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CINQUIÈME LEÇON. — I)F. L’EXTRÉMITÉ

proilnil l’expansion ou le plissementilcla nageoire; mais ils se meuvent encore en totalité sur les os • les jambes, de manière à éloigner ou à rapprocher la nageoire du corps.

Les rayons des nageoires ventrales sont ordinairement plus courts que ceux des nageoires pectorales.

[Leur base est toujours plus compacte que le reste de leur longueur, et ils se divisent de même que ceux des autres nageoires longitudinalement en deux moitiés.

Les nageoires ventrales ont été de tout temps considérées avec raison comme les membres abdominaux des poissons, et l’on a regardé l’os triangulaire qui supporte ces nageoires, et que nous appelons la cuisse ou la jambe, comme représentant à la fois les os propres du bassin, de la cuisse, de la jambe et du tarse de ces animaux. Mais si l’on considère que les cétacés et les serpents perdent le membre postérieur avant les os du bassin auquel ces membres s’attachent, on sera porté à penser que puisque ce membre existe chez la plupart des poissons, les os du bassin doivent exister aussi.

Si l’on considère en outre que divers os de ces derniers animaux tendent à se séparer les uns des autres, et que, comme plusieurs de leurs organes, le membre abdominal est tellement porté en avant, qu’il se trouve souvent sous la gorge et adhérent à l’os coracoïdien, on cherchera ces os du bassin à la partie antérieure du corps.

D’après cela, nous avons cherché dansle squelette îles poissons quels pouvaient être les os analogues aux os innominés des autres vertébrés, et nous avons cru les apercevoir dans ceux que l’on a d’abord comparés à la fourchette des oiseaux, puis à l’os coracoïdien. Adhérents à la face interne de notre coracoïdien, ils descendent le long des côtés du corps et se prolongent plus ou moins dans les chairs; il arrive même quelquefois, comme dans les sidjans, les séserins et les ampli acanthes, qu’ils s’étendent jusqu’auprès de l’anus, et que ceux d’un côté se rejoignent à ceux de l’autre; il arrive aussi, comme dans les batràchus, qu’ils s’articulent avec la première vertèbre.

Tous ces faits nous avaient conduits à penser qu’on pourrait peut-être regarder ces os comme des vestiges des os du bassin, quand quelques observations qui nous sont propres, nous ont tout à fait déterminés à les considérer comme tels. C’est que dans la bécasse ( centriscus scolopax ), les petits os qui portent les très-petites nageoires ventrales, sont articulés dans toute leur longueur avec ces os três-prolongés dans cette espèce, et se trouvent serrés entre leurs deux branches.

De plus, dans le gobiésoco lestai -, les os des jambes dont les pointes sont dirigées en arrière, s’articulent par ces pointes avec les os en question, qui ne vont plus, dans cette espèce, s’articuler

POSTÉRIEURE OU MEMBRE ABDOMINAL

avec le coracoïdien, mais adhèrent faiblement à la base des rayons de la nageoire pectorale, et portent eux-mêmes des rayons à leur bord postérieur.

Par conséquent ici l’extrémité postérieure se trouve avec le bassin dans des rapports plus voisins de ceux des autres vertébrés, rapports qui n’ont sans doute été ainsi changés dans la plupart des poissons que par le besoin qu’ont en général ces animaux d’avoir le corps flexible et propre aux mouvements de la natation.

Nous avons trouvé quelques autres poissons où l’extrémité postérieure est en connexion avec ces os, que nous regardons comme ceux du bassin. Dans les muges, par exemple, où la nageoire ventrale est portée un peu en arrière des pectorales, les os des jambes s’articulent au moyen d’une petite saillie qui existe au quart inférieur de leur base externe avec ces os. Nous sommes portés h croire qu’il en est ainsi dans quelques cliétodous et même dans quelques sparoïdes; mais dans les squelettes les relations de ces os sont toujours détruites.

Ces os sont, comme nous l’avons dit dans la leçon précédente, généralement au nombre de deux de chaque côté : l’un supérieur, aplati et suspendu à la face interne du coracoïdien, sera pour nous l’os iléon, et l’autre, le plus souvent styloïde, articulé par son extrémité supérieure avec le premier et se perdant dans les muscles ou s’articulant par son extrémité inférieure avec l’os de la jambe, sera l’ischion; car l’exemple du crocodile nous prouve que des trois parties de l’os innominé, c’est le pubis qui disparaît le premier.

Ces os varient en grandeur dans les différentes familles de poissons ; dans les cyprins, ils sont réduits à un os grêle d’une seule pièce, et ils manquent tout à fait dans les silures, les anarrhiques et les anguilles.

Dans les chondroptcnjgiens et surtout dans les raies, la partie qui supporte la nageoire ventrale, a une analogie très-grande avec le bassin des reptiles ; elle est formée (dans la raie bouclée qui nous sert d’exemple) d’uueforte barre transversale inférieure, laquelle, après avoir donné une longue apophyse antérieure, se recourbe pour produire une partie montante qui tient par des ligaments aux apophyses transverses et aux apophyses épineuses des dernières vertèbres dorsales. Cet os tient évidemment lieu des os innominés; on pourrait même y voir dans la partie montante l’iléon, dans l’apophyse antérieure le pubis, et dans la barre trausverse l’ischion.

A l’endroit où cet os se recourbe pour former ceinture, il produit deux apophyses, sur lesquelles s’articulent, en avant, un premieros longquia la forme générale d’un fémur, et qui ne porte que deux ou trois rayons, et en arrière, un autre os également long, qui fait avec le premier un angle

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