‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 5)Chapitre 109 sur 133 · De l'uppareil respirateur externe · texte numérisé non relu

De l'uppareil respirateur externe

[ Les stigmates des glomeris se voient à côté de l’origine de chaque pied.

Les jules les ont dans la même positions mais il n’en existe seulement que pour chaque paire alternative de pieds.

Les scutigères auraient sept paires de stigmates plus rapprochés de la ligne médiane dorsale, et abrités, comme ceux des scolopendres, sous le repli saillant des sept plaques de cette origine (2).

Les lithobies (scolopendra forficata) ont seulement quinze anneaux et sept paires de stigmates, comme les scutigères. Le premier et le troisième anneau en ont

(4) Op. cit., p. 146.

(2) M. Marcel de Serres, Mémoire du Muséum, t. 1v, p. 860. Cette description, que je n'ai pas vérifiée, est plus conforme à ce qui existe dans cette famiile que ce qui est dit & +, p. 446, que ces stigmates seraient au milieu du dos, à ia base de pläques.

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une paire; puis les anneaux paires, à partir du sixième.

Cette distribution des stigmates dans les anneaux est un peu différente dans les scolopendres (scol. morsitans). Le premier se voit au troisième anneau, le deuxième au quatrième, le troisième au sixième anneau, et ainsi de suite jusqu’à l’avant-dernier ou au vingtième. Îl y en a en tout dix paires (1).

Ces stigmates sont situés sous le rebord saillant de la plaque dorsale de l'anneau qui en est pourvu, audessus et un peu en arrière de la hanche correspondante (2). Chacun de ces organes, dans un irès-grand exemplaire que nous avons pu examiner, formait un gros mamelon saillant, de figure elliptique et de substance écailleuse, divisé en deux lèvres rentrantes et arrondies, par une fente oblique, qui en était proprement le pneumostome.

B. Dans les Thysanoures.

[ On ne connaît pas les organes de respiration des animaux de cet ordre ; du moins ne leur a-t-on découvert, jusqu'à présent, ni stigmates, ni trachées.

M. Treviranus suppose que le {pisme du sucre, où il a cherché vainement ces organes, respire par la peau (3).

(4) Et non 22, ainsi que le dit Meckel, op. cit., p. 41 dut. vr. — (2) Over Het Getalder Luchtgaten (stigmata ) Bij scolopendra. Door J. Van der Hæven, Tydschivoor Naturai. Gesch. D, 5, pl. 6.

(3) Sur la structure intérieure des insectes apières, Mélanges, 1. 1, p.16, En allemand.

Dans le machile polypode, Larr., M. Guérin. (1) a décrit, comme des organes présumés de respiration, de petites vésicules, qui sont suspendues ordinairement par paires sous plusieurs des anneaux de l'abdomen, en nombre qui nous à paru variable, Chaque vésicule est d’un blanc jaunâtre et distendue par la substance assez consistante qu'elle renferme. Elle tient au corps par un pédicule qui soulève le bord écailieux de l’anneau précédent, pour aller gagner son point d'attache. Il y a toujours, en dehors de cet organe, un appendice conique, droit, hérissé de poils, et terminé par une épine.

L'absence de stigmates, annoncée par Latreille (2), comme dans les lépismes, et plusieurs caractères qui rapprochent ces animaux des crustacés, entre autres des fausses pattes, sont en faveur de lopinion de M. Guérin, sur l'usage de ces vésicules ; mais cette détermination aurait besoin d’être confirmée par des observations sur le mouvement du sang dans ces organes, et conséquemment sur le vivant. ]

GC. et D. Dans les Parasites et les Suceurs.

[I n’y a rien de particulier. Les trachées sont tubu-

Jeuses. Déjà Swammerdam (3) a fait connaître celle du

pou humain et ses stigmates, au nombre de sept, formant autant de boutons ronds et saillants sur les côtés du corps. Le premier appartient au thorax et les six

(4) Annales des sciences naturelles, deuxième série, t. 5, p. 374, (2) Nouvelles Annaies du Muséum d'Histoire naturelle, t. 1, p. 464, (3) Biblia naturæ, pl. à, fig avet vu,

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autres à l'abdomen. De chaque stigmate part un court tube d'origine, qui aboutit à un tronc longitudinal correspondant, dont les branches et les rameaux se répandent par tout le corps. ]

E. Dans l’ordre des Coléoptères.

[ Les coléoptères subissent de complètes métamorphoses. Ces changements de forme extérieurs et intérieurs peuvent se manifester, d’une manière remarqueble, dans les organes de la respiration.

Nous aurons done à examiner les différences qui existent dans les instruments de cette fonction, aux différentes époques de la vie de ces insectes. |

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