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III. STRUCTURE DES POUMONS

simples et sans division. C’est ce qui a lieu dans les appendices qui terminent en arrière les poumons du caméléon et du marbre, comime dans la grande vessie, ordinairement simple, quelquefois double, dans laquelle se continue le poumon des ophidiens.

[Quelques exemples suffiront pour compléter cette description générale, et pour faire comprendre les principales différences observées dans cette seconde section des sauriens,

Parmi les Lacertiens, le grand lézard ocellé a ses sacs pulmonaires à parois minces, peu profondément celluleuses.

On voit, dans les parois pulmonaires du lézard des souches, deux cordons principaux, dirigés dans le sens de la longueur, desquels partent des filets transverses, qui composent, avec les premiers, les plus grosses mailles. La continuation de ces mêmes cordons forme successivement de plus petites mailles, concentriques aux premières, en devenant de plus en plus déliées. Rien de plus élégant que ce filet compliqué qui tapisse les parois de ces sacs.

Il y a d’ailleurs, dans leur côté externe, une série de cloisons membraneuses transversales, rudimentaires, qui sont soutenues par les branches principales du filet, lesquelles forment des divisions incomplètes de la vessie pulmonaire en un certain nombre de petites poches transversales, rappelant celles des tortues.

Les séries de cellules, ainsi formées, dont les couches les plus extérieures sont concentriques à celles plus rapprochées de l'axe du sac pulmonaire, varient beaucoup, pour le nombre, d’un genre et mème d’une espèce à l’autre.

134 xx1x° LEÇON. ART. I. POUMONS DES VERTÉBRÉS.

Le marbre (polychrus marmoratus), dont nous avons fait connaître la forme compliquée des sacs respiratoires, n’a que des cellules très-superficielles dans la portion reculée de ces poches; ces cellules disparaissent même entièrement dans les appendices cœcales.

Les sacs pulmonaires du caméléon vulgaire ont leurs parois épaisses et très-celluleuses dans leur moitié anterieure ; ces parois s'amincissent rapidement en arrière en perdant de leurs cellules, qui sont très-superficielles dans les plus courts des appendices, dont les plus longs ne montrent plus qu'un réseau vasculaire.

On trouve encore ici, comme dans les lacertiens, des traces d’une structure plus compliquée.

La bronche se continue en dedans du sac, et s'ouvre d'abord dans une poche supérieure et latérale, puis dans une seconde inférieure et antérieure, et enfin dans la principale.

Dans le caméléon nain, ces mêmes sacs pulmonaires qui manquent d’appendices, ainsi que nous l'avons dit, ont leurs parois peu celluleuses. ]

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