‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 5)Chapitre 45 sur 133 · II. CANAUX AÉRIENS EXTRA-PULMONAIRES · texte numérisé non relu

II. CANAUX AÉRIENS EXTRA-PULMONAIRES

extra-pulmonaires n'existent pas davantage, excepté dans la famille des Anguis, où l’on en trouve de trèscourtes, et un autre cas fort singulier que nous ferons connaître dans les descriptions particulières , celui de l’hetérodon tachete.

Nous verrons un certain nombre d'Ophidiens chez lesquels le poumon, proprement dit, et la trachée se confondent tellement, qu’on ne peut plus assigner les limites précises de l’un et de l’autre.

Dans les Batraciens la trachée peut être réduite à un court sinus intermédiaire entre la glotte et les poumons (les salamandres). Dans d’autres (la famille des Grcnouilles) ce sinus n'existe pas, et les sacs pulmonaires ont leur embouchure dans les ventricules de la glotte. I n’y a plus ici ni bronches ni trachée.

Les anneaux de la trachée sont complets dans les Cheloniens ; dans les Sauriens ils le sont généralement, saufau commencement ou à la fin de la trachée, où ils sont quelquefois interrompus du côté vertébral, et quelques cas où ils le sont dans toute l'étendue de ce canal. Ils sont toujours incomplets chez les Cphidiens, excepté quelques-uns des premiers, mais dans des cas rares. Tout semble arrangé, dans ce dernier ordre, pour ne pas gêèner la déglutition d’une grande proie, et pour lui faire place, même aux dépens de la respiration. ]

Le diamètre proportionnel des bronches et de la trachée n’excède pas généralement celui qu’elles présentent dans les mammifères et les oiseaux, si ce n’est dans quelques sauriens, et dans un plus grand nombre d’ophidiens, où la dernière a un diamètre extrémement grand. Très-rarement ces canaux aériens présentent-ils des dilatations comme nous en avons cité des exemples

88 xXIX° LEÇON. ART. II. POUMONS DES VERTÉBRÉS. parmi les oiseaux; [encore ne sont-elles pas entièrement comparables, puisque ce sont des poches, membraneuses seulement, qui se voient sous le commencement de la trachée des caméléoniens.

Relativement à la forme et à la composition des an

neaux de la trachée et des bronches, nous verrons des différences dont il est difficile de se rendre compte. |

La trachée-artère et les bronches, quand ces dernieres existent, paraissent absolument dénuées de fibres musculairés transversales ; il n’y en a pas plus de longitudinales propres à les raccourcir. [Dans quelques cas seulement on en a indiqué dans la partie membraneuse de la trachée qui ont la première direction; mais leur existence n’est pas admise généralement ; telles sont celles décrites par Meckel dans les crocodiles, et par M. Retzius dans le pithon bivittatus.]

b. Différences principales suivant les ordres.

[Après cette idée générale des canaux aériens extrapulmonaires des Reptiles, nous allons décrire successivement quelques-uns de ces canaux, dans chacun des ordres de la classe, en indiquant les circonstances organiques les plus remarquables qui distinguent, à cet égard, ces quatre groupes.

LR]

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