XXIX* LEÇON. ART. II. POUMONS DES VERTEBRES
varient dans cette opération. Le scalpel détruit les culsde-sacs bronchiques, et ouvre une communication directe entre les dernières ramifications bronchiques du tissu cellulaire intervésiculaire , dans lequel rampent les vaisseaux sanguins et les mailles que forment ces vaisseaux (1).
Les canaux labyrinthiques décrits récemment (2), me paraissent absolument la même chose que ce tissu caverneux d'Helvètius, formé à la fois par les mailles du réseau vasculaire sanguin, par le tissu cellulaire inter-vésiculaire , ou par les vésicules tronquées par le scalpel. L'auteur les démontre sur une tranche de poumon séché à l'état d'insufflation (5); ce procédé, ainsi que le pensait Reisseissen et AL Lautli , ne peut donner une idée exacte de l'organisation de ce viscère (4).
Soemmering (5) avait aussi décrit les canaux aériens des poumons comme aboutissant dans des cellules dont les parois seraient formées par une membrane extrêmement mince, et le plus souvent par les mailles du réseau vasculaire sanguin seulement.
Cette opinion est aussi celle de M. Magendie (6). Il y a peut-être moins de différence qu'il ne le parait d'abord entre la manière de voir de l'anatomiste et du
(1) Quis vero est quin intelligat , Helvetium, illos ipsos, quos inquirebat , extremos fines, administratione suâ destruxisse, et trunculis avulsisse? op. cit., page 6. — (2) Traité complet de C Analomie de l'homme, par M. le docteur Bourgery, avec planches lilhographiées d'après nature, par N. II. Jacob, t. iv, pag. 59, et pi. 7. — (3) Ibid. , p. 57. — (4) Manuel d' Analomie, etc. — (5) F. Th. Soemmering, de Corporis Humani Fabricâ, t. vi, p. 15. Trajccli ad mœnum, 1801. — (6) Journal de Physiologie expérimentale, t. I, p. 78, 1821, et Leçons sur les phénomènes de la vie, t. u, p. 88 et 89, 1837.