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II. Poissons cartilagineux , ou chondroptcrygiens

[Nous voici arrivés à ces poissons dont la tête, comme tout le reste du squelette, est cartilagineuse, c’est-à-dire que la matière calcaire, s’y déposant par petits grains et non par (ilamenls, ne forme point des centres d’ossification d’où rayonnent des fibres osseuses, et qu’il n’y a point de sutures au crâne. Celui-ci se compose toujours d’un cartilage creux de forme souvent bizarre,

TTUITIÈME LEÇON. - OSTÉOLOGÏE DE LA TlVTE.

mais où l’on peut retrouver, à l’aide des saillies, îles enfoncements et des trous, les régions analogues à celles du crâne des poissons osseux. Ainsi la cavité des narines est en général très distincte, â lu base de la saillie pointue qui termine le plus souvent le museau des chondroptérygiens ; l’apophyse anté-orbitaire sépare la narine d’une grande anfractuosité creusée sur les côtés du crâne, et occupée en avant par les yeux. Les oreilles sont contenues dans deux grandes cavités complètement fermées, même du côté de la cavjlé crânienne; mais dans toutes les têtes, on trouve à la face supérieure du crâne, près de la crête ou de la face occipitale, deux trous qui conduisent dans l’intérieur de l’oreille. De plus, les poissons cartilagineux ont pour caractère commun que les palatins y remplacent les os de la mâchoire supérieure, etque les osmaxillairesetinter-maxillaires n’existent plus qu’en vestiges. Il n’y a plus, les esturgeons exceptés, d’appareil operculaire.

Les esturgeons s’écartent de la description qui précède, et ils forment une sorte de genre mixte entre les poissons osseux et les cartilagineux; car non-seulement quelques parties de leur crâne sont encore un peu osseuses, mais on retrouve à leur face, bien que simplifiés, les appareils maxillaire , sous-orbitaire, plérygo- lympanique et operculaire. Les plaques osseuses et chagrinées , dont le cartilage crânien est cuirassé , sont même disposées de telle sorte que l’on pourrait y reconnaître presque à leur place, et avec leurs connexions accoutumées, des frontaux, des pariétaux, un inter-pariétal, des mastoïdiens, etc. Quoi qu’il en soit, et lorsqu’on a enlevé la peau et les plaques osseuses qui y sont implantées, le cartilage crânien se montre sous une forme allongée, et terminée en avant en un demi-cône large, pointu, creusé de chaque côté à sa base d’une cavité demi-sphérique pour les narines, et en dessous d’une double gouttière. Le dessus du crâne est plat, et il offre en arrière une ouverture allongée conduisant dans la cavité cérébrale, et percée entre deux arêtes qui semblent indiquer l’intcrpariétal. Sur les côtés du crâne, derrière la narine, sont deux enfoncements considérables, où deux saillies, qui représentent clairement les apophyses anté et post-orbitaires, indiquent la place de l’orbite. Une îles plaques osseuses de la peau va d’une de ces apophyses à l’autre, et recouvrant l’œil en dessus, fait l’ofliee de sur-orbitaire, tandis que deux autres pièces, demi-osseuses et demicartilagineuses, cernent l’orbite en arrière et en dessous, et représentent les sous-orbitaires.

En dessous, jusqu’à la région vomérienne, le cartilage est soutenu par un os plat, en forme de croix, qui se prolonge en arrière sous les premières vertèbres, et est l’analogue du sphénoïde. A sa partie antérieure, et à la naissance du demi-

cône du museau, est placée la bouche, qui est fort petite, dépourvue de dents, et plus protractilo que celle des autres chondroptérygiens. La mâchoire supérieure se compose en avant de deux os arqués, et qui ont la forme des maxillaires des poissons osseux. Ces os s’articulent d’une manière immobile, et à leurs deux extrémités, avec deux autres os larges, plats, unis sur la ligne médiane, formant ensemble une plaque horizontale, mobile, et représentant les palatins, les transverses eL les ptérygoïdiens des poissons ordinaires. Au point d’union de ces os avec le maxillaire se trouve la facette articulaire pour la mâchoire inférieure; au même point ils s’attachent à une pièce cylindrique dont nous parlerons plus bas. Les inter-maxillaires sont en vestige dans l’épaisseur des lèvres.

Sous la région mastoïdienne du crâne, derrière l’apophyse post-orbitaire, s’attache, par une articulation mobile, une pièce cartilagineuse élargie à sa partie inférieure, et qui descend pour s’unir d’une façon également mobile avec une autre pièce cylindrique, et qui serl de pédicule aux mâchoires et au palatin par son extrémité antérieure, et à l’os hyoïde par son extrémité postérieure. La première pièce, adhérente au crâne, peut être regardée comme représentant le tympanal, le temporal et le préopercule, et la seconde comme le jugal. Derrière et en dehors de ces cartilages, sont placées deux plaques osseuses chagrinées à leur face externe, comme celles du crâne, et dont la supérieure plus grande a la forme de l’os opercule des poissons osseux; l’inférieure, plus petite, tient lieu de l’inter-opercule.

Les squales. — A la tête de cette famille nous plaçons les squalines ou anges , parce qu’ils ont encore la bouche terminale, et des os inter-maxillaires et maxillaires bien caractérisés. Leur crâne est plat, presque aussi large que long, surtout en avant. Ses bords en semblent échancrés par les deux apophyses orbitaires; la face inférieure en est large et plane; sa face occipitale, bien marquée, est séparée de la supérieure par une crête, et s’articule tout le long de son bord inférieur avec la première vertèbre. La cavité cérébrale est largement ouverte dans le squelette entre les régions frontale et ethmoïdienne; une membrane mince ferme celte ouverture dans le frais. La racine île l’apophyse post-orbitaire est percée d’un trou, comparable à celui de la tété des crocodiles, et qui laisse arriver sur le dessus du crâne un muscle île l’extrémité antérieure du palatin. Les cavités nasales et orbitaires sont petites. Ces dernières sont portées tellement en avant que leur plancher est formé par les palatins.

Les deux palatins très-grands, très-forts, comme tordus sur eux-mêmes, et comprimés à leurs deux extrémités, se réunissent à angle ouvert sur la

ARTICLE CINQUIÈME. — TÊTE DES POISSONS

ligne médiane, et s'engagent chacun à la face inférieure du crâne, dans une gouttière ou rainure qui s’y trouve en avant entre les régions vomérienne etethmoïdienne. Ils forment l’extrcme bout du museau, et sont armés à une partie de leur bord antérieur et libre de plusieurs rangées de dents. En dehors de ces palatins et sur leur extrémité antérieure sont appuyés , l’un derrière l’autre, deux petits os plats, arqués et sans dents. L’antérieur, plus court, est l’inter-maxillaire; le postérieur, qui se prolonge jusqu’à la commissure des lèvres, est le maxillaire. 11 tient par des ligaments à un autre petit os court et plat, qui s’applique contre la face externe de la mâchoire inférieure, vers le milieu de sa longueur, et qu’on peut regarder comme une subdivision du maxillaire.

L’extrémité postérieure du palatin donne attache par deux tubérosités à la mâchoire inférieure, et au point d’union de ces deux os viennent s’en attacher en arrière deux autres; l’un inférieur, qui vient de l’hyoïde, et l’autre supérieur, et qui suspend au crâne tous les appareils précédents. Cet os représenter la fois letympanique, lejugal, le temporal et le préoperculc. Il est relevé à sa face externe d’une arête contournée, et donne aussi une facette à la mâchoire inférieure. Il porte à son bord postérieur quatre cartilages en forme de petites côtes, qui soutiennent une membrane de concert avec sept autres cartilages semblables nés de la branche hyoïdienne.

Les autres squales ont le crâne plus ou moins bombé, et ils portent le plus souvent en avant une sorte de museau pyramidal à trois faces, au-dessous et à la base duquel est la bouche. L’une des faces est supérieure et horizontale; les deux autres sont latérales et inclinées. Ce museau est communément formé par trois branches réunies en une pointe plus ou moins aigue : l’une des branches est inférieure et médiane, et semble être un prolongement de la région vomérienne ; les deux autres, supérieures et latérales, sont un prolongement de la région elhmoïdo-fronlale. C’est à leur racine que la cavité du crâne est ouverte supérieurement. Les narines, en général très-grandes, sont situées à la^face inférieure et à la base du museau, eLlogées dans une cavité demi-sphérique, séparée de l’orbite par une paroi anté-orbitaire assez mince. Les excavations latérales où sont placés les yeux sont également très-grandes. L’os tympanal, ainsi que celui de l’hyoïde, porte un plus grand nombre de cartilages costaux que ceux de l'ange. Les palatins sont garnis de dents dans presque toute leur étendue.

La petite roussette a le museau très-court ; le crâne presque aussi large en avant qu’en arrière; la région sphénoïdicnne assez élargie pour donner un plancher à l’orbite. On ne voit point de vestige d'inter-maxillaire; deux très- petites branches

osseuses , placées 5 la commissure des lèvres, rcprésenteiit seules le maxillaire.

Dans le milan dre, le crâne n’est fermé à sa face supérieure que par une membrane, à l’exception d’une bande cartilagineuse étendue d’une apophyse anté-orbitaire à l’autre.

Le nez a le crâne ouvert seulement en avant, le museau remarquable par sa grosseur. Il n’y a pas de vestige de maxillaires.

Dans l'aiguillai, la pyramide du museau est formée par un cartilage unique. Le crâne n’est pas ouvert à la région ethmoïdienne, mais à la région pariétale. En dessous, la région vomérienne offre un espace rétréci, et borné en avant et en arrière par une sorte de bourrelet, et sur lequel se meut en l’embrassant l’extrémité antérieure des palatins.

La tête dusçwa/e marteau est tout à fait étrange. A la base du museau, de chaque côté s’étend une grande branche transversale, aplatie, plus longue que le crâne, et qui porte l’œil à son extrémité et la narine à son bord antérieur. Ces branches ont deux racines d’inégale grosseur : l’antérieüre , plus large, «est formée par la cavité nasale et l’apophyse anté-orbitaire réunies et prodigieusement allongées. La postérieure, plus grêle, n’est que l’apophyse post - orbitaire , mais démesurément longue. Elle s’aplatit à son extrémité, s’unit à l’apophyse anté-orbitaire et forme avec elle le cadre de l’orbite. Le crâne est largement ouvert entre les trois branches du museau, et il est marqué de deux crêtes temporales qui s’unissent à angle aigu, près de l’occiput. La bouche est très-grande ; de sorte que les palatins se prolongent bien en arrière de la face occipitale, et que le tympanique se dirige presque horizontalement dans le même sens, à la face interne du palatin.

La scie commune a le cartilage crânien en forme d’un parallélipipède, un peu creusé sur ses côtés pour l’orbite etla tempe, élargi en avant et sur le côté par un renflement qui loge la narine, et se terminant ensuite comme l’on sait par un long museau enforme de lame d’épée à deux tranchants, et hérissée de chaque côté de fortes dents plates, tranchantes et pointues. Cet énorme prolongement du museau semble n’êlre, comme celui de certaines raies, que l’exagération de ces productions vomérienne et elhmoïdale que nous avons observées dans les squales.

Les raies. — Le dessus du crâne des raies a toujours un espace plus ou moins considérable qui n’est fermé que par une membrane. Les régions ethmoïdale et vomérienne se prolongent souvent en un long museau plat, à l’extrémité duquel viennent se rejoindre, en entourant la tête, les deux nageoires pectorales. La cavité des narines forme, au-devant et au-dessous de l’apophyse post-orbitaire, une énorme saillie, et il y a,

à son angle externe, une pièce qui va s’appuyer contre la nageoire pectorale. Le dessous du crâne est remarquablement plat. Les palatins réunis forment un os h peu près transversal qui s’appuie seulement contre la région vomérienne, et ne s’y enchâsse pas plus ou moins solidement, comme dans les squales. 11 ne touche pas non plus au lympaniqueou temporal, et ne fournit qu’une articulation pour la mâchoire inférieure. Celle-ci louche au tympanique et à l’os hyoïde.

Dans les rhinobatos, outre l’ouverture antérieure du crâne, il y en a une autre à la région frontale. Le museau est très-prolongé; les arcs dentaires sont trois fois plus larges que le crâne, et presque rectilignes. '

Les torpilles ont. le museau court; la pièce qui se détache de l’angle de la narine se dirige en avant et en dehors pour aller rejoindre la partie antérieure des pectorales; et elle porte elle-même des rayons. Le tympanique est large, et il y a à son bord antérieur un repli saillant.

Les paslenagues n’ont point de museau. Toute la partie supérieure du crâné est membraneuse, excepté à la région pariétale.

Il en est de même dans les mourûtes , où en outre le museau se recourbe à angle droit avec le crâne, de manière à faire au-devant de la tête une paroi très-haute, et au bord inférieur de laquelle sont logées les naçines ; il en résulte que les yeux , situés tout à fait en avant du crâne, sont verticalement au-dessus des narines. En avant de l’orbite, la face supérieure du crâne se prolonge en une lame qui recouvre comme un toit les muscles des mâchoires. Les arcs dentaires, transversaux, et recouverts de larges plaques de dents en pavés, ont aussi une forme particulière, et ressemblent dans certaines espèces à deux cylindres rapprochés en laminoir. Les palatins larges et hauts sont placés en arrière des narines, sous l’arc que forme la longue portion descendante du museau. De chaque extrémité ils donnent en arrière une lame courte pour la mâchoire inférieure. Celle-ci a également sa branche montante articulaire trèscourte : dans une espèce voisine de la raie jussieu, le maxillaire inférieur est presque en tout semblable au palatin; dans une autre, la raie narinari , cct os s’allonge en avant et en arrière pour supporter la plaque des dents.

Les céphaloptères n’ont pas de museau. Les pièces de l’angle antérieur des narines portent des nageoires comme dans les torpilles; mais ces nageoires n’étant pas rejointes par les pectorales, elles forment sur le devant de la tête deux cornes divergentes.

Nous terminons ce que nous avons à dire sur les cartilagineux par deux genres tout à fait anomaux : celui des chimères et celui des lamproies.

Dans la chimère antarctique, le cartilage crânien

ne forme plus qu’une pièce unique, et dont on ne peut séparer ni palatins ni tympaniques. Il est beaucoup moins aplati que celui des squales et des raies. Les yeux y sont plus reculés, et en avant de l’apophyse anlé- orbitaire le crâne se prolonge en une crête haute et comprimée; au bas ctikl’extrémité de celte crête sont les narines, et au-dessus de celles-ci existe un museau triangulaire, supporté par trois branches cartilagineuses, flexibles, analogues à celles des squales, mais autrement disposées, car ici c’est la branche supérieure qui est unique et médiane, et les inférieures sont latérales et au nombre de deux. De l’angle des narines en avant, et de l’apophyse post-orbilaire en arrière, descendent â la rencontre l’une de l’autrealcux arêtes cartilagineuses, dont l’une semble représenter le palatin et l’autre le tympanique. C’est à leur angle de réunion que vient s’attacher la mâchoire inférieure. Quatre plaques osseuses, non divisibles, et revêtues d’émail, garnissent la région vomérienne, et deux autres plaques semblables, la mâchoire inférieure. Il y a dans l’épaisseur de la lèvre supérieure trois ou quatre pièces cartilagineuses, qui sont probablement des vestiges des os de la mâchoire supérieure. L’os hyoïde est suspendu en dessous de l’arête qui représente le tympanique.

Dans la lamproie (1), la cavité crânienne est trèspelite, et n’est fermée supérieurement dans presque toute son étendue que par une membrane : elle est également membraneuse à la région basilaire. Les cavités des oreilles forment de chaque côté du trou occipital une boursouflure au-dessous de laquelle naît une apophyse latérale dirigée un peu en bas et en avant, et qui va s’unir par son extrémité à une autre apophyse née de la partie plus antérieure du crâne. Il reste entre ces deux apophyses un grand espace ovalaire, au haut duquel est placé l’œil; de sorte qu’elles paraissent véritablement représenter les apophyses antéorbitaire et post-orbitaire des autres cartilagineux, malgré ce que leur origine trop inférieure semble offrir de contraire à cette détermination.

Aussitôt après s’être écartée du crâne, l’apophyse que nous nommerons post-orbitaire donne naissance à une petite branche qui descend verticalement, se recourbe ensuite en dedans, et est liée à celle du côté opposé par deux petites pièces triangulaires qui viennent se toucher sur la ligne médiane. On ne peut comparer cette lige descendante qu’au tympanique, iet les pièces triangulaires paraissent être les seuls représentants des branches hyoïdiennes.

Les narines forment une cavité unique, ouverte

(i) \F. Cuvier Mém. du Muséum, t. I, p. 128. — Duraéril, Dissertât, sur la famille des poissons cjrclostomes. . Paris, t S [2, in-8°.]

ARTICLE SIXIÈME. — RÉSUMÉ

à la face supérieure de la tète, et à la racine d’une grande lame voûlée qui naît en avant des apophyses anté-orbilaires. Cettelame, que M. Duméril appelle le cueilieron supérieur, représente pour 1U. Cuvier les parties cthraoïdalc et votnérienne des squales : une autre plaque, à peu près semblable, est suspendue au-dessous de la première, la dépasse par son bord antérieur, et donne en arrière deux apophyses descendantes; cette plaque est le cuilleron inférieur de M. Duméril, et M. Cuvier la considère comme l’analogue des intermaxillaires. Au-dessous de cette seconde plaque est suspendu un anneau osseux, armé de dénis, et dans lequel, si l’on consulte ce qui s’observe dans les autres cartilagineux, on ne saurait méconnaître la réunion des deux palatins et des deux mandibulaircs, ou maxillaires inférieurs. De chaque côté, au point où ces os s’unissent, on trouve un cartilage grêle qui se porte en arrière , mais sans aller jusqu’au crâne; il représente lepédicule commun aux deux mâchoires, ou l’arcade palatine.

La cavité du crâne, dans les poissons cartilagineux , est en général considérable, mais elle n’est pas remplie, non plus que celle des poissons osseux, par la masse encéphalique. Elle est plus large en avant qu’en arrière, où elle se trouve rétrécie par les deux grandes cavités des oreilles; son plancher est légèrement déprimé à sa partie moyenne dans les squales. On aperçoit encore dans certaines espèces (le milandre) des arêtes qui partagent la cavité en trois fosses.

Dans les squales , et notamment le squale tics , les deux trous pour le passage des nerfs olfactifs sont chacun au moins aussi grands que le trou occipital. Les trous optiques sont grands aussi, et percés tout à fait en bas et à la partie moyenne de la paroi latérale du crâne. Derrière eux sont les trous de la 6e paire, beaucoup plus petits ; plus en arrière, et plus haut, sont ceux de la 5e et de la 4e, placés à peu près au-dessus l’un de l’autre; ils sont également petits. Au-dessus du trou de la 4e paire est un trou médiocre pour le passage de la première branche de la 5« paire , et derrière le trou de la 5° sont les trous rond et ovale, beaucoup plus grands que les précédents, l’optique et l’olfactif exceptés, pour les deux autres portions de la 5e paire. Les trous condyloïdiens existent comme dans tous les vertébrés. La 7e paire entre par un grand trou sinueux dans la cavitédel’oreillc, et sous chacune des deux branches supérieures du museau la cloison anté-orbilaire est percée d’un trou par lequel la première branche de la 5e paire, aprèsavoir côtoyé la paroi du crâne, se rend à la narine.

Tous les squales et les raies ont, autant que nous avons pu nous en assurer, la tête percée des mêmes trous; seulement leur position relative change avec les formes de la tète. ]

ARTICLE VI

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