‹ Leçons d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 109 sur 174 · I.e court y manque · texte numérisé non relu

I.e court y manque

[Dans l’ai', il n’y a point de long péronier; le court est un large muscle qui s’insère dans toute la longueur du péroné et sur le tendon de l’extenseur commun, qui vient lui-même du condyle du fémur; le moyen, qui ne vient que de la partie inférieure du péroné, sert d’extenseur des deux doigts externes. ]

Le cheval n’a qu’un seul péronier qui unit son tendon à celui de l’extenseur du doigt, sur le milieu delà face antérieure du canon.

Dans les oiseaux, il y a le court péronier qui s’insère à la base externe de l’os du métatarse, et un muscle qui parait être analogue du moyen péronier (l’accessoire des fléchisseurs des doigts, Vicq-d’Azyr). Son tendon se bifurque; une des lanières se porte en arrière et s’attache à la face postérieure de la tête du métatarse; l’autre descend le long de la face externe de cet os, et va s’unir à celui du fléchisseur perforé du doigt moyen.

[Le court péronier n’existe point dans les autruches, les casoars et les outardes. M. Meekcl dit qu’il n’existe pas non plus dans les hérons et les cigognes. ]

B. Dans les reptiles.

[Dans les tortues terrestres, les mouvements du pied sur la jambe, et des diverses parties du pied les unes sur les autres, sont très bornés; aussi les muscles qui les exécutent sont-ils peu distincts.

11 n’y a qu’un péronier, qui se confond par un de ses bords avec l’extenseur commun, et qui s’insère au calcanéum et au cuboïde.

Il n’y a que le gaslrocnémien externe qui s’attache au fémur, l’interne s’attache au tibia et s’unit avec le soléaire. Celui-ci est divisé en trois portions, une externe, une moyenne et une interne; ces muscles réunis aux deux péroniers et au long fléchisseur, forment sous le pied une masse tendineuse épaisse, étendent le pied sur la jambe et fléchissent celle-ci sur la cuisse, mais il n’est presque plus possible d’en distinguer les différentes portions.

Le tibial antérieur est distinct.

Dans les tortues marines, où le pied est, comme la main, aplati en forme de rame, les gastroenémiens se comportent comme dans les tortues terrestres; le soléaire est également très fort. On trouve un plantaire grêle qui s’insère à la tubérosité externe du fémur, par un tendon long, arrondi, et qui sc termine en s’élargissant beaucoup,

POSTÉRIEURE OU MEMBRE ABDOMINAL

en partie au calcanéum et en partie sur l’aponévrose plantaire. Par sa position ce muscle est adducteur du pied. I.e tibial antérieur conserve ses insertions ordinaires, mais le postérieur se porte de dehors en dedans cl va sc perdre sur l’aponévrose plantaire.

Dans les crocodiles les muscles sont plus distincts. Le gaslrocnémien interne ne s’attache également qu’au tibia; l’externe unit son tendon avec celui du fémoro-coccygien, que nous avons vu descendre jusqu’au condyle; le plantaire grêle nait en grande partie sur le tendon du droit antérieur lequel passe obliquement de dedans en dehors sur le genou et va s’attacher au calcanéum; ce qui peut le faire comparer à l’accessoire du long fléchisseur des oiseaux. Les deux jambiers existent : on ne trouve que deux péroniers, l’un, très fort, s’a t tache sur presque toute la longueur du péroné, l’autre, petit, ne vient que de l’extrémité inférieure de cet os.

Dans les sauriens, du moins dans le sauvegarde, le gaslrocnémien externe s’insère en partie au fémur et en partie au tendon du demi-membraneux; il est en outre intimement uni par son bord au tibial postérieur. Un seul muscle à deux têtes, l’une allant au condyle du fémur et l’autre au péroné, est évidemment la réunion du plantaire et du soléaire. Il n’y a qu’un péronier; le tibial antérieur fournit deux tendons qui s’insèrent aux métacarpiens des troisième et quatrième doigts.

Dans la grenouille , le gaslrocnémien externe existe seul; il a cependant un petit tendon par lequel il s’insère à la capsule articulaire. Son tendon inférieur se porte sur le talon, y glisse sur l’articulation inférieure du tibia, et s’épanouit sous le pied pour former l’aponévrose plantaire. C’est ce muscle extrêmement épais qui donne à la jambe cette forme voisine de celle de la jambe humaine, forme qui n’est point cachée, comme danslesautres reptiles et dans les mammifères, par les muscles biceps, demi-membraneux et demi-nerveux, attendu que ces muscles, comme dans l’homme, s’insèrent ici très près de l’articulation du tibia.]

Il n’y a ni soléaire, ni plantaire grêle.

Lejambier antérieur vient de la partieinférieure du fémur par un fort tendon. Vers le milieu du tibia il se divise en deux ventres, dont l’un envoie son tendon à la base tibiale de l’os interne du tarse, et l’autre à la même base de l’os externe.

Un accessoire de ce muscle nait également par un tendon de la tète inférieuredu fémur, et s’insère aux trois quarts inférieurs de la face antérieure du tibia jusqu’auprès de la tête articulaire inférieure. M. Cuvier l’a nommé, sur ses dessins, cruro-tibial.

Le jambier postérieur est comme dans l’homme; mais il ne sc fixe qu’à un seul os du tarse (celui qui est du cOté interne. )

article neuvième. — UE

Il n’y a qu’un seul muscle auquel la désignation de péronier puisse convenir. 11 naît d un tendon prèle attaché au condylc externe du tenuir, et de’toute la longueur de la lace externe de l'os de la jambe, et il s’insère à la base du tibia, du celle externe, par deux portions tendineuses, dont l’une s’étend jusqu’à l’os du tarse. Il aRit comme extenseur de la jambe sur la cuisse, ou plutôt de

la cuisse sur la jambe.

Outre ces muscles, qui se portent de la jambe sur le tarse, il y en a un autre qui vient du bord externe de l’extrémité tarsienne du tibia; il passe entre les deux ventres du jambier antérieur, et va très obliquement se fixer à l’extrémité distale de l’os interne du tarse, en donnant un petiL laisccau externe qui sert de loup extenseur commun poulies trois doigts médians. Il fléchit le pied sur la jambe et lui fait éprouver un mouvement de torsion de dedans en dehors.

ARTICLE IX

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