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338 XXIXe LEÇON. ART. V. RESPIRATION BRANCHIALE,

La couche adhérente à la partie tendineuse du diaphragme so compose de faisceaux concentriques à la circonférence de cette cloison, s'entrecroisant avec les premiers. Les uns et les autres la raccourcissent dans tous les sens, et contribuent à diminuer ainsi la capacité de chaque poche branchiale pour en faire sortir l'eau.

il résulte des précédentes descriptions, que le diaphragme branchial est une cloison membraneuse , ou membraneuse et musculeuse, qui passe transversalement d'une paire de lames de la même branchieà l'autre, sert à limiter l'étendue de leur écartement, et forme un lien commun, s'étendant plus ou moins entre toutes les lames, depuis leur base vers leur extrémité. Il en sépare, en même temps, la série antérieure de la série postérieure.

Chez les uns, le diaphragme branchial n'occupe que le sixième et moins de la longueur totale des lames; chez d'autres, il a le quart, ou le tiers, ou la moitié de cette étendue. Elle varie même d'une espèce à l'autre appartenant à des genres d'ailleurs très-naturels.

M. Lereboullet, dans sa Dissertation sur les organes de respiration des vertébrés, énumère ces différences pour un assez grand nombre de poissons que nous avons examinés ensemble ou séparément (i).

Dans les poissons cartilagineux, ce diaphragme prend de plus en plus d'extension, au point qu'on en a méconnu jusqu'ici l'analogie de composition, du moins

(1) Anatomle Comparée de l'appareil respiratoire dans les apiivcut.v vertèbre* , par A. LF.riF.r-oiLLKT. Strasbourg;, dSo8, r*. \'2'.\.

chez les sélaciens, les lamproyes et les ammocètes. Mai3* si on l'étudié dans l'esturgeon $ où il s étend dans les trois quarts de la longueur des lames, puis clans la chimère, où il en a toute la hauteur, en conservant son bord extérieur libre, cette analogie deviendra évidente dans les sélaciens et les lamproyes, chez lesquels son bord extérieur se soude à la peau.

Dans ce dernier cas, chaque série de lames appartenant à la même branchie, ou supportée par le même cerceau chez les poissons osseux, est séparée dans une poche particulière, dont la paroi antérieure donne attache à la série postérieure des lames de la branchie précédente, et dont la paroi postérieure supporte la série antérieure des lames de la branchie suivante.

Il n'y a ici évidemment, pour former les poches branchiales multiples, qu'un plus grand développement du diaphragme branchial qui se voit dans beaucoup de poissons osseux, développement qui eo-existe avec celui de l'opercule membraneux.

Cette analogie de composition entre les poissons à branchies libres et ceux à branchies fixes une fois comprise, il sera facile de saisir les ressemblances et les différences que peut présenter le diaphragme branchial dans les détails de sa structure.

Cette structure, relativement aux muscles, nous a présenté quatre types différents.

Le plus connu, parmi les poissons osseux, est celui du congre et du saumon.

Celui de l'esturgeon, parmi les cartilagineux, a beaucoup d'analogie avec ce premier type; mais il en di flore à la fois par un plus grand développement du dia-

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phragme et de ses muscles, et par une plus grande complication de leur ensemble.

Le troisième type est celui découvert dans les môles par M. AlessandrinL

Nous rangerons dans le quatrième le muscle diaphragmatique des sélaciens et des lamproyes, quoiqu'il présente quelques différences dans les uns et dans les autres. ]

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