III. STRUCTURE DES POUMONS
forment se prolonge jusqu'au-delà du foie. L'artère pulmonaire , qui se porte d'avant en arrière, le long de la face supérieure du poumon, diminue de diamètre à mesure qu'elle lui envoie ses rameaux, et finit avec les parois celluleuses. Au-delà de ce point, le sac pulmonaire ne reçoit plus de sang que des artères du corps. Une partie des ramuscules qui s'y rendent vient des rameaux de l'aorte postérieure , qui se distribuent également à l'estomac. D'autres, toujours très-fins, se rendent à la partie supérieure de ce sac, tout le long de la colonne épinière, dont ils se détachent successivement. Ils se ramifient sur ses parois, et forment un réseau à mailles lâches. On voit que, dans ce cas singulier, une partie du poumon fait l'office des cellules des oiseaux, et que, comme dans ces derniers, une portion du sang qui a pris le chemin des artères du corps, est soumise de nouveau à l'action de l'élément ambiant, mais cette portion est bien petite.
[La carotide envoie de même beaucoup de ramuscules aux parois delà trachée (i), dont la partie membraneuse est souvent, ainsi que nous l'avons dit, un poumon anticipé, et se montre très-vasculeuse. Mais ici le réseau vasculaire sanguin est bien distinct du réseau fibro-élastique ; tandis que dans le poumon il se confond davantage avec le cordon de ce réseau, en suivant ses contours.
La disposition en réseau des vaisseaux sanguins pulmonaires n'est pas aussi générale qu'on le pense communément.
(1) Voir tome vi, p. 212 et 213 du présent ouvrage.
154 XXIXe IEÇON. ART. II. POUMONS DES VEKTEBUÉS.
Dans la sirène lacertine , cette disposition nous a paru se rapprocher des divisions vasculaires qui ont lieu sur les lames branchiales des poissons. Deux vaisseaux longitudinaux régnent sur les côtés et dans toute la longueur de la longue vessie cylindrique qui compose l'un des poumons de cet animal. Il en part de chaque côté, à des intervalles égaux, des branches transversales, qui vont de l'un à l'autre, et ceignent ensemble toute la circonférence de ce cylindre vésiculeux. Ces branches fournissent, en avant et en arrière, des rameaux qui s'en détachent à angle droit, et qui ont la direction longitudinale. Ils m'ont paru se diviser en ramuscules extrêmement fins, qui forment des houppes et vont à la rencontre ( ceux de chaque rameau antérieur) des ramuscules du rameau postérieur correspondant. ]