II. Des ganglions lymphatiques
A. Dans l' homme.
Ils sont arrondis , plus ou moins volumineux , ayant depuis deux miUimètres jusqu'à plusieurs centimètres de diamètre. En général de couleur grisâtre, tirant sur le rouge, ils ont cette dernière nuance plus prononcée dans les jeunes sujets que dans les vieux. Ils prennent, au reste, celle du liquide que charient les lymphatiques qui s'y rendent, et sont verdâtres ou jaunâtres quelquefois dans les environs du foie; blancs dans les mésentères, bruns autour de la rate, noirs autour des bronches.
Les ganglions lymphatiques sont enveloppés dans une membrane lisse à l'extérieur, formée d'un tissu cellulaire serré et de vaisseaux sanguins. Outre les artérioles et les veinules qui les pénètrent, et le tissu cellulaire plus ou moins dense qui entre dans leur composition , la plupart ne paraissent formés que d'un réseau inextricable de vaisseaux du même nom. Aussi a-t-on dit, avec quelque justesse, qu'ils étaient aim lymphatiques, ce que les ganglions nerveux sont aux nerfs. Les rameaux qui les forment, divisés presque à l'inhni, et roulés sur eux-mêmes , se rassemblent de nouveau , et sortent ordinairement de chaque .ganglion plus gros et
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moins nombreux qu'ils n'y étaient entrés ; quelquefois cependant on observe le contraire.
Dans quelques ganglions, les lymphatiques semblent se diviser de même; mais ils présentent aussi, suivant Cruikshanky des cellules contenant une humeur particulière.
D'autres enfin, d'après Sœmmering, paraissent entièrement celluleux, et les lymphatiques ne semblent pas y former de réseau très-compliqué. [Cette apparence cclluleuse résulterait, suivant d'autres anatomistes, de la dilatation partielle de plusieurs rameaux lymphatiques; ils regardent les ganglions de ce nom comme tous formés d'un plexus plus ou moins compliqué, roulé sur lui-même et comme pelotonné, et de tissu cellulaire très-fm, entre les mailles duquel est épanchée une matière albumineuse (i).
Les vaisseaux inférents sont constamment plus nombreux que les vaisseaux cfférénts. ]
B. Dans les animaux vertébrés,
L'anatomie comparée n'a découvert, jusqu'à présent, aucun ganglion lymphatique dans les Reptiles et les Poissons.
Extrêment rares dans les Oiseaux, chez lesquels on ne les rencontre guère que le long du col, ils sont dans les Mammifères , moins nombreux, plus gros, plus ramassés «oque dans l'homme. C'est un fait constaté par des observations faites sur des carnassiers^ des ruminants et d'autres herbivores.
{V h f,.a«t'-, f-ttv. c'-f.. |i. bl^P.