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I. CANAUX AÉRIENS EXTRA-PULMONAIRÈS

brale de ce canal , qu'on les dirait devenus simplement membraneux.

Dans les bronches, il n'y a plus d'anneaux complets, mais de simples arceaux osseux ou cartilagineux, ne se continuant pas autour de leur face interne, formant des arcs très-ouverts en haut, et de plus en plus courts et plus fermés à mesure qu'on les observe plus près du poumon, afin de s'adapter à la forme conique de chaque bronche.

La forme des anneaux de la trachée-artère peut se rapporter à deux types. Dans le premier ces anneaux sont larges , aplatis. Deux échancrures , l'une en avant et l'autre en arrière, les partagent en deux moitiés latérales, dont l'une a sa surface externe unie et égale ; dont l'autre, du moins dans les grands oiseaux, a sa ligne médiane en relief; dans l'une et l'autre moitié les bords sont très-amincis. Ces anneaux s'engrènent réciproquement par leurs échancrures, et se recouvrent de même de telle sorte, qu'une des moitiés de chaque anneau, celle à surface unie, passe en dehors des deux demi-cercles voisins, dont les bords en biseau permettent cette superposition, tandis que l'autre moitié se glisse sous les deux demi-anneaux qui l'avoisinent (1).

Par ce mécanisme admirable la trachée-artère peut éprouver toutes sortes de torsions, être fléchie facilement de différents côtés, et même être raccourcie de la moitié de sa longueur sans changer de diamètre. 11 en résulte deux grands avantages , la mobilité et la solidité.

(1) Cette structure a été très-bien décrite et figurée par l'cnauli, pour la Demoiselle de Numidie, pi. vu, f. IV, A. B., b. b. Essais de Physique, t. m. Paris, 1680.

6 A XXIXe LEÇON. ART. II. POUMON DES VERTEBRES.

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[Dans l'autre type, qui est celui des petits oiseaux chanteurs , les anneaux de la trachée sont des cercles plats, étroits, assez distants, de manière que par leur rapprochement complet la longueur de la trachée pourrait être réduite au tiers de son étendue. Cette organisation donne à ces oiseaux une grande mobilité dans cet instrument de leur voix et une facilité extraordinaire pour les modulations du chant , ainsi que nous l'expliquerons en traitant de la voix des oiseaux.

Les cerceaux des bronches, au lieu d'être plats, sont arrondis, en relief, écartés, et, comme nous l'avons déjà dit, de plus en plus incomplets. C'est du moins leur forme et leur disposition la plus générale ; mais nous verrons des cas rares où ces cerceaux deviennent des anneaux complets, osseux, dont même l'intervalle membraneux se solidifie, de sorte que dans toute son étendue la bronche n'est plus susceptible d'aucun changement de dimension ; c'est ce qui a lieu, entre autres, dans la Cicogne.]

A l'endroit de la bifurcation de la trachée ce canal finit, et les bronches commencent par des anneaux, ou même des dilatations osseuses ou cartilagineuses de différentes figures , composant un organe distinct où se forme la voix des oiseaux, et que l'on a nommé pour cela leur larynx inférieur. Nous le décrirons en détail dans la leçon sur les organes de la voix.

Les cerceaux de la trachée artère et ceux des bronches sont oaseux (1), cartilagineux, et parfois comme

(1) C'est bien à tort que Meckel (op. cit., p. 282) nous reproche de ne les décrire que comme cartilagineux. M. Cuvier avait dit positivement, dans l'ar-

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