‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 2)Chapitre 13 sur 141 · I. SITUATION, FORME, ETC · texte numérisé non relu

I. SITUATION, FORME, ETC

varient beaucoup , et ne peuvent manquer d'influer sur la quantité de respiration de ces animaux. On peut prévoir ce que l'observation exacte pourra démontrer de rapports, de modifications plus ou moins sensibles entre cette quantité variable de respiration, selon les espèces , les genres et les familles , et leur nature, leur manière de vivre, et surtout leur degré d'activité.

Voici d'ailleurs les principaux résultats de notre examen des Ophidiens , concernant l'existence d'un poumon simple ou double, suivant les familles.

La première, celle des Anguis^ et la dernière, celle des C ê ciliés ^ ont un poumon double, mais plus ou moins inégalement développé.

La tribu des Double-marcheurs , de la seconde famille, se rapproche de la troisième famille pour les proportions et la structure de son second poumon.

Les Tortrix, qui sont à la tête des serpents proprement dits, et que M. Cuvier sépare de cette série, se distinguent encore des genres qui suivent, par l'absence d'un second poumon.

Ceux qui ont ce poumon bien développé, quoique de moindre grandeur que l'autre, sont les Boas, les Erix , les Pithons , et les Xenopeltis.

Tous les autres serpents de cette grande famille n'ont qu'un rudiment de poumon, ou n'en montrent aucune trace.

Nous allons confirmer ces généralités par quelques descriptions particulières.

Toutes les espèces de la famille des Anguis ont deux poumons comme les Sauriens; mais ils sont plus

3â XXTXe LEÇON. ART, II. POUMONS DES VERTÉBRÉS.

ou moins inégaux. Un des poumons est d'un quart moindre que l'autre dans le Scheltopuslck dePallas(i). Dans YOphisaure ventral* le petit poumon a le tiers du grand (2). Dans YOrvet, le gauelie est de moitié plus court que le droit (5) , ou d'un tiers seulement.

La famille des vrais Serpents présente , à cet égard , de nombreuses variétés, dont je n'ai pu encore saisir tous les rapports.

Dans la tribu des Double-marcheurs, les amphisbènes (4) et les typklops (5) ont deux poumons. A la vérité, dans Yamphisbhne fuligineux, le droit n'a que le dixième de la longueur du gauche.

Les Rouleaux (Tortrix) > qui commencent l'autre tribu, n'ont qu'un poumon développé et un rudimentaire ; c'est du moins ce que nous avons vu dans le Tortrix Scytale (6). Ce genre, tel qu'il est caractérisé dans le Règne animal (t. 11, p. 76), interrompt la série des serpents qui ont deux poumons développés; série conforme d'ailleurs à l'ordre adopté dans cet ouvrage.

Les Boas en ont deux , dont le petit n'est que la moitié plus court que le grand (7). Il y a, dans YErix turcicus , deux poumons presque aussi longs l'un que l'autre. Je ne connais aucun ophidien dans lequel ils se rapprochent davantage par leurs dimensions. Cependant le gauche est plus ample dans sa

(1) Cuvier, Règne animal, t. n, p. 69. — (2)Ibid., p. id. — (3) Ibid. , p. 70.

(4) Ibid., p. 72. Il n'y en a qu'un d'indiqué, mais c'est à tort. — (5) Ibid., p. 73. A/ec/ie/n'en attribue qu'un aux typhlopscrocotalus etlumbricalis, op. cit., t. vi, p. 718. — (6) M. Schlcgel ne lui attribue qu'un seul poumon, mesurant un tiers de la longueur totale. Op. cit., p. 7. — (7) Ibid., p. 77.

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