III. STRUCTURE DES POUMONS
meau bronchique auquel elles aboutissent, ou qui les produit.
Le tissu cellulaire qui rassemble ces lobules en un seul lobe, forme des lignes à la surface des poumons, qui dessinent des polygones irréguliers ; ces lignes indiquent les limites des lobules. En suivant leurs traces on parvient à séparer les lobules par la dissection, et si l'on insuffle de l'air dans le ramuscule bronchique principal, il est facile de s'assurer qu'il restera dans les ramifications du lobule ainsi isolé, et qu'il ne s'échappera pas par des sections qu'aurait faites le scalpel des communications d'un lobule à l'autre, si elles eussent existé (1).
On peut très-bien voir à l'aide d'une simple loupe, dans un poumon de veau, les petits cœcums terminaux qui paraissent à la surface des lobules, pressés les uns vers les autres et comme imbriqués. Il suffit de faire macérer dans l'eau pendant un ou plusieurs jours, ou d'abandonner à l'air une portion de poumon, et de la plonger ensuite dans l'eau chaude pour dilater l'air contenu dans les dernières ramifications bronchiques. Relsselssen s'est servi de ce procédé, qu'il dit meilleur que les injections au mercure, pour confirmer les résultats obtenus par ce dernier moyen (2).
11 condamne le procédé à'Helvélius, qui consiste à couper une tranche superficielle de poumon frais ou desséché ; procédé par lequel on met en évidence de petites cavernes irrégulières dont la figure et la grandeur
(4) Ueisseissen, de Structura Pulmorum, etc., op. cil. (2) Dissertation citée, p. G et 7, et de Fabricà PuJmfmum Commenlctlio. Beiolinij 18 22, p. 1 et 8, et lais], n, f. 2, a.