d'après Herbst
Ces exemples du bœuf et du veau indiqueraient que les jeunes animaux ont moins de sang que les adultes.
Parmi les oiseaux :
Le poids du sang est à celui du corps :
Dans le moineau, . : : 1 ; 20 Dans le pigeon. . . :: 1 : iS
Dans le canard. . . : : i : 29 Dans la poule. . . . : : 1 : 02
Cette proportion serait donc beaucoup moindre quç dans les mammifères,
Mais dans les reptiles elle est plus forte, en général, que dans les autres classes ^^s vertébrés, Ainsi on j a trouvée :
Dans le lézard. . . 1:1: i4| d'après Blumenbach.
Dans la grenouille. Dans la même. . .
Dans la salamandre.
• 1 -12 M*^P^^^s2Crtmé«r(i).
Enfin, dans les poissan^^ ejle paraîtrait aq moins ^msi faible que dans les oiseaux. (j
Cette proportion est
Dans la carpe . . . :î 1 : 3o ) ,, > «- . Dans le brochet. . . :: i : 32 j <1 ^P^ès /&•<«««.■
M. SchultZy auquel on doit les observations précédentes {2) , dont l'auteur n'est pas cité, obserre qu'il y a des différences individuelles qui dépendent du sexe et du degré d'embonpoint. Il estime à loo livres jusqu'à 1 1 G livres le poids total du sang d une vache de 600 livres; tandis qu'un bœuf gras du naême poids p'auwt que 5o livres, au plus 70 livres de sang; et un maigre de 80 à 90 livres. Ainsi, les femelles auraient, à propor-
(1) Physiologie du sang, p. 3^9. (En allemand.)
(2) Le >ys{nve de la ciici'lrlion d<ins le rè^iïe anima f, etc. par M. G* H»
SihulU, p. 106 et suiT., SluUgdrt, im, is^* i^^ ëileimod.)
ART. m. S/VNO DKS VERTÉRRÉS. 15
tion , plus de sang que les mâles ; et les animaux gras moins que les maigres.
Les anciens médecins avaient déjà fait cette observation à 1 égard de l'homme (i). Ils expliquaient par là, pourquoi les personnes maigres supportent mieux de fortes saignées que celles qui ont beaucoup d'embonpoint.
Le petit nombre d'exemples que nous avons eu à citer sur les proportions ou la quantité relative du sang dans les animaux vertébrés, aurait besoin d'être multiplié pour pouvoir en tirer des conclusions plus positives et mieux fondées. Cette proportion paraît devoir varier beaucoup, même dans les animaux d'une seule classe.
Ainsi les mammifères aquatiques, tels que les ;>A(?ques, les dauphins et les inar$ouin8, paraissent avoir une grande proportion de sang. Cette observation, que nous ayons eu occasion de vérifier plusieurs fois , sans la préciser par des mesures, serait cependant contraire à ce que nous venons de dire sur les animaux chargés de graisse; car ceux-ci en ont toujours beaucoup. ]
Ce qui caractérise essentiellement [la composition organique du sang], ce sont les molécules rouges que des observations microscopiques ont constaté flotter dans sa partie fluide. Ces molécules, dont la figure n'est pas la même dans tous les animaux, qui se rapprochent, dans Vhomme, de la forme lenticulaire, et qui paraissent avoir la même grandeur dans le même individu ou dans les individus différents , quelle que soit d^ail-
(1) Interest eniïn inter valens corpus et obesum tenuioribus magis san-
guis, pknioribus magis caro abimdat. Facilius itaque illi delraclionem ejusmodi îusliaent. A, Çom,Ceiti Sicdicinœt Hb.ii, c. 10, p. 88. Jenaî 1713. Edit: Wcdelii.
16' XXV lEÇON. DU miIDE NOURRICIER» ETC.
leurs leur proportion , constituent proprement la partie colorante du sang. Dans l'état de vie , on les voit se mouvoir avec l'autre partie du sang qui est limpide et incolore, et qui les entraîne dans son cours, sans qu'aucune d'elles vienne se heurter contre sa voisine, comme si elles étaient douées d'une force répulsive qui les éloignât. On rapporte même que si l'animal tombe en syncope, ou bien est asphyxié momentanément, elles se rapprochent et semblent ne plus former qu'une seule masse, et qu'elles sont agitées d'abord d'un mouvement oscillatoire, puis se séparent de nouveau pour ne plus se toucher dès que l'animal est rappelé à la vie, et que le sang reprend son cours ordinaire.
[La proportion des deux parties organiques du sang, les globules et le liquide plastique, est difficile à bien apprécier. Dans l'expérience dont il va être question , dans laquelle on prévient la coagulation du liquide plastique, M. Sckultz (i) estime celui-ci au ^ du volume total du sang, et les globules, à ^ de ce volume, du moins pour le sang des mammifères. Mais la proportion du volume total des globules est beaucoup moindre dans lesangdesr^prtVé'j eXd^^poisions^ chez lesquels ces globules sont bien moins nombreux que dans les mammifères et les oiseaux.
On réussit, entre autres, à bien séparer ces deux parties organiques du sang, les globules ou les vésicules rouges, et le fluide plastique dans lequel elles roulent, en arrêtant entre deux ligatures faites sur une artère ou sur une veine le sang compris dans cet intervalle ;
(i) Omu eit., p. 28.
ART. m. SANG DES VEllXÉRRÉS. 17
dans peu d'instants ce liquide ainsi enfermé et arrête dans son mouvement, se sépare, sans se coaguler, en ses deux parties constituantes, Tes globales, qui, spécifiquement plus pesants, se précipitent dans la partie la plus déclive , et le lic/uide plastir/ue, qai paraît aU dessus comme une eau limpide.
Cette expérience^ qui avait été faite d'abord par Heivson (ï) sur la veine jugulaire d'un chien , a réussi à M. Sclmltz , en recevant le sang dans un boyau de chien , ou de bœuf, affaissé et bien vidé d'air , dont il avait lié premièrement une des extrémités. Il applique l'autre contre la veine ouverte d'un cheval , d'un chien ou d'un lapin, et il y place une ligature aussitôt que le boyau est rempli.
Après quelques minutes, les globules commencent à se précipiter dafris la partie la plus déclive de cette sorte de boudin, par suite de leur plus grande pesanteur spécifique. Quand ils le sontfous, le liquide plastique qui paraît au dessus, est limpide et sans couleur (2).]