CINQUIÈME LEÇON. — DE L’EXTRÉMITÉ
quels les deux os se soudent par leurs deux bouts. Dans les tatous , le péroné est très large à son tiers supérieur, et l’élargissement cesse tout à coup. Le tibia de l’oryctérope présente un peu la disposition que nous avons remarquée dans l’ondatra.
Dans Vornithorinquo il n’y a presque point de crête ; le tibia est arqué en dehors. Le péroné, après avoir fourni une apophyse interne qui s’articule avec la tête du tibia et le condyle interne du fémur, s’élève fort au-dessus de cette tête en une lame large qui doit donner une insertion fort étendue aux muscles. Dans l'échidné ce n’est plus une lame, mais une apophyse également très élevée. ]
Dans l 'éléphant, le rhinocéros et le cochon, le péroné est aplati et peu distant du tibia. Dans l'hippopotame et le tapir, il est plus écarté.
Dans le cheval, le péroné n’est plus qu’un rudiment styloïde suspendu à la tête supérieure du tibia et il atteint à peine la moitié de la longeur de cet os.
Dans les ruminants il n’y en a plus du tout. Cet os parait remplacé par une petite pièce osseuse placée sur le bord externe de l’astragale au-dessous du tibia, et formant la malléole externe.
[ Les chevrotains présentent à cet égard une distinction : chez eux, il y a, comme dans le cheval, un os styloïde appliqué contre le tibia dans presque toute sa le ;ueur, et l’os malléoliendes autres ruminants se soude avec le tibia.
Quelques cerfs, entre autres l 'élan, ont supérieurement un très petit os pointu comme vestige du péroné, et la plupart des autres espèces de ce genre ont, au bord externe de la tête du tibia, un crochet qui paraît être produit par un os semblable qui s’y serait soudé. ]