I. Des glandes salivaires proprement dites
[Les A ranéides /lieuses n'ont pas de semblables glandes, qui seraient séparées du canal alimentaire, et n'y tiendraient que par un canal excréteur qui joindrait ce canal à son origine , et y verserait une humeur digestive.
Leurs glandes venimeuses , à la vérité , pourraient
(1) Zoologie médicale, I. II, p. 74 et 75, et tabl. LV, fig. 39, 40, 41 et 42.
(2) Mémoire sur les Daphnies, par M. H. Straus-Durckheim. Mém. du Mus. d'hist. nat. t. VI.
192 XXlIl" LKÇON. 0U&ANES REP. "DES ANIM. ARTICULÉS.
être considérées comme des glandes salivaires dont Temploi a été changé. Aussi avons-nous eu soin de les décrire dans un autre paragraphe de ce même article.
Nous verrons , dans la description du canal alimentaire, que ce canal, dans les Aranéides /2/<?w.çes, lorsqu'il est encore dans le céphalo-thorax, a plusieurs petites poches latérales qui communiquent avec l'œsophage par une seule ouverture.
Nous les envisageons comme des cœcums salivaires, analogues aux cœcums pancréatiques des poissons.
Dans les Aranéides non /lieuses , et particulièrement dans les Scorpions, on a pris pour des glandes salivaires deux vessies oblongues situées dans l'abdomen , entre la cloison qui sépare cette région du thorax , de manière que leur extrémité la plus mince est dirigée vers cette cloison. 11 parait en sortir plusieurs petits vaisseaux' qui semblent se diriger vers le canal alimentaire. On voit qu'il n'y a rien ici d'assez positif pour qu'on puisse admettre cette observation comme un fait incontestable^ ).
On ne connaît pas ies organes salivaires des Arachnides trachéennes , si tant est qu'ils existent.