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rences comme diaphragme, après avoir enlevé le cœur, le foie, les intestins avec les estomacs, dont le premier aura dû être coupé à l'endroit où il pénètre sous cette cloison. Plus en arrière, on verra un véritable centre aponévrotique, avec un écartement des deux piliers de. même nature à travers lequel passe le tronc de l’aorte abdominale et sa première branche viscérale.

Ce diaphragme postérieur, ou lombaire, semble être un dédoublement de l’aponévrose pulmonaire , sorte de diaphragme costal, lequel reçoit, de chaque côté, des faisceaux musculeux, qui s'élèvent vers cette aponévrose, de J’angle de plusieurs côtes, ainsi que nous l’avons dit en décrivant le mécanisme de l’inspiration.]

Pour ce qui est des cellules qui sont hors de la cavité commune, il n’y a que celles qui peuvent être comprimées par les parties environnantes, telles que les muscles, qui diminuent de volume et se vident d'air par ce moyen, La portion de ce fluice qui a pénétré dans les cellules des 6s n'en peut revenir aussi facilement ; elle ne doit en sortir qu’au moyen de l’impulsion communiquée par l'air chassé des cellules voisines, et par l'effet des changemenis de température.

{ En résumé, le mécanisme qui détermine l'entrée de l'air extérieur dans les poumons et sa sortie hors de ces organes, ne produit ce double effet que d’une manière indirecte. Celles des grandes cellules aériennes annexées aux pouinons proprement dits, dont les parois sont susceptibles d'être comprimées et dilatées, dont les capacités peuvent ainsi augmenter pour l'inspiration, ou diminuer pour l'expiration, en sont les agents médiats. C’est cet air des grandes cellules, qui ne peut arriver du dehors sans agiter celui des tubes aé-

riens pulmonaires, qui ne peut être versé dans l'atmosphère sans entraîner avec lui, du moins en partie, celui de ces mêmes tubes, qui en renouvelle Pair seryant essentiellement à l’hématose.

Nous sommes porté à penser que l’oxigénation du sang se fait très-peu à travers la séreuse qui compose les grandes cellules aériennes ; sans cela il y aurait moins de différence qu'il n’en existe réellement entre le sang veineux et le sang artériel des oiseaux. Ces grands réservoirs d'air ont sans doute pour effet de diminuer la pesanteur spécifique de l'oiseau et de faciliter par là ses mouvements aériens. Mais l'influence indirecte de cette organisation sur la respiration est encore plus essentielle.

… C’est comme réservoirs de Pair qui doit respirer dans les poumons, soit avant d'entrer dans les cellules, soit à la sortie de ces capacités, qu'il faut les considérer. Il en résulte que la quantité d'air contenue dans les capacités aériennes des oiseaux est beaucoup plus grandeque dans les mammifères, et que la proportion de Pair respirable qui estmise en contact, dans un temps donné, avec le sang pulmonaire est beaucoup plus considérable,

Cette proposition pourrait encore se déduire des mouvements plus fréquents de leur respiration et de leur circulation plus rapide. On est en droit de tirer ces dernières conclusions de la vitesse de leurs mouvements dans l'air. Nous avons fait remarquer, en parlant de la structure intime des poumons dans les oiseaux, leur petit volume proportionnel comparativement à ceux des mammiferes ; la plus faible capacité de leurs canaux aériens, relativement aux vaisseaux sanguins ; la grande capacité de ces derniers, consi-

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dérés dans leur ensemble, qui forme, du poumon de l'oiseau, une masse assez compacte, composée, en grande partie, d’un réseau sanguin homogène; l'extrême ténuité des dernières ramifications des vaisseaux qui composent ce réseau ; nous venons d'observer l’immobilité, ou à peu près, de ces organes dans les mouvements d'inspiration et d'expiration, et de rappeler les vrands réservoirs aériens qui leur sont annexés.

Toutes ces circonstances, qui distingent essentielle ment les poumons et la respiration des oiseaux, de ce que nous avons vu dans les mammifères, me semblent avoir été nécessitées par les conséquences sur la circulation en général et sur la circulation pulmonaire en particulier, de la rapidité extrême de leur vol et des changements fréquents dans le poids de l’atmosphère et dans la température de l'air, auxquels les oiseaux sont exposés dans leurs voyages aériens. Ils doivent à cette organisation de n'avoir, dans leurs mouvements si rapides, si soutenus et quelquefois si élevés, ni essoufflement, ni hémorrhagies. Le vol bas et peu soutenu des chauves-souris ne peut pas être une objection contre cette manière de voir. |

Les Ordres dont se compose la classe des Reptiles diffèrent entre eux à cet égard, comme à beaucoup d’autres.

Ceux du premier ordre, qui ont des côtes soudées et immobiles, sont dans le cas des batraciens, dont une partie manque absolument de côtes, et dont l’autre en a de trop courtes et trop peu mobiles pour qu’elles servent en rien à la respiration. (Voyez lecon 111, art. 111.)

Dans ces deux groupes, on ne peut donc plus compter ces leviers comme les principaux agents de cette fonction. Il faut conséquemment que le mécanisme de leur respiration diffère, dans ses points essentiels, de celui que nous venons de décrire {dans les mammifères, lequel est déjà très-modifié dans la classe des oiseaux ].

1° En effet, il est bien constaté à présent, que c’est en avalant l'air que les Batraciens introduisent ce flaide dans leur poumon. Voici comment cela a lieu : ils ferment la bouche, dilatent leur gorge, et produisent un vide qui oblige l'air extérieur de s’y précipiter par les narines. Alors ils contractent la même partie, ce qui s'opère particulièrement par les muscles qui agissent sur l'os hyoïde (Voyez ce que nous en avons dit, lec. xvur, t. 1v, 1° partie, p. 515 et 256), et ferment en même temps leur pharynx.

L'air, chassé de la gorge, ne peut plus ressortir par les narines, sur l’orifice interne desquelles il existe un repli membraneux, ou une soupape qui ne permet que son entrée, orifice que la langue peut fermer plus complètement au besoin; l'air n’a d'autre issue que celle de la glotte, il s’y introduit et passe dans les poumons.

Il en est chassé, dans l'expiration, par l’action des muscles du bas-ventre (voir t. 1, p. 527), et par la force [ élastique | propre des poumons.

[ Dans un casrare, celui du pipa, chez lequel les muscles abdominaux sont moins prononcés, leur action est suppléée par un muscle diaphragmatique très-compliqué, selon la détermination de Meckel (1). ]

(4) Op. cit., t. ar, p. 414, et M. Mayer, Anatomia Rana Pipæ, Nova Acta Phys, Médic. Bonnæ, 1825 ,t. x1, p. 11, p. 542.

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2° Le même mécanisme est mis en jeu dans les Chéloniens (1). La déglutition de l’air est le seul moyen dont ils puissent se servir pour faire entrer ce fluide dans leurs poumons, Is dilatent et contractent leur gorge alternativement, ayant la bouche fermée, absolument. comme les bratraciens et par les mêmes puissances. (Voyez lecon xviit, p. 509 et 523.)

Il est expulsé par deux paires de muscles analogues à ceux du bas-ventre des animaux précédents. Ces muscles remplissent l'intervalle postérieur du sternum et de la carapace, dans lequel se replient les extrémités pelviennes dans l’état de repos, et c'est à cet endroit qu'on aperçoit, dans les chéloniens, les mouvements de contraction et de dilatation qui, dans les mammifères, se voient dans toute l'étendue du ventre (1).

La première paire, ou l’externe , répond à l'oblique descendant; elle s'attache à tout le bord antérieur du bassin, à la carapace et au sternum, et s'étend dans tout l'intervalle postérieur de ces deux parties.

L'interne ou l’analogue du transverse, est composé de fibres transversales, qui s’attachent supérieurement à la moitié postérieure de la carapace près des vertèbres, descendent en dehors des viscères, les enveloppent, et viennent aboutir inférieurement à une aponévrose moyenne. Celle-ci passe en partie sous la face inférieure de la vessie, et doit servir à la vider lorsque

(4) Je crois l'avoir fait connaître le premier (Bulletin de la Société. Philomathique, an xt, n° 97,p. 279), en démontrant, contrairement à l'opinion de Townson, que les muscles du bas-ventre sont l’un et l’autre des muscles expirateurs, et que l’un d'eux m'est pas inspirateur, Et cependant c'est à ect auteur qu’on attribue lexplicalion que j'ai donnée, en montrant l’inexactitude de la sienne,

ces muscles se contractent. Ils ne compriment immédiatement qu'une petite portion des poumons; mais leur action s'exerçant plus fortement sur les viscères du bas-ventre, ceux-ci pressent à leur tour les premiers organes et en expulsent l'air. [ Les muscles analogues du quarré des lombes et du droit abdominal, qui ont été décrits (t. 1, p. 488 et 489), doivent aussi comprimer les viscères abdominaux et, par leur moyen, les poumons.

Les Chéloniens, qui ont leur cavité viscérale divisée par le pleuro-péritoine, à la manière de celle des oiseaux, ont une de ces cloisons, celle qui descend de Ja partie antérieure du bouclier dorsal, au-devant du foie, constituée comme un diaphragme par des fibres musculaires et aponévrotiques. Bojanus (1) décrit un muscle diaphragmatique pair, composé de fibres musculaires épanouies de chaque côté sur cette cloison, que nous avohS fait connaître comme une sorte de diaphragme (t. 1v, 2° partie, p. 651). Son action, quoique faible, peut contribuer à l'expiration en comprimant le poumon. |

Peut-être que les poumons se contractent aussi par une force propre qui réside dans le réseau tendineux qui entre dans leur composition (art. 11 de cette leçon, p. 130 (2)?

5° et 4° Les deux autres ordres de la classe des rep-

(4) Op. cit., tabl. xvir, xvin et xx, et Mechel, op. cit., t. 111, p. 427. — (2) Ce que nous exprimions ici avec un point de doute, dans notre ancien texte, est devenu, pour moi, une certitude, —Voir la fin de cet article et ce que je dis sur la structure intime des poumons, p. 134,

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tiles , les Sauriens et les Ophidiens (1), respirent par un mécanisme très-analogue à celui des oiseaux, en ce” que c’est particulièrement par les mouvements de leurs côtes et de leurs muscles du bas-ventre que s'exerce cette fonction.

Les premières, dans la plupart des Sa:riens, ressem-

blent beaucoup à celles des oiseaux; on y distingue deux portions réunies par une articulation mobile, et formant un angle qui s'ouvre dans l'inspiration et se ferme dans l'expiration.

Les muscles qui les mettenten mouvement sont analogues à ceux des oiseaux. { Voir ce que nous en avons ALT pr320,)

Dans les Ophidiens, les côtes, qui forment des arcs simples, composés d’une seule portion osseuse, s'inelinent en arrière , et se rapprochent de la colonne vertébrale, dans l'expiration, s’éloignent de cette colons et se redressent, dans l'inspiration.

Des releveurs des côtes, qui sont aussi nombreux qu'il y a de ces arcs, et dont les attaches sont les mé-

(4) On ne pourrait attribuer aux serpents le même mécanisme qu’aux chéloniens et aux batraciens. Si l’on considère que, d’un côté, leur hyoïde est trèsfaible et ne peut servir, en aucune manière, à dilater leur gorge, ou leur cavité buccale, mais seulement aux mouvements de leur langue ; si l’on se rappelle, d’un autre côté, le nombre et l’extrème mobilité de leurs côtes, on y verra ie mécanisme unique qui dilate, et le mécanisme principal qui resserre le sac ou les sacs pulmonaires, ainsi que nous l'avons indiqué. Selon M. Sechlegel, les narines resteraient fermées durant la plupart de ces mouvements, pendant lesquels l’air de la vessie pulmonaire n’aurait point d’issue. Ce ne serait qu’à de longs intervalles, mesurés par trente contractions du corps , que ces mouvements alternatifs de dilatation et de resserrement de la cavité viscérale serviraient au renouvellement de l'air dans le poumon, ( Essai sur la phys. des serpents, déjà cité, p. 53 de la partie générale. )

mes qu’à ceux de l'homme, mais dont le volume proportionnel est plus considérable, servent à cette dernière action. Ils sont aides par les intercostaux, dont les fibres s'élèvent d’arrière en avant.

Ceux qui ramènent les côtes en arrière, et produisent l'expiration, sont placés en dedans de la poitrine ; ils s’attachent sur les côtés de la colonne vertébrale, et sont aussi nombreux que les côtes, de même que les releveurs. Ce sont autant de rubans musculeux, étroits et aplatis, qui, de cette colonne, où ils se fixent près de l'articulation de la côte postérieure, descendent en traversant la côte qui la précède, et vont s’insérer à l'antéprécédente , prés de son extrémité.

D'autres rubans musculeux, qui croisent ces derniers, s’attachent aux côtes, près de leur articulation, se réunissent en descendant et s'étendent en travers, entre celles-ci et le péritoine , et aboutissent, vis-à-vis des bouts des côtes, à une aponévrose três-mince, qui rassemble les rubans de chaque côté. Ils forment, de l’un et l’autre côté, deux couches musculeuses, qui tiennent lieu des muscles du bas-ventre; elles aident les premiers dans leur action, et compriment immédiatement les viscères de la grande cavité.

Les poumons des Reptiles ont-ils une force propre à les contracter ? Nous le soupconnons sans l’affirmer.

[Nous disons même en ce moment que nous n’en doutons pas, et que cette force est l’élasticité du réseau qui forme la charpente, qu’on me permette cette expression, du poumon de tous les vertébrés. Ce réseau, ainsi que nous l’avons vu, est très-fort et très-developpé, sinon dans la totalité, du moins dans une partie du poumon de la plupart des Reptiles. ]

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