Les Batraciens
Nous retrouvons dans les Batraciens, soit la symétrie complète des deux sacs pulmonaires, soit des proportions qui se rapprochent beaucoup.
Un autre caractère de la forme générale de cet organe dans les Batraciens ., c'est l'extrême brièveté ou l'absence totale de la trachée , du moins dans la plupart des genres.
Quant à son volume et à la quantité proportionnelle d'air qu'il peut contenir, il y a des différences qui paraissent aussi en rapport avec là voix. C'est ainsi que, dans la grenouille mugissante , les vessies pulmonaires ont un plus gros volume que dans les autres espèces ; mais nous verrons qu'elles manquent de cellules.
Les poumons celluleux des crapauds sont beaucoup moins volumineux à proportion ; ceux des rainettes de même.
Leur forme est plus large, plus dilatée dans les Salamandres; plus grêle, plus resserrée, comme cylindrique, dans les Tritons. Nous verrons des différences de structure non moins remarquables.
Bans YAmphiuma means , les poumons sont trèsconsidérables et fort vasculeux. IN es immédiatement de la glotte, sans trachée et sans bronches, ils s'étendent en forme de cylindres allongés, dans presque toute la longueur de l'abdomen, se renflant cependant un peu vers leur extrémité postérieure (1). Le poumon droit était de deux pouces plus long que le gauche.
(1) Sur le genre de reptiles batraciens nommé Amphiuma, etc., Mémoire lu à l'Académie des sciences le 13 nov. 1826, par M. le baron Cuvier, p. 12, et Mèm. du Muséum^ t. xiv.
40 XXIXe LEÇON. ART. II. POUMONS DES VERTEBRES.
J'ai trouvé les poumons du Menepoma alleghaniensls très-courts en comparaison , formant deux sacs de volume inégal ; le droit se dilatant beaucoup plus que le gauche, surtout dans son fond; l'un et l'autre n'atteignent pas le bord postérieur du foie.
Dans Y Axolotl, les poumons sont deux longs sacs à parois simples, unies, sans cellules (1).
Ceux du Menobranckus lateralis ont aussi une forme allongée.
Ce sont dans le Protèe deux canaux membraneux Irès-minces, terminés par un léger renflement. (2). ]
Les poumons de la Sirène lacertine sont deux longs sacs cylindriques qui s'avancent presque aussi loin que la cavité abdominale.
D. De la membrane commune qui revêt les poumons. 1. Dans l'Homme et les Mammifères.
Les plèvres, dans l'homme, se comportent, relativement aux poumons, comme le péritoine relativement aux viscères de l'abdomen. Ce sont deux sacs membraneux de la nature des membranes séreuses , qui tapissent les parois du thorax, et se replient sur chaque poumon en l'enveloppant de toutes parts, excepté à sa racine. Les deux plèvres se rencontrent sur la ligne médiane pour former une sorte de cloison mitoyenne appelée mcdiastin, qui divise la cavité thoracique en deux moitiés latérales, et dont les deux lames s'écar-
{\) Recherches analontiqucs xi/r fes reptiles regardes comme douteux, pur E. (i. Cuvi'jr, p. 34. Paris, 1307, iu fol. — (2) Ibid., p. ko.