‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 3)Chapitre 26 sur 92 · SECT. II. ART. I. RKSKRV. DU CIIYLE ET DE LA LYMPHE · texte numérisé non relu

SECT. II. ART. I. RKSKRV. DU CIIYLE ET DE LA LYMPHE

Jjles, que fonnent ces vaisseaux en sortant des organes. Les troncs lymphatiques qui composent lesdeux derniers faisceaux ont des embouchures distinctes dans les Yeines-caves gauche et droite, et quelques-unes dans les yeiaes sous-clavières. Ces embouchures y sont garnies d'une \alvule qui permet Tentrée de la lymphe dans la veine, et s'oppose à son retour.

pes deux branches reçoivent, avant leur terminaison, un faisceau composé des lymphatiques des parties latérales du corps; un autre des lymphatiques de la tête et des branchies ; un troisième des branches lymphatiques des organes situés le long de la colonne vertébrale , entre autres des reins.

Le système lymphatique de V anguille (,i ) est tout autrement arrangé.

Des ramuscules, des rameaux ou des branches, qui se divisent souvent en petit plexus , ou se dilatent en petits sinus, partent des viscères, et particulièrement des trois sinus longitudinaux de l'estomac , de l'intestin et des ovaires que nous avons décrits , et se portent avec ceux des autres parties du corps Ters la colonne vertébrale, où ils se terminent dans les deux conduits thoraciques. Ces deux conduits forment deux troncs principaux qui s'étendent de chaque côté de la colonne vertébrale, depuis l'extrémité de la queue jusqu'aux veines jugulaires, dans lesquelles ils fif terminent vis-à-vis l'un de l'autre (2). Des branches transversales qu'ils s'envoient de distance en dis-

(1) op. c'a. y pi. m et IV.

(2) Op.cit.,iob\. ïv. fi-e».

tance 5 forment de fréquentes anastomoses entre ces deux canaux.

Le droit reçoit particulièrement les petites branches qui proviennent des sinus de l'estomac et de Tintestin.

D'autres réunissent les lymphatiques des muscles abdominaux.

Ces deux conduits thoraciques sont en rapport, un peu avant leur terminaison, avec deux petites poches sphériques , sortes de réservoirs de la lymphe et du chyle, situés immédiatement derrière les derniers arcs branchiaux, de chaque côté de la colonne vertébrale. Il en sort, en avant, un tronc qui distribue ses branches et ses rameaux aux branchies. Une autre branche qui naît plus en dedafis va directement au canal thorachique correspondant. ]

Dans Végrefin (i), les lymphatiques du foie, du pancréas, de la partie inférieure de l'estomac, des intestins et des autres viscères de l'abdomen, se réunissent dans un réservoir placé à la face supérieure et droite de l'estomac, et duquel naît le canal thoracique, qui, après s'être avancé à droite de l'œsophage , ne tarde pas à se diviser en deux branches. L'une passe à gauche, suit le côté interne de la veine-cave gauche , reçoit une ramification de la première, communique avec un plexus considérable qui entoure le péricarde , et se termine dans un autre plexus situé au-dessous des orbites, et dans lequel viennent se rassembler tous les lym|lliatiques de la moitié gauche du corps. Ceux de la tête et des branchies s'y rendent immédiatement. Il en part

[^)HelTscn.Txv<m. philos, t. 59,

SE(Vr. II. RÉSEnVOIRS DU CHYLE, VTC. 97

un seul petit tronc qui s'insère au côté interne de la veine jup;ulaire.

La branche droite se comporte à peu près de même. Toutes deux communiquent avec deux autres branches principales du système lymphatique. L'une, située profondément près de la colonne épinièie, commence à la queue, reçoit des rameaux des nageoires dorsales et des parties du dos, s'avance jusqu'à la tête, et envoie un rameau à chaque division du conduit thoracique.

L'autre, placée d'abord immédiatement sousîapeau^ à la partie inférieure et moyenne du corps, semble opposée à la première ; elle va de l'anus à la tête , reçoit les lymphatiques des parois du ventre ; passe entre les nageoires abdominales, se rend à un vaisseau lymphatique sur les os des branchies; forme ensuite le plexus du péricarde, où se réunissent là plupart des h-mphatiques des reins ; envoie de là des branches aux canaux thoraciques; reçoit les lymphatiques des nageoires de la poitrine, puis une branche qui règne sur le côté du corps, et se termine enfin dans le plexus sous-orbitaiie de son côté , rendez-vous général des lymphatiques de la moitié correspondante du corps.

[Un gros faisceau de troncs lymphatiques qui se voit sur le foie, à droite de la vésicule du fiel, est Taboutissant et des lymphatiques de cette vésicule, qui la recouvrent d'un réseau bien remarquable^ et de ceux du foie, de l'estomacj de la rate et de l'intestin. Ce faisceau se réunit derrière la cloison diaphragmatique avec un autre faisceau considérable qui rassemble les lymphatiques de l'ovaire. De chaque côté, ils aboutissent à deux troncs qui répondent aux canaux thoraciques 6, 7

H6 XXV" LEÇON. DU FLUiDE NOURRICIER, ETC.

qu'on voit au-delà de la cloison du diaphragme. L'un, plus petit et plus court, reçoit les vaisseaux des parties Litérales correspondantes du corps. Il naît par deux branches qui répondent aux deux faisceaux principaux, ceux de l'ovaire droit et des viscères de la digestion que nous venons de décrire, et se termine dans la jugulaire, très en arrière , presque vis-à-vis la pointe du cœur.

L'autre tronc s'avance jusque sous l'orbite, où il se termine dans la même veine, après avoir recules lymphatiques de la tête.

Cette distribution du système lymphatique du brochet se rapproche beaucoup de celle de Végrefin (gadus œglefinus L. ) , que nous avions déjà fait connaître , d'après Hewso?ij, dans notre première édition, et qui vient d'être rapportée.

m 3. Terminaison des lymphatiques dans les veines.

Nous avonssuivi, dans le paragrapheprécédent, les principaux troncs lymphatiques, jusqu'à leur embouchure dans les veines-caves ou jugulaires, et, accessoirement, dans les analogues des axillaires ; mais, outre cette terminaison, de beaucoup la plus importante et la seule qui soit générale, du système lymphatique dans les veines les plus rapprochées du cœur, on a démontré dans les poissons, comme dans les oiseaux, des communications plus prochaines, plus directes du moins, entre les chylifères et les veines , soit de restomac, soit du canal intestinal, soit du mésentère.

Au reste , ces communications n'ont jamais lieu qu'entre <le très -petits rameaux lymphatiques et de

siECT. ni. DES RKSERVOlRs DU SANG. 99

très-petites radicules veineuses (i) ; et elles ne détournent qu'une faible portion de lymphe ou de chyle, de sa route ordinaire, c'est-à-dire, celle de toutes les [)arUrs du corps vers le cœur, ]

SECTION ÏII.

Des réservoirs du fluide nourricier élaboré , ou des

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