II. CANAUX AÉRIENS EXTRA-PU MON AIRES
extra-pulmonaires n'existent pas davantage , excepté dans la famille des Anguis, où Ton en trouve de trèscourtes, et un autre cas fort singulier que, nous ferons connaître dans les descriptions particulières , celui de Yhétérodon tacheté.
Nous verrons un certain nombre d'Ophidiens chez lesquels le poumon, proprement dit, et la trachée se confondent tellement, qu'on ne peut plus assigner les limites précises de l'un et de l'autre.
Dans les Batraciens la trachée peut être réduite à un court sinus intermédiaire entre la glotte et les poumons (les sa lamandr es). Dans d'autres (la famille des Grenouilles) ce sinus n'existe pas, et les sacs pulmonaires ont leur embouchure dans les ventricules de la glotte. Il n'y a plus ici ni bronches ni tra€hée.
Les anneaux de la trachée sont complets dans les Cheloniens; dans les Sauriens ils le sont généralement, sauf au commencement ou à la fin de la trachée, où ils sont quelquefois interrompus du côté vertébral, et quelques cas où ils le sont dans toute l'étendue de ce canal. Ils sont toujours incomplets chez les Ophidiens, excepté quelques-uns des premiers, mais dans des cas rares. Tout
semble arrangé, dans ce dernier ordre, pour ne pas gêner la déglutition d'une grande proie, et pour lui faire place, même aux dépens de la respiration. ]
Le diamètre proportionnel des bronches et de la trachée n'excède pas généralement celui qu'elles présentent dans les mammifères et les oiseaux, si ce n'est dans quelques sauriens, et dans un plus grand nombre à'oplridienSjOxx la dernière a un diamètre extrêmement grand. Très-rarement ces canaux aériens présentent-ils des dilatations comme nous en avons cité des exemples
XXIXe LEÇON. ART. II. POUMONS DES VERTEBRES.
parmi les oiseaux; [encore ne sont-elles pas entièrement comparables, puisque ce sont des poches, membraneuses seulement, qui se voient sous le commencement de la trachée des camé léoniens.
Relativement à la forme et à la composition des anneaux de la trachée et des bronches, nous verrons des différences dont il est difficile de se rendre compte. ]
La trachée-artère et les bronches, quand ces dernières existent , paraissent absolument dénuées de libres musculaires transversales; il n'y en a pas plus de longitudinales propres à les raccourcir. [Dans quelques cas seulement on en a indiqué dans la partie membraneuse de la trachée qui ont la première direction ; mais leur existence n'est pas admise généralement; telles sont celles décrites par Meckel dans les crocodiles* et par M. Retzius dans le pithon bivittatus.]
b. Différences principales suivant les ordres.
[Après cette idée générale des canaux aériens extrapulmonaires des Reptiles, nous allons décrire successivement quelques-uns de ces canaux, dans chacun des ordres de la classe, en indiquant les circonstances organiques les plus remarquables qui distinguent, à cet égard, ces quatre groupes.
i. Dans les Chéloniens.
La tortue grecque a la trachée et les bronches cylindriques et composées d'anneaux complets. La première est très-courte et n'a que le quart de la longueur de chaque bronche ; celles-ci se voient dans la région cervicale bien avant leur entrée dans la poitrine, où elles