‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 3)Chapitre 23 sur 92 · C. Dans les Oiseaux · texte numérisé non relu

C. Dans les Oiseaux

1 . Structure des vaisseaux lymphatiques, leur mode d'o^ rlglne et leur arrangement dans la composition des organes,

[La possibilité d'injecter une partie des ramuscules lymphatiques par voie rétrograde , prouve que les val-

(1) Physiologie, p. 258.

68 XXV* lECON. DU FLLIDE NOUmaCIER, ETC.

Villes y sont moins nombreuses et moins résistantes que dans les mammifères. Cependant ces injections rétrogrades sont rares.

Ces vaisseaux ont deux tuniques, une interne moins résistante; l'autre externe fibreuse, entre lesquelles s'infiltrent quelquefois les injections (i).

Je ne connais encore aucun travail sur la disposition et l'arrangement des vaisseaux lymphatiques des oiseaux, dans la structure intime de leurs organes, pas plus que sur leur origine dans les cavités digestives, que l'on puisse citer à côté des travaux sur cette matière , de MM. Panizza et Fokmann, chez les reptiles et les poissons.

2. Marche et disposition générale des vaisseaux lymphatiques au sortir des viscères ou des organes^ jusqu^d leur terminaison dans les veines.

J'ajouterai à la description succincte que nous avions donnée, d'après lieivson^ dans notre première édition , description dont les travaux de MM. Tièdemann (2), Folimann (5) eXLauih (4) n'ont fait que confirmer l'exactitude, quelques détails d'après les préparalions des lymphatiques de l'oie de ce dernier anatomiste.

Les lymphatiques des extrémités postérieures for-

(\) M. Laulhf Mémoire sur les vaisseaux lymphatiques des oiseaux, Jnnala; des Sciences natttr.^ t. 3, p. 386.

(2) Analoraie and Naturgcscbichle der Voegel. 1810, 1. 1, p. 033.

(;;) Recherches sur l'union des vaisscfiux lymphatiques avec tes veines. Heideîberg, 4 821, p. 63. En allemand. Co travail a été publié en français, par M.Breschel, dans les Alémoircs de la Société d'émulation, avril 1836.

(4) Eyyoi .s«»' f^s laiasfaucc lymphaiifjucs. Strasbourg, 182^, etlc mémoire déjà filé.

vSJBCT. II. xVKT. 1. UEM,K\. DL CUYLL lil Dli LA LY Ul'ilL. G9

ment deux branches latérales pour chaque doigt, qui s'envoyent un ou plusieurs rameaux de communication à travers la membrane interdigitale des trois doigts antérieurs.

Ces branches digitales se réunissent dans un plexus qui enveloppe particulièrement le tarse, formant en bas et en avant de larges mailles, et des mailles très-serrées sous l'articulation de cette partie avec la jambe. Ce même plexus devenu de nouveau plus lâche, s'élève jusque près du milieu de la hauteur de la jambe. Il en sort deux branches qui se réunissent en un seul tronc sous l'articulation du genou. Ce tronc fémoral s'élève le long des vaisseaux de la cuisse en formant plusieurs divisions ou réunions successives, et pénètre dans le bassin à travers l'arcade crurale.

Les lymphatiques profonds du bassin composent un plexus remarquable autour des veines rénales, dont les principales branches se terminent directement dans ces veines ou dans les veines sacrées. Deux autres plexus, à mailles très-serrées, se voient près de l'aorte en arrière de la naissance des artères iliaques et des artères rénales.

Mais le plexus le plus compliqué est sans contredit le plexus aortique, qui réunit les branches du reséau qui entoure la mésentérique supérieure et celui du tronc cœUaque.

Le premier de ces réseaux communique avec le plexus rénal et se compose des rameaux nombreux qui accompagnent les rameaux de l'artère mésentérique supérieure. Ce sont la plupart des vaisseaux lactés proprement dits. ]

On voit que les vaisseaux lyrapatiques des pied>. de^'

jambes et des cuisses, ceux du bassin, des organes de la génération, des reins et de tous les viscères de la digestion, se rassemblent autour de Taorte aux environs du tronc cœliaque , et y forment un plexus d'où partent deux canaux thoraciques. Ceux-ci, dont le diamètre très-variable peut excéder souvent une ligne, s'avancent sous les poumons, dont ils reçoivent les lymphatiques, et se portent très-obliquement en dehors jusqu'au côté interne des jugulaires, où ils s'insèrent, un peu en deçà de la réunion de ces veines, avec les sous-clavières. Le canal tlioracique gauche rassemble dans ce trajet une branche qui lui vient de l'œsophage , et il se réunit, peu avant sa terminaison, avec la branche correspondante des vaisseaux lymphatiques du col et de la tête. La branche droite de ces derniers vaisseaux, après avoir traversé, comme la première^ une glande lymphatique fixée sur la veine jugulaire de son côté, se divise en deux autres branches, dont l'une s'ouvre immédiatement à la face interne de cette veine, et l'autre va joindre l'extrémité du canal tlioracique droit. C*ési également à l'extréittité des canaux thoraciques que se rendent les lymphatiques des ailes.

[il est remarquable que les lymphatiques de la tète et du cou, du côté droit, aboutissent directement à la veine jugulaire, ainsi que l'avait déjà obsét-vé Hervsan, et qu'ils n'envoyent qu'un petit rameau au canal tlioracique de ce côté. On trouve les principales branches de cette région , près de la veine jugulaire de chaque côté , tandis que celles de l'aile sdnt plus raprochées de l'artère brachiale,]

SECT. II. ART. I. RÈSERV, DU CHYLE ET DE LA LYMPHE. 7 j

3. Teï*minaison$ des vaisseaux lymphatiques da ns les veines,

[Nous venons de voir que le canal tlioracique droit ne verse dans la veine jugulaire de ce côté , qu'une trèspetite partie de la lymphe du cou et de la tête, et que la branche droite des lymphatiques de cette région 6*ouvre directement dans la même veine. Il en résulte que la lymphe de la moite droite de la poitrine, du cou et de la tête, arrive, par deux points, dans la jugulaire ||^ droite.

Du côté gauche, le canal thoracique qui est Taboutissant des lymphatiques du cou et de la tète du même côté, se décharge dans la jugulaire par une embouchure, et dans la sous-clavière par deux. Au reste ces circonstances sont variables.

Toute la lymphe ne fait pas un aussi long trajet - avant d'être mêlée au sang veineux.

On a constaté, dans cette classe, que les rameaux les plus nombreux qui composent le plexus rénal, s'ouvrent dans les veines rénales et sacrées (i).

Quelques rameaux du grand plexus aortique se rendent de même directement dans les veines voisines, ce qui, à notre avis, est plus étonnant, parce que ces veines appartiennent au système de la veine-porte, dont le sang doit servir à la sécrétion de la bile {2),]

D. Dans les Reptiles,

(1) M. Lauthy mémoire cité. Annales des Sciences nalur.<, t. 3, p. 393.

(2) Voir ce que nous avons dit, à ce sujet, page ti de ce voluitie.

7â XXV' LEÇON. DU ^LlilDE NOURRICIER, liiC.

1 . Structure , origine des vaisseaux lymphatiques et Leur arrangement ou leur disposition dans les viscères ou dans les organes,

[Nous examinerons ces différents points dans les quatre ordres de cette classe (i).

Les vaisseaux lymphatiques des reptiles paraissent manquer entièrement de valvules, excepté à leurs embouchures dans les veines. La facilité des injections rétrogrades en est la preuve.

Leur origine ne se fait pas par rameaux isolés. Ceux qui sont les plus rapprochés de la surface intestinale, ou de ]a peau, composent des réseaux lins, continus, dont aucun ramuscule évident ne se détache pour se rapprocher encore davantage des molécules absorbantes qui sont en contact avec la peau et les parois des intestins, ou pour s'aboucher avec les vaisseaux sanguins.

a. Les Tortues (2).

Les lymphatiques du canal alimentaire , particulièrement ceux de l'intestin et de l'estomac, forment deux couches principales : l'interne est un réseau extrêmement fin, dont les fds ne se voyent bien qu'à la loupe, sont très-rapprochés de la surface interne de l'intestin, enlacent les vaisseaux sanguins, et s'en distinguent par leur continuité.

(1) En profilant des beaux travaux de M. Panizzn. Voir son ouvrage ayant pour titre , Sopra il sistema Unfatico dei rettUi etc. Pavia, 1833. in-fol., avec VI pi.

(2) Op. ni, , pi 1, II, m.

SECT. II. ART. T. UvlSliRV. DU cnvill ET DE LA Î.YxMMlE. 73

La couche externe est formée de ramusciiles un peu plus gros, qui sont tellement nombreux, qu'ils se touchent, et recouTrent entièrement la surface intestinale, après une injection heureuse. Leur direction est plus longitudinale que transversale, et leur disposition ondulée ou vermiculée, qu'on me permette ce terme.

Les lymphatiques de ces deux couches servent à former un réseau plus extérieur, qui recouvre la dernière , de grosses branches confluentes , à mailles lâches , inégalement dilatées , lesquelles portent la Ivmphe ou le chyle dans les branches et les troncs principaux des mésentères.

Ils rassemblent les lymphatiques d'un quatrième réseau, appartenant au péritoine, et dont les mailles sont très-serrées et les fils très-fms.

Dans la vessie urinaire et les oviductus^ les réseaux lymphatiques ont une disposition analogue.

Ils forment dans les poumons une couche superficielle à rameaux plus gros, à mailles plus lâches, et une couche profonde à ramuscules très-fins.

Le réseau extérieur de la vésicule du fiel est à mailles rares. Celui de la rate se compose de branches confluentes et formant de gros sinus. Mais cet organe a des lymphatiques plus lins, qui accompagnent dans l'intérieur de son tissu les ramifications des veines, et viennent aboutir à sa surface.

Les lymphatiques du testicule ont plutôt une disposition ramifiée et arborescente, en grossissant à mesure qu'ils se portent du bord externe au bord interne de cet organe , tout en formant entre eux .beaucoup d'îles et d'anaetomoses.

7i XXV* LEÇON. DU FLUIDE NOURRICIER, ETC .

Le tissu adipeux que Ion trouve entre le péritoine et la carapace est rempli de vaisseaux lymphatiques.

Ceux du péritoine sont fins et nombreux; leur direction est généralement d'avant en arrière.

Le foie paraît n'en avoir que très-peu. 'M.^Panizza n a pu les injecter, non plus que ceux de l'œsophage.

b. Les Sauriens.

On connaît les vaisseaux lymphatiques du Caïman à museau de brocliet, et ceux des lézards.

Dans le jiremier (i) le cloaque , le rectum , le canal intestinal renferment plusieurs réseaux de vaisseaux lymphatiques, dont la forme et la disposition varient.

Il y en a un à la surface interne, et l'autre à la surface externe du cloaque, dont les mailles sont serrées, et dont les vaisseaux forment des circonvolutions.

Dans le rectum , les lymphatiques forment deux couches extérieures, l'une profonde, l'autre superficielle ; celle-ci est composée de vaisseaux plus fins et dont la direction est longitudinale; la première a des vaisseaux plus gros et leur direction est transversale.

L'intestin grêle a de même deux réseaux extérieurs de lymphatiques, l'un superficiel (le péritonéal) et l'autre profond.

Il y a de 'plus un réseau interne dont les mailles et les fils sont très-fins, lequel pénètre jusque dans les villosités intestinales.

L'estomac ne paraît pas riche en vaisseaux lymphatiques.

(1) Op.Clt,, pi. lY.

SEi:T. H. AKT. 1. KÉSERf. DU CHYJLK liT DJi lA J.ÏMPHK. 75

Les vaisseaux des poumons forment un réseau à mailles partaj:;ées et iné^ulières.

Le eœur est comme enveloppe par un réseau à mailles rhomboïdales.

M. Panlzza n'a pas pu injecter les vaisseaux lymphatiques du foie, non plus que ceux du testicule, et ceux du péricarde.

Dans les lézards ( i ) (le lézard vert) les lymphatiques forment un beau réseau autour des corps caverneux , et, autour du cloaque, un réseau compliqué.

11 est remarquable que M. Panizza n'a pu injecter ni les lymphatiques des membres, ni ceux des testicules et des reins.

€. IjBs Opkidiens (2).

Toute l'étendue du canal alimentaire , à l'exception de l'œsophage, a beaucoup de vaisseaux lymphatiques. Ils y forment deux couches, une profonde composée de vaisseaux plus fms, et l'autre superficielle, formée de vaisseaux plus gros.

Les reins sont riches en vaisseaux lymphatiques.

d. Les Batraciens.

Les viscères des batraciens n'offrent rien de particulier à ce sujet.

(1) Op, cit., p!. VI, fjg. IV et V.

(2) Op» cit., pi. V, fig. I el II, pi. VI, fig. 1, net uu

7^ XXV*^ LEÇON. DU FLtinii lNUUIUUCIEK, ETC.

». Marche des vaisseaux lymphatiques hors des organes , jusqu'à leurs embouchures dans les veines.

Les parties centrales du système lymphatique des reptiles , celles qui répondent à la citerne lymphatique des mammifères, et à leur canal thoracique , ont un développement , une ampleur extraordinaire dans ces animaux. Ce sont de grands sacs séreux qui ne sont jamais entièrement reuiplis de lymphe , mais qui établissent cependant une communication entre les lymphatiques des viscères et d'autres organes, et les veines qui sont en avant du cœur. Ces réservoirs embrassent les principales artères, et même les veines qu'Ui rencontrent dans leur trajet, et leur servent de gaine.

Les lymphatiques des organes s'y rendent en formant des plexus, des chaînes, des cordons ou des branches isolées, plus on moins noueuses et inégales dans leur calibre.

Nous décrirons successivement ces parties dans les quatre ordres de cette classe. ]

a. Les Tortues,

D'après Hewson, ceux de la partie postérieure du corps se rendent, d:ins là tortue, à un plexus qui environne l'aorte droite, et de là dans un réservoir situé plus avant sous l'aorte gauche. Celui-ci donne naissance à deux canaux thoraciques, ou plutôt à plusieurs branches principales, qui s'avancent ou se divisent jusqu'aux sous-clavières de chaque côté , en formant, dans cet endroit, deux plexus assez compliqués

SFXT. II. ART. I, KKSEKV. DU (.IIYJ.E ET DE LA LYxMPHE . 77

avec les vaisseaux lymphatiques des extrémités antérieures de la tête et du cou. Du plexus droit sortent deux branches qui s'insèrent dans la jugulaire, près de sa jonction avec la sous-clavièrc; le gauche n'en fournit qu'une, dont l'insertion se fait dans l'angle de réunion de ces deux veines.

[Bojanus (i) a représenté le réservoir de la lymphe et ses branches principales, dans YEmyde d'Europe , ainsi qu'une partie des vaisseaux lymphatiques du mésentère.

Panizza a décrit et figuré les lympatiques de la caouane.

Les vaisseaux lymphatiques des membres postérieurs, formant les plexus cruraux antérieurs et postérieurs; les lymphatiques du cloaque et du rectum, les lymphatiques des reins formant le plexus rénal ; une partie de ceux des poumons, du péritoine, et du tissu adipeux de chaque côté de la cavité commune , réunis au plexus sacré , composent, dans cette tortue de mer^ le grand réservoir de la lymphe et du chyle, ou la partie centrale du système lymphatique.

Les branches ou les troncs lymphatiques qui s'y rendent sont la plupart très-gros et très-noueux. Ce réservoir est situé au côté gauche de la veine-cave postérieure, immédiatement sous la colonne yertébrale et au-dessus du rectum ; il enveloppe tellement l'aorte qu'il paraît la renfermer. 11 s'avance ainsi le long de la ligne médiane entre les deux poumons, jusque vers le cœur, où il se sépare en deux branches , qui sont les deux canaux tlioraciques.

Dans ce trajet ii reçoit : les lymphatiques du méso-

(l) Anfltf^r- Tostiuljnis Ftnvopfpy yilpip, 'içfp— 1S;jl, pl.xxvi, fie;, -X^k, 455.

rectum, des testicules, ou des ovaires, et des oviductus, et quelques-uns des poumons et des reins; le tronc des chylifères d une grande partie de l'intestin ; enfin, peu avant sa division en deux Î3ranches, le tronc considérable des vaisseaux chylifères du duodénum, de l'estomac et les lymphatiques du foie, viennent s'y réunir du côté gauche.

Les deux canaux tlioraciqaes à peu près d'égale grandeur, ont un développement extraordinaire. Ils se portent en avant, entre la colonne vertébrale et le cœur, jusqu'à la région du cou, en formant comme un sac de ce côté ; ils enveloppent les troncs aortiques et pulmonaires, se replient en dehors et en arrière, parleur bord externe, vers la sous-clavière de leur côté, et s'y terminent. Ils reçoivent, dans leur trajet, les lymphatiques des extrémités antérieures, ceux du cou et de la tête, et de petits plexus des muscles et du tissu adipeux situés plus en avant qu'eux.

Une circonstance que nous devons faire remarquer ici, c'est que les vaisseaux artériels qui semblent contenus dans ces réservoirs lymphatiques et percer leurs parois, quand ils en sortent, sont enveloppés par la membrane externe de ces réservoirs, à la manière du péricarde relativement au cœur , ou de la membrane externe du sinus de la dure-mère , relativement à la carotide interne. De sorte que leur membrane externe est en contact avec l'externe de ces réservoirs et ne peut être macérée par la lymphe dans laquelle ces vaisseaux semblent plongés.

Un nombre infini de filaments (i) traversent le vide

(1) Op. cit. , taW. m, fig. VI, rt p. 9, S^e coL

SECT. TT. ART. T. RKSKRV. hV CHYtE ÏT DE L\ LYMPHE. 79

qui existe entre les parois artérielles et celles des réser- Toirs ou des principaux troncs lymphatiques (i).

1). Les Sauriens,

Dans le Caïman à museau de brochet^ le plexus pelvien moyen ou sacré, J'ormé par les troncs qui viennent de la queue, par les plexus pelviens latéraux, par les lymphatiques des membres postérieurs, etc. , se voit sons la vertèbre qui répond au sacrum.

Ce plexus se continue le long de l'aorte et de la veinecave , surtout aux côtés de la première, qu'il entoure dans quelques points, et forme le réservoir principal des lymphatiques. Ce réservoir reçoit les rameaux les plus avancés des plexus pelviens latéraux, ceux des reins et ceux des lombes, vis-à-vis la troisième et la quatrième vertèbre lombaire. .

De là se portant un peu à gauche et au-dessus de la

(1) Dimensions «les plus grandes Chèlonées Caouanes de L'Adriatique ou dé la Méditerranée, disséquées par M. Panizza,

Longueur, du bout du museau à la pointe de la queue, 0,820 à 1,290 mètres.

Largeur, 0,645.

Poids, de 12 à 70 livres métriques.

Dimensions de la citerne du chyle dans ces tortues.

Diamètre à son origine, 0,047 mètres.

Diamètre avant sa bifurcation, 0,067 mètres. Diamètre du c enduit thoracique droit, 0,0A0 mètres. Diamètre du c onduit thoracique gauche, 0,034 mètres. A la vérité il y en avait deux à gauche dans l'individu observé, dont les diamètres excédaient celui du côté droit.

I^e tronc le plus considérable s'abouchant dans la citerne avait 0,020, Et celui provenant de l'estomac, 0,017.

èO XXV" LEÇON. DO FLLiDE NOURRICIER, ETC.

veine cave , il rassemble les lymphatiques du plexus mésentérique.

Parvenu vis-à-vis la réunion des deux aortes, ce même résexvoir se divise en quatre troncs, qui répondent au canal thoracique. Ces troncs se réunissent et se séparent successivement plusieurs fois dans leur marche en avant. Enfm ils forment deux faisceaux, en s'écartant à droite et à gauche, lesquels rassemblent, avant de ^2 terminer dans la sous-clavière correspondante, les lymphatiques du cœur, de la tête et du cou, et ceux des membres antérieurs.

Le réservoir central des Ij-mphatiques, dans le lézard vert , commence en deçà de l'anus par un cul-de-sac. Il reçoit les lymphatiques des membres postérieurs , des reins, du rectum ; s'avance dans l'abdomen , se dilate considérablement, rassemble les lymphatiques des intestins grêles, une partie de cejux de l'estomac ; un peu plus avant que le commencement de ce viscère, il forme une étranglement qui semble la limite entre la citerne proprement dite et le canal thoracique.

Celui-ci marche entre l'œsophage et la colonne vertébrale, un peu à gauche, puis entre celle-ci et le poumon gauche.

Parvenu sur le cœur, il se divise en deux branches divergentes, qui se portent en dehors, se recourbent en arrière presque jusqu'au niveau de la pointe du cœur, OÙ la branche droite s'attache aux parois de la veinecave antérieure et s'y termine.

c. Les Ophidiens,

La citerne des lymphatiques, dons les ophidiens et les

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