‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 59 sur 367 · C. D ans les oiseaux · texte numérisé non relu

C. D ans les oiseaux

L’épaule des oiseaux est composée de trois os : l’ omoplate , du côté du dos; la clavicule ou fourchette et le coracoïdien du côté opposé. Ces deux derniers os donnent à leur aile un double appui Proportionné aux efforts qu’exige le vol.

0l> a longtemps considéré comme leur clavi-

culelos que je nomme coracoïdien. C’est un os

droit, large, aplati d’avant en arrière, qui s’insère

inférieurement par une tête large et comme tranchante dans une fossette correspondante au côte du bord antérieur du sternum, où il a peu de mouvement. Il se porte en avant et un peu de côté, et son extrémité supérieure s’élargit pour se diviser en deux apophyses : l’une antérieure ou inférieure et plus longue, prêle appui à l’extrémité delà fourchette; l’autre, postérieure ou supérieure et externe, s’articule avec l’omoplate, et forme avec elle une fossette dans laquelle est reçue la tête de l’humérus.

La fourchette ou l’os furculaire, que je nomme maintenant clavicule, est impaire et commune aux deux épaules; sa forme est celle d’un demi-cercle, d’une parabole, ou d’un V dontla pointe est dirigée en arrière, et. se lie quelquefois à la quille du sternum; ses branches ont, en outre une courbure vers le dehors; près de leurs extrémités elles appuient contre la face interne des têtes humérales des deux coracoïdiens, que l’élasticité de la fourchette empêche de se rapprocher dans les mouvements violents du vol; la pointede la fourchette se prolonge un peu au-delà, pour joindre une apophyse interne de la tête de l’omoplate.

L ‘‘omoplate est alongée dans le sens qui est parallèle à l’épine, et très étroite dans le sens opposé, souvent, pointue mais quelquefois tronquée postérieurement, toujours plate, sans épine. La tète, ou l’extrémité humérale, devient plusépaisse pour s'unir au coracoïdien. En dehors est la portion de la facette que ces os présentent en commun à la tète de l’humérus; au bord dorsal, tout près de la tète, est une petitepointe, seul vestige d’acromion, etqui répond à l’extrémité de la fourchette; cependant ces trois os, dans leur réuuion, laissent entre eux un petit intervalle cerné de toutes parts, où nous verrons que passe un tendon remarquable.

Je me suis déterminé à regarder le premier des os que je viens de décrire comme un grand développement du noyau qui devient dans les mammifères l’apophyse coracoïde, et à considérer au contraire la tourchcttc comme une réuniondedeux clavicules, parce que le premier finit souvent par se souder à l’omoplate, parce qu’il occupe, par rapport aux deuxautres, la position qu’occuperait 1 apophyse coracoïde, tandis que latourchelte s’attache par sa pointe au seul acromion qu’ait l’omoplate; enfin, parce que les muscles qui s attachent à ces deux os répondent à ceux des os correspondants des mammifères; il est certain aussi que la fourchette commence par deux noyaux osseux, un de chaque côté. J e vois au reste que cette détermination a été généralement adoptée.

Les différences devigueuret de force des coracoïdiens, d’élasticité et de tension de la fourchette, ainsi que les appuis qu’elle prend à la quille du sternum, sont en rapport sensible avec la force du vol de chaque oiseau.

QUATRIÈME LEÇOX. — BU MEMBRE PECTORAL

Les oiseaux de proie diurnes ont une fourchette très forte, dont les branches sont courbées; leur convexité est en avant, et l’angle de leur réunion est arrondi et éloigné du sternum. Elle est surtout remarquable dans les vautours , les aigles , les milans, les buses, où elle est en demi-cercle et très vigoureuse, principalement à ses extrémités. Les faucons ne l’ont qu’en demi-ovale.

Dans les oiseaux de proie nocturnes, elle est en angle très ouvert et assez, faible.

Le secrétaire l’a articulée par une lame comprimée avec le bord antérieur delà quille du sternum.

Les passereaux ordinaires, pies-grièches, merles , moineaux, corbeaux, becs fins, et même les hirondelles proprement dites, l’ont parabolique et augmentée dans le bas d’une lame comprimée verticalement, qui se lie plus ou moins au bord antérieur de la crête du sternum.

Les martinets, les engoulevents, les voiliers l’ont plus approchante du demi-cercle; libre dans les colibris, elle est très grêle et a une petite pointe dans le bas. La huppe n’a pas de lame inférieure; le martin-pêcheur non plus; mais il y en a une grande à chaque extrémité de ses branches. Le mainate a quelque chose d’approchant.

Le coucou a l’angle inférieur articulé avec la pointe de la crête sternale.

Les perroquets ont la fourchette faible : la convexité des branches est en dehors. L’angle formé par leur rencontre est obtus et distant du sternum.

Les gallinacés l’ont presque parabolique, ou même en V. L’angle est prolonge en une lame aplatie latéralement, d’où part un ligament qui va atteindre la quille du sternum, laquelle est très basse dans ces oiseaux, par conséquent assez éloignée en arrière.

Les canards, les harles, les flamants, ont une fourchette conformée comme celle des oiseaux de proie.

Dans les hérons et le cormoran, l’angle de la fourchette s’articule avec le sommet de la quille du sternum; il est soudé avec cet os dans les grues, les cigognes, lejabiru et dans le pélican.

Dans les autruches il n’y a point de fourchette; le nandou a la pointe acromiale plus prononcée que dans les oiseaux à clavicule. Celte pointe s’étend davantage dans les casoars; enfin, dans les autruches elle est aussi prolongée que le coracoïdicn, auquel elle se soude par son extrémité inferieure en laissant entre elle et lui un grand trou. Le casoar de la Nouvelle-Hollande a, couchée sur son acromion, une petite clavicule, qui ne se réunil point à celle du côté opposé.

Ou voit que la fourchette est d’autant plus libre, plus forte et plus élastique, que l’oiseau vole mieux, et que les fonctions de cet os sont plus nécessaires. Quant aux oiseaux qui ne volent point

du tout, il y est à peu près réduit à rien, ou du moins il est hors d’état d’écarter, par sa résistance, les têtes des coracoïdiens; il n’y en a plus qu’un rudiment. Le coracoïdien lui-même a, dans les oiseaux, des formes en rapport avec la vigueur de l’aile qu’il doit soutenir.

D. Dans les reptiles.

Dans l’obligation singulière où était la nature de mettre les os de l’épaule et do bassin des tortues au-dedans du tronc et d’y attacher leurs muscles, elle semble s'ètre efforcée cependant de s’écarter le moins possible du plan sur lequel ces parties sont construites dans les ovipares. La fossette articulaire de l’humérus est formée par deux os, l’un antérieur, qui va de l’épine à l’humérus, l’autre postérieur qui se porte obliquement en arrière et dont l’extrémité demeure libre dans les chairs. Le premier a deux branches cylindriques faisant ensemble nn angle plus ou moins ouvert, l’une qui monte, s’attache par un ligament sous la dilatation de la deuxième côte, mais en avant du vestige de la première, dont il ne reste que la tète articulée sous la seconde, comme nous l’avons dit. L’autre branche descend se fixer à la face interne du sternum, vers l’angle de sa pièce impaire. Le deuxième os s’aplatit en arrière et y est plus ou moins dilaté et différemment configuré selon les sous-genres * : ce dernier, d’après sa position et les muscles qui s’y attachent, est manifestement le coracoïdien; le premier, par sa branche

montante, quelque singulière qu’en soit la forme, représente certainement l 'omoplate; sa branche descendante est son acromion; je n’ai pas vu qu’elle soit régulièrement séparée de l’autre, ce qui me lait douter que la tortue ait une clavicule. Elle n a pas non plus de sur-scapulaire , à moins qu’on ne veuille donner ce nom à un petit grain qui se trouve quelquefois dans le ligament supérieur.

Les autres quadrupèdes ovipares ont aussi la caviié glénoïde qui reçoit Ja tête de l’humérus, fot méc par le concours de deux os, qui se reconnaissent plus aisément pour l’omoplate et le coracoïdicn. La clavicule y intervient quelquefois aussi, au moins par une épiphyse.

L’omoplate est divisée en deux parties : une dorsale et une humérale, ordinairement rétrécie un peu avant l’articulation en uue sorte de col.

La partie dorsale, que j’appelle sur-scapulaire, s’articule avec l’iiumérale par simple harmonie, ce qui lui laisse du mouvement; elle s’ossifie en partie et conserve elle-même une portion cartilagineuse co,mme dans beaucoup de mammitères, en sorte que c’est à tort qu’on a prétendu la donner

* Voyez Ossements fossiles, V. ae part., planche XII, fig. i à 5.

ARTICLE DEUXIÈME

tout entière pour l’analogue de cette partie cartilagineuse.

Dans les crocodiles et les sauriens, la partie humérale ou scapulaire s’articule seulement au coracoïdien pour former la fossette humérale; mais les têtes de ces deux os se joignent encore sur une certaine étendue. Le coracoïdien va de son autre extrémité s’articuler avec le côté du sternum, mais il y a dans les sauriens, entre sa portion osseuse et le sternum, une portion cartilagineuse ou tardivement ossifiée qui en diffère autant que le surscapulaire, et que j’appelle épi-coracoïdion . A celte omoplate et ce coracoïdien, se joint presque toujours une clavicule qui va de la pointe antérieure du sternum à l’omoplate, sans s’unir, comme dans les oiseaux, avec celle de l’autre côté pour former une fourchette ; cette clavicule elle-même prend quelquefois part à la iossette articulaire; cela se voit notamment dans les grenouilles.

Les principales différences des épaules des reptiles tiennent à la largeur de l’omoplate et du coracoïdien, et à la variété des apophyses par lesquelles l’omoplate s’attache à la clavicule, et le coracoïdien à l’épi-coracoïdicn.

La plus simple de ces épaules est celle du croco dile; son omoplale est étroite, un peu courbée au col, et un peu dilatée en avant delafosse humérale pour continuer son union avec le coracoïdien : son sur-scapulaire, peu considérable, demeure cartilagineux et presque membraneux. Le coraeoïdien est presque une contre-épreuve de l’omoplate, et avers son extrémité sternale à peu près la même forme qu’elle a à son côte dorsal; il va se joindre immédiatement au côté du rhomboïde cartilagineux du sternum. Il n’y a ni clavicule, ni épi-coraeoïdien.

L’épaule du caméléon est tout aussi simple, mais son coracoïdien est plus court et presque carré; il s’uuit de même au sternum.

Le grand nombre des saurions a l’épaule plus compliquée.

Nous avons vu que le sternum y a en avant une pièce osseuse en forme de T, ou de flèche, ou de croix. La clavicule s’attache dans les deux premiers cas ( monilors , iguanes ), au-devant de la branche de chaque odlé; dans le troisième ( lézards , scitiques) à la pointe de la croix : cette clavicule se prolonge pour attacher son extrémité externe à l’angle dorsal antérieur du scapulaire, quelquefois même, comme dans le scinquecl le léaard, jusqu’au bord antérieur du sur-scapulaire. Quand ellene s'attache qu’à la poinLe de la croix, elle est coudée, et a sa branche sternale plus large, et quelquefois percée d’un trou. Le coracoïdien est l‘ ès large, et des échancruresy forment des branc cs le long desquelles s’étend un épi-coracoïdien P us ou mojlls C11 flsure rje croissant ; le scapulaire Ul meaie a dans V iguane, le porte-crête, Vaphryesse

DES OS DE L’ÉPAULE. lôô

une apophyse ou branche semblable, et l’épi-coracoïdien s’étend jusque-là. Ces lames épi-coracoïdieunes s’unissent à tout le côté de la pièce osseuse, et au bord antérieur du rhomboïde cartilagineux du sternum. Souvent elles se croisent en partie au-dessus du sternum.

Dans les sheltopusick , ophisaures et orvets , quoiqu’il n’y ait point du tout de bras, il existe une épaule et un sternum sur le plan des sauriens, une clavicule courbée qui, cependant, ne s’attache pas à l’os en 1’ du slernum, un scapulaire cartilagineux , un coracoïdien en lorme de liache, avec un épi-coracoïdien, et seulement un trou ovale entre deux; c’est l’épi-coracoïdien qui s’attache au-devant de l’os sternal.

Dans les grenouilles, crapauds, etc. (le grand genre rana, Linn. ), les trois os concourent à la formation de la cavité articulaire pour l’humérus ; le scapulaire, qui a au-dessus de lui un grand sur-scapulaire Lrcs ossifié, cl surmonté cependant d’une expansion cartilagineuse, après avoir fourni sa facette à la fosse, se bifurque en deux apophyses ; une inférieure ou externe plus large, qui s’articule avec la clavicule ; une supérieure ou interne plus étroite, qui s’articule avec le coracoïdien au bord antérieur de la faceile qu’il donne àlafosse; mais la clavicule s’articule aussi à ce bord de la facette et au-dessous de l’omoplate ; c’est à cet endroit même qu’elle concourt à former la cavité.

Il faut remarquer cependant que cette portion de la clavicule est séparée, dans le jeune âge, du reste de l’os par une suture, et SI. Dugez la regarde comme analogue au grain qui se voit dans la fosse glénoïdc de l’omoplate de certains quadrupèdes, au-dessous du coracoïdien. Ce qui, du reste, n’est pas moins certain, c’est qu’il y a une autre épiphyse à l’angle antérieur de l’apophyse claviculaire de l’omoplate.

La clavicule est dilatée du côté de l’omoplate. Son corps va vers la ligue moyenne rencontrer celle du côté opposé. Le coracoïdien en faïL autant ; il marche également vers la ligne moyenne et y trouve celui de l’autre côté. C’est dans la manière dont se fait cette jonction que les sous-genres diffèrent le plus.

Dans le squelette, la cavité glénoïde a dans le fond un trou demeuré entre les deux apophyses de l’omoplate.

Dans les vraies grenouilles, le coracoïdien est assez dilaté vers le sternum, poury loucher la clavicule, laissant ainsi entre elle et lui, dans le squelette, un grand trou ovale. Tous deux se joignent à un cartilage inter-articulaire, liés étroit, qui les sépare de leurs semblables de l’aulre côté, et que l’on peut regarder comme la partie moyenne du sternum, ayant encore en devant et en arrière des pièces osseuses. Cette partie mince

QUATRIÈME LEÇON. — DU MEMBRE PECTORAL

s'ossifie aussi clans les vieux individus des grandes espèces.

Dans les crapauds et la plupart de leurs subdivisions, la clavicule et le coracoïdien ne se touchent pas vers la ligne moyenne; ils s’écartent même, parce cpic la clavicule est arquée, mais une lame cartilagineuse va de l’une à l’autre, et cerne, de ce côlé, le trou qu’ils interceptent : la lame d’un côté croise sur celle de l’autre, et remplace ainsi la partie moyenne du sternum.

Dans le pipa, cette partie moyenne est en quelque sorte formée par le rapprochement et l’union de ces deux lames.

L’épaule de la salamandre, pour sa partie osseuse, ne forme, dans l’adulte, qu’une seule pièce, cjui reçoit dans une fossette la lète de l’humérus. On y distingue cependant la partie scapulaire, en forme de hache, et la partie cléido-coracoïdienne, en forme de demi-cercle, où il n’y a qu’un pelit trou pour marquer la limite des deux os : ils sont entourés d’une large expansion cartilagineuse qui croise sur celle de l’autre côté, comme dans les crapauds. Le sur-scapulaire est entièrement cartilagineux.

La même disposition a lieu dans les autres batraciens urodèles, menobranchus, menopoma, amphiuma, protcus et sirène ; les parties ossifiées s’y réduisent de plus en plus.

Nota. Comme le membre pectoral des poissons ne peut être comparé qu’avec quelque doute à celui des autres animaux vertébrés, nous avons cru devoir en traiter particulièrement et dans son ensemble; ce sera l’objet d’un article à la fin de cette leçon.

ARTICLE III

UES MUSCLES DE l’ÉTAULE.

A. Dans l’homme.

L’épaule de l’homme est mue par plusieurs muscles, et en reçoit quatre sortes de mouvements principaux qui souventsecombinent : elle se porte vers le devant de la poitrine, ou bien elle est ramenée en sens contraire, on dit alors que le corps s’efface; ou bien les épaules sont tirées en bas et maintenues abaissées, et l’on dit que le cou est dégagé; enfin elles sont portées vers la tcle ou relevées, c’est ce qu’on appelle vulgairement engoncer.

Ces muscles sont au nombre de huit, et occupent, les uns la région dorsale, les autres les côtés et le devant du cou et de la poitrine. Les six premiers appartiennent plus spécialement à l’o-

moplate, sauf le trapèze, qui va aussi à la clavicule; les deux derniers n’agissent que sur la clavicule, et il y en a deux, le sixième et le huitième, dont l’action sur l’épaule eslde peu d’importance. Nous allons les décrire eu abrégé, en commençant parles plus profonds.

l°Le grand dentelé (scapulo-costien) est attaché à la face interne de l’omoplate près de son bord spinal, et s’épanouit pour se fixer par des digitations à la face externe des côtes, depuis la première jusqu’à la neuvième. Par ses digitations inférieures, ce muscle attire l’épaule en bas en même temps qu’il la ramène en devant ; par la contraction des digitations supérieures, il la porte en haut, ou vers la lète; enfin, par l’action des digitations moyennes, il maintient fixement l’épaule en avant.

2° Le dentelé antérieur qu’on nomme aussi petit pectoral (costo-eoracoïdien) lient d’une part à l’apophyse coracoïde, et de l’autre s’attache en descendant par trois digitations à la face antérieure des côles depuis la troisième jusqu’à la cinquième. L’obliquité des fibres de ce muscle détermine l’abaissemenL de l’angle huméral de l’omoplate, en même temps qu’elle attire l’épaule en devant.

B” Le releveur, ou l'angulaire de l’omoplate (trachélo-scapulien) est attaché à l’angle postérieur supérieur de l’omoplate. Il se porte vers le cou, où il s’attache par' des languettes sur les apophyses transverses des vertèbres, depuis la seconde jusqu’à la cinquième. Il relève l’omoplate en arrière, en abaissant un peu l'angle huméral, cet os faisant alors une espèce de bascule.

4° Le rhomboïde (dorso-scapulien) s’attache aux apophyses épineuses de la cinquième, de la sixième et de la septième vertèbre cervicale et aux trois premières dorsales ; il se porte en dehors, en descendant, et se fixe sur le tranchant de l'épine de l’omoplate, qu’il porte en arrière eu même temps qu’il la relève un peu.

3° Le trapèze ou cuculaire (dorso-sus-acromien) recouvre le précédent et plusieurs autres, car il a une grande étendue; ses attaches sont d’une part à l’arcade occipitale et à toutes les apophyses épineuses, tant cervicales que dorsales; et de l’autre, sur toute la longueur de l’épine de l’omoplate et sur une partie de la clavicule. Ses fibres supérieures descendent; les inférieures montent obliquement, et il agit en sens opposé dans les contractions partielles, comme le grand dentelé; en eifet, sa partie supérieure relève l’épaule, sa portion moyenne la porte en arrière, et l’inférieure l’abaisse. Quand l’épaule el le dos sont fixés, il agit sur la tête et la porte puissamment en arrière.

0° Vomo-hgoïdien ou coraco-hgoïdien (scapulohyoïdien), muscle étroit et long, s’étend du bord supérieur de l’omoplate près du bec coracoïde, jusqu’à la base et aux grandes cornes de l’hyoïde;

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