‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 2)Chapitre 7 sur 141 · DES POUMONS DES ANIMAUX VERTEBRES · texte numérisé non relu

DES POUMONS DES ANIMAUX VERTEBRES

[Nous diviserons cet article en trois paragraphes. Dans le premier, nous traiterons de l'existence des poumons, de leur position , de leurs rapports et de leur forme.

Dans le second ^ nous décrirons les canaux aériens qui y conduisent l'air extérieur, ou par lesquels s'échappe celui des poumons.

Enfin, dans le troisième, nous ferons connaître la structure intime de ces organes. ]

§ I. Existence 9 position, rapports, forme générale, enveloppes des poumons dans les vertébrés.

A. De l'existence des poumons.

[Les poumons n'existent que dans les trois premières classes des vertébrés. Ce sont les seuls organes de respiration des Mammifères; les Oiseaux ont, avec leurs poumons proprement dits , de grandes cellules qui peuvent être considérées comme des poumons accessoires; plusieurs Reptiles ont à la fois des poumons et des branchies. Ce privilège appartient uniquement, dans cette classe, à Tordre des Batraciens, et distingue seulement quelques genres de cet ordre , du moins

20 XXIXe LEÇON. ART II. POUMONS DES VERTEBRES.

pour l'usage simultané de ces deux organes de respiration, pendant toute la vie.

L'ordre des Ophidiens nous offrira une autre singularité; c'est celle de l'asymétrie de cet organe, dans un certain nombre de genres, où celui d'un côté se trouve toujours moins grand que l'autre, et quelquefois tellement rudimentaire , qu'il faut en chercher les traces avec soin pour les découvrir; elles disparaissent même entièrement dans plusieurs genres.]

I), De la situation des poumons et de leurs rapports. 1. Dans les Mammifères.

[L'organe, proprement dit, de la respiration est double, et remplit toute la capacité de la cavité thoraciquc qui n'est pas occupée par le cœur, les principaux vaisseaux sanguins , le canal thoracique et l'œsophage. Il y est particulièrement soumis à tous les mouvements des parois mobiles de cette cavité, qui la dilatent et la resserrent. Chaque poumon se moule , pour ainsi dire , contre les parois du thorax et la voûte du diaphragme. Il se trouve comme suspendu, dans cette cavité, aux deux bronches et aux artères, et aux veines pulmonaires. Le cœur, placé immédiatement au-dessus du sternum, et, en arrière, dans l'écartement des deux poumons, rompt, par sa position plus à gauche qu'à droite, la symétrie qui aurait eu lieu, sans cela, entre ces deux moitiés d'un même organe. Cette circonstance explique très-bien le moindre volume du poumon gauche , lequel est toujours en raison du volume du cour et de sa déviation de ce côté.

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