‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 2)Chapitre 12 sur 141 · I. SITUATION, FORME, ETC. â · texte numérisé non relu

I. SITUATION, FORME, ETC. â

chercherons à apprécier dans les détails de nos descriptions. Ainsi, parmi

a. Les C hé Ioniens ,

Les tortues de terre et les ëmydes ont les poumons proportionnellement très-grands ;] ils s'étendent le long du dos jusqu'au bassin, au-dessus de tous les viscères, [et conséquemment plus loin que ceux des chéloncs. Mais nous verrons aussi, dans la description de leur structure, que ceux-ci se composent d'un bien plus grand nombre de petites cellules, et que leur tissu est plus dense.

Les lignes qui circonscrivent ces organes sont assez, droites du côté vertébral, et arrondies en dehors. Dans les chélonés , cependant , le bord vertébral peut être festonné comme dans les oiseaux.

h. Les Sauriens.

Les Crocodiliens 3 qui forment dans cet ordre une famille bien distincte, ont deux poumons, dont la forme ovale, étroite en avant, assez ramassée et le volume médiocre , ont beaucoup de rapports avec les poumons des tortues de mer. Nous verrons que leur structure très-celluleuse augmente encore cette ressemblance.

Dans les Lacertiens , les deux poumons forment chacun un sac très-simple, de figure ovale , plus étroite en avant ; c'est du moins ce que nous avons vu dans le Lézard ocellé , le L. des souches , le Teïus cyaneus , etc. , etc.

Parmi les Iguaniens, le Stellion du Levant a les pou«

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irions assez grands , larges dans leur partie moyenne , étroits en avant et en arrière, rapprochés par leur face dorsale. Les poumons du Cables commun ont une forme analogue ; mais ils se prolongent en arrière jusque dans le fond de la cavité viscérale. Dans Y Iguane bleu les sacs pulmonaires ne s'étendent que jusqu'au milieu de cette cavité.

Plusieurs espèces de cette grande famille , appartenant à des genres très-différents, ont, ainsi que les Camèléoniens , la faculté de changer de couleur.] Les unes ont, comme le Caméléon vulgaire, de très-grands poumons branchus ; tel est le Marbré de la Guyane , dont chaque sac pulmonaire est très-étendu et formé, en arrière, de longues appendices coniques qui se prolongent jusqu'au bassin, se placent entre les viscères, et dont le volume augmente de beaucoup celui de l'animal lorsqu'il les remplit entièrement d'air. [Les autres , comme YAnolis bullaris , n'ont rien de particulier dans leurs poumons, qui sont des sacs simples de grandeur médiocre et de forme ovale. Resterait à savoir s'il est bien constaté que cette espèce peut changer de couleur comme le caméléon vulgaire.

Parmi les Gcckotiens , les sacs pulmonaires du gecko guttatus sont égaux , de grandeur médiocre , étroits , et se terminant en pointe en avant et en arrière.

Les Caméléons nous ont offert, dans la forme de leurs poumons, des différences très-remarquables qui, si elles sont en rapport avec la faculté de changer de couleur, pourront confirmer ce que l'on pense du rôle que jouent les poumons dans ce singulier phénomène. En effet, dans le Caméléon vulgaire, qui jouit de cette faculté au plus haut degré, les poumons forment deux

ï. SITUATION, FORME, ETC. §9

grands sacs , étendus dans toute la cavité viscérale ayant dans leur seconde moitié, du côté inférieur, six appendices considérables, dont le premier et le dernier sont simples , et les autres à deux , trois ou quatre divisions. Du moins avons-nous vu cette disposition et ce nombre d'appendices dans le poumon droit, tandis que le gauche avait six prolongements semblables tous bifurques. Le Caméléon nain n'a rien de pareil ; ses poumons sont deux petits sacs simples, ovales, de grandeur égale , comme ceux de la plupart des Sauriens.

De même, dans la famille des Scincoïdes, le Scinque ocellé a deux sacs pulmonaires simples, à peu près égaux, de forme ovale, un peu plus large en arrière.

Mais le Bipes lineatus a le poumon droit moitié plus court que le gauche. Ce dernier dépasse un peu le milieu du foie. L'un et l'autre commencent avant le cœur.

Dans le Cairote, ce n'est qu'au-dessus de ce dernier organe qu'ils ont leur origine commune, et il y a une singulière inégalité de volume entre les deux sacs pulmonaires. Le droit est un cylindre grêle qui se termine en pointe, et ne se prolonge pas en arrière autant que le foie. Le gauche n'a pas le cinquième du droit; il est rudimentaire comme dans beaucoup d'Ophidiens.

c. Dans les Ophidiens,

Dont la forme extrêmement grêle et allongée a singulièrement influé sur celle de la cavité viscérale, et même sur les dimensions et la position des viscères qui y sont réunis, il n'y a souvent qu'un poumon de dé-

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veloppé. Mais, dans la plupart des cas, et plus fréquemment qu'on ne le dit dans les ouvrages les plus récents, il est possible de découvrir les traces d'un second poumon, lequel est à l'état rudimentaire. 11 suffira d'observer les premiers cerceaux de la trachéeartère intra-pulmonaire, lorsque son insertion dans le sac du poumon développé est bien distincte. On verra, comme dans la couleuvre à collier , l'un de ces cerceaux percé d'un orifice qui conduit dans la petite vésicule, rudiment du second poumon. Quelquefois cet orifice est situé à côté du cône que forme la série décroissante de ces cerceaux. Lorsque le second poumon est ainsi réduit , on conçoit que , relativement à son utilité fonctionnelle , c'est comme s'il n'y en avait qu'un; et que les traces qui en subsistent indiquent simplement le plan général de l'organisme auquel elles appartiennent.

Dans plusieurs genres (celui entre autres des Vipères) , les traces d'un second poumon ont entièrement disparu.

Chez d'autres Ophidiens , les deux sacs pulmonaires sont plus ou moins développés, à la vérité presque toujours d'une manière très-inégale.

Ces différences, dans l'existence et le développement d'un second poumon, ne sont pas les seules que présente cet organe. Nous en avons vu déjà de remarquables dans sa position; nous en décrirons de nombreuses dans sa structure à parois plus ou moins celluleuses , ou simplement membraneuses et tout unies.

Ici nous devons dire que le volume relatif de toute la vessie pulmonaire , et l'étendue proportionnelle des deux parties dans lesquelles on peut la distinguer,

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