‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 2)Chapitre 48 sur 141 · II. CANAUX AÉRIENS EXTRA-PULMONAIRES · texte numérisé non relu

II. CANAUX AÉRIENS EXTRA-PULMONAIRES

posée d'anneaux rapprochés , s'enchevêtrant et se recouvrant par moitié latérale, osseux clans les mâles, cartilagineux et presque membraneux dans les femelles. Ceux de la femelle du canard musqué sont comme interrompus sur la ligne médiane vertébrale, tant ils sont amincis vers cette partie de leur circonférence.

Les cerceaux des bronches de la même espèce sont complets au-delà du cinquième, plus larges et moins en relief qu'à l'ordinaire. Dans le canard ordinaire ^ ils sont incomplets, et se replient en dedans par leurs extrémités ; leur forme est plus étroite et plus en relief.

Les dilatations de la trachée existent encore dans les espèces du genre Harle. ] Dans le harie vulgaire il y en a deux très-allongées, assez rapprochées l'une de l'autre, [dont la première est la plus large; elles sont elliptiques dans le sens de leur longueur et aplaties d'avant en arrière ou de haut en bas. Leurs anneaux se recouvrent et s'enchevêtrent comme à l'ordinaire, ainsi que tous ceux de la trachée, qui sont pourtant osseux.] On ne trouve qu'une dilatation dans le harle huppé (jnerg. serrator.,L.), très-grande, de forme ovale, et répondant à la fin de la moitié supérieure de la trachée. Cette dilatation estparticulière aux mâles. Les anneaux qui la forment sont mobiles comme dans le garrot ; ils sont même interrompus, en partie, du côté inférieur ou antérieur, et presque membraneux du côté supérieur ou postérieur. Plus bas, ils ne forment qu'une anse étroite de ce premier côté, et sont très-larges dans leur moitié opposée. Il en résulte que la trachée est très-membraneuse dans la moitié antérieure de sa portion inférieure, tandis qu'elle est toute cartilagineuse dans l'autre portion.

86 XXIXe LEÇON. ART. II. POUMONS DES VERTEBRES.

[Les bronches, dans la première espèce, ont des cerceaux grêles presque complets, en relief.]

D. Dans les Reptiles.

a. Structure générale.

[Les Chéloniens et les Crocodiliens ont ces organes à la fois plus développés, à proportion, et plus complets que les autres reptiles, et se rapprochant davantage de ceux des oiseaux.

La trachée se fend de bonne heure dans [ quelques espèces de] chéloniens, qui ont conséquemmentee canal aérien très-court; les bronches sont longues, d'autant plus quelles ne vont pas directement aux poumons, mais se replient dans la poitrine [avant d'atteindre le sommet de chaque poumon,

Nous verrons cependant que cette organisation, qui appartient à la tortue grecque, n'est pas la même dans toutes les espèces de ce genre, et que les emydes et les chélonées ont la trachée plus longue que les bronches. ]

La division de la trachée a lieu plus tard dans les Crocodiliens, chez lesquels il y a, dans quelques espèces, un coude à l'extrémité de ce canal et dans les bronches. Celles-ci sont extrêmement courtes chez la plupart des autres reptiles qui en sont pourvus.

[Elles n'existent même pas du tout dans un certain nombre de Sauriens, chez lesquels la trachée s'insinue entre les deux sacs pulmonaires, très-rapprochés , et s'ouvre immédiatement dans leur cavité. ]

On pense bien que ce canal ne se divise pas en bronches dans les Ophidiens, chez lesquels il n'y a qu'un poumon. [Parmi ceux qui ont deux poumons, les bronches

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