‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 5)Chapitre 17 sur 133 · I. SITUATION, FORME, ETC · texte numérisé non relu

I. SITUATION, FORME, ETC

chercherons à apprécier dans les détails de nos descriptions. Ainsi, parmi

a. Les Chéloniens.

Les tortues de terre et les émyd:< ont les poumons proportionnellement très-grands ;] ils s'étendentle long du dos jusqu’au bassin, au-dessus de tous les viscères, [et conséquemment plus loin que ceux des chélonés. Mais nous verrons aussi, dans la description de leur structure, que ceux-ci se composent d’un bien plus grand nombre de petites cellules, et que leur tissu est plus dense.

Les lignes qui circonscrivent ces organes sont assez droites du côté vertébral, et arrondies en dehors. Dans les chélonés, cependant, le bord vertébral peut être festonné comme dans les oiseaux.

b. Les Sauriens.

Les Crocodiliens, qui forment dans cet ordre une faille bien distincte, ont deux poumons, dont Ja forme ovale, étroite en avant, assez ramassée et le volume médiocre, ont beaucoup de rapports avec les poumons des tortues de mer. Nous verrons que leur structure très-celluleuse augmente encore cette ressemblance.

Dans les Lacertiens, les deux poumons forment chacun un sac trés-simple, de figure ovale, plus étroite en avant; c'est du moins ce que nous avons yu dans le Lézard ocellé, le L. des souches , le Teius cyaneus, LC. eLC.

Parmi les Zsuaniens, le Stellion du Levant à les pou-

28 xxIX° LEÇON. ART. II. POUMONS DES VERTÉBRÉS.

mons assez grands, larges dans leur partie moyenne, étroits en avant et en arrière, rapprochés par leur face dorsale. Les poumons du Calotes commun ont une forme analogue ; mais ils se prolongent en arrière jusque dans le fond de la cavité viscérale. Dans l’Zguane bleu les sacs pulmonaires ne s'étendent que jusqu’au milieu de cette cavité.

Plusieurs espèces de cette grande famille, appartenant à des genres très-différents, ont, ainsi que les Caméléoniens, la faculté de changer de couleur.] Les unes ont, comme le Caméléon vulgaire, de très-grands poumons branchus ; tel est le Marbré de la Guyane, dont chaque sac pulmonaire est très-étendu et formé, en arrière, de longues appendices côniques qui se prolongent jusqu’au bassin, se placent entre les viscères, et dont le volume augmente de beaucoup celui de l'animal lorsqu'il les remplit entièrement d'air. [ Les autres, comme l’Anolis bullaris, n’ont rien de particulier dans leurs poumons, qui sont des sacs simples de grandeur médiocre et de forme ovale. Resterait à savoir s’il est bien constaté que cette espèce peut changer de couleur comme le caméléon vulgaire.

Parmi les Geckotiens, les sacs pulmonaires du gecko guttatus sont égaux, de grandeur médiocre, étroits, et se terminant en pointe en avant et en arrière.

Les Caméléons nous ont offert, dans la forme de leurs poumons, des différences très-remarquables qui, si elles sont en rapport avec la faculté de changer de couleur, pourront confirmer ce que l’on pense du rôle que jouent les poumons dans ce singulier phénomène. En effet, dans le Caméléon vulgaire, qui jouit de cette faculté au plus haut degré, les poumons forment deux

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