‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 5)Chapitre 18 sur 133 · I. SITUATION, FORME, ETC · texte numérisé non relu

I. SITUATION, FORME, ETC

grands sacs, étendus dans toute la cavité viscérale, ayant dans leur seconde moitié, du côté inférieur, six appendices considérables, dont le premier et le dernier sont simples, et les autres à deux, trois ou quatre divisions. Du moins avons-nous vu cette disposition et ce nombre d’appendices dans le poumon droit, tandis que le gauche avait six prolongements semblables tous bifurqués. Le Caméléon nain n’a rien de pareil; ses poumons sont deux petits sacs simples, ovales, de grandeur égale, comme ceux de la plupart des Sauriens.

De même, dans la famille des Scincoides, le Scinque ocellé à deux sacs pulmonaires simples, à peu près égaux, de forme ovale, un peu plus large en arrière.

Mais le Bipes lineatus à le poumon droit moitié plus court que le gauche. Ce dernier dépasse un peu le milieu du foie. L'un et l’autre commencent avant le cœur.

Dans le Chirote, ce n’est qu'au-dessus de ce dernier organe qu'ils ont leur origine commune, et il y a une singulière inégalité de volume entre les deux sacs pulmonaires. Le droitest un cylindre grêle qui se termine en pointe, et ne se prolonge pas en arrière autant que le foie. Le gauche n’a pas le cinquième du droit; il est rudimentaire comme dans beaucoup d’Ophidiens.

c. Dans les Ophidiens,

Dont la forme extrêmement grêle et allongée a singulièrement influé sur celle de la cavité viscérale, et même sur les dimensions et la position des viscères qui y sont réunis, il n’y a souvent qu’un poumon de dé-

30 xxIX' LECON. ART. II. POUMONS DES VERTÉBRÉS. veloppé. Mais, dans la plupart des cas, et plus fréquemment qu'on ne le dit dans les ouvrages les plus récents, il est possible de découvrir les traces d’un second poumon, lequel est à l’état rudimentaire. 1l suffira d'observer les premiers cerceaux de la trachéeartère intra-pulmonaire, lorsque son insertion dans le sac du poumon développé est bien distincte. On verra, comme dans la couleuvre à collier, l’un de ces cerceaux percé d’un orifice qui conduit dans la petite vésicule, rudiment du second poumon. Quelquefois cet orifice est situé à côté du cône que forme la série décroissante de ces cerceaux. Lorsque le second poumon est ainsi réduit, on concoit que , relativement à son utilité fonctionnelle, c'est comme s'il n’y en avait qu'un; et que les traces qui en subsistent indiquent simplement le plan général de l’organisme auquel elles appartiennent.

Dans plusieurs genres (celui entre autres des Wipères), les traces d’un second poumon ont entièrement disparu.

Chez d’autres Ophidiens, les deux sacs pulmonaires sont plus ou moins développés, à la vérité presque toujours d’une manière très-inégale.

Ces différences, dans l'existence et le développement d’un second poumon, ne sont pas les seules que présente cet organe. Nous en avons vu déjà de remarquables dans sa position ; nous en décrirons de nombreuses dans sa structure à parois plus ou moins celluleuses, ou simplement membraneuses et tout unies.

Ici nous devons dire que le volume relatif de toute Ja vessie pulmonaire , et l'étendue proportionnelle des deux parties dans lesquelles on peut la distinguer,

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