‹ Leçons d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 78 sur 174 · C. Dans les oiseaux · texte numérisé non relu

C. Dans les oiseaux

[Ces animaux n’ayant pas besoin d’un mouvement de supination prononcé, n’ont que le court supinateur, encore sa fonction principale est celle d’un fléchisseur.]

IY. Les pronateurs.

A. Dans l'homme.

La pronation s’effectue par deux muscles : le rond et le carré pronateurs.

Le rond (épitrocblo- radien ) est placé à l’opposé du court supinateur. Il s’attache au condyle interne de l’humérus, et vient s’insérer à la partie supérieure interne du radius.

Le carré ( cubito-radien ) est étendu directement entre les quarts inférieurs ou carpiens des os du coude et du rayon, à leur face interne.

B. Dans les mammifères .

Les singes, les carnassiers, les marsupiaux, ont ces deux muscles disposés de la même manière.

Les chauves-souris, qui n’ont qu’un os unique à l’avant-bras, ou seulement un rudiment d’os du coude, sont privées de muscles pronateurs.

Le lapin n’a que le rond pronateur, dont l’effet est extrêmement borné, vu le peu de mobilité du rayon; mais la plupart des autres rongeurs et tous les édentés, ont ces deux muscles. Dans l’éléphant et les cochons, le rond pronateur existe, mais cx- IrêmemenL faible.

Les solipèdes et les ruminants n’ont aucun prosateur.

Dans les cétacés, qui n’ont point l’avanl-bras

mobile sur le bras, il n’y a aucun des muscles propres à le mettre en pronalion ou en supination. Des rudiments nponévrotiques des muscles sont seulement étendus sur toute la surface des os et affermissent leur articulation.

Les oiseaux ont deux ronds pronateurs; mais comme le mouvement de pronation est très peu étendu chez ces animaux, ces muscles paraissent servir de fléchisseurs.

Y. Muscles de l’avant-bras des reptiles.

[Les os du bras et de l’avant-bras n’ayant point éprouvé les mêmes changements que les os de l’épaule, on conçoit que les muscles aient moins varié. L ebiceps seul, venant de l’apophyse coracoïde^ dû suivre les mouvements de cet os; il nait cependant toujours de son bord antérieur et va passer dans la gouttière bicipitale lorsqu’elle existe. Dans les tortues, il n’esl charnu que vers le coracoïdien. Tout le reste du muscle est formé par un tendon qui longe l’humérus et qui va s’attacher au radius.

Dans les crocodiles et les sauriens, au contraire, il est plus charnu à sa partie inférieure, et ne s’insère que par un tendon au coracoïdien.

Dans les batraciens , c’est, comme dans les tortues,la. partie supérieure ou coracoïdienne qui est charnue : son tendon a cela de particulier dans les grenouilles , qu’il passe dans un canal osseux pratiqué à l’humérus : c’est ce muscle qui, dans la première édition de cet ouvrage, avait été nommé slerno-r adieu.

Le brachial interne existe également dans les tortues, les sauriens et les batraciens.

Le triceps-brachial est composé, dans le crocodile, de quatre portions : deux scapulaires, l’une externe et l’autre interne, et deux humérales, également interne et externe. La scapulaire interne a deux tendons qui embrassent le sousscapulaire. L’un suit la direction du muscle et s’attache au bord inférieur du coracoïdien près de l’omoplate; l’autre se porte en arrière, longe le bord inférieur du sous- scapulaire et va se fixer au bord inférieur de l’omoplate. Dans les autres reptiles, il n’y a que les trois portions comme dans l’homme; mais ellessont proportionnellement plus volumineuses, excepté chez les tortues marines, qui ne paraissent point avoir de portion scapulaire.

Il n’y a qu’un supinateur qui s’insère sur le poignet; il vient du condyle externe et quelquefois, comme dans les grenouilles, de la partie moyenne de l’humérus. Il manque dans les tortues marines.

Les deux pronateurs existent dans les crocodiles,

loi

ARTICLE HUITIÈME. — DES OS DE LA MAIN

les tortues do terre et d’eau douce et les sauriens. Le carré pronateur du crocodile est très fort et occupe la moitié supérieure du cubitus et presque toute l’étendue du radius. Dans les émydes il estau contraire petit et tout près du carpe.]

ARTICLE VIII

DES OS DE LA. MAtN.

La main est composée d’un grand nombre d’os qui en rendent les plus petites parties très mobiles : les uns sont situés dans sa partie supérieure ou la plus voisine de l’avant-bras : on les nomme os du carpe ou du poignet; les autres suivent immédiatement ceux-ci et portent le nom d’os du métacarpe; enfin les os dos doigts ou phalanges sont situés tout à fait à l’extrémité.

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