DES MUSCLES DU COUDE-PIED OU DU TARSE, ET DE CEUX DU MÉTATARSE
Les muscles qui agissent sur le pied, sont :
A. Dans l’homme, les mammifères et les oiseaux :
lu Ceux qui agissent sur le talon par le moyen du tendon d’Achille; ils étendent le pied, et sont les principaux agents de la marche et du saut.
2° Ceux qui le fléchissent.
5° Ceux qui en relèvent l’un ou l’autre bord.
Le tendon d’Achille qui s’insère à la tête du calcanéum, a trois ventres musculaires, les deux gastroenemiens, l 'interne et Ycxlcrne (bi-fémorocalcanien), qui ont leurs attaches aux deux condyles du fémur, et qui composent le gras de la jambe, cl le soléaire (libio-cnlcanien) placé au-
ARTICLE nUITIÈME. — «ES MUSCLES DU COUDE-PIED.
devant d’eux attaché dans l'homme, où il est fort considérable, à la face postérieur? de la partie supérieure du péroné et du tibia.
Ces muscles sont très considéra blés dans l’homme qui a les gras de jambe plus forts que la plupart des quadrupèdes.
Ces trois muscles se rencontrent presque toujours: le soléaire est moins considérable dans les mammifères que dans l’homme ; il s’attache ordinairement à la face externe de la tête supérieure du péroné ; quelquefois cependant il descend jusqu’à la partie moyenne, comme dans l’aï et l 'éléphant.1\ est surtout très prèle dans les ruminants et lessolipèdes. M. Duvernoy ne l’a pas trouvé dans le phoque, ni Meckeldans V hyène elles kanguroos.
[Le gaslrocnémicn interne est presque toujours un peu plus fort que l’externe. Quelquefois, comme dans les kanguroos , il s’unit de bonne heure au gastroenémien externe, lequel a une seconde attache à la capsule articulaire du genou.]
Dans l’homme, le plantaire grêle ( fémori-calcanien ) laisse épanouir son tendon sur le bord externe du tendon d’Achille, et n’a guère d’autre usage que d’en soulever la capsule; aussi est-il très petit.
Dans les singes, il se continue manifestement avec l’aponévrose plan taire. Nous verrons plus loin que, dans les autres mammifères, il tient lieu de fléchisseur perforé.
Dans les oiseaux, les tendons des gastroctiémiens restent séparés jusques tout près du talon. Le soléaire est porté du côté interne, et s’y attache le long d’une ligne âpre qui appartient au tibia. II est. proportionnellement plus considérable que dans les mammifères.
[Le gastroenémien interne des autruches, des easoars et des outardes, s’attache à toute la face latérale et antérieure delà capsule du genou.
On trouve également, comme le remarque M. Meckel, un plantaire dont il n’a point été parlé dans la première édition; ce muscle est petit dans le plus grand nombre des oiseaux, et il manque même dans les oiseaux de proie.]
Le pied est fléchi sur la jambe, et la jambe sur le pied par le tibial ou jambier antérieur (libiosus-larsien) qui est attaché à la face antérieure du tibia. Son tendon, après avoir passé dans le ligament annulaire de la jambe, se porLe au bord interne du pied et s’insère au premier cunéiforme et au métatarsien du pouce.
Dans les animaux qui n’ont pas de pouce (le chien, le lapin), il s’insère au matatarsien du deuxième doigt, qui est chez eux le premier.
Il doit toujours y relever un peu le bord interne du pied.
[ Il a souvent deux faisceaux d’origine entre lesquels passe l’extenseur commun.
Dans le paresseux aï, l’un des faisceaux s’attache à toute la longueur du bord du péroné.
Dans les cochons, ces deux faisceaux, dont l’un vient par un fort tendon du condyle externe du fémur et enveloppe l’extenseur commun, ne se réunissent point en un seul muscle, de sorte que ces animaux ont deux jambiers antérieurs parallèles.
Dans V hippopotame, où il y u également deux jambiers, le plus interne s’attache à la rotule, et l’externe qui nait également par un tendon du condyle externe du fémur s’élargit beaucoup en descendant. Arrivé au coude-pied, il se partage en un faisceau interne épais qui insère son tendon auprès de celui du jambier interne au métatarsien interne, et en un faisceau externe, aplati, qui fournit deux tendons qui vont se fixer aux métatarsiens interne et externe en formant une anse qui donne une languette au ligament annulaire.]
Dans les bisulques et solipèdes, le jambier antérieur s’insère à la face antérieure de la base de l’os du canon.
lien est de même dans les oiseaux.
Outre l’action du tibial antérieur, le bord interne du pied est encore relevé par le tibial postérieur ou jambier postérieur ( tibio-sous-tarsien ) attaché à la face postérieure du tibia et du péroné. Son tendon se glisse derrière la malléole interne, va s’insérer sous la plupart des os du tarse.
Son tendon contient, dans les singes, un os sésamoïde considérable, placé sous l’os scaphoïde.
Dans les animaux sans pouce, tels que le chien, le tendon du tibial postérieur s’insère au bord externe de la base de l’os métatarsien du premier doigt, et même dans le lapin, il s’étend jusqu’à la première phalange; en sorte qu’il sert d’abducteur à ce doigt-là.
Il manque tout à fait dans les cochons, les mammifères à canon et dans les oiseaux.
Le bord externe du pied est relevé par les muscles péroniers. L’homme en a trois, qui sont attachés à l’os péroné, et dont les tendons passent derrière la malléole externe.
Le long péronier (péronéo-sous-tarsien) s’engage sous l’os cuboïde, et traverse la plante du pied pour s’insérer à l’os métatarsien du pouce, et au premier cunéiforme.
Leco!<r/(péronéo-sus-mélatarsien) va droits’insérer à la base externe de l’os métatarsien du petit doigt.
Le moyen (péronéo-sus-métalarsicn) va jusqu’à celle de sa première phalange, et sert à écarter ce doigt des autres.
Le long péronier a, dans les singes, l’ofTice essentiel de rapprocher le pouce des autres doigts. Dans les animaux qui n’ont point de pouce, il va s’insérer à l’os métatarsien du premier doigt.
Dans les animaux ruminants, il traverse de même sous la jointure du canon, et va s’insérer au premier cunéiforme.
Les deux autres péroniers sont, dans les singes