophyse saillante de son tiers inférieur; le postérieur concave, le dorsal légèrement convexe; ce qui lui donne une figure irrégulière de fer de hache.

Dans Véchidné, la face externe a une légère arête, mais qui n’est pas dans Vornithorinquc. La branche latérale du T sternal vient s’articuler avec l’apophyse du bon! antérieur. La clavicule se colle tout le long du bord de cette branche et aboutit avec elle h celte même apophyse, que nous devons en conséquence regarder comme le véritable acromion : les deux clavicules se touchent en dessous; la tète de l’omoplate ne fait que moitié de la fosse où s’articule la tète de l’humérus; l’autre moitié appartient à un os que, d’après l’analogie avec ce qu’offrent les oiseaux, nous devons regarder comme répondant au coracoïdien. Cet os est rhomboïdal; un de ses bords, l'antérieur externe, concourt à cette fosse articulaire; un autre, le postérieur interne, s’articule avec te deuxième os du sternum; un troisième, l’antérieur interne, s’articule avec un ns plat qui lui-même va s’articuler avec le manche du premier os du sternum, et passe même en partie sur sa face supérieure. Je le nomme épi-coracoïdien.

Ce n’est que dans les sauriens qu’il est possible de trouver quelque chose d’analogue; encore la partie correspondante à l’épi-coracoïdien demeure-t-elle cartilagineuse.

On voit que l’omoplate est d’autant plus étendue, dans le sens parallèle h l’épine, que l’animal lait faire à ses bras des efforts plus violents, parce que

celte configuration fournit aux muscles qui le fixent

contre le tronc, des attaches plus étendues. Aussi l’homme et les singes, mais surtout les chauvessouris et les taupes, approchent-ils le plus de l’extrême alongement qu’on trouvera dans les oiseaux.

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