‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 5)Chapitre 53 sur 133 · III. STRUCTURE DES POUMONS · texte numérisé non relu

III. STRUCTURE DES POUMONS

physiologiste célèbres que nous venons de citer, et celle de Reisseissen. En effet, les dernières ramifications bronchiques étant enveloppées par les mailles du réseau vasculaire sanguin , les parois extrêmement amincies des culs-de-sac bronchiques, contre lesquelles ces vaisseaux sont appliqués, peuvent être confondues, sans le secours des injections, avec celles de ces vais- SEaUX.

Ainsi, malgré ces graves autorités, la nouvelle lecture de la dissertation de Reisseissen, d’après laquelle nous avions fait notre première description, et que nous avons eu soin de citer dans notre première édition ; celle de son mémoire, qui a remporté le prix proposé par l’Académie de Berlin ; l'examen attentif ( en septembre 1833) des nombreuses préparations de poumons de mammifères faites au Jardin des Plantes de Paris, par M. le docteur Bazin; de très-belles injections au mercure dues à M. Bach , chef des travaux anatomiques de la Faculté de Médecine de Strasbourg ; enfin des injections heureuses exécutées, sous mes yeux (1), ont dû me confirmer dans la maniere de voir que nous avions adoptée déjà en 1804, et que je viens d'exprimer de nouveau avec plus de détails.

Les dernières ramifications des canaux aériens, ou leurs ramuscules terminaux, ne paraissent pas attein-

(4) A la fin de 1837, par M. Biechi, mon préparateur particulier. Dans l’une de ces préparations, celle d’un poumon de outre, les canaux aériens sont injectés au mercure, et le réseau des vaisseaux sanguins en rouge. Ce réseau, dont les mailles et le cordon sont 1rès-fins, se dessine de la manière la plus élégante autour des culs-de-sac des canaux aériens qu’il enlace. J'ai fait peindre et lithographier cette structure dans deux figures qui ont paru avec la dissertation

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dre dans tous la même ténuité. Chez quelques-uns, leur extrémité vésiculeuse conserve un assez grand diamètre relatif. C’est ce qui a fait dire à Meckel (1) que chez les fourmiliers les cellules pulmonaires sont considérables, et qu'elles sont encore plus grandes chez les tatous.

J'ai pu voir à la loupe, à travers le bord diaphragmatique , très-aminci et transparent, d’un poumon de tamandua, les canaux aériens d’un lobule finement ramifiés et se terminant en cul-de-sac. Vers le sommet de ce même poumon il y avait de grandes cellules rondes, et une série de semblables cellules le long de la face vertébrale du côté droit. Etait-ce une dilatation maladive? On ne pourrait le supposer dans le cas suivant : de grandes vésicules paraissent de même, mais plus nombreuses et éparses à la surface des poumons, d'un trés-jeune fourmilier didactyle.

Ouire la particularité d’avoir le tissu pulmonaire plus ferme et plus élastique (2), les Cétacés se distingueraient encore par les anastomoses de leurs ramifications pulmonaires, de telle sorte que linsufflation d’un rameau suffirait pour faire passer l'air dans tout le poumon. C’est Hunter qui a le premier annoncé cette structure.

Meckel et M. Rapp l'ont constatée dans le marsouin , et M. Mayer dans le dauphin. Le premier a pu insuffler d'air tout le poumon droit par le petit rameau qui se

de M. le docteur Lereboutlet, ayant pour litre: Anatomie comparée de l'appareil respiralotre dans les animaux vertébrés, Strasbourg, 1858, — (4) Op, cit, L vx, p. 400 et 401. — (2) Les Cétacés, par G. Fapp, professeur d'anatomie à Tubin= gen; in-8°, 4837, p. 450 (en allemand).

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