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DANS L'HOMME ET DANS LES MAMMIFÈRES

mifercs présente dans sa structure quelques différences que nous devons indiquer ici, quoiqu'elles ne soient pas toutes relatives au mécanisme de la respiration. ]

Nous observerons premièrement que son étendue augmente nécessairement plus ou moins avec la longueur du tronc et le nombre des côtes; sans cela, ses attaches [ à celles-ci reculant avec elles , ] il rétrécirait beaucoup la cavité abdominale, lorsque les dernières côtes sont rapprochées du bassin, comme dans le rhinocéros , Y éléphant , le cheval, le paresseux unau. Pour éviter cet inconvénient, qui serait d'autant plus grand que les viscères abdominaux sont très-volumineux dans ces animaux, particulièrement dans les trois premiers, le diaphragme est très-étendu et forme une sorte de cul-de-sac faisant une saillie considérable dans la cavité thoracique, ouvert très-obliquement dans la cavité abdominale, augmentant beaucoup son étendue, et contenant une partie de ses viscères. [Cette disposition prolonge, du côté des vertèbres, la cavité thoracique et la raccourcit vers le sternum.

On a observé, dans des cas très-rares, chez l'homme, des faisceaux musculeux se prolongeant extraordinairement des piliers du diaphragme sur l'œsophage. Meckel a trouvé plusieurs fois cette organisation dans Yours brun, où elle paraît normale (1). »

J'ai vu dans les semnopithèaues, et dans plusieurs autres singes, les piliers du diaphragme former autour de l'œsophage un anneau musculeux très-fort, dont les deux côtés s'entrecroisent en avant et forment une

(1) Système d'Anatomlc comparée } t. m, p. 461 de l'édit. allemande.

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saillie prononcée sur la partie tendineuse de ce muscle du côté de la cavité thoracique. Cette organisation, qu'on retrouve dans les chauve-souris , semble propre aux animaux grimpeurs, ou à ceux qui, comme ces derniers, dorment la tête en bas. Le sphincter œsophagien du diaphragme me semble avoir pour but de fermer l'estomac de ce côté, et d'empêcher la sortie des aliments, dans la position renversée (1).

Une autre particularité de ce muscle , est celle observée dans la famille des chameaux 3 où il renferme un petit os dans l'épaisseur de la partie moyenne de son bord tendineux vertébral. Cet os avait plus d'un pouce de long et un demi -pouce de large dans un chameau adulte (2). ]

Dans les inspirations ordinaires , qui se font doucement et sans effort, le diaphragme agit presque seul, et sa contraction est suffisante, à peu de chose près, pour augmenter convenablement la capacité de la poitrine. Elle n'est donc aidée que faiblement, dans ce cas, par les releveurs des côtes, nommés ainsi parce que dans l'homme ils relèvent en effet ces arcs osseux, les portent en dehors, et augmentent ainsi le diamètre transversal de la poitrine. Les plus importants de ces muscles sont, sans contredit , les intercostaux externes et internes (intcrcostiens) ; mais ils sont soutenus, dans leur action, par les scalènes (trachèlo-costiens) , les releveurs propres (iransverso-costiens), et les petits den-

(1) Voir mon Mémoire sur l'estomac des semnopithèques, etc., inséré parmi cftux de la Société d'Histoire Naturelle de Strasbourg, t. u. — (2) Mcchcl , Archives d'Anatomie et de Physiologie, t. r, vi et vin, où se trouvent des observations de cet auteur et de MM. Jœger et Lcuchart.

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