‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 4)Chapitre 116 sur 170 · Des Epiploons ou des Lambeaux graisseux des in* sectes · texte numérisé non relu

Des Epiploons ou des Lambeaux graisseux des in* sectes

Ce que le* insectes ont de plus remarquable dans Fétat de larve, et ce qu'ils ont seuls , parmi les animaux invertébrés , ce sont ces lambeaux d'une cellulosité remplie de graisse, qui peuvent être comparés à des epiploons , et qui paraissent en remplir toutes les fonctions;

Ils ont surtout éminemment celle de fournir à la nutrition de Fanimal, pendant tout le temps où, dans Fétat de chrysalide, il ne mange rien absolument, comme la graisse des epiploons soutient la vie des quadrupèdes, qui passent l'hiver dans un sommeil léthargique ; [on trouve même une ressemblance fonctionnelle complète entre les uns et les autres, en ce que dans les larves des pays froids ou tempérés, qui doivent passer Phiver sans manger, les epiploons graisseux sont beaucoup plus développés en automne. ] A Pépoque où Finsecle change de téguments et de forme pour devenir insecte parfait, il est probable que ce sont encore ces lambeaux graisseux qui fournissent la quantité prodigieuse de matières nutritives que doit exiger le développement subit de tant de parties; aussi n'en trouve-t-on plu» dans ce dernier état.

Les formes, la couleur, la consistance de ces lambeaux, varient. Les chenilles les ont oblongs , renflés , pleins d'une graisse blanche et semblable à de la crème ; les larves de scarabés les ont en forme de larges membrane^ demi-transparentes avec beaucoup de grains

blancs et opaques ; celles des mouches et des stratyomis sont déchiquetées comme des rubans étroits irrégulièrement rassemblés. Je n'en vois point ou peu dans les larves d'insectes à demi-métamorphose, qui mangent toujours et n'ont jamais à rester dans l'état de chrysalide. Dans tous les ordres, ces lambeaux reçoivent beaucoup de vaisseaux aériens ou trachées, etc.

D. Dans les Annélides*

Les uns, comme Yarénicole, n'ont leur canal soutenu que par les vaisseaux sanguins; les autres, comme le ver de terre , ont de petites membranes transverses , productions du péritoine, qui lient le canal à l'enveloppe du corps ; mais il m'a semblé qu'un mésentère proprement dit n'existe dans aucun.

Une membrane mince, qui double intérieurement l'enveloppe générale, peut passer pour un péritoine.

Cette enveloppe adhère fortement à tout le canal alimentaire par un tissu cellulaire serré et beaucoup de vaisseaux, dans toute la famille des Hirudinées.

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