‹ Leçons d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 100 sur 174 · DES OS DE LA JAMBE · texte numérisé non relu

DES OS DE LA JAMBE

mes dans les mammifères que dons l’homme.

Dans les singes la crête antérieure du tibia est peu marquée.

Dans la chauve-souris le péroné est extrêmement grêle; et comme les fémurs sont tournés en arrière, il arrive que les jambes se regardent par leur côté péronien.

Dans les taupes et les musaraignes le péroné se soude au tibia vers son tiers inférieur.

Le tibia de Vours est un peu arqué en devant : la tubérosité de son arêle antérieure est très saillante, et les faces articulaires très en arrière.

[Les chiens ont le péroné appliqué contre le tibia dans la moilié inférieure de leur longueur. Leur arêLe antérieure est également tiès saillante, ainsi que dans les chats et les hyènes , mais particulièrement dans ces dernières.

Dans les sarigues, les jjhalangers et les phascolomes, le tibia est comprimé latéralement et un peu arqué ; le péroné est fort, sa tête supérieure très large fournit une facette pour le condyle externe du fémur, et plus en dehors elle porte un petit os surnuméraire.

Le dasyure a son tibia courbé' en S et son péroné comme dans les sarigues.

Les kangtiroos, dont la longueur de la jambe est presque double de celle de la cuisse, ont l’arête antérieure du tibia très saillante et ployée en dehors, de manière à faire avec son bord externe une fosse profonde pour l’attache du tibial antérieur; le péroné s’articule aussi avec le tibia et s’applique exactement dans ses deux tiers inférieurs contre cet os. ]

Les rongeurs ont le péroné tout à fait en arrière. Dans les rats, les campagnols , les gerboises, les rats-taupes, le castor , Vhélamys et le lapin, il se soude au tibia vers le tiers inférieur. 11 forme un grand espace triangulaire vide dans le haut.

[La crête antérieure de tous ces genres est très saillante et ployée en dehors comme dans les kanguroos; le bord interne offre la même disposition et la face postérieure présente également une crête saillante. Il résulte de cette structure que, vu par derrière, le tibia montre, dans sa moitié supérieure, deux fosses profondes pour l’attache du tibial postérieur et du fléchisseur propre du pouce. C’est particulièrement dans V ondatra que cette structure est la plus marquée.

Dans le castor, le péroné donne à sa tête supérieure une forte apophyse récurrente dirigée un peu en dehors. Un nouveau genre, le mara, a le péroné très grêle et n’atteignant pas la partie inférieure du tibia.

Dans les paresseux, le tibia est déprimé inférieurement, courbé en dedans, tandis que le péroné l’est en dehors. Il résulte de là un espace vide très considérable entre ccs deux os. Cette disposition est la même dans les tatous et Voryctérope, chez les-

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