III. STRUCTURE DES POUMONS
détache de la bronche droite, et réciproquement, la partie du poumon où se rend ce petit rameau, en insufflant la bronche (1). On ne peut conclure, il me semble, de cette expérience, sinon que les poumons n’étant pas divisés en lobes, il y a des communications plus nombreuses entre les rameaux et les ramuscules, par les rameaux et par les branches d’origine.
Les poumons des mammifères ont-ils une enveloppe propre? On vient d’en annoncer la découverte dans l'éléphant et le marsouin ; cette membrane, présumée d’abord de nature fibreuse, a été considérée dans une observation ultérieure faite avec le secours du microscope, comme formée de tissu élastique (2).
Nous avons vu, en décrivant la structure des voies aériennes extra ou intra-pulmonaires, qu'elles sont formées essentiellement d’un tissu fibro-élastique entre les lames duquel se placent les cerceaux cartilagineux, et de la muqueuse vasculaire qui le revêt en dedans. Les cerceaux cartilagineux disparaissent dans les dernières divisions des bronches; mais le tissu fibro-élastique persiste partout; partout et jusqu'aux fond des nombreux culs-de-sac aériens qui se réunissent à Ja surface des poumons, forme, la trame des voies acriennes, depuis leur origine jusqu’à leurs extrémités les plus déliées, et soutient la muqueuse vasculaire ou respirante, qui le tapisse du côte interne. Îl re
(4) Op. cit., p. 385 et 386. — (2) Journal de Physiologie de Tiedémann € Treviranus, 1. v, p. 118. — (2) M. le docteur Zazin, conjointement avie M. le docteur Valentin, dans les Annales françaises et étrangères d’Analomie el de Physiologie, dont le premier est l’un des rédacteurs, t. 1, p. 28 et 55, f. 4, 2et 5; p. 347 et suiv., pl. 1,
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410 xx1x° LEÇON. ART. II. POUMONS DES VERTÉBRÉS.
serait pas étonnant que ce tissu fibro-élastique, mêle au tissu cellulaire qui rassemble les dernières ramifications vasculaires aériennes, se présentât à l'extérieur, dans quelques animaux, avec une sorte d’hypertrophie naturelle ou maladive, et qu’on pût en détacher une lame du fond des culs-de-sac, sans ouvrir ceux-ci. Tyson avait déjà observé que la plèvre pulmonaire est, dans les cétaces, très-ferme et épaisse, et sa substance trés-élastique. Æunter prétend qu'elle se resserre à la fois sur tout le poumon. Home attribue cette propriété élastique à la membrane qui revêt les poumons du Dugong.
Déjà Steller avaittrouvé cette même membrane tellement épaisse, dans l’animal qui porte son nom, qu’elle masquait et la couleur et la substance du poumon.
Au reste, nous verrons les parois de quelques cellules aériennes des oiseaux, formées d’ailleurs par la plèvre, se revêtir de fibres tendineuses qui en modifient de même la nature et les usages. ] |
a. Des capacités aériennes des poumons proprement dits.