II. STRUCTURE DÉS POUMONS
Ces cellules sont semblables, à peu de chose près, dans les autres oiseaux. Elles communiquent avec d’autres cellules qui pénètrent dans les os du tronc, ou bien elles accompagnent les principaux vaisseaux qui vont aux membres, s’insinuent entre leurs museles et s’enfoncent dans leurs os. Deux d’entre elles s’avancent le long des vertèbres du cou jusqu'à la tête, entre les inter-transversaires, et communiquent dans chaque vertèbre par un petit conduit.
La plupart de ces cellules sont ordinairement sousdivisées par des cloisons incomplètes ; leurs parois sont en général très-analogues au péritoine , cependant on ne peut pas justement dire qu'elles en soient des prolongements; on aurait autant de raison de les regarder comme une continuation du périoste interne. Elies servent à conduire l’air dans toutes les parties du corps, et à le mettre une seconde fois en contact, plus ou moins immédiat, avec le fluide nourricier. I s'opère, par ce moyen, une seconde respiration, qui doit augmenter à un haut degré les qualités que le sang acquiert par la premiere. Nous verrons de plus, en traitant du mécanisme de la respiration , que c’est principalement par les mouvements imprimés à l'air qu'elles renferment, et, par suite, à celui qu'elles perdent ou qu’elles reçoivent, que les poumons proprement dits perdent ou recoivent de ce fluide, qui est oblige de les traverser pour entrer et pour sortir des cellules.
: [Nous avons indiqué, dans la description précédente, deux des principales communications des cellules aériennes avec les os des oiseaux ; celles qui conduisent l'air dans chaque verichre du cou, et celles qui le font pénétrer dans les os du bassin. Les prolengemenis des
428 xx1Ix° LECON. ART. 11. POUMONS DES VERTÉBRÉS. cellules postérieures pénètrent aussi eutre les muscles abdominaux et ceux de la cuisse, jusques au fémur. Le sternum , l'omoplate et l’humérus recoivent Pair des cellules antérieures. L’os claviculaire est en com munication avec une cellule qui passe derriere le cœur. et la bronche. |
HI. Dans les Reptiles.
[Pour avoir une idée juste de la structure intime des poumons dans les reptiles, il faut les étudier successivement dans les ordres, et dans les différentes familles de cette classe.
Les capacités dans lesquelles pénètre l'air peuvent n'être que de simples sacs sur les parois desquels s’étale le réseau des vaisseaux sanguins (les tritons); dans le plus grand nombre, ce sont des sacs à parois toutes celluleuses (la salamandre), où seulementen partie (les ophidiens). Cette structure celluleuse varie d’ailleurs beaucoup par ses différents degrés de complication.
Au lieu d’une seule cavité principale à parois divisées par des cellules, on trouve les poumons les plus compliqués sous-divisés d’abord en plusieurs séries de poches, dans lesquelles aboutissent les bronches intrapulmonaires. Ces poches ont ensuite leurs parois squsdivisées en cellules. Tels sont les poumons des crocodiles et ceux des chéloniens, que nous allons décrire.